29 mai 2009
28 mai 2009
Le conseil du jour de Paul Amar - 5
Le conseil du jour de Paulo est assez ébouriffant:
il veut envoyer le métis Dieudonné apprendre du métis Obama les bienfaits du métissage... Paulo devrait songer à prendre du repos,avant qu'on le retrouve avec un entonnoir sur la tête en train d'écrire au plafond:
La diversitude diversifiante diversifiée m'a tuer
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Libellés : Médias, Philanthropie et bons sentiments
Tandis que dans la cours de récré...
Pour faire plaisir à JLH et parce que Yahia vient de faire tomber son masque de papa Noël.

Il y a de la tripaille de LDJistes dans l'air, Mossad vs Mollah, Gaza à Paris c'est pour demain grâce au miracle de "l'anticommunautarisme" sauce PAS!
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Libellés : ta gueule
27 mai 2009
Charlotte Gainsbourg : fille à papa impénétrable
"Charlotte Gainsbourg a été doublée pour les scènes de pénétration, notamment, mais sa performance a été saluée par les critiques. "

Usurpatrice de foufounette
Cette fille à papa moche comme un cul, que les meilleurs photographes/coiffeuses/maquilleuses n'arrivent pas à arranger, va thésauriser la gloire de montrer le sien alors que se sont des filles du porn plus jolies qu'elle mais moins bien nées qui ont donné les leurs... Et seront payées cent sous.
Fini les Bardot, Claudia Cardinale, Adjani parties de rien ; leur beauté pour seule viatique... Leurs culs splendides, leurs visages d'anges et leurs poitrines arrogantes... Ouelcome Laura Smet, Charlotte Gainsbourg et Clara Minestronie. Entrez là laiderons pistonnées impistonnables à fesse raplapla, tronches d'épouvante et talent ad hoc. Le cinêmâ Frânçâis vous tend les bras.
Pour voir des jolies filles, une seule adresse: zizipanpan.com
Montre ta carte d'identité toi. Brymova?
Connais pas, direction le porno et plus vite que ça!
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Libellés : Cinéma
Droits sociaux : Modus Enculandi©

On nous l’a annoncé, la question du travail le dimanche va revenir devant les députés, probablement au mois de juillet, pendant qu’une partie de la France se fait chier au boulot, et que l’autre se fait chier sur les plages. Par le passé, j’ai déjà expliqué ce que je pense de cette Authentique Enculerie©, et n’étant pas membre d’un gouvernement démagogue, je n’ai aucune raison de changer d’avis. Dans l’ensemble des arguments présentés pour justifier cette mesure et la présenter comme un progrès (fuuuumiers !), le thème du volontariat est à la fois le plus grossier, le plus minable, le plus stupide et, comme de bien entendu, celui que les gens aiment le plus. Notons qu’après le travail le dimanche, la travail possible au delà de 65 ans et maintenant le travail pendant l’agonie, le volontariat semble être la seule idée de la droite pour changer le monde. Dans l’état d’errance intellectuelle et morale où se trouve la population active dans ce pays, certains voient dans le volontariat au boulot une promesse valable, un avenir possible, une hypothèse honnête (je sais, c’est dur à croire). Heureusement, pour ouvrir les yeux à ces naïfs infantilisés, un homme se dresse et s’impose : Frédéric Lefebvre !
Vous l’avez tous vu, entendu, écouté et détesté. Il est comme ça, il ne cherche pas à se faire des amis : il en a déjà un. Il dit les choses comme il les pense, et ce qui serait une qualité dans un monde idéal devient avec lui une abomination comico dantesque. Faire le tour de ses défauts nous entraînerait trop loin, et vu le prix des transports, nous coûterait la peau du front. Contentons-nous donc de sa dernière idée, directement en rapport avec le sujet évoqué ci-dessus. Sa dernière idée, c’est l’amorce de la généralisation du principe du volontariat dans le code du travail, ni plus, ni moins. Il propose en effet que les gens qui le souhaitent puissent continuer de travailler (chez eux) quand ils sont en congé maternité et/ou en congé de maladie. Quand des imbéciles pensent que le volontariat peut être jouable pour travailler le dimanche, et que nul patron ne forcera jamais un salarié à s’y mettre, ils doivent logiquement appliquer cet angélisme à la question de travailler pendant qu’on est en congé maladie. Or là, ça semble plus délicat … Même le gouvernement de Fillon trouve ça plus délicat. Pourquoi ? 
On a prétendu que le volontariat de quelques uns (les fameux Français qui souhaitent travailler le dimanche) ne ferait aucune concurrence à l’abstention des autres (ceux qui veulent continuer à disposer d’un temps commun pour la Glande) et ne mettrait pas ces derniers dans l’obligation de suivre le mouvement. On nous a donc promis plus de liberté, comme toujours. Là, c’est pareil : si on est malade mais volontaire pour bosser, on aurait le droit de le faire. Parfait, moderne, efficace, pragmatique. Mais alors, pourquoi le gouvernement condamne-t-il ce projet ? Pourquoi Lefebvre se fait-il rembarrer par son propre camp ? Parce que tout le monde sait que ce genre de volontariat peut devenir un moyen de pression énorme sur les salariés, et qu’une fois l’habitude prise, il deviendra très difficile de refuser d’être volontaire. Et personne n’a encore assez de culot pour fusiller les droits aux congés maladie /maternité en pleine lumière, à part l'Attila du Code du Travail.
Jusqu’à preuve du contraire, la France demeure le pays de Descartes. Il est donc à prévoir que le gouvernement qui condamne le volontariat pour les congés maladie / maternité, condamnera logiquement le même principe, quand il est appliqué au travail dominical. Victoire !
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Libellés : Baise à l'état pur, libéralisme
26 mai 2009
CGB Dimanche 24/05/09
Version allégée suite à une grève surprise des auteurs (qui se prennent pour des américains)

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Libellés : CGB Dimanche
25 mai 2009
Les cons passent à table.

