Mi-putes mi-soumis

Y'a-t-il un gendarme dans la salle? Un chef? Un maître? Un guide? Nous ne sommes que des (libres) échangistes après tout, rien d'autre... Nous voulions la partouze globale, pas le pouvoir!
Obama! Pleaaase! Parle-nous!

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Amiral Potiron
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Il faut, pour parler de Bourdieu, et en particulier des Héritiers et de La distinction, d'abord saluer le premier temps de l'analyse. Il y a, nous dit-on, une prise de l'économique sur le réel, il y a un déterminisme de classe, d'où naissent ces manières de voir, de penser, d'agir, ces habitus intrinsèques à l'environnement socio-économique de tout individu. Pour toute une gamme de raisons, la naissance d'un individu i dans un temps t, une zone z et un milieu m donnera précisément un individu Itzm. Ainsi, peu ou prou, les groupes sociaux se distinguent les uns des autres d'abord par leur positionnement dans le rapport Capital/Travail, ensuite par leurs prérogatives et identités culturelles.
Bourdieu a résumé ce principe dans un diagramme célèbre, à présent extrêmement daté:
Ici se profile une tentative assez catégorique de cristalliser un idéal-type pour s'en servir d'outil, avec le danger que cela induit: la tentation est forte en effet, avec de telles grilles sous la main, d'y faire entrer le réel vaille que vaille et de vouloir à terme imbriquer des ronds dans des carrés et des carrés dans des triangles. C'est là le nerf des analyses de Bourdieu. Les classes dites populaires, pour les intérêts desquelles les écoles marxistes entendent lutter, partent, selon le prisme bourdieusien, en outsiders dans une société où tous les codes en vigueur sont ceux des dominants. En chine, on parle le chinois, en bourgeoisie le bourgeois. Celui qui naît dans certain milieu hérite ou non de certaines clefs d'importance, celles qui permettent sur des plans variés de dominer.
L'école, pointe Bourdieu, prétend être le lieu de la méritocratie, le lieu où l'effort permet de transcender tout déterminisme, le lieu de l'égalité des chances, alors qu'en réalité elle ne fait qu'exiger l'apprentissage docile des us des dominants. Handicap pour les enfants du peuple, à qui ces us à bien des égards sont une langue étrangère, avantage pour les enfants d'en haut, qui, dès le plus jeune âge, sont nourris à la culture savante, tutoient ses références, sont familiers de ses livres, ses peintures, ses oeuvres musicales. L'histoire est celle du délit d'initié ou du jeu de cartes truqué: l'un des participants connaît la donne d'avance et peut asseoir sans problème sa domination sur les autres.
L'analyse, à y bien entendre, sonne vraie. N'était qu'elle distille l'idée de bas-marxisme d'une culture bourgeoise ennemie du peuple, et qu'à trop la prendre pour argent comptant, d'aucuns ont tiré quelques conclusions hâtives. On a prétendu, souvent dans un latin que ne renieraient pas les sectes, que tous les mécanismes de l'Instruction Publique d'alors étaient à mettre à bas, qu'enseigner la grammaire des forts, l'orthographe des puissants, l'histoire des vainqueurs, les sciences et les arts des plus hautes classes, à qui ne pouvait les entendre d'emblée était de la violence. De la violence, pour sûr, car ce qui était difficile à apprendre était de surcroît enseigné avec une froide rigueur, par laquelle le rapport hiérarchique entre l'élève et son professeur était sans cesse marqué. Là est née la théologie des IUFM.
Trop heureux de trouver druides et charlatans pour doter d'un supplément d'âme les assauts "européens" ( qui à terme, soulignons-le trois fois et en rouge, visent la mac-donaldisation des savoirs, l'ingérence accrue de l'entreprise dans l'école, la saignée des contenus enseignés et des effectifs de personnels enseignant) contre l'Instruction Publique, le gouvernement a, via la loi Jospin de 1989, donné quartier-libre à la transformation de celle-ci en une vaste colonie de vacances, avec en prime un manuel de service après-vente, le célèbre "Le niveau monte" de Baudelot et Establet. Les IUFM sont l'école bourdivine appliquée, extrapolée, mâtinée d'un délire soixantuitard du type de celui qui avait en des temps lointains poussé Cohn Bendit à de curieuses expériences. Ils sont cet endroit où l'enfant, déjà dit "Roi" dans le monde marchand, est décrété "Citoyen", où l'écouter est plus important que lui apprendre, où le dialogue prime sur la discipline, jugée par trop militaro-rétrograde. La jargonnade orwellienne prolifère, l'élève devient "apprenant" et le crayon "outil scripteur"(sic!!),tandis qu'en entreprise, et ce n'est pas anodin, se développent à peu près les mêmes délires sous la houlette des gourous du management.
