27 avril 2010

L'Hyperlive fait de la résistance

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_ Eeeeettttt bien bonsoir à toutes et à toutes pour cette nouvelle session d'l'hyperlive !
_ Ooooh oui, et surtout bonsoooiiir à toutes !

_ Nous n'avons malheureusement pas eu accès au stade de Gerland !
_ Eeeeet oui : le Mrap et le Crif se sont jurés d’avoooiiir notre peau !

_ C'est donc de la petite commune de Caluire que nous commenterons le match ! Mon ami Jacques Vergès, assis à nos côtés, un sabre Khmer à la main, me demande pacifiquement du bout de sa lame de vous préciser que nous pouvons vous dévoiler notre positionnement géographique stratégique sans crainte, du fait de la mise hors d'état de nuire de Lucie Aubrac il y a 3 ans par sa bonne amie la Mort. Bonsoir mon cher Lestat !
_ « Lucie, Lucie, c’est moi je sais, il y a des soirs comme ça où touuut s’écroule autour de vouuus… » EEEEEEEEEEeeeetttt oui mon bon Fouquet ! EEEEEEeet oui, nous ne pouvions décemment commencer cette soirée sans rendre un hommage appuyé à la résistante Lucie Aubrac. Et quel hommage plus vibrant qu’en entonnant cette magnifique chanson composée pour sa douce correspondante de guerre par Klaus Barbie, le fabuleux tortionnaire ! Nous en profitons au passage pour saluer la poupée bimbo Mattel, qui a su répandre à travers le monde l’illustre nom, tout en débilitant et complexant des milliards de petites filles, le tout nous retombant grassement sur la gueule !

_Oh oui on ne dira jamais assez le traumatisme de ces jeunes filles de ne pouvoir avoir la super maison de Barbie-salope et qui se vengent sur nos gueules tout au long de leur vie d'adulte flipée. Mais... Mais... Mais... Attendez... Ami Lestat, entendez-vous le vol noir du Bayern de Munich sur l'OL ?
_ Ah euh non, mon cheeeer Fouquet, je n’entends que l’aigle noir de Barbara « un beau jouuuur, ou peut être uuune nuiiiit »

_ Ami Lestat entendez-vous les cris sourds de Jean-Marie Aulas qu'on enchaîne ?
_ Ah mais attendez, vous avez fourché dans les prénoms composés en Jean mon bon Fouquet, eeeeeeeet çaaaa n’est pas moi qui vous jetterai la pierre : on salue tous les borgnes qui furent parachutistes lors de l’opération de police de maintien de l’ordre en Algérie !

_ Ohé! Supporters et actionnaires de l'OL Land, c'est l'alarme ! Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes !
_ Taïaut mon bon Fouquet ! Je vous sens partisan pour la première fois sur ce coup-là !

_ Montez de la PArdieu,Descendez de Fourvière, Camarades!
_ Buvez encore un coup d’blanc camarade : il vous sort des vers de partout !

_ Sortez de vos sacs Adidas les crampons, les protège tibias, les grenades...
_ ET LES PANZERS ! Hum…

_ Ohé! les tacleurs, à la balle et au genou, tuez vite!
_ Marchez ! Marchez sur les allemaaaands !...

_ Ohé! Sydney Govou, laisse tomber les verres et les putes, dynamite !
_ Entre ici Sydney Govou, avec ton cortège de verres et de putes, s’ront pas perdus pour tout le monde. Ah nan, nan, ma mignonne, sur les genoux on a dit ! Maaaaaaaaaaaaaaiiis, mon cher archange Gabriel, je vous connais d’ordinaire sournois....
_Rha vous savez que la flatterie marche toujours avec moi...

_ et vous ne me décevez pas sur ce coup-là, car vous ne me ferez pas croire que derrière cette diatribe anti Govou, vous visiez notre fantasque Ribery ! Et laissez-moi vous dire une chose mon bon Fouquet, Franz Ribery s’est peut être rendu coupable de trahison envers sa patrie en s’enrôlant dans les troupes d’élite schleus, mais il est encore dans cette affaire de mœurs, selon les propos des « maître Collard » improvisés du microcosme médiatique « présumé innocent », alors rangez-moi cette baïonnette du 2nd Empire, qui n’aurait pas fait tache dans une tranchée de Verdun, et dire que le Famas n’a pas évolué depuis plus de 20 ans ! Aaaaaahhh, Quand on sait que notre balafré national n’a jusqu’alors été entendu que comme témoin par la justice, il y a de quoi rigoler de cette qualification, mais passons ! Naturellement, tout le monde sait bien qu’il est coupable de détournement de mineure et d’usage compulsif de relations sexuelles tarifées ! Mais n’avons-nous pas de cœur ? Les boches n’ont-ils pas droit aux melles, et je vous fais grâce de vos cris d’admiration concernant cette fausse contre pétrie ? Eeeeet j’enfonce le clou dans la main sur la croix : moi je vous le dis mon bon Fouquy, que toute cette affaire, derrière le voile intégral de l’illusion non verbalisable en l’espèce car ne conduisant pas voiture pour l’heure, fleure bon le complot sioniste et son corollaire l’islamophobie la plus primaire ! Le digne et toujours discret Kamel Ribery ne s’est-il pas converti à l’Islam ? Ne le voit-on pas prier Allah à chacune de ses entrées sur le terrain ? Ne sont-ce pas là les preuves nécessaires et suffisantes de la conspiration ?! Moi je vous le dis mon bon biquet : Frank Ribery, il a juste devancé l’appel des 40 vierges promises à chaque moudjahidin au Paradis des islamistes, et croyez-moi que dans l’lot, il y a de fortes chances qu’il y en ait des mineures, car sinon, quelle tristesse ! Ça serait l’Enfer et l’on comprendrait tout à coup la nécessité du voile ! Vous m’autoriserez une petite digression d’étude comparée des religions : si le saint Esprit chrétien visite bien des petits garçons, Allah lui, semble très friand des petites filles !
Le complot islamophobe, il est incroyable que personne n’ait songé à cela, étant donné que le racisme et la xénophobie sont des disciplines dans lesquelles les Français se sont si brillamment illustrés de tout temps ! Alors, ce soir, avec moi mon bon Fouquet : Nous accusons !
_Ouiiiiiiiiii mon bon Lestat, nous accusons ! Et nous accusons surtout la bière d'être tiède en cette belle soirée du Futebol. Nouvelle preuve de ce racisme anti-boche que vous dénoncez si subtilement mon bon Lestat.

_ OUUUUUUiiiiiiiii mon bon Fouquet, les Lyonnais n’ont pas le Shoah ce soir ! La question est simple et comporte deux réponses : grand A, les Lyonnais gagnent par deux buts d’écart et se qualifient pour la finale, Zyklon B, les Lyonnais sont gazés ! Et on n’ose imaginer un scénario avec des prolongations dedans voire des tirs au but ! Rappelons que Jean-Luc Ettori, qui gardait les buts gaulois sur la pelouse de Séville en 82, ne s’est toujours pas remis psychologiquement de la déconvenue : son traitement en est aujourd’hui, selon nos informations de première main, à un paquet de fraises Tagada par jour ! ce qui lui donne un abominable teint coupe rosée comparable à celui d’un Giresse, qui lui sombra définitivement dans la dépression après son passage au poste d’entraîneur du PSG…
_ Vous vouliez dire mon bon vampire, au poste de sélectionneur de Géorgie, n’est-il pas ?

_ Tout à fait Toutou-iou-tout à fait ! Et nous en profitons pour saluer, en cette belle soirée sportive qui s’annonce, Véronique et Davina, sans lesquelles Gérard Schivardi n’aurait jamais pu boire son huile de vidange sans eau et ainsi devenir cette figure emblématique de la politique internationale qu’il fut de son vivant ! Et nous n’oublierons pas de saluer celles qui nous regardent depuis leurs lits, et non pas d’hôpital mon bon général, non pas, mais de maisons closes. On pense au George V, au Ritz, au Crillon, bref, tous ces hôtels de passe bien connus des officiers allemands qui ont fait les beaux jours de Paris durant l’occupazion ! Salut les filles ! Et à tout à l’heure !
_Oui, mon ami, à tout à l'heure les filles, on sera là à l'heure de tirer les pénaltys, tranquilisez-vous. Et j'ajouterai que Jesus a dit "Aimez-vous les uns les autres" et il n'a jamais ajouté que cet amour devait être gratuit. J'en parlais justement l'autre jour avec Marie-MAd qui me rappelait en tâtant ma bourse combien Jesus... Ah mais le match débute !

_ - 5 minutes d'antenne et Christian JeanPierre se montre déjà pathétique avec une fantasque tentative de discours sirupeux : Hugo Lloris sentirait une ambiance de Ligue des Champions. C'est vraiment une truie ce journalisme, champion du monde du truisme donc, et c'est Barry White qui doit se retourner dans sa tombe ! Nous le saluons, nous savons qu'il nous regarde grâce à un tout nouveau téléviseur en 3 D aménagé dans son tombeau !
_Houla le Bayern a failli plier le match et ce avant même la première intervention de David Astorga encore occupé à gouter la pelouse comme à son habitude.

_ l'arbitre serait un frontalier : mais que peut bien dire ce mot ? Nous qui sommes citoyens de l'espace de Schengen ne comprenons rien à ce jargon, et en particulier nos amis du XVIIIème arrondissement. Que l'on traduise ce diable de langage qui fleure bon les zeureslesplussombresdenotrehistoire !
Les Lyonnais doivent aller au pressing ! Leurs shorts sont sales !
Et grosse vendange sur un centre de Robben ! Ouhlalalalalelleleelel ! Comme vous le disiez au match aller, ce Müller, c'est pas un Gerd !
_ Tout à fait mon cher lestat, alors que voilà David Astorga, la bouche encore pleine, qui nous annonce que la pelouse est bonne quoi que pas assez essorée à son goût.

_ David est bien high. Il a dû prendre un coup de soleil. En attendant, il glisse une petite vanne concernant le gazon à Liza. TF1 devrait arrêter de recruter des rastafari !
Ribery sera fixé demain concernant sa suspension, et lundi en 3, concernant une éventuelle garde à vue...
David a précisé l'origine du gazon mon bon Fouquet ? C'est de la triple skunk non ?
_Je crois que c'est de la Jack H. IL est encore tendre le David, mon cher vampire. Houla grosse frayeur pour Jean Michel Larqué qui écarte la bouche de Jeanpierre de son entre-jambes pour s'époumoner après l'erreur de marquage de Gonalons Zenfants de la PAtrie.

_ Aaaah, avec ce Butt dans les cages, si les Lyonnais ne lui en mettent pas une valise, ça sera bien la preuve que tous les footballeurs français ne sont que des illettrés !
2ème gros coup de chaud pour les gones ! M'ont l'air d'avoir la sympathie collabo ! Si c'est le cas, ils seront mis aux arrêts puis jugés par un tribunal militaire ! Ne doutons pas de la sentence : ils seront fusillés ! Un bandeau pour les condamnés et au poteau ! et faites chauffer les culasses mon bon Fouquet !
_Oh moi vous savez dès qu'il s'agit de fusiller dans le dos....