La fête des voisins (opération « immeubles en fête ») est ce qui se fait de plus réac en matière de fête. Réac au mauvais sens du terme (car je prétend que ce terme a au moins deux sens), c'est-à-dire réac tendance pétainiste. Le réac de tendance pétainiste, ce n'est plus la collaboration avec l’envahisseur ni le statut des Juifs,. Non, nous sommes en 2009 et tout change, même le pétainisme !
Immeubles en fête, c’est l’opération qui consiste à inciter « les gens » à organiser des repas ou des apéros avec leurs voisins, dont le connard du dessus et la bourgeoise à Smart qui n’a pas dit une seule fois bonjour à un voisin depuis les grèves pour l’école libre, en 1984. Vaste et ambitieux programme. Lecteur urbain et misanthrope, imagine que tu aies à partager de la mortadelle avec la grosse conne qui laisse son chien aboyer à deux heures du mat, que tu doives servir le verre de l’amitié au maniaque qui envoie douze lettres de récrimination par mois au syndic de copropriété : immeubles en fête, c’est ça. Bien entendu, ça ne suffit pas pour qualifier de pétainiste une opération, fût-elle festive.
Quand on eu la chance d’habiter dans des quartiers très différents les uns des autres, on se rend compte de quelques constantes valables sous toutes les latitudes, à toutes les époques et de toute éternité. Premièrement, plus le niveau de revenus des habitants d’un quartier s’élève, moins ils sont sympathiques. Polis, oui, quelquefois, mais sympathiques, jamais ! Dans un quartier embourgeoisé (ou pire : rupin), il faut s’arranger pour ne jamais avoir besoin de ses voisins, ce qui revient à dire qu’il ne faut pas les déranger. Que ce soit pour une garde d’enfant impromptue, une panne de bagnole, un tire-bouchon cassé, un canapé convertible à descendre par l’escalier ou tout autre petit embarras de la vie quotidienne, il n’est pas question de demander à ses voisins de compatir, de supporter du bruit, et je te parle même pas d’un coup de main ! Il semble que l’Humanité se soit donné un mal fou pour arriver à ce stade ultime de développement où le confort personnel et la quiétude totale sont les deux règles d’airain qu’on ne transige sous aucun prétexte. Dans un quartier bourgeois, les archaïques Dix commandements sont remplacés par un seul : « Tu ne dérangeras jamais tes voisins ». Immeubles en fête dans ce contexte, c’est comme saupoudrer un catafalque de confettis.
Dans un quartier fauché (ne parlons pas de quartier « ouvrier », la fermeture accélérée des usines tendant à faire disparaître cette catégorie professionnelle comme neige en Floride), c’est l’inverse qui prévaut. Si l’on n’y est pas totalement hostile à l’idée de confort personnel, tout indique que ce confort doit obligatoirement être ostensible et, quand c’est un confort vraiment moderne, bruyant. Bien sûr, il y a ce con qui utilise chaque jour de l’année sa perceuse, quelque part dans les étages supérieurs (à moins que ce soit les étages inférieurs, on ne sait), ou qui semble taper sur les tuyauteries avec un petit marteau, exprès pour que le bruit se propage… Bien sûr, il y a ce couple affreux qui se traite de tous les noms chaque matin et chaque soir (la journée, on n’est pas là) et dont les mômes sont de parfaites têtes à claques. Bien sûr, il y a cette poissonnière qui conversationne à minuit avec ses copines depuis la fenêtre du sixième, et qui se plaint auprès d’elles de ses déboires sexuels de boîte de nuit, c’est clair j’veux dire. Evidemment, il y a ces dix imbéciles qui magouillent comme des porcs pour s’acheter des BMW décapotables avec lesquelles ils font le tour du pâté de maisons huit heures par jour. On connaît tout ça, mais le caractère prioritaire de l’habitant de ces quartiers, qui unifie tous les comportements, c’est avant tout qu’il doit être bruyant. Une télévision géante fonctionne toute la journée, fort, et une bonne partie de la nuit (surtout quand on s’endort devant). Une réunion de famille se ponctue d’une volée de décibels, aidée par le molosse qui aboie chaque fois que personne ne passe devant la porte du palier. Un match de foot (ou un Tour de France, c’est pareil, mais avec des vélos) s’écoute fenêtre ouvertes. Par la grâce des cloisons hyperminces, une chasse d’eau devient un niagara, à peine couvert par le bruit de l’ascenseur qui s’arrête à l’étage. Sont-ce ces bruits omniprésents qui arrosent égalitairement les habitants de leur impérieuse voix ? Toujours est-il qu’on assiste à un nivellement des conditions et, partant, à une plus grande proximité humaine. Un peu comme la solidarité des tranchées rapprochait les Poilus entre eux, celle des conduits auditifs soude les voisins autour d’une souffrance commune. De là les signes de solidarité qu’on y rencontre encore, et qu’un changement de statut social rendraient impossibles.
Ce n’est pas pour cela que la fête des voisins est fondamentalement réac (option Pétain), mais c’est dans ce contexte qu’elle sévit. L’idée de départ est de renouer du lien social, de promouvoir le vivre ensemble ou d’adopter une démarche citoyenne dans un contexte urbain (ou une autre formule obscène de la même farine). L’idée est, en somme, le temps d’une journée, de revivre la vie d’avant, celle des films populaires des années quarante, avec son brassage des conditions et des âges, de retransformer les villes en villages et de faire comme s’il était possible que des gens d’un même quartier se sentent d’un même quartier. Or les villes n’ont pas été construites par des urbanistes soucieux de revivre le passé artificiellement. Elles ont été bâties autour de l’activité humaine : le travail. C’est parce que les gens travaillaient et habitaient au même endroit qu’ils pouvaient se connaître, s’apprécier ou se détester, s’aimer, se fréquenter, s’épouser. La structure de la société, celle de l’économie et celle des villes permettaient que des gens partagent un territoire géographique. C’est dans ce cadre, et uniquement dans ce cadre, que des échanges peuvent s’opérer (nous les appelons « humains » avec un respect superstitieux, comme des collectionneurs fascinés contemplent un vieux travail d’orfèvrerie) et que des notions de solidarité prennent un sens. On vit ensemble, on travaille ensemble, on souffre ensemble, on forme un groupe, on peut donc être solidaires des autres, etc. Notre époque a permis que chaque habitant d’un quartier, ou presque, passe deux heures dans les transports en commun pour aller travailler à dache : les conséquences sont logiques, impitoyables et parfaitement universelles. Quand on prend son RER et qu’on va travailler à soixante bornes de son quartier, il est IMPOSSIBLE de rien lier avec qui que ce soit. On en arrive à mieux connaître les collègues de bureau que ses propres voisins du dessus, et c’est bien naturel. L’intégration dans une communauté, qu’elle soit de quartier ou nationale, ça passe par le boulot, et c’est marre. Tout le reste, absolument tout le reste n’est que bavardage. Rien ne peut se faire sans ça, et tout en découle. Le travail ne pourvoit sans doute pas à tout, mais c’est un préalable incontournable. Si l’on travaille dans son quartier, on arrivera à connaître tout le monde, y compris les concurrents, on y trouvera sa place et sa vie.
Le pétainisme ici, ça consiste à se faire une image idyllique du passé, avec ses bonnes odeurs et ses voisins toujours prêts à l’entraide, à nier le monde dans lequel nous vivons (et qui engendre la dureté des rapports entre les gens, voire la totale indifférence, voire la haine, dans la plus grande logique) et à tenter de faire comme si, se contenter d’une mascarade. Dans la France de 2009, participer à « immeubles en fête », d’un point de vue intellectuel, c’est comme espérer le retour de la monarchie ou l’unité de l’Eglise.
La réaction se porte bien, elle fait la fête dans la cage d’escaliers.
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BEBOPER
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Libellés : Franceland©
Le Zoophile Sadique
Une chose est sûre, c'est qu'avec un titre pareil on va faire exploser les compteurs du CGB en s'ramassant tous les plus gros détraqués du web 2.0.
T'en as marre des reportages à l'eau de rose du torche-cul Chocs ??? Tu veux du gore ? Des séquences hardcores filmées à coups de larme, de sang et de sperme ?
Bienvenue au CGB, seul blog à avoir assez de corones pour diffuser le reportage sur le zoophile sadique !! (même L'Organe a fait dans son froque !)
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Skymann
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Libellés : Faits divers, necro, Parodie, Science
22 mai 2009
Salut au Kentucky
Le secret, qui domine aujourd'hui si visiblement la société capitaliste, est un moyen de faire croire qu'il n'y a pas de responsable à l'état actuel du monde, ou qu'il s'agit d'un système dont il est bien difficile de trouver les coupables. Et donc, qu'il est inutile de se révolter, puisqu'un patron délocaliseur ou un financier escroc qui fait s'effondrer des économies entières ne sont que des rouages d'une machine qui fonctionne toute seule. Les tuer, les étriper ou les enfermer pourrait éventuellement soulager quelques énervements légitimes. Mais bon, tout continuerait comme avant, de toute façon.
A vos Marx, prêts, partez !
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A.rnaud.
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Libellés : Coup de coeur d'un Cégébiste, La citation du jour
La lèpre de Schwob
Marcel Schwob mourut les yeux mangés par l'opium et les veines enflées par la morphine. Il s'éteignit dans un tohu-bohu de livres, l'esprit affalé sur des lassitudes, la chair percluse d'érudition.
Il aima les écureuils, les gnoses et l'argot. Il sut le grec, le latin, le sanskrit. Il se passionna pour la nuit du crime. On accueillit ses conférences sur François Villon et les compagnons de la Coquille. Il chroniqua les mystères des petites prostituées. Il médita la différence et la ressemblance, et fut avide de se disjoindre, de s'aliéner à lui-même; ses amis, qui admirèrent son intelligence exégétique, son âme inquiète et raffinée, apprirent qu'il voulait être l'alchimiste de lui-même, pour se dissoudre, se perdre dans la multiplicité et mettre le monde en croix - pour faire mourir la mort, parce qu'elle nous rend semblables à tous, à nous-mêmes. Il disait souvent : "A quoi bon ?" Il disait aussi, comme Baudelaire : "Ça sent la destruction". Ses préférences allaient aux masques. Il rêva les utopies pirates, il fit le voyage aux fantasmagories, il s'aventura avec Stevenson dans le pays des dynamiteurs... Sa vie fut endolorie par des brûlures de ventre et il implorait sa femme de l'écraser sous ses pieds. Il raffola des mots amorgine, écorcheur, narthécophore, pourpoint, guisarme, égorger, blanche... Il avait des cauchemars, les yeux brillants, et sa tête ronde et pâle s'empalait sur un corps mince à peine voûté.
Le Plomb
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A.rnaud.
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Libellés : Coup de coeur d'un Cégébiste, Livres fondamentaux
C'est con... mais ça soulage
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-K-
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Libellés : n'importe nawak présidentiel
21 mai 2009
Les ombres de la mort
1932
O sorella dell'ombra
Notturna quanto più la luce ha forza,
M'insegui, morte.
O toi soeur de l'ombre,
Nocturne, d'autant plus que le jour a de force,
Tu me poursuis, ô mort.
Mort taquine, légère, enfantine et rieuse.
Dans un texte aux résonnances léopardiennes (on pense au poème inclus dans le "Dialogue de Frédérick Ruysch et des ses momies") c'est ainsi une toute autre image de la mort qu'Ungaretti nous donne.
Et pourtant le poète n'inverse-t-il pas la perspective?
Ne sommes-nous pas plutôt nous-mêmes les ombres de la mort, n'existant que par elle, pâles reflets de l'universelle et éternelle camarde?
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TODOMODO
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Mai 68 et la guerre psychologique de basse intensité
Remplacez marxiste-léninistes par Libéraux et USA par France. Ici les idiots utiles sont les Trotskystes et les Maïostes.
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Paracelse
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20 mai 2009
Mai 2009 : la révolution introuvable