Outre la méthode, passée de la règle sur les doigts au maternage euphorique, le contenu change. Se multiplient les matières de "non-enseignement" tels que, dans le secondaire, l'ECJS ou les TPE, qui, jargonnade encore, changent de nom à chaque hoquet ministériel. La capitulation s'accentue encore en ce qu'on n'enseigne (même si "pourtant ils lisent" et "le niveau monte") désormais qu'au compte-gouttes la culture réputée trop savante. On lui préfère, à l'instar du médiatique Bégaudeau, ce qu'il n'est pas très aventureux d'appeler de la démagogie: rédactions en sms, chansons de la star ac', films branchés, bande dessinée, textes de slam pour tout trésor.
Convergent en ce point précis un drôle de marxisme et les aspirations de ce qu'il est convenu d'appeler le show-biz. Sur un plateau de télévision, est entendue comme insultante toute référence à l'Art qui ne serait pas enrobée d'une pirouette à la Fabrice Luchini. Même constat à l'école, où l'on trouvera géniale l'idée de barbouiller de sous-culture médiatique et de pseudo-tchatche de maigres enseignements, un peu comme se camoufle dans du fromage le médicament du chat. Le résultat, sans surprise, est alarmant, alors que certains sociologues de l'éducation prétendument de gauche enchaînent les publications à la gloire des systèmes éducatifs sous gouvernements ultra-libéraux, le niveau s'effondre. L'illettrisme progresse, les inégalités culturelles se creusent, les diplômes sont de paille. A tel point, d'ailleurs, que finit par croître dans l'esprit des élèves eux-mêmes un désir de retour à un enseignement de facture plus classique.
Une autre lecture marxiste, pourtant, et qui rendrait au passage hommage à tout un pan des analyses de Bourdieu, identifierait la culture savante non pas comme un instrument de domination pur à mettre aux orties, mais comme un Graal à conquérir. Il en irait comme des sciences dures, utilisées par le système marchand pour dominer et asservir, mais desquelles rien ne dit qu'il faille les jeter au feu. Notons pour l'exemple comment le monde qui est a utilisé ces sciences pour connaître l'Espace, ce qui ne fait en rien, comme seuls peuvent le croire les libéraux eux-mêmes et les bas-marxistes, de l'intérêt pour l'Espace une prérogative bourgeoise, sauf à prendre Gagarine pour un américain. Alors grande est la tentation de séparer les oeuvres des systèmes, de considérer les pyramides hors, et pour tout dire au dessus des égyptiens, le génie tactique romain hors et pour tout dire au dessus de l'impérialisme, Orff hors et pour tout dire au dessus du nazisme, le jazz hors et pour tout dire au dessus de l'Amérique.
Le prolétariat a paraît-il pour tâche de confisquer les moyens de production. En rester à ce strict dessein et oublier le reste serait l'erreur: la haute bourgeoisie n'a pas capturé que l'argent, le pouvoir, elle a aussi pris l'art et la technique, les idées, la maîtrise, laissant au peuple les miettes rancies que Bégaudeau et consorts s'empressent de lui distribuer.
Alors, quitte à ce que ce soit violent et dur, comme le fut assurément l'apprentissage sévère du violon pour un petit garçon bien né qui, après des années de labeur, devint Yehudi Menuhin, c'est à dire, attention notion nietzschéenne, qui se transcenda, on peut se mettre à rêver d'écoles où l'enfant du peuple, plutôt que d'apprendre les textes de Diam's et faire l'admiration des cruches parce qu'il écrit et lit en sms, apprendrait les échecs comme jadis en URSS, ou quelques vers grecs, comme encore chez les jésuites. Transmettre le génie humain est une haute lutte sociale, la condition sans sursis de toute prise de conscience, du passage du en soi au pour soi. Et l'adage qui dit "de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins" doit être et rester comme une étoile polaire, attendu, et n'en déplaise à Bégaudeau et alii, qu'en matière de savoir les besoins sont énormes et les moyens insoupçonnés.
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Amiral Potiron
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Libellés : Société

C'est officiel, le H1N1 (Influenza virus de type A) vient de faire une victime dans l'Hexagone: la Crise.
Sur les bons conseils d'Alain Minc et de Jacques Marseille, nos médiacrates ont choisi de traiter un sujet plus anxiogène mais moins réel: la "pandémie" de grippe porcine.
Et voilà les journalistes et nos gouvernants qui se lancent dans une chasse effrénée contre un animal, proliférant, bizarre, impensable tant qu'il ne se manifeste pas, et d'autant plus possible pour cette même raison: le pire.
Car le H1N1 constitue une superbe occasion de mettre en scène une qualité de nos têtes dirigeantes qui s'était montrée rare durant la crise: la compétence.