_ PAs de pression sur le banc lyonnais selon Astorga tandis que nous tournons à la pinte Tri Martolod ! Et c'est pas du petit lait ! De la bonne bière de Breizh !
_Lyon subit beaucoup au milieu de terrain ce soir, mais les joueurs, eux, ont la chance de ne pas subir un duo Larqué/Jeanpierre au top de sa lourdeur ce soir...

_ AAAAAAAAahhh avec ces commentateurs, pas de doute : on se croirait sur Twitter !
Liza nous parle d'une crevette qui pèse 65 kilos : c'est définitivement de la Jack Herer, le sapin de Noël de la beuh !
_Visiblement Jean-Mimi en a pris aussi, preuve en est cette tentative d'explication tactique totalement inintelligible tentée à l'instant même.

_ Ah, quand Butt est filmé, on voyage littéralement dans l'espace et le temps : on se croirait au bon vieux temps de la RDA !
_ Ça me rappelle cette tendre rencontre avec de charmantes nageuses est-allemandes en notre jeune temps mon cher Lestat..

_ Superbe placage de Golanon qui semble avoir bédave également ! M'étonnerait pas qu'il débarque sur la pelouse en seconde période avec un frisbee pour une partie d'ultimate !
_Et voilà mon vampire, but des culottes de peau. FAut maintennat en mettre 3 pour se qualifier...

_ AAAAAAAAah, j'ai peur pour la série les Experts, qui suivront à n'en pas douter après le match ! L'access n'est pas de très bonne qualité ce soir !
Et putain, but de Olic ! Qu'on apporte un râteau et une pelle aux défenseurs gones...
_Un suppo et Olic mon bon Lestat.

_ Excusez-moi mon bon Fouquet, mais avec ce but et ce souvenir de nos nageuses de RDA, Klaus et Volker, une vague à l'âme de nostalgie m'étreint... Au moins seront nous privés d'une pénible séance de prolongations. Nous prendrons congé de nos commentateurs à l'heure, ce qui n'est pas un mal pour notre équilibre psychologique...
_ Quelle fine dissertation analytique de Jean-Mimi sur la fébrilité défensive du BAyern et ce après maintenant 120 minutes de jeu et toujours aucune véritable occasion de but pour les Gones.

_ et une balle perdue pour Bastos, une ! Jean Mimi est subséquemment en train de lyncher l'homme... On croirait le KKK en goguette ! Ah et Govou est vraiment aux putes ce soir, enfin aux fraises... Magnifique passement de jambes effectué sur lui même. On avait pas vu pareille auto feinte depuis que Bernard Lama avait marché sur son propre râteau qu'il avait pris dans ses couilles. Normal, c'est physique ! Ohlalalenlenlililullalala... Quelle inanité côté Gones ! Y'avait pourtant de l'espace à droite ! Mais Govou semble avoir démarré sa course depuis le tribunal de grande instance de Lyon ! Au temps pour lui !
Ah si Ribéry en prend deux demain, c'est la Fatouah assurée, car le Bayern est sur les bons RAILS.
La tête de turc de JeanMimi ce soir ? Altingtope, quelle que soit la manière dont s'orthographie ce nom à coucher dehors sur le front russe !
_Fin de première période. L'occasion pour nous de faire passer quelques messages personnels sur l'antenne de Radio-Londres-CGB

_ Oh oui c'est la mi-temps mon bon Fouquet, la fin de la première mi temps et la fin tout court... Allumez donc Radio CGB qu'on prenne des nouvelles de la résistance !

Touloutouloulou touloulou louuuuuuuuuuuuuu

_ Au Parti Socialiste, tu trouves de tout si t'es malin, il y a plein de bonnes affaires. Je répète : au Parti Socialiste, tu trouves de tout si t'es malin, il y a plein de bonnes affaires.

_ Après mon test HIV, je po-si-ti-ve. Je répète : après mon test HIV, je po-si-ti-ve.

_ Nostalgie du Bled ? Un charter et ça repart ! Je répète : nostalgie du bled ? Un charter et ça repart !

_ Islamistes : à nous de vous faire préférer l'Afrique. Je répète : islamistes, à nous de vous faire préférer l'Afrique.

_ Jean-François Copé : le bonheur c'est simple comme un coup de pied. Je répète : Jean-François Copé, le bonheur c'est simple comme un coup de pied.

_ Racailles, le fascisme près de chez vous. Je répète : racailles, le fascisme près de chez vous.

_ Pour la vie Auchan pour tous, votez le facteur. Je répète : pour la vie Auchan pour tous, votez le facteur.

_ Vous ne trouvez pas d'emploi, tuez un DRH. Je répète : vous ne trouvez pas d'emploi, tuez un DRH.

_ Pour s’égaliser et se réconcilier, brûlez un juif. Je répète : pour s’égaliser et se réconcilier, brûlez un juif.

_ Pour rouler voilée, roulez bourrée. Je répète : pour rouler voilée, roulez bourrée.

_ Avoir 4 femmes, c'est avoir des emmerdes puissance 4. Je répète : avoir 4 femmes, c'est avoir des emmerdes puissance 4.

_ Services publics, entre vous et nous c'est une histoire d'égout. Je répète, services publics, entre vous et nous c'est une histoire d'égout.

Touloutouloulou touloulou louuuuuuuuuuuuuu


_ Retour à Gerland, mon bon vampire ! On ne va pas se leurrer, Lyon est mort ce soir, la qualif est largement compromise et donc je vous pose la question, la seule qui mérite d'être posée à cette heure : de quoi allons nous bien pouvoir parler pour meubler la deuxième mi-temps ?
_ Zzzzzz Zzzzzzzz Zzzzzzz

-Comment ça Zzzzzzzzzzzzzzzzz ? vous vous foutez de moi ?
_ Hein ? Quoi ? Heil ! Je m'étais assoupi pardon...Les allemands sont encore en train de nous ridiculiser... Nul doute qu'on va nous imposer le retour de Todomodo.

_Quasiment plus un mot de la part de Jean-Mimi qui boude depuis que Liza lui a expliqué la vie et le positionnement du latéral en mode défensif.
_ Et c'est l'heure de notre question SMS du soir : quelle est la différence entre un pigeon ? Envoyez vos réponses par signaux de fumée. Oooh, cette frappe de Swcheinsteiger, je vous garantis qu'elle n'était pas casher !

_Mmmmmm Christian Jeanpierre devrait se méfier des clins d'oeil de l'Histoire... Hou la jolie frappe de Léo castelli ! Rha que de stérilité dans le jeu de passes Lyonnais, on se croirait dans un livre d'Elisabeth Badinter...
Et hop Cris sera le premier aux putes ce soir ! Carton rouge pour bouderie.

_ Dites moi mon bon Fouquet, ce Lahm là, qui ne me semble pas avoir de lien de parenté avec notre emblème national à nous, cette chanteuse de RnB qui, si je ne m'abuse, avait chanté la Marseillaise lors de France Algérie au Stade de France, il m'apparaît capillairement très proche de la célèbre lanceuse de disque de l'ex RDA dont le nom m'échappe... Ach, Cris expulsé. Bien. C'est une déroute intégrale qui se profile...
_ Lahm qui est surnommé le "tabouret" du fait de la longueur de sa 3ème jambe ou de la petitesse des deux habituelles, on ne sait plus trop...

_ Ah c'est sûr qu'avec un arbitre suisse, les allemands avaient match gagné d'avance !
David Astorga n'était pas loin d'un dramatique "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir"... C'est bien fait pour la gueule de tous les tocards qui sont partis regarder le match dans un bar. C'est raté pour la communion festivus les gars ! Faudra se finir au poignet, ça vous changera pas de d'habitude. Par ici Milanka. Voilà, là, c'est bien ma petite. T'as payé par chèque hein Gab ?
_ Allons mon bon vampire, vous savez bien que, aux dames, on paie toujours en liquide. C'est une pratique...séminale.
Bien, 2ème but des mangeurs de saucisses. Je propose que pour la fin du match on mime les commentaires et les lecteurs devront deviner ce que l'on dit.

_ Mais que Puel fasse entrer John Rimbaud ! "Les sanglots longs des violons. Je répète : les sanglots longs des violons." Ayé ! 2ème but du Bayern. Lyon peut encore en caler 4 à 10, hein mon bon Fouqu ?!
_Oui minimum... qu'est ce qu'il faut pas raconter pour assurer l'audience des Experts...

_ Alors que nous allons exceptionnellement donner la réponse à notre question SMS du soir. Je répète la question : quelle est la différence entre un pigeon. La réponse était simplissime : un Lyonnais.
Liza et Jean Mimi commencent à parler charcuterie et cuisseau... J'espère que SOS Racisme les traînera devant les tribunaux de la République de l'égalité des chances et de la promotion de la diversité !
Aaaaaaah ça sent la fessée ! Je propose que nous portions plainte contre le Bayern, et qu'on se le dise, nous irons jusqu'à la Cour de Justice de l'Union européenne. Louis van râle nous apprend Astorga, mais van gaal râle pas du tout : y gagne, y nous ratatine, y nous humilie, y nous désosse, y nous cabosse, y noooous tabasse !
Mon cher Fouquy, comment ça se passe avec votre dame ? Elle supporte bien le voile intégral non ?
_ Evidemment qu'elle le supporte bien, c'est un principe, surtout par des journées à 28 degrés comme aujourd'hui. Parce que après vous savez comme elles sont ces salopes, il fait chaud, elles se mettent en jupe et dénudent les bras et elles sortent dans la rue, même parfois toutes seules. Elles se croient tout permis. Donc le voile intégral c'est un bon compromis. Non ?
Et voilà le 3ème but d'Olic. Plus qu'un et on fait une belote.

_ Mais tout à fait mon bon Fouquy. Et je vous recommande, comme vous vivez au bord de la mer, le burkini. Elle ne pourra pas se plaindre que vous ne la sortez jamais cette chienne ! Et au bord de la mer merde ! On va quand même pas se contenter de ces abominables monokini, qui sont certes déjà, à leur décharge, des tue l'amour.
Ah 3-0, on en est là ? Pardon, mais j'étais sur le point de commenter un vrai programme de qualité : la nouvelle star...
_ Encore 5 minutes de calvaire pour Lyon.

_ Et nous irons jusqu'au terme de leur chemin de croix. J'en baille d'effroi. Christian Jeanpierre fait le mesquin, mais l'élimination de Lyon n'aidera en rien la France à passer le premier tour à la coupe du monde mon pauvre piniouf ahuri ! Une véritable hystérique en pleine crise mystique ce Jeanpierre qui veut nous vendre que la liste des 23, ça sera chez Ferrari, car c'est un événement d'importance !
_Quoi qu'il en soit, je vous retrouve après le match à l'hotel Terminus, mon cher vampire.