Les étudiants de la Sorbonne, dépositaires de la responsabilité d’avoir à réanimer chaque année la figure de proue fossilisée de la contestation estudiantine, ont rendu les clefs des amphis. Les étudiants reprennent le chemin de leurs pupitres. Les rêves de révolution, c’est fini pour cette année. On verra l’année prochaine, faudrait quand même pas que nos petits mignons se retrouvent à devoir bûcher pendant leurs vacances d’été en perdant au passage le filet de sécurité des rattrapages de septembre… Tout un symbole, au moment où les producteurs de lait repeignent le laid urbain en blanc, à grand coup d’acide lactique : « la vie en beau » n’est pas pour demain et les lendemains s’ils se décident à chanter un jour, sonneront faux…
Le combat ne résiste pas aux impératifs individuels. L’union, tant mise en avant par les porte-parole des différents syndicats lors des manifestations de janvier ou de début mai, pas furtive pour un sou, est bien fictive, factice, fictionnelle. Les « événements de la crise financière » le démontrent de manière magistrale. La contestation est atomisée. La solidarité est sublimée. Sublimée, au sens du solide se transformant en volutes de gaz volatiles… Enculé de Démocrite ! 
Bien sûr, le chômeur, nécessaire au bon fonctionnement du « système » en sa qualité de figure repoussoir, fait bien encore le lien entre les différents actifs véritablement actifs. Elle les soude en négatif, mais dans un contexte où l’isolation est toujours poussée plus avant et de manière toujours plus sophistiquée, l’effet est détestablement optimal. Même le temps de la solidarité par tranche socioprofessionnelle est aujourd’hui révolu : le combat se mène à l’échelle de chaque entreprise. Un vrai saucissonnage… Avons-nous des ouvriers venant épauler leurs petits camarades de chez Caterpillar ou Continental ? Là n’est pas la question, non : y a-t-il encore des ouvriers employés en France ? Zat is ze quechtionne…
Cette question se pose d’autant plus qu’une information capitale est tombée aujourd’hui : les ouvriers de Bata ont "gagné" leur procès contre leurs licencieux licencieurs devant les prud’hommes. Le motif ? Le moyen qui a fait mouche, qui à la fin de l’envoi a touché ? Leurs employeurs ne leur avaient pas proposé de solution de reclassement en Roumanie, destination choisie pour la délocalisation des usines de machines outils Bata, lors de la mise en branle de leur plan social... Et boum ! 
2 millions d’euros de dommages et intérêts pour les heureux vainqueurs… 2 millions pour entériner des licenciements en bonne et due forme, avec proposition de reclassement en Inde à 60 euros nets le mois. Nous ne jetterons pas la pierre aux ex-employés de Batta, d’autant que lorsqu’on travaille dans la chaussure, on doit savoir y faire en bas de laine… Non. Nous rappellerons juste à nos fidèles lecteurs que le « détricotage » du Code du travail est aujourd’hui consacré par nos tribunaux. 
Jurisprudentiellement vôtre.
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Lé(s)tat
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Libellés : Franceland©, Justiceniquesamère
LOPPSI la LOPSA
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-K-
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Libellés : n'importe nawak présidentiel
Les soirées du Great Boddicker
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A.rnaud.
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Libellés : Baise à l'état pur, Musique
19 mai 2009
CGB vous connaissez ?
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Skymann
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Libellés : Baise à l'état pur, Clash, n'importe nawak présidentiel
60 ans de réussite socialiste
60 ans que la RDA nargue effrontément les impérialistes de l'OTAN de l'autre coté du rideau de fer. Le CGB a reçu une invitation officielle de Berlin-Est et vous ramène les images de cet anniversaire historique:
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-K-
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Libellés : Nostalgie d'une époque révolue
18 mai 2009
Pour le droit à mourir dans la dignité
Les ricains, blasés de publier des photos de starlettes en train d'exhiber (in)volontairement aux paparazzi ce qu'elles cachent sous leurs jupes-sans-culotte, comptent maintenant sur l'agonie et la mort pour raviver les sens éteints des voyeurs décadents:

Et voilà que cette mode hideuse arrive en France!
Une radio très connue pour son goût du people et du racoleur (France Culture) est en train d'enregistrer complaisamment chaque semaine l'agonie d'un malheureux vieillard pour qu'un public de vautours puisse s'en repaître!
Il faut faire cesser ce scandale!
C'est insoutenable!
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-K-
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Libellés : ta gueule
Navrant
Nicolas Sarkozy : visite surprise à Femme Actuelle
Tout y est: la ravissante idiote, le conciliabule des bigotes de chez Femme Actuelle, le clientèlisme du polichinelle qui nous sert de président, l'allégeance totale des mémères au couple présidentiel, le pognon du contribuable qui sert à payer la collation de ces dames.
Le plus triste étant que c'est précisément grâce à ce genre de précipité chimiquement pur de laideur que la ménagère moyenne consomme (et non pas vote, restons sérieux) Sarko et parvient à le faire élire.
Renvoyer les lectrices de la presse féminine à leurs plumeaux et aspirateurs changerait probablement toute la donne politique... Car il y a, d'autres l'auront noté, qu'on se farcit depuis longtemps déjà les chouchous de ces dames, qu'on peut débattre des heures dans le vent sans que rien n'y change, que la politique est vaine dès que les considérations commèro-vaginales des pétasses ont trop voix au chapitre.
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Amiral Potiron
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Libellés : Franceland©
Dick in a Box
Fini la branlette sur ILYS, au CGB on passe direct aux travaux pratiques !! Tonton Sky vous donne une méthode infaillible pour lever toutes les petites minettes bien vulgos de votre entourage !!
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Skymann
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Libellés : Baise à l'état pur
Encore un black barbare?
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-K-
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Libellés : Politique
17 mai 2009
Arrêt sur image
Au CGB, on ne nous la fait pas. Nous avons parmi nous des spécialistes formés à la méthode ASI-Scheißermann.
Nous savons décrypter les images, alors lorsqu'un magazine trash prétend nous informer, nous disons Halde-là!

Et nous vous dévoilons en exclusivité la dernière provocation de la bête immonde:

Vous ne comprenez toujours pas?

Hé oui.. Encore un coup médiatique de l'humoriste favori de Ben-Laden.
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-K-
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Libellés : Blog Spirit, Médias, Parodie
Ruquier est Sarkoziste
Scoops CGB :
1. Laurent Ruquier a déjà été "à fond" derrière une femme (en l'occurrence Ségolène Royal) !!
2. Laurent Ruquier voudrait que son passé "trouble" pré-2007 soit effacé afin de préparer sereinement sa rentrée sur France2 en septembre 2009 !!
3. Cette vidéo est d'une totale mauvaise foi !!
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Skymann
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Don Sarko Pantalone
Hassein Amara, 23 ans, le frère aîné de Fadela Hamara, meurtrier d'André Baster, propriétaire d'une bijouterie... Des malfaisants entendaient ne pas renouveler la carte de séjour du brillant jeune homme... C'était sans compter sur le Don!

"Je ne sais pas si le Don a donné des ordres, mais mon frère a eu enfin ses papiers"
_ Hé! Yé leur ai jouste fait oune propositione qu'ils n'ont pas pou réfouser.
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-K-
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Libellés : n'importe nawak présidentiel, Parodie
16 mai 2009
La vérité sur l'Abbé Pierre
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A.rnaud.
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Libellés : Baise à l'état pur, Philanthropie et bons sentiments
Nostalgie Martinique





Les femmes ne sont pas encore couvertes de bijoux achetés à des marchands levantins et payables sur 24 mois à 17% grâce aux alloc.
Les hommes habillés à la coloniale marchent élégamment rue Victor Hugo et le long du canal Levassor.
Les jeunes filles du couvent de Cluny passent en rang devant la cathédrale Saint-Louis.
Joséphine avait encore la tête sur les épaules.
Ô Martinique qu'as-tu fait de ton passé?
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TODOMODO
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15 mai 2009
O my Michelle, tu nous excites!
...il ne suffisait pas de la trouver"belle" , il faut encore qu'on la trouve "sexy"...
Messieurs, le priapisme vous guette si vous cliquez ici:



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-K-
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Libellés : Médias
Stéphane Richard, copain d'Orange
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-K-
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Libellés : n'importe nawak présidentiel, Parodie
14 mai 2009
Le chaud lapin bande mou
Playboy, le magazine culte de l’éjaculation
Hugh Hefner, ce pape mondial du bling-bling acclamé par 50 cents et toute une ribambelle de Wesh Wesh Yo Yo mongoloïde, a de quoi faire la gueule et virer quelques putes de son harem. Cet octogénaire ultralibéral va devoir redoubler d’effort pour redonner la trique aux mâles dominés qui depuis la crise compensent dans la hargne, l’alcool, les joies du lit conjugal et You Porn pour les plus malchanceux. Car là est son métier (si on peut parler d’un métier). Hugo est un alchimiste de la quéquette. Alors que les occultistes moyenâgeux s’efforçaient de créer la recette de l’élixir de vie et de transformer le plomb en or, Hugh, lui, a trouvé un moyen de transformer le sperme en dollars (et après ça, on ose prétendre que l’argent n’a pas d’odeur !). La planche à billets de Hugh est la pulsion libidinale avec du foutre en guise d'encre. En outre, il est certainement celui qui a le plus contribué à la naissance du mythe de la « personnalité sexuelle », cette dictature moderne du sexy qui fait même des ravages sur un certain blog, soi-disant réac, qui exhibe régulièrement quelques jouvencelles dénudées pour pas un kopeck… pour des libéraux, ça la fout mal.
Monsieur Hefner, le CGB a la solution à tous vos problèmes ! Profitez de la vague Obama en saturant votre magazine de pétasses métissées. C’est le moment ! Yes you can !