"La France est le pays le mieux préparé au monde, des millions de vaccins sont stockés", merveilleuse ligne Maginot! Enfin une équipe bien préparée, embrassons-nous Folleville et oublions Caterpillar, Molex, Continental...
La communication est bien rodée: assez angoissante pour détourner l'attention du quidam mais juste ce qu'il faut pour pouvoir mettre en avant le sang-froid et la préparation des autorités gouvernementales.
On louera également les moyens mis en œuvre par les politiques et les associations ("H1N1 c'est pas géant") afin d'organiser des activités préventives pour une saine prophylaxie.
H1N1 est le petit cousin mexicain de H5N1 soit la dernière apocalypse grippale... Par une ruse de l'histoire, voilà le virus de la grippe traversant l'Atlantique dans l'autre sens. D'aucuns soulignent la souche commune du mal avec la grippe la plus sombre de notre histoire: la grippe espagnole (qui venait de Chine).
Nos frères porcins sont les premiers touchés par l'épidémie et l'on imagine déjà des charniers comme du temps de la vache folle. Evidemment, certains ignares néomodernes se croient déjà à l'abri "puisqu'ils ne mangent pas (ou plus) de porc".
La bêtise étant devenue norme de civilisation sur le vieux continent, la Commission européenne, dans son exercice de novlangue habituel, vient de rebaptiser le terme "grippe porcine" pour "nouvelle grippe" car "On a donné une mauvaise connotation concernant la consommation de porc".
Le principe de précaution serait-il au service des puissants englués dans la Crise? On n'ose poser la question.
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René Jacko
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Libellés : Franceland©, Société
Attention, au CGB on a décidé de se lancer aussi dans la pin-up de luxe pour concurrencer nos charmants confrères d'ILYS (que nous invitons à disserter savamment, ici aussi, des mérites anatomiques de ladite jouvencelle).

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Libellés : I like your slip
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Libellés : Baise à l'état pur
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Libellés : CGB Dimanche
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Libellés : Le morceau du jour, Musique
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Libellés : Parodie
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Les gros nichons d'Angelina ont l'intention d'allaiter tous les orphelins de la planète ! (la tache brune en bas de la photo est-elle sa chatte ?)
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Paracelse
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Libellés : People, Philanthropie et bons sentiments, ta gueule
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TODOMODO
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Jack Lang a enfin décidé de saborder sa popularité (dont il était si jaloux).
Il laisse à présent ce progressiste de Christian Vanneste flatter bassement la jeunesse à sa place.
Car Jack soutient de toute son âme la mirifique loi HADOPI.
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Libellés : Jack Lang For Ever

Dark Philippe Muray
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Libellés : Blog Spirit, Religions, Société
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Libellés : Baise à l'état pur
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Libellés : Parodie
Mort aux voleurs!
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Amiral Potiron
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Libellés : Baise à l'état pur
Je voudrais présenter des plus plates excuses au nom de la France à tous les voleurs, violeurs, délinquants et dealeurs de nos cités, au sujet des propos insultants et des mots « racailles et karcher » proférés par Nicolas Sarkozy pendant les émeutes de novembre 2005.
Ségolène Royal
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Dans le catalogue des futilités que les médias nous servent chaque jour, il en est une qui, par sa régularité obsessionnelle, mérite le plus monolithique des mépris : la météo. Comme toutes les futilités, sa signification est cachée, elle ne se donne pas spontanément et n’a aucun rapport avec ce qu’on pourrait imaginer de prime abord.
En dehors de quelques reliquats d’époques anciennes, comme les paysans ou les marins, peu de professions ont un intérêt direct à savoir trois jours à l’avance le temps qu’il va faire. Pour avoir travaillé jadis pour un marchand de glaces, je témoigne qu’en été, qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve, on dresse quand même les tables sur la terrasse. La seule différence quand il pleut, c’est que les clients ne s’y installent pas. Savoir qu’il va pleuvoir ne change donc rien au triste quotidien des gens de la restauration.
La météo que donnent les médias n’est d’ailleurs pas destinée à informer les professionnels. Pour cela, il y a, par exemple, la météo marine, lancinante évocation de zones lointaines (Ouessant, Nord Cabrera, Fisher, Golfe du Lion, etc.) d’une précision chirurgicale (« vent force 6 soufflant sud, sud-est sur la zone au début »), parfaitement imbitable à la longue pour toute personne non concernée. Non, la météo de monsieur Toulemonde s’adresse bien à lui, à lui seul, c'est-à-dire qu’elle s’adresse à un glandeur. Il n’y a pas une seule situation de sa vie quotidienne ordinaire qui justifie sérieusement qu’un citadin sache à l’avance le temps qu’il va faire. En y réfléchissant bien, que risque un mec qui n’a pas pris son parapluie en partant au boulot ? S’il pleut, il se mouille la tête, c’est tout. Bien souvent, il se déplace en voiture, ou en bus, ou en métro (c'est-à-dire dans des véhicules étanches) et ne parcours pas plus de cinquante mètres à pinces dans toute sa journée. Il peut s’être lui-même convaincu que la météo est importante, mais objectivement, ce n’est pas le cas. La météo sert à autre chose, autre chose dont il n’a pas conscience.