_ Eh bien comme d'habitude mon bon Fouquet : un match contre les allemands se termine toujours là-bas. J'emmènerai cela dit les petites soeurs de Milanka, ma jolie collaboratrice originaire d'Hannovre. Une façon de mettre les allemands, c'est de leur voler leurs femmes et pas les tyroliennes hein !
_3-0, aucun tir cadré en deux matchs, 4 buts encaissés en tout. Question de David Astorga à Claude Puel: "est-ce que le Bayern était meilleur que Lyon ?". Journaliste sportif c'est un métier. Terminé pour ce soir.

_ Deutschland über alles. A demain pour voir peut être un vrai match de football. Fin de l'Histoire donc.

25 avril 2010

Muray à la bouche.


J’ai déjà recommandé le travail de Luchini sur les textes de Muray, même si je n’ai pas eu l’occasion de le voir moi-même : avec ces deux-là, je n’ai pas de mérite à tomber juste. Finkielkraut invitait Luchini ce samedi dans Répliques, pour évoquer ce travail, et on a eu droit à un festival de très haut niveau.
On peut être un excellent acteur en demeurant un crétin, un inculte technicien doué jouant du Beckett le soir et militant pour une vie meilleure grâce aux couloirs de bus aménagés, le lendemain. Luchini est d’une autre trempe, non seulement c’est un acteur formidable, mais sa sensibilité n’étouffe pas son intelligence, il a compris, il est au niveau, ce qui le distingue de la plupart de ses collègues. Cette émission fait plaisir, tout simplement. Finkie et Luchini sont tellement dans la jubilation qu’ils se battent presque pour pouvoir réciter à l’antenne le plus de passages possible de Muray. Ça fuse de toutes parts, et l’intensité va en augmentant : quel dommage qu’on n’ait pas eu droit à une heure de plus, qui sait comment ça aurait fini ?
J’avoue n’être pas un fanatique des textes lus. Non pas que je nie le talent de certains pour l’exercice, mais j’ai simplement trop pris l’habitude du rapport direct et intime avec un auteur pour en changer. Eh bien c’est un tort ! Quand le texte est splendide, l’écouter lu par un autre peut être une véritable joie, même si le lecteur n’est pas un « professionnel » : le texte des vaches lu par Finkie, ça reste une merveille, ça te donne envie de sortir dans le pré d’en face, d’en choper une dans tes bras et de lui rouler le patin de l’année !

Retour à l'offenseur.


Nouvel exemple caricatural de l’esprit de sérieux et de l’auto sacralisation de ceux qui font pourtant profession de ne rien respecter de sacré, cette anecdote : au musée d’art moderne de New York en ce moment, une rétrospective Marina Abramovic reprend l’une de ses anciennes performance. Il s’agit de placer des personnages nus dans les salles de l’expo et notamment deux, vis-à-vis, empêchant presque l’accès des visiteurs. Pour entrer, les visiteurs doivent se faufiler entre les deux performeurs à poil, et donc s’y frotter. L’idée est stupide, vide de sens, elle a énormément vieilli en quarante ans, mais admettons. L’artiste met donc le clampin moyen en situation de devoir toucher un corps inconnu dévêtu, en pensant faire œuvre d’art. Sauf que l’un des clampins a dit « chiche » : il a peloté un dépoilé, lui palpant une miche en lui demandant si ça lui plaisait. Résistance de l’esprit grivois ! SKANDAL! TRAHISOUNE! SAPOTACHE ! Immédiatement, l’iconoclaste a été non seulement viré du musée, mais également révoqué à vie, bien qu’il fût adhérent du Moma depuis trente piges ! C’est qu’on ne plaisante pas avec les plaisantins ! Dans n’importe quel musée du monde, pour n’importe quelle expo traditionnelle (comprendre « beauf »), une telle sanction aurait pu se concevoir, encore que je la trouve très radicale. Mais il y a quelque chose de pathétique à voir que, de l’ancien monde qu’ils ont voulu dépasser par leurs audaces, les artistes contemporains n’auront finalement conservé que le bon vieil esprit répressif , quoi qu’ils affirment par ailleurs à coups de happenings, de scarifications en public ou de chorégraphie bouchère.

24 avril 2010

Nabe's back.


On n’a jamais autant lu Nabe que depuis qu’il a arrêté d’écrire. Comme ces artistes dont on découvre le talent une fois qu’ils sont morts. Finalement, il a pris de l’avance sur sa mort. Au vu des ventes, elle devrait se passer bien.
Me foutant bien des tirages et des ventes des écrivains que je lis, je ne sais pas, en fait, si la vente de 3000 exemplaires de son dernier livre est « inespérée », « moyenne » ou « décevante » pour lui : ce qui est sûr, c’est qu’il a gagné de l’argent avec son travail, le plus honnêtement du monde, et en prenant des risques. C’est suffisamment rare pour être applaudi.

Que trouve-t-on dans L’homme qui arrêta d’écrire ? L’histoire d’un écrivain qui a arrêté d’écrire, justement, et qui, sortant d’une longue nuit de labeur (25 ans), s’éveille au monde qui l’entoure. Forcément, ce fraîchement libéré goûte les joies simples de la conversation avec des inconnus, il s’assoit aux terrasses des cafés, il remarque et s’étonne de tout ce qui peut paraître banal à un glandeur plus expérimenté. Que reste-t-il à un individu quand il n’est plus un artiste, sinon la banalité des merveilles de la vie quotidienne ?
Son initiation à la vie moderne sera faite d’abord par son double (qui n’est qu’une moitié, puisqu’il n’a que la moitié de l’âge du narrateur – clin d’œil typiquement nabien), Jean-Phi, puis par une bande de jeunes nanas, dans des scènes qui font penser à des visites au musée, ou au zoo. Jean-Phi entraîne le narrateur dans une boîte branchée, dans une expo d’art contemporain ou un défilé de mode et lui présente le monde moderne comme on le ferait d’un tapir importé récemment du Brésil. Ces pérégrinations sont autant de prétextes à une sorte d’inventaire du contemporain, de la fête foraine aux geeks no-life, et servent de toile de fond à la création d'un Nabe nouveau, en sept jours, bien entendu.

Finalement, après un quart de siècle de travail, on a peu critiqué l’oeuvre de Nabe. On s’est borné le plus souvent à « adorer » ou à « détester », on a (rarement) échafaudé un dogme autour de sa personne ou (bien plus souvent) tenté de le faire passer pour un nazi, un fumier, un dangereux terroriste. Je m’étonne qu’au milieu de ces exagérations, on n’ait pas vu en lui l’écrivain de la mémoire. Le temps qui passe est une quasi constante qui traverse ses livres : évocation d’époques passées, de grands anciens, témoignages recueillis auprès de ceux qui ont vécu ou connu telle ou telle aventure, souci du détail biographique, notamment les lieux, fascination pour les survivants (de Lucette Destouches à Arletty, en passant par Sam Woodyard et tant d’autres) et, bien sûr, vocation de chroniqueur-mémorialiste de son époque (son journal) dans la position de celui qui veut les embrasser toutes. Selon moi, c’est aussi ce thème de la mémoire qui fait le pivot de L’homme qui arrêta d’écrire, notamment à travers la comparaison que le narrateur fait vingt fois avec « son époque ». En passant en revue notre aujourd’hui, Nabe fait entrer son passé récent dans la mémoire.
« Son » époque, ce sont les années 70 et, à un titre différent, les années 80, années de formation et des premiers combats, époque où quelques uns de ses grands maîtres vivaient encore. C’est donc bien « notre » époque qu’il visite et découvre par l’intermédiaire de quelques jeunes rencontrés, comme un voyageur dans le temps serait tombé ici par hasard. Je crois même qu’involontairement, Nabe se révèle dans cette constante évocation : lui qui a tant déféqué sur les années 80 les cite ici comme une époque assez épatante où tout était encore possible, en comparaison d’un aujourd’hui si corseté, si politiquement correctifié, si bardé d’assurances et de plans de carrière. Ce paradoxe révèle la nature de sa vocifération : amour déçu, enthousiasme bridé. La seule chose nouvelle qui semble vraiment l’intéresser aujourd’hui, c’est internet, même s’il ne tombe pas dans l’admiration béate.

Comme Alice au pays des Merveilles, Nabe passe de l’autre côté du miroir et visite « notre » monde, celui de la vie quotidienne (un fin lecteur de Nabe aura bien ri à ce qu’on peut appeler « l’épisode Yoplait », téléréel s’il en est, mais je me comprends), le monde occupé par les I-Phone, les consoles de jeux et les mœurs nouvelles, faites à la fois de tabous brisés et de nouveaux tabous plus solides encore, d’inculture curieuse de tout ce qui est superficiel. Malgré cette visite, et quoi qu’il dise de positif sur les temps qui viennent, Nabe reste fondamentalement rétif à la modernité d’aujourd’hui : il persiste dans l’amour du sublime, dans l’exaltation de l’Art le plus haut, dans l’admiration des grands vivants, caractères propres aux très anciennes races, et qui ne sera bientôt plus compris par personne.

Nabe ne peut pas se retenir d’être cruel, c’est une de ses façons d’être. Il nous donne donc des pages qui rappellent celles de son Journal, où le monde parisien des lettres et des médias est éreinté. C’est, pour moi, la partie la moins intéressante du livre, et probablement celle qui fera le plus parler. On ne peut pas s’extraire du monde, même en étant le plus grand misanthrope. Mais si l’on vomit le parisianisme, on peut tout de même s’interdire de fréquenter le Tout-Paris ! C’est le principal reproche qu’on peut lui faire, ou qu’on pouvait lui faire, puisqu’il annonce qu’avec son nouveau système d’anti-édition, il pourra désormais se couper totalement de ce monde-là et continuer d’exister. J’en doute : un combattant a besoin d’ennemis.
Un exemple, page 166, sur Houellebecq : « Il a fait une loi générale de son cas particulier, ce n’est pas parce que lui est crado répugnant pas sexy ringard qu’il n’y a sur terre que de la misère sexuelle. » En dehors du fait que le propos de Houellebecq ne se résume pas à la sexualité, cette phrase peut parfaitement être appliquée à Nabe : ce n’est pas parce que lui est fasciné par l’art grandiose, le martyr et la sainteté douloureuse qu’il n’y a sur terre que des enthousiasmes absolus. Cette phrase peut d’ailleurs être appliquée à tout artiste, et particulièrement à ceux qui, comme Nabe l’annonçait dans le Régal (sauf erreur), veulent faire de leur nombril le « maelstrom du monde ».