Nadine Canné : Ex-playmate, Miss Juillet 1957
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Paracelse
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Frédo le Magnifique
Le fort avantageux gentlemen's agreement qui me lie à un certain Cégébiste (dont le bureau et la figurine de Nezumi Sembai sont, soit dit en passant, en train de prendre la poussière, surtout depuis que Diego, notre stagiaire n'est plus là) m'empêche de dire tout le bien que je pense de Jeff Coppé.
Aussi, mettons le feu sur un tout autant sympathique individu en la personne de Frédéric Lefebvre, talentueux porte-parole de l'UMP, qui ne saurait bouder sa paternité, tout au moins spirituelle, avec Jean Lefebvre.
Pour les raisons suivantes, Frédo est grand:
- parce qu'il est client de la Société Générale et que si ses dirigeants n'avaient pas renoncé à leurs stock-options, il aurait clôturé son compte. Si ça, c'est pas de l'engagement.
- parce qu'il ferait un couple du feu de Dieu avec Nadine Morano. Ne doutons pas que leur progéniture ferait un malheur contre l'Internet 2.0, refuge de pédophiles, de dealers de streaming...
-parce qu'en bon moderne, il a crée sa société de lobbying, société liée aux industries du tabac, de l'alcool et des casinos. Une société qu'il a eu le bon goût de nommer "Perroquet institutionnel communication". De là à faire le lien entre sa personne et la voix de son Maître, il n'y a qu'un pas.
- parce qu'il "pense" que la Royale, sorte de Jeanne d'Arc des Temps Modernes, a besoin d'une aide psychologique.
- parce que selon lui, pêle-mêle, "la poupée vaudou est une arme" (surtout celle de Ségolène R.), "le bouclier fiscal, un élément de justice" et "la dénonciation, un devoir républicain" (éternel retour aux heures les plus sombres de notre histoire).
- parce qu'il est très ami avec Jean-Luc Hasek.
- parce qu'il possède un Blackberry et qu'en moderne convaincu, il poste ses communiqués via ledit appareil, ce qui explique les fautes d'orthographe. Il serait scandaleux d'accuser d'illettrisme pareil grand homme.
- parce qu'en bon fan de séries Z (Frédo ferait d'ailleurs un excellent zombie, bien que l'on puisse craindre qu'il ne se fasse que trop rapidement laminer voire lapider), j'apprécie les méchants mécréants à la dégaine de mafieux, surtout quand, comme Frédo, ils ont des costards de maquereau et une tête marrante.
- parce qu'il croule sous les récompenses, le mois dernier, il s'est vu remettre un "Big brother Award" pour sa volonté de réguler l'Internet.
- parce qu'il navigue en de très hautes sphères où seule Clémentine Autain est à même de rivaliser.
- parce qu'à 50 ans, il arrête la politique pour se consacrer à la production et la réalisation de films. Gageons qu'il passera également devant la caméra.
- parce qu'il est de droite et que j'aime bien les gens de droite.
Et pour ceux qui pensent que j'exagère:
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Libellés : Coup de coeur d'un Cégébiste
Mémoire et repentance
En tout cas, les revendications mémorielles sont devenues l'un des domaines de prédilection de la "radicalité critique". Dans l'échelle des crimes occidentaux, le colonialisme est presque pire que le capitalisme, c'est le pêché capital. De plus, on s'acharne à juger ce phénomène historique complexe en noir et blanc, victimes d'un côté, coupables de l'autre. Pour parler comme Marcel Gauchet, ces religions des Droits de l'Homme et de l'individualisme aboutissent presque fatalement à une héroïsation de la victime. Dans une société qui manque cruellement de saints et de modèles, la victime a pris une place centrale.
Causeur - 5 novembre 2008
propos recueillis par Elisabeth Lévy et Gil Mihaely
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Libellés : Histoire, La citation du jour
13 mai 2009
Pour un Gonzo journalisme
Saint François d'Assise, faites donc un geste pour la presse! Le fait est, et quiconque ne s'en est pas rendu compte aurait dû redoubler son CP, le fait est que les plumes volent bas, que le journalisme français est en proie à une sorte d'Alain-duhamelisation manifeste, générale et sans quartier.
On doit dire d'abord comment les rimes sont plates: trois ou quatre exceptions, peut-être, mais, du Monde à Libération et du JDD au Figaro, que de proses en guenilles... Que de journalistes tristement moyens... Que d'éditorialistes rabougris, et qui baragouinent sans vergogne, et qui vous assomment matin de leurs considérations d'alcooliques sans dimension.
Car allons, mais ce n'est qu'un exemple, prenons, Ô grand hasard, le bon et beau Zemmour... sûr qu'il est bien gentil, bien poli, superbement coiffé, sûr qu'il dit parfois très vrai... mais quelle plume de pingouin! Simple: on croirait un skyblogger. Le bon et beau Zemmour balbutie, le bon et beau Zemmour gribouille, le bon et beau Zemmour écrit en sms, le bon et beau Zemmour est à la littérature ce que Sébastien Cauet est à la grâce, tout imbécile osant prétendre le contraire devrait soit se procurer une paire de lunettes, soit s'inscrire à la COTOREP.
Les plus observateurs objecteront sans doute que le bon et beau Zemmour n'est pas journaliste, qu'il est présentateur de jeux télévisés au même titre que ses comparses Naulleau et Patrick Sébastien, et qu'en cela on doit lui pardonner ses fautes. Certes! Admettons! Mais il en est bien d'autres, présumés hommes de plume, dont le verbiage de basse-école ankylose nos journaux. Des Joffrin, des Barbier, des Kahn et combien d'insignifiants anonymes! Leur problème, à ceux-là, n'est pas nécessairement le manque absolu de talent, n'exagérons rien, mais certainement cette incapacité crasse à prendre certaines libertés, incapacité, mon vieux, qui les noie dans la nullité comme un sac de chatons se noierait dans une marre. Les écoles de journalisme, ces chapiteaux astrologiques, les formatent on ne peut plus, leur coupent littéralement les ailes, leur enseignent la peur, la peur panique d'aller nager dans le grand bassin. On les abreuve, les pauvres, d'une éthique à la noix, on les persuade, les bougres, que se comporter à l'écrit comme une mémère dans un salon de thé fera leur objectivité. Menteries! L'objectivité est une foutaise de sociologues au rabais, la tiédeur un SIDA sans pitié.
Ah, les limites qu'ils s'infligent! Ah, comme ils se musellent... Pas le moindre mot ne dépasse, tout est récuré, lavé à l'eau de Javel, personne, alors que la terre entière s'accorde là dessus, personne pour oser écrire, par exemple, que Laurent Ruquier est un plat playmobile. Personne pour déverser des montagnes d'excrément sur Jules-Edouard Leclerc. Personne pour dire combien la place de BHL est à l'arrière d'un camion de poubelles, parisien ou marseillais. Ils s'autocensurent à ce point que d'aucuns déjà hurlent au complot, que tout se passe comme si une machiavélique engeance était aux manettes et les mettait à se courber devant de saintes icônes... Mais point! Ni complot ni machiavélique engeance, juste une époque qui se Philippe-Valise, où la bière ne pique plus et où la pisse est froide. Juste des écoles de journalisme, ces roulottes de voyantes à ciel ouvert, qui lâchent dans la nature leurs entiers bataillons de nains fogielisés...
Que Maldoror les châtie! Autant vous dire, messieurs, que de l'actualité tout le monde se fout, que les airs concernés et les larmes pour le Tibet ne donnent en aucune manière et en aucun cas les clefs pour le Royaume des Cieux. Faire voeu d'écriture n'a rien à voir, messieurs, avec les lunettes rectangulaires des parisiens cafeïnomanes, il faut, messieurs, et en toute occasion, que la Lettre tonne.
Alors splendide Internet! Bien sûr, il faut donner de la machette pour faire tomber les lianes de minables et les grappes de peigne-culs, il faut ne pas s'intoxiquer sous l'avalanche étronesque des lol et autres mdr, il faut ne pas frapper aux portes des escrocs, éviter les vendeurs de "style blog", ce sous-journalisme, cette Yann-Barthezerie, cette impertinence à la portée des poneys. Rude bataille navale, combat spartiate, mais il y a que, techniquement, tenir blog est encore le meilleur moyen de faire sonner le Mot, même si, et comme de juste, tiennent blog les plus lamentables scribouillards et que l'activité de tels nuisibles éclabousse les vrais, les grands, les bons nageurs.
Car il y en a d'excellents. Qu'on laisse les zigouigouis étaler leur geekerie, les morues pixelisées faire don de leur vagin à la toile, qu'on laisse! Mais qu'on rende grâce à ceux qui, contre vagues et courants, font bel et bon usage de leurs cahiers publics. Bénévoles du Mot, secouristes de la Plume, brancardiers de la Lettre, les voilà, les vrais, ceux qui donnent et qui n'ont rien à vendre, les voilà, ceux qui sont libres de dire, les voilà, ceux, affranchis d'Alain Duhamel, ceux qui brillent, ceux qui piquent, qui envoient et qui touchent, les voilà.
Il faut croire, messieurs, que sous les torrents imbuvables de bêtise charriée par les réseaux, sous ces tourbillons d'individualisme de masse, sous ces baïnes de mauvais goût résiste certaine fleur, plus puissante et plus libre que ne l'auront jamais été les anciens. Il faut croire, messieurs, qu'il est grand temps d'y voir la genèse inespérée de ce qu'un très illustre avait envisagé, dessiné, baptisé. La genèse, enfin, d'un Gonzo journalisme.
Alléluia.
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Amiral Potiron
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Libellés : Baise à l'état pur, Blog Spirit
Le dernier jour (2/ 2)