La mise en scène des bulletins météo est organisée pour faire croire qu’il se passe un événement, alors qu’il ne se passe rien. Les jours se succèdent comme ils se sont succédés depuis des millions d’années, la pluie tombe et le soleil tape. Mais il faut faire croire que cette pluie annoncée pour la fin de soirée est quelque chose comme la première pluie depuis l’invention du monde, qu’il est bon d’en savoir plus sur elle, de la connaître avant qu’elle advienne, et de la surveiller comme le lait sur le feu. Variante débilo-climatique de l’idéologie sécuritaire, la météo n’est là que pour générer de l’angoisse, et en tirer un profit. Il s’agit de maintenir artificiellement en alerte la vigilance des citoyens désoeuvrés, pour créer dans le vide une sorte de solidarité des tranchées unissant les combattants de la vie quotidienne, ceux qui se sont mouillés les cheveux ensemble, qui ont affronté le soleil d’août sans faiblir, côte à côte ! Comme une tribu primitive qui utilise la guerre comme moyen de renforcer sa cohésion et n’a plus besoin d’autre justification pour s’y livrer en permanence, la société médiatique moderne a besoin d’ennemis à sa mesure pour transformer ses pompistes et ses chirurgiens dentaires en guerriers perpétuellement sur le qui-vive. Il faut entendre le ton des annonceurs de catastrophes, ces envolées lyriques pour dénoncer une température qui pourrait descendre en dessous de trois degrés ( !) ou les fameuses « alertes météo » pour un après-midi un peu chaud, une averse de printemps ou une gelée matinale ! Il faut voir comment cette phobie fictionnelle créée de rien se marie parfaitement, et de façon institutionnelle, avec la prévision routière, autre grande dénonceuse de dangers pour warriors en peau de lapin. Alerte purpurine ! on annonce de la NEIGE sur la région de Montluçon ! NE PRENEZ PAS LA ROUTE !! Evitez au maximum de vous déplacer et ne le faites que si vous ne pouvez faire autrement ! En quelques années, il est devenu parfaitement banal d’accepter le terme de « vigilance » pour qualifier l’action éventuelle de chasse-neige et de saleuses sur un réseau routier. Quel est cet ennemi insatiable contre lequel on appelle la population à une perpétuelle vigilance ? Quel est ce fléau, ce Gengis Khan moderne ? Quel est ce destructeur de civilisation qui rôde pendant qu’on regarde Drucker à la télé ? C’est, selon le cas, le froid, la chaleur ou les redoutables gouttes de pluie ! On a les angoisses qu’on peut.
En nous « informant », les médias participent à ce qu’on pourrait appeler un stress social, fait d’émotions impuissantes, de prises de conscience dans l’impasse, de douleurs sans réel objet (c'est-à-dire sans objet à la portée de celui qui souffre). On nous apprend qu’un train a déraillé à Seattle, puis qu’une mine d’argent a englouti trente mineurs en Chine, puis que le gouvernement du Pérou a chuté, pour finir par le drame de la jalousie qui a ensanglanté une famille au pôle nord. L’ensemble de ce flux anxiogène travaille le corps social en permanence, mais sans aucune raison. Pour que ceci ait un sens, il faudrait qu’existent des liens de filiation, de solidarité, des affinités quelconques entre les mineurs chinois et l’auditeur français dans son embouteillage, ce qui n’est évidemment pas le cas. Mais les médias étant par nature intéressés à « ce qui se passe », ils continuent de nous parler de ce qui ne nous regarde pas, nourrissant l’idée que le monde est violent, et surtout qu’il n’est que ça. La météo, malgré la futilité de son objet, c’est la même chose.
Maintenir en éveil l’angoisse du citoyen devant l’instabilité du monde est la véritable raison d’être de cette pantomime. Par toutes sortes de moyens, il faut travailler le populo pour qu’il ne puisse jamais connaître cet état dangereux : la paix. On doit lui donner des raisons de se plaindre sans raison. Même quand on veut lui vanter les délices d’un séjour touristique au bord d’une mer sereine, on s’arrange pour lui faire comprendre que l’occasion ne doit pas être ratée, que le prix ne sera pas toujours aussi bas, que l’opportunité ne se reproduira pas, que c’est maintenant ou peut-être jamais plus ! C’est l’effet soldes : on irait jusqu’à se battre, jusqu’à se foutre dans le ravin pour ne pas manquer une bonne affaire !