Je trouve d’ailleurs des points communs entre Houellebecq et Nabe, au premier rang desquels la détestation du monde occidental actuel. L’un cherche ailleurs des systèmes paisibles qui font une place au bonheur individuel ; l’autre rêve que des fous de Dieu mystico exaltés viendront d’Orient punir ce monde de son matérialisme impie et de la froideur de son cœur.
Pour faire un autre rapprochement entre eux, j’évoquerai la qualité remarquable de la dernière scène de leurs deux derniers livres respectifs. Dans la Possibilité d’une île, les cinquante pages de l’épilogue final sont un sommet de beauté désespérante, symbiose parfaite du sujet traité et de la forme, littérature de voyage et poésie. De la même façon, la dernière scène de L’homme qui arrêta d’écrire est une véritable réussite, grande errance autour des Champs-Elysées, longue évocation de lieux et d’êtres qui forment cet univers, successions quasi onirique de scènes improbables mêlant putes et flics, vieux et jeunes, passants et racailles, agressions, fuites, sauvetages, retrouvailles. Comme le Sacha Guitry de Remontons les Champs-Elysées, Nabe nous entraîne dans ce micro monde où tout pourtant est contenu, entre la place de l’Etoile et un terminus RER, à la recherche d’Emma, son âme renversée, son nouvel amour, celui qui le fait renaître à lui-même, aidé par un Saint-Bernard des profondeurs qui le guide sur le chemin d’une nouvelle vie.

On ne sait plus si Nabe, en publiant son Journal, voulait faire de sa vie une œuvre d’art, comme tout écrivain autofictionnel, ou s’il voulait faire une œuvre d’art de son époque elle-même, ambition plus forte. Qu’importe : il a su créer un personnage, lui-même, bien plus que n’importe quel écrivain autofictionnel adoré des médias. Dans les circonstances de la naissance de son dernier roman, son personnage de Don Quichotte de la littérature française a pris une épaisseur, une place qu’il va être difficile d’ignorer. Tant mieux.

23 avril 2010

Kery James remixé par Paracelse

Parce que j'en suis fier, je repost une vielle vidéo (juin 98) que j'ai faite.
Kery James sur scène sur « la Compapade » de Jacques Dutronc.

21 avril 2010

Hyperlive Bayern-Lyon

_Ein herzliches herzlich Willkommen an Euch alle, liebe Zuleser, zu unserer erneuerten Hyperlive-Session, dem Treffen der CGB-Fußballexperten. Wir halten uns an das gleiche Prinzip : die Übertragungsrechte des Matches wurden uns abgesagt, sodass wir die Kommentare der TF1 Affenärsche kommentieren werden.
Hallo mein lieber Lestat !

_Jajajajaja ! Einen herrlichen guten Abend, mein lieber Freund Fouquet. Hahaha ! Ich sehe, wie Sie die heimische Gastronomie schätzen wissen.Was für eine appetitliche Wurst mit der Sie hier herumprotzen!

_Na sicher Schätzchen! Bockwürstchen kann ich nie widerstehen.
Aber Schluß mit den Küchenwitzen und kommen wir auf das Spiel zurück, die Halfinale der Champions League der Reichsländer, bei der der OL und der Bayern München gegenaneinder treten. Und das, inmitten von der prächtigen, für die Weltmeisterschaft 2006 erbauten ALLIANZ ARENA, die ....na was ? (Eugène Saccomano s'approche de notre duo) Comment ça "c'est quoi ces conneries de commenter en allemand" ? Sachez, cher monsieur, que nous parlons couramment l'idiome du grand Reich qui...hein ? Quoi ? Comment ça quel grand Reich ? C'est une plaisanterie ? Comment ça la guerre est finie depuis plus de 60 ans ? Mais vous ne regardez jamais Arte mon bon monsieur ? Pas plus tard que hier soir je regardais un superbe documentaire sur le glorieux Anschluss qui...Quoi ? L'Allemagne a perdu la guerre ? Mais je vous rappelle cette phrase du grand stratège britannique Gary Lineker qui disait « la guerre, c'est un jeu qui se joue à 11 contre 11 et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent », oui monsieur. Et...comment ça ils ont quand même perdu ? Mais alors, tous ces appels à la résistance de nos artistes qui ont rejoint le maquis hein, c'est quoi hein ? Und mein Proutprout, hein, es ist POULET hein ? Et les appels à la résistance depuis le bunker du festival de Cannes, hein c'est quoi ? Et les retransmissions clandestines des victoires de la musique française hein c'est quoi ? Pardon ? C'est comment dites-vous ? De la merde gauchiste de cultureux pouilleux vous dites ? Et les albums de Cali que j'achète à prix d'or sous le manteau, les fonds, y sont reversés à quoi ? Vous n'allez pas me dire que c'est pour se payer de la COKE ET DES PUTES quand même, si ?!

_Heu ne parlez pas de putes si fort mon cher Fouquet, nous sommes juste à coté de la femme de Franck Ribery en tribuneVIP...

_Oui, hum, vous avez raison mon cher Lestat, mais alors c'est quoi ce match si c'est pas la Ligue des Champions des Provinces du Reich ? La "coupe d'Europe" ? Ah ok...

_ Hum...et bien bonsoir à tous ! Alors là, ce soir, on est remontés comme des petits Lu pour cette double confrontation entre les Gones et les Bavarois. Ce soir, c’est Kriegspiel, l’occasion pour notre terre des Lumières de laver définitivement l’affront littéraire Mein Kampf, cette piètre rédaction poussivement vomie par un obscur peintre et petit caporal végétarien buveur d’eau, pouah ! lors de sa détention à la prison de Landsberg, suite au coup d’État dit de la brasserie Bürgerbräukeller, obscure taverne bavaroise dans laquelle, d’après nos sources, on ne servait pas même une bière belge de qualité, explication plausible à l’invasion de la Belgique par l’Allemagne, et probablement réelle étincelle historique ayant mis le feu à la poudrière européenne dans les années 40 ! Boire est une question d’humanité et le Blitzkrieg, mettons qu’une fois qu’on est emporté par son élan… Bon, ce soir, on va s’expliquer une bonne fois pour toutes avec les Boches qui non contents de nous l’avoir mise profond en 1870, 1914 et 1939, nous ont également ratatiné la gueule sur les pelouses de Séville en 82 et de Guadalajara en 86. Décidément, les Teutons semblent avoir pour unique raison d’exister que de mettre une branlée aux Français dès que l’occasion se présente, et l’on a une pensée émue pour Jean Mimi Largué ce soir : le souvenir des transversales carrées et de cette frappe terrible de Dominique Bathenay en 1976 doit encore être vivace dans la mémoire de notre commentateur acariâtre… Lustrez vos cocardes citoyens : ce soir c’est sus aux Schleus !

_Ouuuuuiii bonsoir mon cher lestat, un match commenté dans des conditions un peu particulières ce soir, puisque vous n'êtes pas à mes côtés dans le canapé mais en vacances sur les plages de notre belle Bretagne !

_ Tout à fait mon cher Fouquet, et ce soir, en conséquence, je commenterai le match par pigeon voyageur, moyen le plus sûr à l’heure actuelle de communiquer sans tomber dans les mailles du filet d’un quelconque « rapport » commandé à grands frais par nos élus aux policiers du Mrap ou d’une quelconque autre association loi 1901 de répression citoyenne et festive de toute tentative de penser par soi-même. Je suis équipé ce soir de deux pigeons : l’un s’appelle Mouloud A., prononcez Moulouda, à ne pas confondre avec Maoulida, qui lui est un ailier à tresses, soit, une très rare espèce de volatile pourvu d’ailes mais ne sachant pas voler, et l’autre Garincha, du nom d’un petit colibri brésilien, qui rendait fous ses adversaires par ses dribbles chaloupés dus à une malformation physique. Ah, nous avons des lettres au CGB !

_Ouiiiiii mon cher Lestat nous avons des lettres au CGB et vous faites bien de rappeler la mémoire du célèbre gaucher Garrincha qui s'il n'avait qu'un pied gauche s'écrit bien avec deux R. Halala, Garrincha, à l'image d'un George Best et de la moitié du CGB, ne faisait pas que dribbler les bouteilles et les tacler durement au goulot ! D'ailleurs en hommage à Garrincha je perpétue moi-même la grande dynastie des gauchers alcooliques.

_ Et c'est tout à votre honneur mon bon Fouquet ! Profitez-en donc pour me passer le Schnaps enseigne Fouquet : j’ai tout soif ! Ah, vous serez décoré pour cette prise de guerre de calibre 59 degrés et pour services rendus à la Patrie !

_Avec plaisir mon cher Lestat, mais il est temps de revenir au match avec la composition des équipes. Ce soir l'équipe de TF1 jouera dans son classique 3-1, avec Liza, Jeanpierre et Larqué en tribunes et le jovial Astorga toujours au ras du gazon.

_Oui mon Fouquy, TF1 jouera dans sa configuration habituelle, et a finalement décidé de se passer d' Arsène Wenger qui doit être bien tiraillé ce soir : l’alsacien devrait attendre la fin du match pour choisir son camp. C'est un fait qu'Arsène pouvait à tout moment se mettre à parler allemand ! Il n'est donc pas titularisé ce soir, et à ce propos, on n'ose rêver du superbe duo qu'il aurait constitué avec Thierry Roland, que nous saluons au passage : Thierry merci encore pour ton éventail de blagues sur les boches. Tu seras toujours pour nous une source d'inspiration, et en particulier ce soir !

_Oh oui mon cher Lestat, nous n'allons certainement pas nous priver de rappeler combien l'ennemi héréditaire de la France est bien le boche ! Nous allons le claironner ! En attendant, l'équipe de commentateurs s'échauffe et à la voix lasse de Jean-Mimi, nous pouvons craindre un match en demi-teinte de nos consultants.

_En effet, cher camarade, les conditions de déplacement en Europe sont loin d'être optimales en ce moment à cause des retombées de cendres de l'éruption du volcan islandais qui perturbe le trafic aérien de tout le nord du continent, comme ne l'aurait jamais fait le virus ébola ! Couplé aux habituelles et continuelles grèves des transports ferroviaires dans le sud de la France, c'est finalement plus de 6h qu'il aura fallu à Liza et Jean-Mimi pour rallier le Pays Basque au sud de l'Allemagne.

_Tout à fait mon cher Lestat, 16h de voiture et pas un accident, rendez-vous compte de la tristesse de l'information...Enfin, Jeanpierre et Astorga eux ont l'air bien dans leur match et prêts à palier les défaillances de leurs deux confrères.
Le match commence, cher vampire, un pronostic ?

_ AAAAAAAAh comme dirait Clausewitz mon mon Fouquet : « la meilleure défense, c’est l’attaque ! » Nous espérons que les Lyonnais ne vont pas jouer la carte de la conservation, ils auraient encore deux guerres de retard ! Il faut se mettre en marche forcée vers le Nid d’aigle, assiéger la citadelle, tenir le siège, affamer, harceler, piller, violer de la grosse bavaroise pour régénérer la race avec nos gênes ouverts à la diversité et l’égalité des chances et enfin dévaster la place avec force bières !

