21 avril 2009

Mort aux voleurs !





J'exige que ce texte soit lu par Gérard Depardieu à heure de grande écoute sur une chaîne du service public.

Mort aux voleurs!



Nom de Dieu! Vivement qu'on nous remette des tribunaux populaires, des cours martiales ou je ne sais quelle inquisition. Qu'un bon gros curé aux joues rouges, en sandales, prodigue la sainte Question dans chaque village! Qu'on cloue une bonne fois les malandrins aux poteaux!

Il y a, messieurs, qui sévissent alentour, une horde d'escrocs en costume de chez Laurent Cerrer. Peste soit de ces salopards, disons-le bien net, même les zoulous bariolés de banlieue les plus niais ne sauraient souffrir la comparaison. Malandrins de bas étage, ils sont ceux qui ont passé leur adolescence à se pâmer devant De Niro, ils sont ceux qui ont trouvé du style aux Patrick Sebastien en chewing-gum du film "Les Affranchis", ils sont ces couillons qui se prennent pour Al Paccino du matin jusqu'au soir.

Mais, couilles-molles patentées, ils sont surtout ceux qui n'ont jamais osé le moindre grand saut, qui se sont contenté d'assaisonner leur vie de sous-cadre stressé aux épices frelatés de ce qu'ils rêvaient être le mafiosi style. Un peu de coke merdique, quelques boudins levés dans des boîtes pourraves, des souliers pointus et une chemise blanche froissée. Les mafieux sont des conformistes, qu'on se le dise, n'est pas Spaggiari qui veut! Les mafieux ne sont pas des Johnny Depp en chute libre, en cinémascope, ils sont cet horrible contingent de commerciaux, vendeurs, racoleurs, pornocrates et autres refourgueurs crasseux qui gangrènent le pays depuis les années soixante-dix.

Pour tout grand frisson, ces mauviettes s'ingénient à piller les faibles, et ils s'y ingénient bien.

Il y a les rois de la porte, qui voudraient refiler à votre grand-mère une assurance-vie douteuse. Guillotine.

Il y a les baratineurs de grande surface, qui vendraient bien un ordinateur hors de prix à votre petite amie, et qui lui feront sans doute le coup du gars qui va pisser puis, sans s'être lavé les mains, revient vous expliquer qu'à la sueur de son front, et parce que vous lui êtes sympathique, il a arraché à son supérieur une fameuse réduction, à condition bien sûr que vous lui achetiez une imprimante en sus. Ordure! Dont il est plus que l'heure de faire de la pâtée pour chat!

Il y a aussi, tant qu'on y pense, le mariole qui refourguera un forfait internet illimité à votre grand-oncle qui ne sait même pas se servir d'un ordinateur... Qu'on l'envoie aux puces de Cligancourt déguisé en betar-boy!

Et parlons donc des algues vaginales qui engluent nos télévisions. Tout le monde connaît ces vilaines qui vous aguichent à trois heures du matin sur chaîne câblée, vous suppliant d'appeler un numéro surtaxé pour donner la couleur du cheval blanc d'Henri IV et gagner un fabuleux billet. Menteries!

Que dire, à la volée, du racket exercé sans émoi sur nos adolescents, que l'on somme violemment d'appeler je ne sais quel numéro à quatre chiffres, surtaxé lui aussi, pour savoir si leur prénom est compatible avec celui de leur belle?

Pis que pendre également ce pillage organisé, où l'on vous fait "voter" par sms pour un oui ou pour un non, sur les grandes chaînes donc au su de tous, et jusque dans le service public!

Il y a bien sûr les horoscopes par téléphone, les sites de rencontre, les tchat par sms... Mais gardons pour la fin de dénoncer les PIRES, les plus RÉPUGNANTS de ces aigrefins, les plus TROMPEURS de ces malandrins...

Ils sont les vils coquins qui sévissent dans l'immobilier et se font appeler MARCHANDS DE LISTES. Si d'aventure l'un de nos lecteurs était de ceux-là, je le somme de me communiquer illico son adresse, que je lui envoie un colis piégé par la poste. Figurez-vous, messieurs, qu'un de ces pornopathes a essayé de me chaparder, moi, et ce matin même, et que fin détective, j'ai évité l'arnaque.