Dans ce monde soumis à l’instabilité comme d’autres furent soumis à des idoles, il était écrit que la météo, le temps qu’il fait, trouverait une place centrale. Pour transformer la banalité de ses changements incessants en « information », il ne manquait que les médias, et leur intérêt mercantile à vendre du papier (ha, qui dira la violence tartarinesque du « front pluvieux » ?). Depuis quelque mois, France-Culture elle-même s’est mise à la météo : quelques phrases jetées en fin de journal, des bribes de bulletin parfaitement incompréhensibles, absurdes, incomplètes, décalées, à peine suffisantes pour créer l’angoisse recherchée… un début.
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BEBOPER
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Libellés : Franceland©, Médias, ta gueule
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Amiral Potiron
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-K-
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Libellés : CGB Dimanche
Le Secrétariat de la Ligue propose donc que tous ces porcs soient fichés afin que les plus hostiles d'entre eux puissent être immédiatement arrêtés et fusillés à l'issue d'une procédure simplifiée devant une troïka et que les autres moins actifs mais néanmoins hostiles soient exilés dans des régions éloignées.
Le Secrétaire général vous invite, dans un délai d'un mois, à lui proposer la composition des troïki, le nombre d'éléments à fusiller (catégorie 1) ainsi que le nombre à exiler (catégorie 2).
Qu'Allah vous garde en Sa Sainte protection!
Le Secrétaire général de la Ligue d'Istanbul,
Méhémet XXV"
La directive étaient accompagnée d'une note de Ahmed Iéjov, Commissaire aux Minorités religieuses, qui en précisait les modalités d'exécution et invitait les Grand Satrapes à se faire communiquer les listes des éléments déviants tenus à jour par les Délégations régionales du Commissariat au Métissage et à la Diversité.
Le Kommetdiv allait devenir l'agent exécutif des meurtres de masse.
A ce niveau de notre recension, un rappel historique de cette institution est nécessaire.
Le Kommetdiv : ses origines et son évolution
Le Commissariat au Métissage et à la Diversité fut longtemps une de ces institutions dont l'inutilité est la raison même de leur permanence et de leur survie à tous les régimes politiques.
Elle a pour ancêtre l'insignifiante "Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et l'Egalité" créée dans les années 2000 par République de Francie. La HALDE n'avait alors aucun pouvoir effectif et ne pouvait que transmettre des dossiers à la justice ou inspirer des lois répressives.
Le peu de crédit accordé à cette institution transparaît à travers l'origine de ses premiers membres : des mercantis, des femmes, un Juif, des juges.
Néanmoins cet organisme eut un rôle certain dans l'abrutissement des masses en faisant passer dans l'esprit du Peuple qu'il existait des discriminations qui étaient le Mal, que l'égalité était le Bien et qu'on pouvait lutter pour celui-ci et contre celui-là.
Par ailleurs c'est dès cette époque que la HALDE mit en œuvre un fichage systématique de tous les actes de discriminations. Ce fichier autorisé par la Loi fut bientôt doublé d'un fichier des auteurs des discriminations qui lui était prohibé : la HALDE en faisait déjà plus qu'on ne lui en demandait.
Ainsi, à l'image des ces organisations criminelles mises en place par les régimes totalitaires du XXème siècle, la HALDE se développait tel une cellule cancéreuse.
En effet, plutôt que de partir de discriminations vérifiées sur le terrain pour aboutir à la proposition d'une Loi répressive ou la transmission d'un dossier au Procureur, la HALDE avait adopté le cheminement inverse.
Chaque mois, les membres du Bureau se réunissaient afin de proposer des textes de Loi répressifs ou de monter des dossiers à transmettre à la justice. A partir de définitions de discrimination rendues "in abstacto", la HALDE cherchait ensuite des exemples de discrimination venant à l'appui des textes et des dossiers qu'elle avait préparés, quitte à déformer la réalité, telle Procuste, afin de la faire rentrer dans ses dossiers.
Le Législateur toujours prompt à réagir sous le coup de ce qu'il estimait être la saine émotion du Peuple, faisait voter une nouvelle Loi répressive sanctionnant le comportement discriminatoire épinglé par la HALDE sans y aller voir de plus près.
Le Législateur c'etait ainsi retrouvé à faire voter des Lois ne réprimant qu’un et un seul acte prétendument discriminatoire.
Cette monstruosité Législative avait été condamnée en son temps par le Doyen Anne-Marie Le Pourhiet qui dans un article virulent avait comparé ces « Lois » ad personam à la Lex van der Lubbe que les nazis avaient fait voter par le Reichstag en mars 1933 afin condamner le seul van der Lubbe, prétendu incendiaire.