_Violer, violer, comme vous y allez mon ami ! Vous savez bien que ceci est dépassé, les salaires des footballeurs leur permettant de ne plus en arriver à ces extrémités pour satisfaire leurs pulsions d'étalons reproducteurs malgré des physiques pas toujours à la hauteur du porte-monnaie...

_C'est vrai mon cher Fouquet, on oublie trop souvent combien, après deux ou trois coupes de champagne, l'argent rend beau !

_ John Rambo que nous saluons au passage.

_ Tout à fait, mon bon Fouquy, et j'ajouterai que si John J. avait pu débarquer seul en 40 pour dessouder du schleu comme il a pu sulfater du viet, eh bien il nous aurait à coup sûr préservé de l'abomination Arte... Pour toute son oeuvre, qui lui vaut aujourd'hui d'arborer une décoration de chevalier des zarzélettres au revers de son M60, nous disons : Salut l'artiste !

_ Première intervention d'Astorga mon cher têteur de sang : il a gouté la pelouse, elle est bonne !

_ Il serait temps de légaliser l'herbe en Europe mon cher Fouquy : Astorga risque de tomber au prochain pour trafic de stupéfiants !
Vous ne me ferez pas croire qu’avec sa gueule d’aryen, l’obersturmführer Schweinsteiger n’a pas eu un grand père paternel dans la Wehrmacht et un grand père maternel en goguette à Auschwitz ! Une vraie tête de Totenkopf !
Ah ce diable de transfuge de Ribéry, passé à la division Charlemagne, il va falloir s’en méfier !

_Lizarazu regrette à l'antenne de n'avoir jamais pu se frotter au "vigoureux", ce sont ses termes, milieu défensif hollandais Van Bommel, avec des regrets dans la voix qui attendriraient jusqu'à un membre de la S.A. A ce propos nous rappelons que Schweinsteiger veut littéralement dire le monteur de porc. Une pratique qui en dit long sur les moeurs bavaroises !...

_ Oooooh, ce soir ça va éclairer comme en 14 ! Les obus de 37 sont de sortie ! Les shrapnells éclairent déjà à tout va mon capitaine ! Il faut tenir : ce soir, c’est ni retraite, ni reddition ! On ne parlemente pas avec un ennemi qui prend un malin plaisir à vous humilier depuis tant d’années ! Ce soir, la garde mourra mais ne se rendra pas ! Il n’y aura de cessez le feu qu’à la fin des 180 minutes de jeu, mais certainement pas d’armistice ou alors à nos conditions avec la petite sœur du Traité de Versailles à la clef : ça fera bien rire nos amis grecs !

_Christian Jeanpierre nous donne définitivement des envies de prise d'otage façon Munich 72.

_ La section spéciale est de sortie ce soir ! On ne les avait pas vus si vindicatifs depuis la guerre des égouts lors du nettoyage du ghetto juif de Varsovie !
OuhlenlenlalalalallLALLA ! Les bavarois viennent de faire canonner la Grosse Bertha ! On regrette de ne pas avoir la lettre èstsète sur notre clavier pour lui rendre un vibrant hommage ! EEEEEttt oui mon cher Rami, pardon Fouquy, j’ai fait allemand en LV1, au cas où les Allemands s’ennuieraient un jour de leur nouvelle lubie écologique et se décideraient à venir nous envahir à nouveau !

_ L'allemand est notre seconde langue maternelle à tous ! D'autant plus qu'étant, comme vous le savez mon buveur jus d'orange sanguine adoré, origaire du sud, je vous rappelle que je dois, et ce, depuis ma plus tendre enfance, repousser les vagues d'envahisseurs teutons en shorts, sandales et chaussettes ! Un véritable crime contre l'humanité s'il en est ! Je vous informe cela dit, que le èstsète est disponible sur le clavier en faisant alt 225. Attention, c'est une cascade de professionel, à ne surtout pas reproduire chez vous...

_Bordel, c'est moi ou on se fait chier ? Conscrit Fouquet : encore une goûte de votre divine gnôle qui macère dans son sucre depuis les zeureslesplussombresdenotrehistoire !

_Terrible occasion pour les Lyonnais, Ederson manque de peu à la reprise d'un corner de venger enfin Jean Moulin !

_ Ahlalalal, mettez-vous en tirailleurs les gars ou ça va saigner ! Et rappel des règles d’engagement : on tire à vue, sans sommation, sur tout individu non identifié, habillé de rouge qui plus est.
Envoyez le génie : il faut déminer les défenses bavaroises ! Et qu’on envoie en éclaireur quelques nettoyeurs de tranchée ! Il faudra tuer du boche ce soir ou périr !

_A croire que Cris a entendu vos mantras guerriers mon cher Lestat, il s'impose tout en puissance sur une tentative d'entrechats de Kaiser FRanck !
Stupeur dans le stade : Scarface vient d'être expulsé ! On soupçonne déjà l'appartenance de l'arbitre à des ligues de vertu ultra-catholiques.

_ Ohlenlenlenlen ! Un homme à terre et carton rouge pour le Bavarois qui sera à coup sûr jugé et pendu à Nuremberg pour crime contre l’Humanité ! Enlala, là où on classe ce joueur, il n’y a plus guère derrière que le chacal et la méduse ! Vite, des brancards ! Des civières et préparer les perfusions de mirabelle ! Il faut évacuer notre pioupiou du no man’s land ! Mais que font les infirmiers brancardiers de la Croix rouge ?!
C’est la mi-temps, la trêve, le temps pour les deux équipes de ramasser leurs blessés et de mettre leurs munitions au sec.

_Mi-temps à Munich. Après une première période hachée et tendue marquée par l'expulsion de Ribéry, trop pressé de rejoindre le Eros Center le plus proche. Lyon a un bon coup à jouer ce soir à 11 contre 10.
Nous allons profiter de cette mi-temps pour vous faire profiter d'une exclusivité CGB, une de plus, l'interview de l'ancien numéro 7 du Bayern de Munich Mehmet Scholl, un des rares footballeurs avec de l'humour, c'est à dire pourvu d'un cerveau...

_Hallo Mehmet, quel est votre plus beau souvenir de footballeur, vous qui avez eu une longue et belle carrière couronnée de succès ?
_ Lorsque je regardais Oliver Kahn se savonner.

_ Si vous aviez pu avoir une autre vie, qu'auriez-vous voulu être ?
_ Chien chez Uli Hoeness.

_Votre femme attend un heureux événement, vous préférez avoir un fils ou une fille ?
_ Je me fiche de ce qui sortira, tant que c'est pas un animal et qu'il est en bonne santé.

_Toute votre carrière vous avez porté le numéro 7, pourquoi ce numéro, une question de superstition ?
_ J'ai arrêté de fumer à cet âge là.

_ A propos de Philip Lahm lors de la victoire du championnat, et de la célébration au balcon de la place de Munich, un souvenir particulier ?
_ J'me demandais si Philip arriverait à voir par dessus le balcon car le balcon était relativement élevé. Finalement j'ai vu qu'on pouvait voir en dessous.

_ Pour vous, quel est le métier de rêve ?
_ Femme de footballeur. Enfin sauf femme de Franck Ribéry natürlich !

_ Vous êtes connu pour votre engagement écologiste, le mot de la fin sur cette cause ?
_ Pendez les écologistes aux arbres tant qu'il en reste.

_ Merci Mehmet.
Le match reprend à Munich, Le Bayern compte clairement jouer le match nul. On va se faire chier.

_ Faute du monteur de cochon main cher Fouquet ! Ah, cette action mériterait qu’on diligente une enquête auprès des sages corrompus de l’UEFA ! La marée chaussée du soir semble avoir tout à coup pris parti pour les casques à pointe ! Un nostalgique « d’un Reich de 1 000 ans », pour sûr !
Tous aux abris : la Luftwaffe bombarde alors qu’aucune sirène ne retentit pour prévenir les Lyonnais de descendre dans quelque cave de l’Allianz Arena, l’abominable bonbon qui sert de stade aux footballeurs de Munich !

_Les foules bavaroises fanatisées hurlent la bave aux lèvres, poussant leur équipe et l'arbitre à la compensation. Terrible occasion pour Munich, Lahm rase toute la défense lyonnaise mais Muller se troue face à Lloris. Une chose est sûre, le Müller du Bayern ne se prénomme pas Gerd.

_ Terrible erreur de Toulalan qui se fait expulser bêtement après deux fautes stupides faites coup sur coup ! Apparemment, les barbouzes sont dans la place et la cinquième colonne est dans le fruit ! Sa femme sera tondue par les communistes et autres résistants de la dernière heure à n’en pas douter !
Oulenlenlala accumulation de fautes ce soir ! La Convention de Genève a une fois de plus été foulée au pied : c’est bien la guerre ce soir ! A coup sûr il nous faudra constituer un tribunal pénal international ad hoc, car la Cour pénale internationale c’est une vaste fumisterie !

_Tout à fait mon cher Lestat, je profite de votre évocation du TPI pour demander une fois de plus la restitution du Kosovo à la Serbie. Le Kosovo est serbe comme l'Alsace est allemande ! Heu française ! heu enfin voilà quoi !

_ Mais que fait la garde lyonnaise ! Le flanc droit de la défense est occupé ! C’est Vichy ! L’ennemi tente la tenaille : que tout fantassin lyonnais se mobilise pour colmater nos défenses ou ce sera la brèche !

_Qu'on rappelle Pitivier, Tassin et le chef Chaudard ! Ils sont les seuls vrais spécialistes de la tenaille !

_ Je profite de cet arrêt de jeu pour vous proposer la question SMS du soir : les Lyonnais vont-ils collaborer avec les boches et ainsi faire honneur au patrimoine génétique français tel qu’on nous le décrit chaque soir sur Arte ?

_Lala lalala. Je suis Frida oum Papa
Lala lalala. La p'tite gretchen aux gros bras
Lala lalala. C'est moi fraülein oum Papa
Venez donc trinquer avec moi
Frida oum Papa
Heu buuuuuuuuuutttttttttttttttttttttttttttttttt, but de Robben!! Les cheveux courts de ma grand-mère sont vengés !!! Vous croyez vraiment que c'était un choix la brosse ?

__ Nos pioupious sont encerclés mais que fait le 4ème bataillon dont l’arrivée était annoncée par Foch ?!

_Toulouloutouloulou toulouloulou : A l'ail, le chef il veut du A L'AIL !!!! Baudelaire doit entrer en attaque, je répète, BAudelaire doit entrer en attaque !

_ Les Bavarois ont manifestement l’intention de reproduire ce soir la technique des camps : les Lyonnais sont encerclés et doivent sortir les bleus de chauffe ! C’est le STO remis au goût du jour !