Simple: vous cherchez une bicoque, une île ou un navire à louer, vous faites les petites annonces. Vous tombez sur une offre des plus alléchantes. Sonnez clairons, vous appelez. On vous ordonne de passer à l'agence, dès le lendemain vous vous exécutez. On vous baratine comme pas un, on vous explique qu'on est la meilleure agence de tout le Michigan, on essaie de vous faire signer un gribouillis indigeste et on vous demande cent trente euros. Maudits fantômes! Cent trente écus, bordel de merde, pour un bout de papier avec trois annonces périmées dessus? Alors que je reçois tous les mercredi le supplément immobilier de Ouest France qui contient la même chose? J'aurais dû venir habillé en corsaire et pourfendre ces gomorrhéens l'un après l'autre. Pas fou le hibou je ne leur ai pas donné un centime, et j'ai appris ensuite que ces sinistres escargots sévissaient d'ordinaire chez les intermittents, chômeurs et autres SDF, qui croient là s'exonérer des frais d'agences prohibitifs en ne payant "que" cent trente euros pour un droit de regard sur une maigre liste de biens à louer, des taudis pour la plupart.

J'ai failli téléphoner à la Garde Républicaine quand j'ai su à quoi j'avais échappé. Mais l'affaire n'est pas close... Le courrier des lecteurs de Ouest France va de nouveau avoir de mes nouvelles et Dieu me donnera la force d'envoyer tous les ivrognes de France leur dégueuler aux yeux.

Aux voleurs! Dans un pays normal cette lie serait envoyée en Cochinchine casser des cailloux, expédiée au bagne, aux colonies, jetée aux lions!

Pourquoi laisser prospérer la vase? Faites mon Dieu qu'il reste encore quelques honnêtes hommes dans ce foutu pays, qu'on fiche aux quatre fers les salauds en costume Laurent Cerrer, eux et leur chef vulgaire, assis à l'Elysée. Faites!




7 commentaires:

Anonyme a dit…

Ceci est une tentative de gros scandale public parce que ça calme pas mal les gros connards en attendant de trouver un enfin avocat qui réglera ce problème de non respect de mes droits les plus élémentaires et je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis donc en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance illégales, lynchage numérique inspiré de bonnes vieilles méthodes qui ne déplairaient pas au ku klux klan, lynchage qui n'a mobilisé personne sur le web ou dans la presse et plagiat vulgaire et ridicule qui passe à la télé, de mes petits textes web.

Quant a sarkozy, s'il n'aime pas le web, et s'il n'aime pas la rue qui sait, la preuve, très bien se défendre, qu'il la quitte !

macp a dit…

Certains vendent des objets hors de prix avec des costards à petit prix. D'aucuns refourguent des idées sans valeur, vêtus des noms de la haute couture.
Mon métier m'amène à devoir bosser avec les zozos les plus visibles et je vous le dis : z'êtes un peu catégorique sur ce coup Amiral. Vous oubliez les plus fourbes que sont les "conseillers" bancaires et les contractuels de la Poste, profitant de la confiance crédule de l'usager n'ayant pas encore intégré que le "préposé" derrière le guichet a désormais des objectifs à tenir.

"Il y a aussi, tant qu'on y pense, le mariole qui refourguera un forfait internet illimité à votre grand-oncle qui ne sait même pas se servir d'un ordinateur... "

Lors du plan de licenciement des vendeurs colporteurs viandards de nc numéricable, de braves gauchistes, se nommant les "désobéissants", les ont aidés à faire valoir leurs "droits". Ceux que l'on trouve dans les opérations de défense des sans-papiers et dont la hotline, tatouée sur l'avant-bras des incendiaires de l'Ibis de Strasbourg (dans lequel se trouvaient, allez-savoir, des femmes de ménage en situation irrégulière), fait penser à un autocollant d'Europ Assistance.

Amiral Potiron a dit…

J'en oublie, c'est sûr, et je ne vous le fais pas dire.

Je vise ces gens que certains disent "intègres", mais qui déploient au quotidien sur le pays leurs incivilités notoires... On peut aussi parler des fenêtres publicitaires intempestives, de la pub agressive, qui dans tout pays normal seraient interdites. Je me suis concentré sur les vendeurs de listes, j'ai dit que c'étaient les pires, pour avoir eu affaire à eux et parce que l'affaire m'a échaudé, mais la liste est longue.