Néanmoins un reste de souci des formes juridiques semble avoir paralysé toute action efficace de cette Institution. Il fallait encore passer par la Loi et la Justice avant de réprimer.
Il n’en reste pas moins que le mode de fonctionnement était prêt pour justifier la poursuite de tout acte ou de toute catégorie d'individu qu'il plairait à un pouvoir autoritaire de persécuter. Il suffisait de donner à la HALDE la définition la plus large des crimes supposés que l'on voulait poursuivre pour qu'elle fournisse les criminels.
Avec la création de la Ligue d'Istanbul (2022), les statuts et le recrutement de cette HALDE vont changer.
Tout d'abord la HALDE devint un Commissariat doté d'un pouvoir exécutif et judiciaire, n'ayant de compte à rendre qu'au Secrétariat de la Ligue.
A partir de 2036, elle fut dirigée par Süleyman Müller un policier chevronné, ancien chef des section Spéciales de la Police turque, rapporteur de la Loi Apartheid votée 2016 par la Guilde de Bruxelles sous la pression de la Turquie et destinée à restreindre l'influence des Juifs.
Le Kommetdiv pouvait donc à la fois ficher les suspects de tiédeur vis-à-vis du Métissage et de la Diversité, les arrêter, les juger, les condamner. Seule l'exécution des peines incombait encore au Commissariat à l'Exécution des Peines.
La machine à tuer était prête à jouer le rôle que Méhémet allait lui confier.
A suivre.
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TODOMODO
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Ce Jack quel Machiavel !! Notre main à couper qu'il est derrière toute l'affaire Julien Dray !
Faites gaffe pour 2012, Jack is a killer !!
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Skymann
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Le corbeau a encore sévi. Une nouvelle lettre de menaces a été envoyée à Nicolas Sarkozy. Cette fois-ci le courrier n'était pas accompagné d'une, mais de deux balles, selon le parquet. La lettre a été envoyée ce jeudi à l'Elysée.
Un peu plus tôt dans la journée, le député UMP du Nord, Christian Vanneste a également reçu un courrier du même type. «Nous allons vous abattre sans aucune retenu, sans aucun état d'âme (...) Le NETTOYAGE ET SA SECURISATION COMMENCE...», dit le courrier.
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SeulContreTous
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Libellés : Politique
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Paracelse
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TODOMODO
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Mercredi matin, Bertrand Tavernier parlait de son dernier film sur France Culture. Au volant de ma voiture, sur les routes désertes qui vous font traverser le massif du Pilat, je négociais virage après virage en jouant au chat et à la souris avec le soleil rasant, et j’écoutais le vieux cinéaste raconter une anecdote sur Clint Eastwood, livrer un trait de caractère de Tommy Lee Jones ou analyser une scène d’un film de Raoul Walsh que je n’ai pas vu. Je l’ai entendu parler du Cambodge, qu’il a appris à connaître à la faveur d’un tournage, des flics, de Lyon, « sa ville », dont son père lui disait qu’elle fut libérée en 1944 par des Noirs, des Noirs d’Afrique et d’Amérique, dont les descendants sont chassés comme gibier par Brice Hortefeux et Eric Besson, puis de son amour de l’Histoire... Je ne savais pas que le soir même, une trentaine de personnes verraient son nouveau film dans une salle du Méliès, à Saint-Etienne, et que je serais du nombre.
« Dans la brume électrique » est un film qui dure trois bonnes heures. Son originalité première est que, quand vous sortez de la projection et que vous consultez votre montre, deux heures seulement se sont écoulées. C’est une surprise que seul le cinéma français est encore capable de vous donner.
Qu’est-ce qu’un mauvais film ? A vrai dire, je n’en ai aucune idée. Je sais dire quand un film est une vraie merde, ou quand il est un chef d’œuvre, mais un mauvais film, c’est trop compliqué pour moi. Je sais juste qu’en général, c’est un film réalisé par quelqu’un qui se croit (à tort) plus intelligent que ses spectateurs, même s’il clame partout le contraire. Avec son énorme bagage culturel cinéphilique, Bertrand Tavernier est évidemment porté à ce genre de comportement. C’est la raison principale qui explique la grande quantité de mauvais films qu’il laissera derrière lui à sa mort.
