20 août 2009

Le Monde en croisière




I. Presque-gonzo-croisière


Sébastien Fontenelle, dans le Monde Diplomatique de ce mois, nous offre de voyager en l'auguste compagnie du saucisson à l'ail Ferry, du slip usagé Buckner et du nain électrique Julliard. Trois usurpateurs qui prétendent porter plume mais qui sont, demeurent, restent, années après années, d'inénarrables prétentieux ballottés de salons du livre en foires au jambon, d'incorrigibles mous exhibitionnistes.


Les trois gaillards, rompus comme on sait à toutes les niaiseries mondaines, se sont en Mai dernier embarqué pour une de ces croisières "philosophiques" qui reviennent à la mode. Au programme : massages de pieds par des sénégalais domestiques, danse frénétique au son du dernier Mike Brandt,champagne frais, discussions entre vendeurs de bagnoles et commerciaux à la retraite, plats copieux, et, comme autant de feus d'artifice sur la mer qui rougeoie, conférences hargneuses des trois invités vedettes.

Gloire au journaliste de peindre avec un tel détail, un tel dédain rigolard, pareille tartuferie flottante. Mais honte à lui de tenter de jeter le discrédit sur tout une gamme d'idées que Ferry et alii se croient autorisés à reprendre à leur compte.

On nous dit, par exemple, que sur le beau paquebot le troisième âge se morfond de ce que le "niveau baisse", notamment à l'école. C'est plus que n'en peut entendre un Degauche, fût-il drôle, attendu que c'est officiel et indiscutable depuis des lustres : le niveau monte, madame. Et il monte à ce point que seuls les clowns en latex et les réactionnaires à la petite semaine prétendent le contraire...

C'est pourtant là ne pas comprendre la plus élémentaire arnaque : il y a ceux qui miment haïr le libéralisme, mais qui en bénissent les conséquences, et il y a ceux qui font l'inverse. Ferry fait bien entendu partie de cette dernière catégorie, et ce niveau qui "baisse", pour sûr, c'est bien celui que le système libéral, devant lequel il se prosterne, nous défèque au visage.

Il est du devoir de l'honnête homme de ne pas confondre, et de ne pas applaudir sitôt que les tubes réacs lui sont chantés. Il est de son devoir, à l'inverse, de ne pas jeter aux orties tout ce que le libéral-couillon prétend faire, partant, mais c'est l'évidence, que ce dernier est avant tout le premier des menteurs.

Au prochain épisode, nous vous conterons comment une pouffiasse du Monde 2 a, elle, été littéralement enchantée de sa croisière transatlantique à la noix...

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Le rapport de la journaliste du monde à bord du QMII est certes ode à l'oisiveté et louange à la bourgeoisie déconnectée; mais c'est sans enjeu. Pourquoi "pouffiasse" ?

-K- a dit…

Oui hein, pourquoi pouffiasse d'abord?



Pétasse eût été de bien meilleur aloi, par respect pour les pouffiasses.

Yann a dit…

Salope c'est plus respectueux, plus sexy. En même temps, journaliste au Monde 2... ça augure pas franchement du lot du siècle. Je mets mon billet que c'est une petite brune boulotte aux cheveux gras.

Ignatius a dit…

Le terme "pouffiasse" (savant mélange de pétasse et de grogniasse) est joliment déposé, je me languis de la suite :)

René Jacquot a dit…

Amiral vous êtes le Haile Gebreselassie du CGB!

Ferry avait amené avec femme (ah... Marie-Caroline et son sac de it-girl "Madoff m'a tout pris"), enfants, frère et belle soeur afin que tous puissent gaiement profiter de cette croisière philosophique putassière.

TODOMODO a dit…

Peux-tu me préciser en quoi le libéralisme économique est la cause de la baisse de niveau de la génération porno-sentimentale?

Anonyme a dit…

"Je mets mon billet que c'est une petite brune boulotte aux cheveux gras."
Perdu.

http://www.france5.fr/et-vous/userdata/c_bloc/7/7579/240_7579_vignette_cojean1.jpg

C'était un billet de combien ?

Cherea a dit…

Bonjour,

c'est l'endroit alors voilà l'adresse de mon tout nouveau blog et de mon premier article...

http://cherea.wordpress.com/

A.rnaud. a dit…

Toujours dans les bons coups, Reune : en croisière avec Marie-Caroline, aux Mondiaux de Berlin pour voir U-Bolt...

La classe...

Ça compense l'absence de Maryse...

Dans l’affaire Woerth-Maistre-Bettencourt, qui tire les ficelles derrière Edwy Plenel ?