_Christian Jeanpierre vient juste de se faire humilier par Lizarazu.
Stupeur à l'antenne ! Christian Jeanpierre nous apprend que TF1 pompe à son tour (oui CAnal+ nous a déjà bcp pompé) le CGB en proposant un service où les gens peuvent commenter le match sur Facebook, le nouveau camp de concentration virtuel !
Van Gaal sort Robben, sosie du flic de Plus Belle La Vie, Robben qui a été le seul joueur offensif à se mettre en évidence ce soir. On peut s'attendre à 10 dernières minutes d'ennui mortel.

_ D'ailleurs, ne nous laissons pas abattre : avez-vous encore mon bon Fouquet de ces fameux Hitler au chocolat, préparés par votre marraine la Fée ?

_Mais évidemment mon doux vampire, la nostalgie des petits fours vous étreindrait-t-elle ?

_ Et c'est la fin du match ! On espère que nos animateurs de TF1 ne retrouveront jamais le chemin de la maison. Ça m’étonnerait que Christian Jeanpierre puisse guider ses compagnons à l’étoile polaire : nous avons donc une chance qu’ils se perdent tous dans les méandres de la forêt noire ! Prions. En attendant, très bonne soirée à tous et n’oubliez pas, après le match, vous retrouverez la 4ème déclinaison des Experts, série qui s’ouvre enfin à la diversité avec les Experts Bamako. Inutile de vous faire vacciner pour le voyage télévisuel car ces experts ont pour juridiction le XVIIIème arrondissement de Paris !…

_ Très bien mon cher vampire. Quant au match retour, cela reste ouvert pour les Lyonnais. A la douche et à mardi prochain !


Off : Vous savez mon fougueux vampire que tout comme Scholl, ah que ce nom m'évoque d'atroces images, mes plus beaux souvenirs de commentateurs d'hyperlive sont ces moments où nous nous savonnons mutuellement sous la douche...

Les heures les plus sombres de l'hyperlive


Ce soir retrouvez l'hyperlive en direct de Munich.

Freestyle CGBien pendant deux heures, abus de point Godwin, jeux de mots graveleux, mauvaise fois, blagues éculées sur les allemands et les nazis, tentatives de meurtre sur Christian Jeanpierre, c'est ce soir aux environs de 20h30.
Préparez les casques (à pointe).

Mos Def au Cabaret Sauvage : ECART & TRACE


Un palindrome pour résumer le concert de Mos Def hier au Cabaret sauvage, l'une des stations spatiales de la planète Villette, le site où le laid est tellement moche, que ma foi, le beau émerge dans une espèce de ressenti tragique, du type de ceux qui vous font pousser des sourires sardoniques aux commissures des lèvres...
Ecart, car le rappeur de Brooklyn a joué les divas en se permettant un retard d'une bonne heure et demie. Trace, car Mos Def, le rappeur crooner est de ceux qui peuvent se permettre ce genre de caprice : en deux sons, l'attente n'était déjà plus qu'un lointain souvenir. Le Booggie man, c'est un mec à part dans le monde du hip hop, un artiste, pas un clown. Un concert de qualité. Le moment idéal pour apprendre la mort de Guru...








20 avril 2010

Amen



Bien souvent le chroniqueur imagine donner à penser alors qu’il ne pense pas ce qu’il donne. A l’instar du caméléon qui, dès qu’un insecte se trouve à sa portée, fait de sa langue une arme, il réagit par instinct, ce qui ne laisse aucune place à la réflexion. Certes, sa langue protractile le rend bien gras, mais il se nourrit de mouches au détriment de l’essentiel. On ne dira pas qu’il déteste l’ambigüité, elle lui est inconnue. Ainsi, régulièrement il analyse, fidèle à sa rhétorique de croyant, ce qui ne mérite pas l’analyse et conclut sur ce qui n’en finit pas de se répéter. L’édito terminé, il peut replier sa langue, et la laisser digérer. Une fois dans la place, le chroniqueur se sait invulnérable, plus un prédateur ne l’inquiète. En effet, ils détalent dès que se pointe, sur un claquement de doigts, ce grand fauve abstrait, ce pervers décati, qu’on nomme : « liberté d’expression ». En un mot, il en est le fossoyeur.


Pour la route:

Tout compte fait, être un raté, cela ne m’a pas mal réussi.

Hygiène

On dit que le rire est le propre de l'homme, encore faut-il qu'il se soit brossé les dents.

Tribute To Guru


Mister Cee’s Throwback at Noon Mix: A Tribute to Guru

Baudelaire vous emmerde


Pour ajouter une touche aux justes remarques de l’Amiral, et parce que je partage son ahurissement devant l’effronterie qui consiste à faire de Baudelaire un poète à enseigner dans les collèges, un démocrate cool, voire un type bien, je veux citer un passage d’un texte contenu dans les Fusées, écrit entre 1855 et 1862.

Les très grands écrivains sont souvent, très souvent, de très grands réacs. Ce mot étant très imprécis, il permet à tous, y compris les hypocrites, de ne pas regarder les choses en face et de récupérer la gloire des grands anciens en gommant les aspects qui ruineraient le cousinage imaginaire dont ils essayent de tirer un profit. Qu’un apôtre des droits de l’homme, du féminisme, de la démocratie et des Vélib’ se dise « baudelairien », par exemple, c’est un véritable attentat. De même, si on aime ensemble le socialisme, le suffrage universel et Flaubert, c’est qu’on n’a rien compris à l’un des trois éléments.
Evidemment, l’admiration littéraire n’étant pas d’ordre religieux, il n’est demandé à personne de prendre l’ensemble de l’œuvre d’un écrivain comme un dogme, pour argent comptant, et il est permis de rejeter telle ou telle œuvre d’un artiste qu’on apprécie par ailleurs. Mais concernant Baudelaire, et tant d’autres, puisqu’on a du mal à nier son génie, on s’efforce d’en gommer littéralement les aspects les moins corrects. La mécanique de l’ordre moralisant qui nous déferle dessus est simple : il faut être admiratif des femmes, admiratif du peuple, admiratif du genre humain, suppôt du Bien et de l’hygiène, il faut être utile, tolérant, responsable, à l’écoute, enfin il faut faire en sorte que l’antique notion de sainteté paraisse une perversion antisociale en comparaison de l’existence du premier citoyen moderne venu. Et, bien sûr, il faut aimer la culture. C’est justement cette « culture » qui essaye de récupérer les artistes en les disneylandisant, en les rendant édifiants, en en proposant une version édulcorée aux consommateurs. Une version « de gauche ». Hugolisation générale !

On lit ici ou là que Baudelaire a fait le coup de feu pendant la révolution de 1848, comme s’il avait été un quelconque pré socialiste soucieux du peuple, mais on oublie de préciser ses motivations. Pire, on cherche à oublier qu’en dandy profond, il détestait du peuple non seulement la bourgeoisie (cible commode et traditionnelle) mais aussi le prolétariat (sanctifié bientôt par les luttes et le communisme). Dans le Salon de 1846, il écrit :
« Avez-vous éprouvé, vous tous que la curiosité du flâneur a souvent fourrés dans une émeute, la même joie que moi à voir un gardien du sommeil public, – sergent de ville ou municipal, la véritable armée, – crosser un républicain ? Et comme moi, vous avez dit dans votre cœur: « Crosse, crosse un peu plus fort, crosse encore, municipal de mon cœur; car en ce crossement suprême, je t’adore, et je te juge semblable à Jupiter, le grand justicier. L’homme que tu crosses est un ennemi des roses et des parfums, un fanatique des ustensiles; c’est un ennemi de Watteau, un ennemi de Raphaël, un ennemi acharné du luxe, des beaux-arts et des belles-lettres, iconoclaste juré, bourreau de Vénus et d’Apollon ! Il ne veut plus travailler, humble et anonyme ouvrier, aux roses et aux parfums publics; il veut être libre, l’ignorant, et il est incapable de fonder un atelier de fleurs et de parfumeries nouvelles. Crosse religieusement les omoplates de l’anarchiste ! »

Hé oui, notre poète génial était dur avec le consommateur. La plupart de ceux qui se moquent aujourd’hui des juges qui condamnèrent les Fleurs du mal au nom de la morale publique seraient, je le parie, tous disposés à lui foutre une fatwa citoyenne sur le dos pour ces quelques lignes… On glorifie les provocateurs de plateau télé, on subventionne des rebelles par paquets de douze, mais les temps ont changé: les baudelairiens d'aujourd'hui appellent la jeunesse à se lever pour des couloirs de bus, pour des repas équilibrés et riches en fibres, pour un monde meilleur où chacun a non seulement sa place, mais toute la place. Baudelaire vous emmerde.



Pour en revenir à ma promesse introductive, voici un texte qui m’impressionne. J’y vois une anticipation parfaite de ce que nous vivons aujourd’hui : avilissement des cœurs partout, soumission, avidité, combat de tous contre tous, phobie sécuritaire. Tout ça en quelques lignes, l’air de rien.
Cruauté de Baudelaire qui nous assaisonne à un siècle et demi de distance, et qui avait bien compris le destin de ce qu’il voyait naître sous ses yeux : le massif monde moderne.

"Le monde va finir. (…) Je ne dis pas que le monde sera réduit aux expédient set au désordre bouffon des républiques du Sud-Amérique, - que peut-être même nous retournerons à l’état sauvage, et que nous irons, à travers les ruines herbues de notre civilisation, chercher notre pâture, un fusil à la main. Non ; - car ce sort et ces aventures supposeraient encore une certaine énergie vitale, écho des premiers âges. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle, que rien parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou anti naturelles des utopistes ne pourra être comparé à ses résultats positifs. Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie. De la religion, je crois inutile d’en parler et d’en rechercher les restes, puisque se donner encore la peine de nier Dieu est le seul scandale en pareilles matières. La propriété avait disparu virtuellement avec le croit d’aînesse ; mais le temps viendra où l’humanité, comme un ogre vengeur, arrachera leur dernier morceau à ceux qui croiront avoir hérité légitimement des révolutions. Encore, là ne serait pas le mal suprême.
L’imagination humaine peut concevoir, sans trop de peine, des républiques ou autres états communautaires, dignes de quelque gloire, s’ils sont dirigés par des hommes sacrés, par de certains aristocrates. Mais ce n’est pas particulièrement par des institutions politiques que se manifestera la ruine universelle, ou le progrès universel, car peu m’importe le nom. Ce sera par l’avilissement des cœurs. Ai-je besoin de dire que le peu qui restera de politique se débattra péniblement dans les étreintes de l’animalité générale, et que les gouvernants seront forcés, pour se maintenir et pour créer un fantôme d’ordre, de recourir à des moyens qui feraient frissonner notre humanité actuelle, pourtant si endurcie ? – Alors le fils fuira la famille, non pas à dix-huit ans, mais à douze, émancipé par sa précocité gloutonne ; il la fuira, non pas pour chercher des aventures héroïques, non pas pour délivrer une beauté prisonnière dans une tour, non pas pour immortaliser un galetas par de sublimes pensées, mais pour fonder un commerce, pour s’enrichir et pour faire concurrence à son infâme papa, - fondateur et actionnaire d’un journal qui répandra les lumières et qui ferait considérer Le Siècle d’alors comme un suppôt de la superstition. (…) Alors, ce qui ressemblera à la vertu, - que dis-je, - tout ce qui ne sera pas l’ardeur vers Plutus sera réputé un immense ridicule. La justice, si, à cette époque fortunée, il peut encore exister une justice, fera interdire les citoyens qui ne sauront pas faire fortune. Ton épouse, Ô Bourgeois ! ta chaste moitié dont la légitimité fait pour toi la poésie, introduisant désormais dans la légalité une infamie irréprochable, gardienne vigilante et amoureuse de ton coffre-fort, ne sera plus que l’idéal parfait de la femme entretenue. Ta fille, avec une nubilité enfantine, rêvera dans son berceau, qu’elle se vend un million. Et toi-même, Ô Bourgeois, - moins poète encore que tu n’es aujourd’hui, - tu n’y trouveras rien à redire ; tu ne regretteras rien. Car il y a des choses dans l’homme, qui se fortifient et prospèrent à mesure que d’autres se délicatisent et s’amoindrissent, et, grâce au progrès de ces temps, il ne te restera de tes entrailles que des viscères !" Fusées -