Quand un mauvais film se déroule en Louisiane, quelle qu’en soit la trame, quel qu’en soit le sujet, on peut être sûr qu’un événement « inexpliqué » y surviendra à un moment ou à une autre. Inexpliqué ou surnaturel, étrange ou inquiétant, cet événement devra toujours répondre à un cahier des charges précis : celui qui régit les Clichés. Ce cahier des charges est si précis que peu de cinéastes ont pu y résister (même Eastwood s’y soumit, avec son « Minuit dans le jardin du bien et du mal », film justement oublié). Avec à ses marécages, la Louisiane offre un cliché splendide à ceux qui y voient encore une zone non définie, un entre-deux inusable et pratique pour y fourguer une dose variable de mystère, de vaudou, de loi du silence et de vieux Nègre qui sait, qui voit tout mais ne dit rien, ha, ha. Les spectateurs ont beau trouver la ficelle usée, les cinéastes intelligents perpétuent cette sympathique tradition sans broncher. Allez, on ne leur dit rien, ils s’amusent tellement…
Dans un mauvais film où apparaissent des revenants ou, pire, où le héros est peut-être en train de rêver qu’il cause avec un revenant (mais en fait c’est impossible, car tout occidental cultivé SAIT que les revenants n’existent pas), il y a toujours la Scène de la Photo (ou de l’Objet) : le héros se fait prendre en photo avec le revenant (ou lui emprunte un couteau de poche, une montre, un slip) et nous retrouveront en fin de film, alors que tout est rentré dans l’ordre, cette photo qui prouve que le revenant était réel (ou le couteau suisse, ou la montre, ou – mais c’est plus rare – le slobard) !! Une variante de ce désolant tour de bonneteau est restée tristement célèbre dans un film insignifiant ou Sharon Stone, naguère, montra sa chatte. Bertrand Tavernier, en fin connaisseur du cinéma américain, ne pouvait faire autrement que suivre : mission accomplie.
J’ai entendu Tavernier narrer une engueulade qu’il eut avec des producteurs de son film (je crois), qui soutenaient qu’il fallait simplifier une scène, car le risque était trop grand que les spectateurs ne la comprennent pas, ce qui ferait baisser mécaniquement le nombre d’entrées. En bon pourfendeur professionnel de salauds qu’il est (P.P.S), notre Bertrand leur balança « fuck the american audience ! » aux groins, prouvant qu’il sait être à la fois intrépide, visionnaire et poète. Les spectateurs ne sont pas des imbéciles, c’est Tavernier qui vous le dit, tas de tireurs de niveau vers le bas ! On se demande donc pourquoi il a autant simplifié son film… En effet, quand la brume électrique se lève un peu, on s’aperçoit que le personnage que joue Tommy Lee Jones démasque les méchants, et les punit. Qui sont-ils : ce sont des Blancs, ils sont riches, ils sont puissants, ils ont des perversions sexuelles, ils sont vieux, et on apprend de l’un d’eux qu’il a une petite bite (le maffieux Balboni, joué par John Goodman). Ha oui, j’oubliais de dire que ces méchants-là tuent des Noirs et des femmes. C’est simple, non ?
Une touche dissonante : la très bonne musique de Marco Beltrami.
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Libellés : Cinéma
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A.rnaud.
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Libellés : Baise à l'état pur, Sports
La RATP a demandé au CGB de se pencher sur le cas Tati... C'est chose faite!

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Libellés : Parodie
Et laaa gaagnaaaante de la semaiiiiine eessst : Justine Brabant !!
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Skymann
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Libellés : La citation du jour, Médias
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-K-
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Libellés : Le morceau du jour, Musique

Ça fait maintenant pas mal d’années que les préoccupations écologiques ne sont plus l’apanage de spécialistes, et que les médias de masse s’y sont mis. Une catastrophe est toujours la bienvenue quand on doit vendre du papier, c’est bien naturel. En plus des « catastrophes » elles-mêmes, il y a les « phénomènes », écologiques, les dangers et périls pesant sur l’environnement, les « dégradations » du même environnement, les « atteintes » à l’environnement, etc. Oh, bien sûr, tous les scientifiques ne sont pas totalement d’accord sur tel ou tel point du diagnostic, mais on est tous devenus à peu près persuadés que ça chie considérablement du côté de l’atmosphère, que la flotte qu’on boit a un goût de mort, que les animaux sauvages feraient bien de cotiser à la Sécu fissa et que l’expression « comme un poisson dans l’eau » doit bientôt cesser d’illustrer une vie facile et parfaitement peinarde. Quand je dis qu’on est tous persuadés de ça, j’évoque évidemment des gens qui ont la chance de vivre dans un pays encore vivable, les habitants des bidonvilles de Calcutta ou d’ailleurs n’étant pas au courant qu’il existe, où que ce soit, un machin qu’on puisse appeler environnement.