Il faudrait faire un cahier de doléances, où les citoyens réputés psychiquement sains et stables diraient quels sont les nuisibles à passer au suplice de la Roue.

Amiral Potiron a dit…

* supplice * , même...

Anusidéral a dit…

"Il faudrait faire un cahier de doléances, où les citoyens réputés psychiquement sains et stables diraient quels sont les nuisibles à passer au suplice de la Roue."

Dans la catégorie "Je fais mon beurre sur le dos des pauvres" je foutrais ces mangeurs d'enfants d'huissiers de justice en pôle position.

Anonyme a dit…

Ma foi, le cahier de doléance risque d'être chargé. A tel point qu'il va sans doute falloir faire appel à de la main d'oeuvre immigrée pour nous soulager un petit peu. Et puis surtout, bourreau ou tortionnaire, c'est comme tout, c'est pas évident pour tout le monde. Va falloir importer des instructeurs et ces gens là ont parfois des moeurs forts éloignées des nôtres.

Non, tout bien pesé, les électeurs de Sarko, ils nous ressemblent. Et qui se ressemble...

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

L'ordure remplit la Toile à vitesse quasi exponentielle.

Les pornocrates de tous poils se sont précipités dans le filon informatique pour s'enrichir en répandant leur fange. Il y a de tout parmi cette pègre : cela va des crapules les plus subtiles qui pour leur défense brandissent la caution esthétique jusqu'aux plus puantes agissant par pure vénalité en passant par les pires détraqués en liberté ayant perdu toute foi (mais quand même sans violer la loi des hommes, pour mieux durer...).

Comble de l'iniquité : la loi les protège.

A partir du moment où ces êtres malfaisants souillant le NET -donc les esprits faibles- de leurs oeuvres mercantiles à caractère pornographique ne font rien qui soit hors la loi, cette dernière les tolère. Pire : en certains cas elle les aide.

D'ailleurs on peut se demander si le terme "pornographique" est encore valable en ce qui concerne certains excès... Ne faudrait-il pas plutôt parler d'immondices mentales ? "Pornographie" a encore une connotation trop culturelle pour qualifier ces aberrations croisées sur la Toile, voire imposées à l'internaute imprudent qui ne demande rien.

Ces faiseurs de vice honorablement secondés par des structures financières et juridiques tout ce qu'il y a de plus légales inventent n'importe quoi pour racoler le minable de base en quête d'avilissement. Aucun aspect de la morbidité de l'esprit humain ne les rebute, au contraire ils exploitent les pathologies libidineuses les plus inconcevables pour faire du fric. Tout est passé en revue, depuis les déviances les plus réalistes jusqu'à certaines aberrations purement imaginaires, le réel ne leur suffisant même plus pour alimenter leurs moulins à ordures.

Plus c'est répugnant, ignoble, choquant, moins ils semblent mettre de frein aux vomissures de leur esprits en pleine putréfaction morale.

Ne parlons même pas des victimes -essentiellement des femmes- de cette crapulocratie internautique qui, par appât du gain facile, faiblesse morale, détresse psychologique, misère sociale, pauvreté spirituelle ou simplement parce qu'elles sont forcées, fournissent à ces bandits la "matière première" à leur hideuse entreprise. Et cela bien entendu non seulement au prix de la santé physique, mentale de ces femmes, mais aussi de leur dignité.

Ce dont ces proxénètes -pour les appeler comme ils le méritent- n'ont que faire, rappelons-le.

Ces lâches se cachant très souvent derrière des paravents professionnels parfaitement opaques, il est difficile de leur mettre la main dessus. Aussi, j'invite tous les esprits encore sains de la Toile à pourchasser informatiquement ces producteurs d'excréments en inondant leur BAL (pour ceux qui parviendront à les identifier) de ce présent texte, de la même manière qu'ils nous inondent de leurs déjections mercantilo-sexuelles.

Pour retrouver la propreté originelle de la Toile, réagissons -même si ce n'est que symboliquement- contre les méfaits de cette canaille.

Puisse ce texte simple, accessible, sincère, être à l'origine d'une croisade efficace contre les souillards de la Toile !

Raphaël Zacharie de IZARRA

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