18 avril 2010

L’Objet du scandale


L’Objet du scandale


Un gueuleton gratiné de Paracelse




— Vendredi dernier, le journal « Le Figaro » publiait une courte interview d’un ressortissant tanzanien en situation irrégulière, monsieur Mamadou Miammiam, qui révélait son anthropophagie. D’après ses déclarations, que la police toutefois n’a jamais validées, monsieur Miammiam aurait dévoré une quinzaine de Français, tous blancs, depuis son arrivée en France en novembre 2009. Ses allégations ont soulevé un tollé général dans l’opinion publique. Est-ce que dans nos sociétés modernes, des us et coutumes archaïques, parfois issues d’autres latitudes, refont surface ? Si oui ont-elles un rapport avec la crise morale et le délitement de la société civile ? Doit-on s’attendre à une aggravation de ce genre de pratiques ? Un blanc est-ce bon ? Ce sont les questions que nous poserons ce soir dans « l’objet du scandale », en compagnie de Gérard Miller et Frédéric Bonnaud, en recevant, sous vos spontanés applaudissements, monsieur Mamadou Miammiam ! dit Guillaume Durand.
L’invité apparut en brandissant un bâton sculpté d’une tête de singe en son pommeau, arborant une étrange grimace à la fois hideuse et grotesque. Il était drapé d’un pagne en plume d’autruche, chevillé de chouchous en poils de gorilles, coiffé de tresses africaines et d’un os humain au travers de son éléphantesque tarin. Il portait un collier dont des testicules blancs percés lui servaient de trophées, ce qui ajoutait une touche burlesque avec son regard strabique divergent.
Il se fraya un chemin en direction de ses hôtes prestigieux, sans avoir besoin de déboiser à l’aide d’un coupe-coupe, en psalmodiant un chant magique africain accompagné d’une danse endiablée et épileptoïde. Arrivé à destination, il s’assit brusquement et frappa d’un coup sourd la large table avec l’extrémité de son pittoresque sceptre.
— Miammiam, là !


— Nous sommes ravis de vous accueillir, monsieur Miammiam, dit Guillaume Durand. Je vous présente messieurs Gérard Miller et Frédéric Bonnaud.
— Bonwoir, les bwanas, dit le dégustateur de mets délicats et de carcasses charnues, en marquant un arrêt lourd de sens gustatif en direction du ragoutant Frédéric Bonnaud.
— Il y a peu de temps, vous accordiez une interview au journal « Le Figaro » où vous révélez vous livrer à de choquantes pratiques de cannibalisme, sans toutefois apporter la moindre preuve à l’appui. Ses déclarations fracassantes ont engendré un buzz important sur internet et on ne parle plus que de ça depuis. L’opinion publique est divisée en deux. Certains pensent à un canular de mauvais gout, c’est le cas de le dire, et d’autres espèrent que l’on vous incarcère en prison dans les plus brefs délais et ad vitam aeternam. Lundi dernier, la brigade criminelle de Paris a annoncé qu’une enquête vous concernant était en cours. Je voudrais remercier le Premier président de la Cour de cassation française, monsieur Vincent Alamande, d’avoir eu l’amabilité d’accepter que monsieur Miammiam puisse participer à notre émission. Monsieur Miammiam, comprenez-vous que les Français ont du mal à accorder du crédit à vos invraisemblables propos ? dit Guimauve Dugland.
— Non, bwanas. Mamadou dwire wrai. Mamadou Miammiam pwas mwenteur. Mamadou mwanger bwanas, cwar bwanas bwonne wiande fwondant dans bwouche, pwas dans mwain. Ah dwis dwonc, dwis dwonc.
— J’ai quand même du mal à vous croire, monsieur Miammiam ! Gérard Miller, qu’en pensez-vous ? dit Dugland.
— Je suis scandalisé par tout ceci. Je trouve plus que suspect, et surtout gros comme un Gollnisch, qu’en plein débat sur cette épouvantable thématique de l’identité nationale, « Le Figaro », journal de droite proche de Sarkozy et propriété de Serge Dassault, il est utile de l’évoquer, consacre un article totalement farfelu dont l’objet est bien plus improbable que l’existence d’un pédophile noir ou arabe, à part s’il est curé. C’est aberrant, raciste et ça ne m’étonne pas venant de ce torchon.
— Frédéric Bonnaud ? dit Dugland.
— Je fais miens les propos de Gérard. Ça n’a aucun sens ! On est quand même au XXIe siècle, oui ou merde ! Je ne puis imaginer que ce genre de pratiques persistent.
— Hum… gwos Bwonnaud allwéchant ! Ah dwis dwonc, dwis dwonc.
— Et même si cela s’avérait exact, la manipulation est flagrante. Ils tentent de stigmatiser toute une communauté, en prétextant une sois-disant volonté de non-intégration des franco-immigrés, précisa Gérard-Adolf Miller.
— Monsieur Miammiam n’est pas français, Gérard. Il est sur notre sol en situation irrégulière, dit Dugland.
— Hum… Bwonnaud… affwiollant… gwos cwochon dwodu, ah dwis dwonc, dwis dwonc, dit Miammiam qui n’avait d’yeux que pour le garde-manger qui lui faisait face.
— Oui, mais pour le figaro, c’est l’amalgame qui compte, dit Bonnaud.
— Grwos Bwonnaud idwéal pwour rwagout épwicé… hum, Mamadou se swentir cwomme rwenard dwans pwoulailler, ah dwis dwonc, dwis dwonc, dit Miammiam, un filet de bave épais et visqueux dégoulinant jusqu’à la table.
Le foutraque anthropophage, incapable de résister à l’appétissante tentation, bondit de sa chaise comme si elle était éjectable et atterrit sur la table en position sumotori, puis jeta une poignée d’épices en direction de Bwonnaud. Vivace comme un guépard alimenté au propergol liquide, il fusa sur le jambonneau qui servait d’avant-bras gauche à Frédéric Bonnaud et y planta ses dents carnassières.
— AAAHHH ! beugla Bwonnaud.
Ce dingue spectacle préhistorique paralysait Guimauve Dugland, tandis que Gérard Miller coula une lessive urinaire sur son falzar d’aisé à mille euros.
Misteur Black-Grossebouffe arracha tout un pan de chair de l’avant-bras du gros gaucho et l’avala d’un trait en l’aspirant comme un spaghetti sauce bolognaise. Loin d’être rassasié, il s’accroupit à la hauteur de « ce qui ne sert pas à grand-chose » chez Bonnaud. Il y planta ses ongles crochus, en rappelant qu’il n’est pas juif, et éventra d’un geste mécanique le futal de Bonnaud, à l’endroit exact où se trouve « ce qui n’a jamais servi à grand-chose » chez Bonnaud. Il attrapa d’une main la base de l’appareil testiculaire et le pressa pour mieux en faire ressortir les affreuses parures.
— Aaahhh… rwoubignolles welues ! Un rwégal pour wentre, dit Miammiam en les saupoudrant de curcuma moulu puisé dans sa besace à épices, qui est à Mamadou ce que le Magnum 44 est à Harry Callahan.
Cannibale Holocaust croqua de ses belles mâchoires « ce qui toutefois ne sert pas à grand-chose » chez Bonnaud. Celui-ci hurla aussi fort que Céline Dion avec un mégaphone. Deux épais filets de sang s’échappèrent de son groin.
La sécurité du plateau de télévision se jeta sur le morfal dont la voracité n’avait d’égal que la criante connerie de sa ripaille. Mamadou se sentait assez glouton pour dévorer un buffle, d’ailleurs il avait l’impression d’enfourner un buffle.
Lorsque, au prix d’une rude bataille, les gorilles réussirent à dégager Miammiam de ce qui restait de « ce qui ne servira plus jamais à grand-chose » chez Bonnaud, ils le tasèrent pour le maîtriser. Bwonnaud et Mamadou tombèrent ensemble dans les pommes en une quasi parfaite synchronicité, non sans que Bonnaud déclare dans un murmure étouffé :
— Aaahhh… ce n’est pas de sa faute… aaahhh… il a souffert du racisme... aaahhh… ça l’excuse de tout… aaahhh.
Une équipe de brancardier hilare, ainsi qu’un médecin rigolard, se rua vers Frédéric Bonnaud dont le dessus de l’avant-bras gauche fut ingurgité jusqu’au radius. « Ce qui de toute façon ne servait pas à grand-chose » chez Bonnaud macérait agréablement dans l’appareil digestif de Mamadou. Ils l’allongèrent sur la civière et l’emmenèrent loin du lieu du drame. Où ça ? On n’en sait rien et on s’en branle grave de chez grave. On s’en contrefout bien plus qu’un croque-mort d’un mariage.
— Serge, pas la peine de préciser qu’on coupera la séquence au montage, dit Dugland au réalisateur Serge Khalfouette. Ça va, Gérard ?
Celui-ci se retourna vers Dugland, le visage épouvanté. Il était pâle et tremblant comme un bourge, sapé comme un milord, coincé sur le palier du premier étage d’un immeuble de Garges-lès-Gonesse, découragé à l’idée de sortir à cause d’une bande de jeunes aux mœurs taquines et « issues d’un peuple qui a trop souffert et qui ne veut plus souffrir » (en faisant chier les autres) squattant le hall d'entrée.
— Euh… oui… je dois… juste… reprendre mes… esprits.
— Bien, je propose qu’on prenne une longue pause pour oublier tout ça… avant de continuer l’émission.
Le temps pour Dugland de faire rédiger une bonne cinquantaine de déclarations d’honneurs pour l’équipe technique et le public, stipulant « fermer sa sulfateuse à parole » sous peine d’instance judiciaire. Ainsi que le temps pour Gérard Miller de se requinquer à la pharmacopée artisanale colombienne, dans la grande tradition freudienne, à la skunk, avec quelques gouttes de collyre bleu pour masquer ses yeux d’albinos, à la méthamphétamine, à la kétamine, à l’iboga, à l’ammoniac, à la mescaline, au valium, aux barbituriques et à l’Éther, comme à son habitude avant chaque prestation audiovisuelle.