Depuis des temps que la mémoire ignore, les gens de ce pays tiraient la plus grande fierté de leur condition. Nul n’est connu pour avoir nié à l’Arbre sa place dans la vie de l’homme. Personne n’a estimé utile d’aller vivre dans un pays voisin pour être plus heureux. On sait pourtant que les étrangers ont toujours regardé ce coin du monde comme une anomalie, une exception de l’excès qu’un être normal ne peut envisager qu’avec dégoût. Comment, à notre époque, vivre en dépendance des caprices d’un végétal qu’une aberration incontrôlée nourrit en dépit de toute mesure? Surtout, ce qui ne fut jamais compris, c’est cette admiration pour l’incongru, ce pacte avec l’irrationnel qui désignerait les peuples les moins mûrs. Ce mépris sauva le pays pendant des siècles.
Quand les premiers Avnigotes s’installèrent, personne parmi les Aubrants ne songea à les chasser, ni même à leur refuser le droit de vivre où bon leur semblait. Qu’importait que ce coin de terre fût cultivé par eux ou par d’autres puisque la terre était généreuse pour tous? Mais les Avnigotes étaient les fils d’une autre civilisation, d’un pays où ce que l’on possède doit être durement gagné.
Les choses les moins nobles ont parfois la qualité paradoxale d’attirer l’intérêt des gens, et les plus viles idées profitent toujours de cette facilité. Sans qu’ils ne fissent jamais rien contre leur nouveau pays, les Avnigotes ne pouvaient s’empêcher de montrer, par leur façon de vivre et leur indifférence à l’Arbre, qu’ils ne partageaient pas les mêmes sentiments que leurs hôtes. Leur commerce s’inspirait d’autres règles. Leurs affaires prospérèrent tellement que tous repartirent un jour ou l’autre dans leur patrie. L’exemple qu’ils avaient donné aux Aubrants fit de profondes brèches dans ce que chacun croyait immuable.
Il faut dire que l’Arbre n’avait jamais rien refusé aux hommes : depuis les plus anciennes générations, il avait offert son bois mort pour réchauffer la vie, et si l’on venait parfois lui prendre quelques vifs rameaux, rien n’avait indiqué qu’il pût en être affecté.
Un jour, à l’occasion d’un conseil que tenaient les habitants du Vallonpré, quelqu’un fit remarquer le chemin qu’il devait parcourir pour aller jusqu’à ses champs près de Mignevarre, et il prononça cette phrase :
Si l’Arbre n’était pas là, je gagnerais aisément deux jours de trajet.
Personne ne fit vraiment attention à ce qui venait d’être dit car on ne compris pas du tout ce que pouvait signifier ce genre de langage. Cette idée tomba dans l’oubli instantanément, puisque personne ne pouvait en saisir le sens.
L’on convint depuis que ce jour marqua le commencement de la réforme, mais il a fallu bien des choses encore pour que l’on prenne conscience de l’enchaînement des événements qui vont suivre.
L’idée fit son chemin, au point que les plus hautes autorités du pays en délibérèrent au grand conseil de l’An qui suit de dix jours l’arrivée des premiers bourgeons. Un nombre toujours plus grand de citoyens parlaient de faire dans l’Arbre de vastes saignées pour éviter d’avoir à contourner sa masse énorme. Que pouvaient bien faire quelques coupes à ce titan d’éternité dont la vitalité n’avait pas d’égale au monde? Les partisans de cette chirurgie grandiose utilisèrent un argument qui fit beaucoup d’effet :
Que chacun réfléchisse!
Cet appel à la raison s’opposait bien sûr aux lourdes arguties de ceux qui ne voulaient rien entendre et qui perdirent la sympathie des foules par leur attitude intransigeante. Il leur manquait, pour qu’on pût leur donner raison, l’art de présenter les choses de manière plaisante. Un homme se vit particulièrement ridiculisé par la prétention qu’il affichait de prédire que tout finirait si l’on touchait à l’Arbre
Que chacun réfléchisse! Vouloir aménager l’Arbre en fonction de l’homme ne signifiait pas qu’on voulût sa disparition ni que demain, un monde sans lui fût possible. Les échanges d’avis, puis d’insultes, qui retentirent alors marquèrent un changement très brutal d’avec les anciennes habitudes de courtoisie dont soudain nul ne se souvenait.
C’est du peuple que vint la solution. On s’entendit pour recueillir l’opinion de chaque Aubrant en âge de s’exprimer, et pour respecter cette commune volonté, quelle qu’elle fût.
La nuit qui précéda l’annonce de la décision, quatre familles de Falangola disparurent : personne n’ignorait ce qu’elles étaient devenues mais l’on n’en parla jamais. Quand l’heure fut venue, il parut naturel à tous de se retrouver à l’Enfrouâlne, près de la roche du Feu. C’était le lieu d’où partaient traditionnellement toutes les processions et c’est dans la chapelle qui s’y trouve que l’on baptisait les enfants. Les Sages chargés d’annoncer l’avenir étaient pris d’une lenteur inouïe : on eût cru qu’ils retenaient volontairement chacun de leurs gestes. Il y eu un moment assez bref mais qui parut immense, où le silence le plus complet se fit. Vêtu de ses habits d’apparat si simples mais qui le nimbaient d’une aura si puissante, une sorte de lourdeur, le Grand Consul annonça que le peuple avait choisit : l’Arbre serait amputé. En conséquence, les travaux gigantesques commenceraient après les fêtes du printemps.
Si j’ai dit l’histoire de l’Arbre au passé, c’est que tout ce que je viens d’écrire appartient à un monde qui n’est plus. Mais je ne puis dire avec certitude si c’est parce que l’Arbre a cessé d’exister ou si c’est moi qui suis mort.
Fin.
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BEBOPER
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Libellés : Nouvelles
12 mai 2009
Affaire Dray : la piste Séguéla
30 montres grand luxe... Le gentil Julien sous l'influence du gourou de la pub?