C’est dans ce contexte ultra favorable que les écologistes français raflent un peu plus de 1, 5% des voix aux dernières élections présidentielles. Jamais, dans l’histoire des coups foireux qui en compte pourtant de formidables, jamais on n’était allé aussi loin. Jamais la logique des choses n’avait été aussi insultée. Les écologistes, pourtant experts dans l’art de la palabre, sont restés à peu près muets sur les raisons de la déculottée et surtout, personne n’a entendu le commencement du début de l’amorce d’une autocritique de la part de ces grands visionnaires. Pendant que la planète s’écroule, le Vert français se bat pour la régularisation des sans papiers, le mariage homo, le droit de porter la jupe dans les sous-marins, et le fait savoir fièrement.
Les quelques personnes sincèrement désolées d’avoir à faire avec cette écologie-là vont pouvoir se rassurer : les écolos français, s’ils veulent essayer de ne pas disparaître électoralement, vont bien être obligés de parler d’autre chose, et de sortir enfin leurs idées radicales au grand jour. C’est ce que vient de faire Yves Cochet, député Vert parisien.
Pour lui, il faudrait inverser la logique des allocations familiales, notamment celles qui sont versées à la naissance du troisième enfant. Cette mesure, qu’il juge incitative, va donc à l’encontre d’une vision malthusienne du monde, la sienne, où il devient urgent pour l’espèce humaine de penser à décroître. Cochet n’étant après tout qu’un homme politique, il n’a pas pu s’empêcher de mélanger ses fiches et ses pinceaux, en tentant de faire le savant. En faisant le parallèle entre « le coût écologique d’un enfant européen » et « 620 trajets Paris-New York », il n’a pas seulement donné un argument à ceux qui déplorent la réification des humains (au moins dans les esprits), il a aussi faire rire ceux qui ont remarqué que son parallèle est absurde, en contradiction avec un des credo enflammés des Verts. J’essplique : on apprend que ce coût écologique suspect (comment est-il établi, et par qui ?) concerne en fait « un Européen de sa naissance à ses 80 ans ». Ce n’est donc pas l'enfant qui coûte si cher, mais le péquin moyen vivant en Europe. J’imagine donc que, si on suit la logique Cochet, on doit inciter les parents à ne pas trop faire d’enfants, et les nombreux candidats à l’immigration à rester hors d’Europe. En effet, prenons l’exemple d’un Ougandais moyen qui a envie de vivre en Europe mais qui n’a pas de papiers légaux pour ça. Grâce à l’action de philanthropes divers, au nombre desquels on remarque les écologistes français, immergeons-le dans le mode de vie européen, et nous obtenons rapidement un gaspilleur de première classe, qui coûte affreusement cher à la planète !
Il faut donc faire un choix : soit on laisse les gens d’Europe pondre de la marmaille en pensant que les problèmes de la planète ne se résument pas à une affaire de quantité, et dans ce cas on peut défendre aussi l’immigration. Soit on pense que la réduction des effectifs humains des pays développés est la solution (ne riez pas, sots), et on fera tout pour stopper le flux humain en direction de ces pays de gaspi. CQFD.
Si on faisait faire 620 trajets Paris-New York aux couillons, t’aurais pas fini tes allers-retours, hé girouette !
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BEBOPER
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-K-
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Libellés : CGB Dimanche
C'est la nouvelle polémique du moment et qui nous vient cette fois de la réacosphère via l'abominable, le terrifiant, le sadique, l'armageddonnesque François Desouche.
Ne soyons pas surpris que Dailymotion la supprime en masse et que You Teub la bloque. Seul ce phacochère de Schneidermann a apparemment le droit avec son « Arrêt cardiaque sur images » de nous diffuser un petit bout de séquence où une « spécialiste » se chargera de nous expliquer ce qu'il faut en penser.
Cette journaliste, en l'occurrence une petite jouvencelle, a douté sérieusement de l'authenticité de cette vidéo (ensuite elle capitule, mais le doute plane encore). Salaud de Desouche !
Car voyez-vous, notre bon camarade François (quoi que) aurait magouillé avec un chauffeur de la Ratepeu, loué un bus, se serait acoquiné avec quelques racailles grassement soudoyées, aurait demandé à quelques-uns de ses admirateurs de se laisser maraver pour la bonne cause, puis aurait récupéré le film, l'aurait trafiqué avec After Effect dans un studio de la plaine Saint-Denis et attendu quelque temps avant de balancer la monstruosité sur la toile. Salaud de Desouche !
Car on peut faire confiance à une stagiaire journaliste d'à peine vingt printemps, certainement pas gauchiste et certainement pas à ce poste par piston.
Les associations antiracistes ou La Halde ont encore frappé. La Halde avec cette tête à claques de Sihem Habchi, présidente de « ni putes, ni soumises » et de l'association « trop connes et pas bonnes ».
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Paracelse
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Libellés : Immigration, Paracelsus delirium tremens, Parodie, Société
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-K-
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Libellés : écocrash