texte envoyé par un de nos lecteurs.
Bien que je n'ai ce jour-là pas d'argent, un brave commerçant, attendri par l'ampleur de mon découvert, m'a offert le journal Flash, ma foi assez bon. Évidemment on est toujours, avec Alain Soral, dans le Lepeno-dieudonnisme triomphant, mais les plumes sont de qualité. A signaler toutefois un article d'une mauvaise foi assez écoeurante, signé Christian Bouchet, qui n'en est pas à son coup d'essai puisque sa prose pro-islamiste, pro-terroriste et obsessionellement anti-juive empuantit depuis maintenant de nombreuses années les milieux de la Droite nationale.
En cause, une manifestation de nationalistes russes ayant eu lieu à Moscou le 16 octobre dernier. Ces nationalistes, contrairement à ce qu'on pourrait penser, mettent en cause le pouvoir dans un débat qui risque de devenir brûlant malgré les fantasmes guénonesques d'Alexandre Douguine, à savoir l'arrivée de plus en plus massive sur les terres de la Russie européenne de musulmans venus de régions plus exotiques de la fédération.
Ces gens possédant la nationalité russe et, de plus, étant issus de territoires appartenant à la Russie depuis des siècles, Christian Bouchet ne manque pas de se gausser. « Une situation aussi absurde que si des nationalistes français organisaient un mouvement d'opinion pour lutter contre l'immigration corse, flamande, basque ou alsacienne à Paris ! »
On croit rêver, mais non. Pour l'auteur, un Russe européen et orthodoxe qui s'inquiète du déferlement migratoire de Tatars, Kazakhs et autres Ouzbeks, tous turcs et tous musulmans, c'est aussi absurde qu'un Parisien de souche qui protesterait contre l'arrivée d'alsaciens. Ce qui est bien avec Christian Bouchet, c'est qu'il ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît.
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Je n'ai jamais aimé la chasse. Je dirais même plus : la simple idée de passer mon dimanche à flinguer des perdrix m'a toujours rebuté au plus haut point.
Mais ça ne m'empêche pas de m'intéresser à la vie sauvage à mes heures perdues. Je jetais un coup d'oeil l'autre jour aux magazines dans une librairie quelconque. J'eus soudain l'idée de chercher un périodique consacré aux animaux de nos forêts, sangliers, renards, etc. Je pus alors constater - et mes prospections ultérieures dans d'autres librairies me le confirmèrent - que les seuls, je dis bien les seuls à s'intéresser à cette nature-là au point de lui consacrer une revue sont les chasseurs. Je me suis donc acheté un hors-série de Connaissance de la chasse consacré au sanglier, et que les écologistes aillent se faire foutre.
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Les élevages en batterie font vivre à des milliards d'animaux un cauchemar sans nom de leur naissance à leur mort. Pataugeant en permanence dans leurs excréments, ne pouvant souvent même pas marcher faute de place, il ne verront jamais, pour beaucoup, la lumière du jour. Cette barbarie, conséquence de la révolution industrielle, est maintenue à la lisière de la conscience collective. Il faut offrir chaque jour en sacrifice aux masses humaines de l'Occident le dixième de leur poids en boeuf ou en poulet. L'abattage du bétail, autrefois pratiqué sur la place publique lors d'une cérémonie religieuse, n'a maintenant plus d'autre signification que la survie biologique du bétail humain. L'abattage était public quand il revêtait un sens autre que le simple besoin animal de se nourrir. Aujourd'hui, les animaux d'abattoir sont torturés toute leur vie durant, sacrifiés sur l'autel de la rentabilité, nouvelle déesse de l'Europe. Les laisser gambader dans une basse-cour reviendrait, dans cet optique, bien trop cher.
Voilà un sujet qui ne rentre visiblement en aucune façon dans la liste des indignations écologistes de la gauche, liste en tète de laquelle on trouve comme par hasard, en ce qui concerne la protection des animaux, ces traditions européennes séculaires que sont la chasse ou la tauromachie.
Paradoxe encore plus frappant : Brigitte Bardot commis l'erreur, il y a quelques années, de dénoncer la barbarie de l'égorgement du mouton lors des fêtes rituelles musulmanes. La gauche entière la dénonça comme « raciste »!
Comme les féministes, les Verts sont totalement serviles, soumis au politiquement correct qui impose une hiérarchie des causes à défendre. Lutter contre les brutalités infligées aux animaux, oui, tant que ces brutalités sont le fait d'Européens. Mais les musulmans doivent rester intouchables.
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Je prône la création d'une cinquième colonne pro-russe en France et en Europe de l'Ouest, comme au temps du communisme. La Russie doit être le point d'appui des nationalistes européens dans leur combat politique. Je n'ai pour la France (entendons par là le pays légal) aucun amour, aucune admiration, aucun respect. La France, pour moi, c'est Alou Diarra qui fait une passe à Samir Nasri, lequel opère un centre en retrait pour Hatem Ben Arfa. Cette France-là ne mérite même pas la balle avec laquelle on l'abattra.
Mais puisqu'on est seuls et qu'ils sont si nombreux, comme dirait Cabrel, il faut chercher un appui extérieur. La Russie a clairement la volonté de déstabiliser « l'Occident américanocentré ». Nous, nous ne voulons plus en faire partie. Il y a donc un coup à jouer. Seulement, ce qui me sépare de certains comme Alain Soral ou Christian Bouchet, c'est que je ne vois aucun intérêt à sortir de l'OTAN si c'est pour adhérer à la Ligue arabe.
Répétons-le : une doctrine nationaliste européenne cohérente ne peut pas se contenter de prôner la fin de la soumission aux États-Unis. Elle doit aussi considérer comme inacceptable la présence sur son sol de colonies de peuplement islamiques. A la limite, je préfère une Europe non souveraine et peuplée d'autochtones qu'une Europe indépendante et islamisée.
Ce problème a peut-être créé par d'autres, mais aujourd'hui il existe par lui-même, et il continuera à exister même si ceux qui l'ont créé perdent définitivement le pouvoir. Ceci pour remettre les choses au point par rapport à la doctrine « L'immigration n'est qu'une conséquence, supprimons la cause et le problème se résoudra de lui-même ». C'est un problème qu'il faudra de toute façon traiter.
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La France ne contrôle plus ni sa politique étrangère, ni sa politique économique, ni sa politique migratoire (liste non exhaustive). Comme le soulignait avec justesse Alain de Benoist, ce qu'on appelait des transferts de souveraineté de l'échelon national à l'échelon « européen » se sont en fait révélé des abandons de souveraineté, Bruxelles ne jouant à peu près aucun rôle sur la scène internationale, alors que les nations d'Europe de l'Ouest ont renoncé à tenir le leur.
Finalement, la France gaulliste des années soixante, qui avait reconnu la Chine, s'était retiré de l'OTAN, avait acquis la bombe atomique et s'était opposé avec succès à l'entrée de la Grande-Bretagne dans la construction européenne, était beaucoup plus indépendante et souveraine que l'UE actuelle.
André Waroch
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