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-K-
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Libellés : People
Back to black out

L’affaire du « gang des barbares » était hier le prétexte à un nouveau pseudo débat de société, dans l’émission Mots croisés d’Yves Calvi. Etaient présents Francis Szpiner, célèbre avocat, qui en l’espèce défend la mère d’Ilan Halimi, partie civile au procès, Emmanuel Ludot, actuel avocat du « trou noir » Youssouf Fofana (tous droits réservés à notre métaprophète Maurice G. Dantec), Pierre Lamothe, expert-psychiatre près la Cour de Cassation, Patrice Ribeiro, policier et membre du syndicat Synergie officiers, et Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France. Paraît-il que Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, était également de la partie. J’avoue n’avoir pas regardé suffisamment longtemps l’émission pour le confirmer et pouvoir m’enthousiasmer sur les inepties qu’elle n’a, à coup sûr, pas manqué de proférer avec emphase, aplomb et tout le crédit de dignité que peut conférer une fonction de brasseuse de vents et démiurge de moulins…
Alors que le procès du gang a débuté il y a deux semaines et est toujours en cours, on se demande bien ce que branlaient à la téloche les deux avocats ayant en charge l’essentiel du dossier. L’on continuerait à faire de la Justice une authentique mascarade, qu’on ne serait qu’à moitié surpris…
Le fait est que ce fait divers a un fort potentiel médiatique car il cristallise certains problèmes sociétaux particulièrement sensibles : problèmes de banlieue et antisémitisme, culture de l’argent et culture de l’anti-intellectualisme.
Tous les interlocuteurs étaient en définitive réunis pour trancher la question suivante : le crime dont a été victime Ilan Halimi, est-il oui ou non, un crime antisémite ? 
« En astrophysique, un trou noir est un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors noirs. » (Wikipedia). Il semblerait que Dantec, en affublant Youssouf Fofana de cette qualification, ne se soit pas trompé sur ce point. Par contre, les trous noirs ne sont pas directement observables, contrairement à Youssouf Fofana, quoiqu’il ait fallu attendre, à l’instar d’un trou noir, qu’il agisse sur son environnement. Nous reconnaîtrons donc en l’occurrence que notre auguste métaprophète a fait preuve d’à propos pour décrire l’indicible...
La justice française a donc, objectivement, à juger un trou noir. Oui mais antisémite ou monstrueusement "imbécile" ?… Quelle différence en l’espèce, eu égard au probable prononcé de la peine au pénal ? En droit, notre trou noir sera probablement condamné à une peine de réclusion criminelle à perpétuité selon la combinaison des articles 221-1 (« Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle. »), 222-1 (« Le fait de soumettre une personne à des tortures ou à des actes de barbarie est puni de quinze ans de réclusion criminelle ») et 221-2 (« Le meurtre qui précède, accompagne ou suit un autre crime est puni de la réclusion criminelle à perpétuité. ». Les actes de barbarie,incriminés dans l’article 222-1, étant passibles d’une peine supérieure à dix ans, constituent nécessairement un crime). Mais on peut tout aussi bien citer directement 221-3 : « Le meurtre commis avec préméditation constitue un assassinat. Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité. » Cela dit, si mes souvenirs sont exacts, le « gang des barbares » a relâché Ilam Halimi vivant . Certes, plus mort que vif mais vivant... 
Concernant le prononcé de la peine de sûreté, qui accompagne la peine proprement dite, nous pouvons tabler sur une application sérieuse des articles 221-4 ou 221-3 du Code Pénal qui disposent : « Lorsque (…) l'assassinat (221-3), le meurtre (221-4) est précédé ou accompagné (…) de tortures ou d'actes de barbarie, la cour d'assises peut, par décision spéciale, soit porter la période de sûreté jusqu'à trente ans, soit, si elle prononce la réclusion criminelle à perpétuité, décider qu'aucune des mesures énumérées à l'article 132-23 ne pourra être accordée au condamné [...] ». Rappelons les termes de l’article 132-23 : « En cas de condamnation à une peine privative de liberté, non assortie du sursis, dont la durée est égale ou supérieure à dix ans, prononcée pour les infractions spécialement prévues par la loi, le condamné ne peut bénéficier, pendant une période de sûreté, des dispositions concernant la suspension ou le fractionnement de la peine, le placement à l'extérieur, les permissions de sortir, la semi-liberté et la libération conditionnelle. La durée de la période de sûreté est de la moitié de la peine ou, s'il s'agit d'une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, de dix-huit ans. La cour d'assises ou le tribunal peut toutefois, par décision spéciale, soit porter ces durées jusqu'aux deux tiers de la peine ou, s'il s'agit d'une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, jusqu'à vingt-deux ans, soit décider de réduire ces durées. »
Si vous avez bien suivi l’esprit des lois précédemment énumérées, vous déduisez que la peine perpétuelle en France se réduit à une peine incompressible, garantie, de trente ans de réclusion criminelle. La perpétuité, devenue si courte, comme décapitée, réduite, privée qu'elle est de son éternité... La postérité n'est pas pratiquée de manière différente : aspirants au vedétariat médiatique, vous serez prévenus ! Et que notre trou noir profite bien de sa petite notoriété... 
La barbarie joue comme circonstance aggravante. C’est également le cas du caractère antisémite, raciste, homophobe et que sais-je encore, mélomane ? d’un crime (se référer peu ou prou aux mêmes articles).
En l’espèce, notre trou noir, qui réalise la performance de cumuler deux circonstances aggravantes, sans parler de celle de violence en réunion, et qui encourt, en droit, la peine de réclusion perpétuelle, ne risque donc dans les faits, que de passer au maximum trente ans en prison, et encore, s'il n'a pas l’outrecuidance de nous développer un quelconque élevage de crabes in corpus ou autre. Remarquez, nous ne lui souhaitons pas moins… En somme, que son crime barbare soit jugé antisémite ou non, le résultat sera le même, maître Szpiner le rappelait d'ailleurs hier. Autrement dit, le trou noir a tout intérêt à déconstruire son procès via le prisme de l’antisémitisme. En effet, en ces temps de lutte antisioniste, la cause d’un Seba, ne manque-t-elle pas de bras, de héros, de martyrs à sa cause ? Car non, nous n’irons pas jusqu’à acoquiner notre trou noir avec un penseur tel que Soral… Après tout, les politiques professionnels n’encouragent-ils pas ceux qui comme eux, sont assoiffés de pouvoir et de reconnaissance, à pratiquer la politique de manière irresponsable ? La responsabilité n’est plus du ballot de la charge d’un homme politique, qu'on se le dise…
Non, plus que de n’avoir plus rien à perdre, le trou noir a tout à gagner en vitupérant, en vociférant, en clamant haineusement à la face du monde que son crime était réellement antisémite, qu’il est un authentique antisémite. Et à en voir l’émission d’hier, sa tactique paye. 