FAIM




L'union sacrée



SOURCE

17 avril 2010

Aphorismes phosphorescents



En saignant

Lycée de banlieue: institution dans laquelle les adultes (appelés selon la coutume « professeurs ») respectent l’autorité naturelle des jeunes (appelés selon la coutume : élèves).

CQFD

La masturbation prouve, s’il en était besoin, que l’homme peut être fidèle, en tous cas à lui-même, et à une main. S’il a choisi la gauche, la droite le laissera toujours indifférent.


Ca va de soi

La timidité m’a éloigné de ceux qui m’auraient encombré si je n’avais pas été timide.

Ingratitude

Si Aragon avait raison, et que la femme est vraiment : « l’avenir de l’homme », alors saluons le travesti comme il doit l’être, en pionnier.

Distrait

Quand un ami ou une vague connaissance, me raconte son dernier voyage, ça me fait toujours rêver, mais au sens littéral puisque je tombe de sommeil.

Alpinisme

Généalogie : se trouver à la cime d’un arbre et éprouver le vertige. Par une sorte de malice, lorsque l’on commence à jouir de ses hauteurs, la profusion des nouvelles ramifications ne manque pas de donner, cette fois sans répit envisageable et dans l’autre sens, le tournis.

La clef des champs

Suicide : mettre fin à ses jours....... de congé, de surcroît, méthode efficace pour arrêter de fumer

Sciences humaines

Racaille : victime affranchie des usages. Se caractérise par l’emploi d’un dialecte vernaculaire étudié et encensé par les plus éminents universitaires.

ex : « j’menbaleskouilles »

Spéculations de spécialistes : « je m’emballe les couilles » ? Ou : « je m’en bats les couilles », ce qui ne veut rien dire, non ? C’est fascinant !). De plus, contre toute logique, on constate que la racaille attire la sympathie de ceux qui ne la côtoie pas.

Réponse

Quel est le sens de la vie? Vous prenez la deuxième à gauche, puis après la boulangerie à droite, ensuite ça devrait être indiqué.

Du yaourt à la dosette

Les scientifiques ont prouvé, ne me demandez pas comment, que la qualité et la quantité de sperme avaient diminué, il serait peut être intéressant de commencer des statistiques concernant la matière cérébrale, je ne serais pas étonné si on m’annonçait un allègement des cerveaux.



14 avril 2010

Haro sur le roro


Sarkozy vend l'or de la France
envoyé par FrenchCarcan. - L'info video en direct.


À mon arrivée au CGB, j'avais écrit un article sur le sujet (juin 2008) que je reposte en dessous pour accompagner la vidéo de French Carcan. L'article est imparfait, parce qu'amateur sur le sujet et sent un peu le conspirationnisme de ma part. Ce qui compte sont les informations précises et pas mes déductions hâtives.
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Suite au sujet de Zefa, je voulais intervenir à mon tour.
Zeitgeist, j’ai vu ce documentaire et je ne sais pas trop quoi en penser pour les deux premières parties (emprunt transformé des cultes d’origines païennes et égyptiennes du christianisme ; théorie du complot sur le 11/09) qui m’ont l’air d’être de la désinformation. Pour la troisième partie, celle qui nous intéresse dans ce billet et qui m’intéresse depuis quelques années (car là se trouve les fondements du mondialisme sans quoi rien ne peut se faire), le documentaire manque de nuances et de détails sur la troisième partie.



Les gouvernements des banques centrales ont conscience que le processus économique actuel et ses conséquences, en particulier la bulle financière, s’effondrera un jour ou l’autre, car c’était prévu ainsi. Le but de tout ce bordel contrôlé est l’or. Ce processus qu’on subit depuis la fin des accords de Bretton Woods n’est pas une finalité, mais un chamboulement temporaire qui leur sert d’arme économique pour accaparer, dans des mains privées, toutes les richesses naturelles, en particulier les stocks d’or déjà extrait des mines. L’or est aussi exploitable dans la chimie, la joaillerie, la médecine, la décoration, dans le secteur dentaire et dans l’électronique. Les états pour rembourser leurs créanciers (banques centrales et quelques investisseurs étrangers) ne font pas que privatiser les services publics, mais remboursent petit à petit les créanciers par la vente des stocks d’or des nations. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Fort Knox ( département du trésor des États-Unis et très populaire depuis le James Bond « Goldfinger ») abritait en son sein 20 205 tonnes d’or (les remboursements des couts de la Seconde Guerre mondiale), juste au même moment, les accords de Bretton Woods étaient scellés. Ainsi, la valeur du dollar fut étalonnée sur la valeur de l’or et les autres monnaies du globe sur le dollar. Pratique, non ? Quand on détient 80 % de l'or mondial !


Sauf qu’à ces messieurs, ça ne leur suffisait pas, parce que les stocks d’or étaient dans les mains du gouvernement US et pas dans les poches de la FED. Ce système économique fut arrêté en 1971 et entériné officiellement en 1976 pour celui dans lequel on vit actuellement (régimes de changes flottants). Il fallait alors trouver un substitut à l’or pour que ce système tienne le plus longtemps possible. C’est à ce moment-là que naitra la crise pétrolière de 1973 et le terme de pétrodollar (montée artificielle et concertée entre l’OPEP et l’occident du cours du pétrole afin de hausser la valeur du dollar qui était devenu avec Bretton Woods les fonds de réserve des banques centrales puisqu'à cette époque le dollar était l'or). L’or peut désormais aller se faire foutre dans les coffres de la FED qui aujourd'hui abrite dans les profondeurs de ses sous-sols New-yorkais (voir Die Hard 3), la plus grande réserve mondiale d’or (8100 tonnes en 2008 ; Allemagne : 3417 ; FMI : 3217 ; France : 2586 ; Italie : 2451 ; Suisse : 1133 ; Japon : 765 ; Pays-Bas : 761 ; Chine : 600 ; BCE : 563 ; la Grande-Bretagne se contente de 310 tonnes et se classe derrière l’Inde et le Venezuela). Les ventes de Sarkozy, pour rembourser la dette française, atteignent 100 tonnes par an pendant cinq ans suivant les accords du CBGA II (Central Bank Gold Agreement) et s’arrêteront en 2009, il me semble.

Petite anecdote : Napoléon était un gros gros malin. Il créa, en tant que premier consul et avec les fonds des familles françaises les plus riches, la banque de France en 1800. Après être devenu Empereur, il réforma la banque de France (1806) et cassa le comité central pour y établir un système de gouverneur et de sous-gouverneur nommés par l’état donc lui-même. En clair, Napoléon leur fit le message suivant : à partir de maintenant, la fête est finie. Vous mangerez dans ma main et c’est moi qui distribuerai les croquettes.

Pour conclure : le système actuel de changes flottants des monnaies, dont les dommages collatéraux voulus sont la bulle financière et les guerres géopolitiques du pétrole, a pour but de laisser le champ libre au réseau mondial des banques centrales pour accaparer la valeur réelle des monnaies nationales fiduciaires (en temps normal), l’or. Car là demeure la priorité absolue des instances dirigeantes mondialistes. Au fur et à mesure, l’or mondial devient la propriété des banques centrales dont certaines banques d’affaires privées sont les heureux propriétaires. Lorsque tout le processus sera terminé, ça ne m’étonnera pas qu’on en revienne à des accords de Bretton Woods II moins souples que les précédents. Le tour sera joué.



En bonus : Conférence de presse du Général de Gaulle, au Palais de l’Élysée le 4 février 1965.

Q. – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Êtes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?
Q. – ......
R. - Je vais tâcher d'expliquer ma pensée sur ces points, à mesure que les États de l'Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d'ailleurs, dans cette constatation n'implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d'inamical à l'égard d'autres pays, en particulier de l'Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l'Europe lui firent perdre l'équilibre. Je veux parler - qui ne le comprend? - du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s'est établi à la suite de la Seconde.
On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d'être tenu automatiquement comme équivalent à l'or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l'étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l'Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l'Europe en y déchaînant l'inflation. Comme presque toutes les réserves d'or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l'univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres États fissent entrer indistinctement des dollars ou de l'or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s'établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D'autant plus que l'Amérique n'éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.
Cependant, il ne paraît plus aujourd'hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s'alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d'objectivité - car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant - c'est le moment de le faire.
Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des États de l'Europe occidentale sont aujourd'hui restaurées, à tel point que le total des réserves d'or des Six équivaut aujourd'hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu'ils ont à leur compte. C'est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l'Amérique de la plus grande partie de l'or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux États acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l'or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiements, amène les États-Unis à s'endetter gratuitement vis-à-vis de l'étranger. En effet, ce qu'ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu'il ne tient qu'à eux d'émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l'or, dont la valeur est réelle, qu'on ne possède que pour l'avoir gagné et qu'on ne peut transférer à d'autres sans risque et sans sacrifice.
Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l'Amérique contribue à faire s'estomper l'idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu'il est un moyen de crédit approprié à un État.
Évidemment, il y a d'autres conséquences à cette situation.
Il y a en particulier le fait que les États-Unis, faute d'avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d'autrefois qui contraignaient les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d'année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire ! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c'est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l'emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu'il faut bien appeler l'inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des États ou à des particuliers, sont exportés au-dehors. Comme, aux États-Unis même, l'accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contrecoup rend moins rémunérateurs les placements à l'intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l'étranger. De là, pour certains pays, une sorte d'expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.
Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l'aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d'autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd'hui qu'on peut même se demander jusqu'où irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or ? Lors même, d'ailleurs, qu'un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu'il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu'elle l'a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu'une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l'éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s'établissent, comme c'était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d'aucun pays en particulier.
Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu'à cet égard qu’il peut y avoir de critère, d'étalon, autres que l'or. Eh ! oui, l'or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n'a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D'ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s'imaginer, se dire, s’ écrire, se faire, à mesure d'immenses événements, c'est un fait qu'encore aujourd'hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l'or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l'intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d'or - c'est bien le cas de le dire - qu'il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c'est l'obligation d'équilibrer, d'une zone monétaire à l'autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.
Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l'étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l'organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les États, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D'ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les États un terrain de rencontre approprié, dès lors qu'il s'agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’ Angleterre, d'une part la France, l' Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d'autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d'élaborer entre eux et de faire valoir au-dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.
La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste réforme qui s'impose désormais dans l'intérêt du monde entier.

Les nouveaux TER de la SNCF sont trop larges. Que pourrait-on raboter d’autre en France ?