Ainsi, Raphaël Haddad en vint à nous rapporter les résultats d’un sondage, commandé par l’UEJF, sondage effectué auprès de français s’étant déclarés « pas racistes, pas misogynes, pas homophobes, pas antisémites pour un sou !» Ces sondés, interrogés plus avant sur ces thèmes, de manière qu’on imagine sournoise, à savoir en appliquant la technique des questionnaires psychologiques, ceux-là même sur la base desquels vous vous êtes vu refuser des emplois pour lesquels vous étiez par trop qualifiés et ce, à moult reprises, la rédaction du CGB n’en doute pas, révélèrent bien malgré eux, qu’en réalité, 60 % d’entre eux n’étaient que de misérables insectes, menteurs de surcroit, guidés qu'ils étaient par d’abominables préjugés inavoués et -vouables, mais pouvant vouer aux gémonies !... Et en plein vingt-et-unième siècle, s’il vous plaît ! Ces blanches colombes qui ne sont que de fieffées salopes… Raphaël Haddad, tout confirmé dans ses propres préjugés contre le peuple français par cette preuve d’une objectivité incontestable, continua par un larmoyant (à peu de choses près) : « Il faut s’occuper de ces problèmes de préjugés en France ! » Les français, ces inexpugnables antisémito-esclavagistes !... Ces indécrottables céliniens envers et contre tout dreyfusardisme historique ! Voilà bien révélée l’inconsistance du débat, néanmoins sitôt pondérée par Pierre Lamothe : « Le problème, ce n’est pas le préjugé, mais l’incapacité de jugement, doublée d’une incapacité à penser l’autre comme un autre soi-même. Le problème, c’est la défaillance de la capacité à l’empathie ». Boom ! L’expert psychiatre venait déjà de se payer le luxe de clouer le bec à Szpiner, en lui rappelant qu’il n’était peut-être pas vraiment objectif dans le débat, eu égard au fait qu’il appartient bel et bien à l’un des camps s’affrontant dans l'affaire… Ah, les non-dits rappelés à demi-mot… L’expert psychiatre fit, à mon sens, bien son métier tout au long des quelques minutes d'attention que j'accordai à l'émission, rappelant à quel point les membres du « gang des barbares » étaient, toutes ethnies confondues, des jeunes en situation d’échec total, et en dressant un profil psychologique de l’ensemble, à travers la personne du trou noir, souffrant selon lui de "graves problèmes narcissiques."
Et oui ma pauvre dame, notre trou noir n'est qu'un pur produit d'son temps ! Arrivé en bout de course déconstructiviste, l’individu, esseulé, n’a plus d’autre choix que de se construire, bon an mal an, via une espèce de syncrétisme qui finit par virer à la névrose narcissique, voire la psychose, selon les définitions desprogiennes de ces termes (le névrosé sait que 2 + 2 font 4 et ça le désole, le psychotique, pense que 2 + 2 font 5 et ça le met en joie). Derrida mais plus encore Deleuze ne manqueraient probablement pas de le confirmer... La déconstruction, qui a si souvent emprunté la route de la tolérance, dont Nietzsche disait qu’elle est « l’inaptitude au oui et au non »… En d’autres termes, le déconstructivisme ne s’est pas contenté de fabriquer à la chaîne un amas de névrosés égocentriques rendus mous et serviles par l’intolérable obligation de tolérance (très judéo-chrétien tout ça), il a également produit de la psychose désinvolte, parfaitement rationnelle, pouvant être légitimée, normalisée, quelque soit l'azimut, dans un contexte de relativisme culturel. Et en l'espèce, notre trou noir a tous les traits d'un "psychotique intégré". En tout cas, il n'est pas psychopathe, cette figure qui fait le lien entre le criminel parfaitement conscient de ses actes et sain d’esprit, et le criminel victime d’une abolition de discernement, partielle ou totale, permanente ou momentanée. Ou alors les psychopathes ne seraient pas loin de la trentaine en l'espèce, ce qui est statistiquement, hautement improbable... Le psychopathe ou l’aboutissement de la folie criminelle, de la folie raisonnante, en la matière de notre trou noir, fait chou blanc... Dommage. Alors ces monstres issus de la norme, sont-ils le fruit d’une compétition victimaire dont on n’a pas vu qu’elle répandait, et pire, instituait la paranoïa comme schème de pensée valide ? La paranoïa, détachée du délire ?… La paranoïa, détachée de tout jugement ? La paranoïa, pour tout horizon ?! En l'espèce, que nenni, même pas et cessons-là tout délire : cette histoire ne raconte que celle d'un vulgaire narcissisme frustré et de son réacteur réificateur... Avec la thune en catalyseur, cette thune à tout prix ! L'argent : l'agent de réification par excellence, de réévaluation du réel et de son identité propre.
Cela étant précisé, comprenez bien l’ineptie, Raphaël Haddad, de faire ainsi la chasse aux préjugés dans un tel contexte ! D’autant que le préjugé ne devrait pas être ainsi sacralisé. Qu’est-ce qu’un préjugé au final, si ce n’est une tactique pratiquée par chacun ? Tout individu n’est-il pas instinctivement en mode survie, en phase méfiance, se percevant comme le potentiel unique survivant ? Et penser en nommant, n’est-ce pas d’emblée discriminer ? Le préjugé, ne participe-t-il pas inéluctablement de la construction de toute identité ? Souvenons-nous de ces viles dénonciations, ces haros au racisme systématiquement aboyés à l’entente d’un « J’suis pas raciste moi : j’ai un ami noir », qui avaient court dans les années Touche pas à mon pote, SOS Racisme et tutti quanti. Quel mal réel y’a-t-il à préférer pratiquer les individus plutôt que les communautés ? Oui, l’important, c’est la capacité de jugement. L’important, c’est l’empathie, le dépassement du narcissisme, quasiment uniquement constitué que de blessures, de frustrations. Malheureusement, l'empathie, le bon sens, l'honneur, l'honnêteté, ont aujourd’hui plus trait à ce qu’Orwell appelait la décence commune, soit à une espèce de bon sens social ayant dégénéré en concept, qui plus est estampillé réactionnaire… Comme si tout cela avait disparu, vécu… Mais le quotidien ne nous renvoie-t-il pas cette réalité à la face ? Alors oui, le quidam devrait lire Michéa... 
Monsieur Spizer rappelait hier au défenseur du trou noir, qui tentait vaille que vaille de nier le caractère antisémite du crime, que son client était allé jusqu'à lui écrire une lettre se terminant par ces mots : « Mort aux juifs ! ». Et en cela, quelle preuve de quoi lisez-vous ? N’est-ce pas la preuve que notre trou noir n’est peut-être pas si désoeuvré qu’on voudrait bien nous le faire croire et qu'il nous plaît à le penser ?... Kemi Seba ne s’est-il pas récemment fendu d’une vidéo appelant la justice française à offrir un procès équitable au trou noir, à savoir un procès qui prendrait en compte sa condition de victime du complot sioniste ? Naturellement, cet éminent apprenti politicien rappelait en incipit verbal de sa déclamation (sa réclamation ? Attendons la décision définitive en la matière du procès du trou noir, pour voir à quel service après-vente celle-ci sera adressée) que le crime barbare du trou noir était inexcusable et intolérable.
Récemment, dans les pages de Libération, interrogé à propos du caractère antisémite du meurtre d’Ilam Halimi, le sociologue Didier Lapeyronnie a mis en avant le concept de « socialisme des imbéciles » pour caractériser cet antisémitisme. Percutant, mais insuffisant. Rendons tout de même à Kemi Seba ce qui appartient à Kemi Sheba ! Youssouf, il suffit : tu ne seras jamais sufi… 
Non, plus que de n’avoir plus rien à perdre, le trou noir a tout à gagner en vitupérant, en vociférant, en clamant haineusement à la face du monde que son crime était réellement antisémite, qu’il est un authentique antisémite. Le trou noir ethnicise son procès et cache par là même la réelle nature crapuleuse et individualiste de son acte et son état de miraculeux inculte, déconnecté du réel, mais pas de la réalité et de sa logique nauséabonde... D’un antisémitisme basique, puéril préjugé conscient (ou pas) de son absence de jugement, pas plus élaboré qu’un « Les noirs courent plus vite » (préjugé régulièrement encouragé à chaque diffusion d’une finale de 100 mètres), le trou noir a bondi sur un antisémitisme politisé de circonstance, de connivence, assumé et fièrement mis en avant via l’outil conceptuel antisionisme, par des apprentis sorciers de fait, du fait minimum de récupérations-retournements-détournements. C’est la meilleure stratégie qu’il pouvait mettre en œuvre. C’est la stratégie actuelle du système. Et le système applaudit des deux mains à cette mascarade morbide qu’il a reconnue comme sienne.
PS : les phrases entre guillemets concernant l'émission Mots croisés ne sont pas de rigoureuses citations. Parfois, elles sont même une interprétation, mais toujours fidèle à la pensée des intervenants exprimée sur le plateau.
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Lé(s)tat
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