22 avril 2009

Mort aux cocus!



Les sarkolâtres, sarkoliques ou autres sarkophiles, appelez-les comme vous voudrez, ont de crispant cette éternelle arrogance du cocu. Cocu celui dont la main droite se rêve anar réac', se dit de Muray ou d'Audiard, quand sa main gauche encense le système économique tel qu'il est et à toute occasion. Cocu celui qui croit déceler la plus infime parenté entre Jean Gabin dans "Le Président" et l'insignifiant champignon qui siège à l'Elysée. Cocu encore celui qui croit que l'UMP, cet obscur club de boutonneux, est un parti gaulliste. Et assurément cocu celui qui a élu l'américain en croyant voter pour le Grand Charles, et qui, masochisme ou niaiserie, y croit toujours.

Se crisper devant la laideur du monde moderne, et dans la même phrase se dire libéral... Faut-il être bien nigaud! Pester contre la tournure sociale et sociétale que prennent les choses et se mettre à genoux devant leur tournure économique, faut-il être bêta! Le monde va mal, ma petite dame, mais surtout ne touchez à rien... On jette les infrastructures, on garde les superstructures, logique chirurgicale!

Cet autiste entendement est le plus manifeste quand c'est de sécurité dont on parle. Ah! Les affreuses bandes! Oh! Les zoulous en pagaille, les violents, les sans aveu! Voilà trente ans que l'occident en défèque à la chaîne, des olvidados débiles et haineux, des brûleurs de jeunes filles, des tabasseurs dans le bus, et les cocus du siècle n'ont qu'une seule réponse, déclinée à loisir: Plus de caméras! Des barbelés! Des lois anti-bandes! Des flics de science-fiction! Des super-pouvoirs! Dantec!

Merde! Belle idée que de sortir muselières et cravaches pour mater les chiens fous, mais si vous arrêtiez de verser de la cocaïne dans leurs croquettes, on s'en sortirait mieux. Merde! Se dire de Muray, d'Audiard, et se sentir bien dans une France sous caméras, où la course est sans fin entre la violence des "jeunes" et les mesures policières, quelle rigolade! Merde! On aurait d'un côté les couilles molles de gauche, shootées au libéralisme, qui jugent, comme De Funès cartonnant la voiture de Bourvil, que l'anomie qui vient n'est "pas grave", qu'il faut "tolérer", et de l'autre les petites bites de droite, shootées au libéralisme aussi, qui soignent le problème en robocopisant à tout va...

Connerie! Quand on se dit de Muray, d'Audiard, et qu'on a un minimum de tenue, on ne s'extasie pas devant la formule miracle genre reportage d'M6, qui vous montre en première partie les sauvageons qui cassent, en seconde, en guise de solution, la "tolérance zéro" de chez nos gros cousins d'Amérique. Quand on se dit de Muray, d'Audiard, et qu'on a un minimum de tenue, on cherche sous les pavés la France du rosé, de la pêche au brochet, de l'ombre des bords de Loire, et on maudit une bonne fois les andouilles qui soufflent le chaud, en injectant en France une armée de réserve oisive, communautaire et désocialisée, en la parquant dans l'entre-soi merdique que sont les grandes cités, en faisant tonner aux quatre vents la brutalité sociale du marché, et le froid, en déployant des cordons de CRS à la découpe, en nous assurant que pas de panique, Chuck Norris arrive, avec son grand chapeau.

Cocus de mon pays, réveillez-vous. La vache qui rit écrasée qui nous sert de président et ses petits copains sont aux affaires depuis un bon moment. Les violences aux personnes ne cessent d'augmenter, en volume et en valeur... Des pompiers pyromanes, c'est précisément ce qu'ils sont, et depuis qu'ils sont là, sûr qu'il y a des feux à éteindre.

Alors éteignons, d'accord, mais, de grâce, qu'on confisque leurs allumettes à ces crapules électorales!




16 commentaires:

Quadruppani a dit…

Au détail près que je n'ai rien contre les couilles molles et les petites bittes (moi, ça dépend des jours et de la bonne volonté de mon objet sexuel), j'adhère - enfin, avec une réserve: la vieille France des bords de Loire, j'y crois moyennement, entre autres parce que, plus tout jeune désormais, j'en ai connu quelques restes et franchement, dès que j'ai pu, je suis parti en courant vers la modernité mondialisée.

Amiral Potiron a dit…

je ne vous parle pas non plus de défiler en fanfare sous le portrait du Maréchal.

La France des bords de Loire, elle se lit dans "Mon oncle Benjamin", "Les fleurs bleues" ou dans le "voyage", quand Ferdin' est à Toulouse. Elle s'écoute dans les chansons de Brassens et se laisse voir dans "Les valseuses", "Alexandre le bienheureux" ou "Un singe en hivers".

Elle se vit aussi dans le réel, dès que l'occasion se présente, mais ça vous devez le savoir mieux que moi.

Quadruppani a dit…

En tout cas, compliments pour le style!
Et oui, j'aime le Périgord rouge et noir où je suis pour quelques jours encore, et les Cévennes camisardes couleur de buis où j'ai été longtemps et Belleville de tous les ailleurs et les bords de Loire ouatés de rêve et la Provence intérieure (pas celle des gros cons surjouant les Provençaux qui occupent le territoire de mon enfance,vers la côte), j'aime les vins de terroir, les accents, les expressions régionales, le peuple qui rigole et saccage sa cage parfois, je hais les patries, toutes les patries grandes et petites.

Georges Washington a dit…

La France dont vous parlez n'existe plus. Elle est encore à reconstruire.

Slave a dit…

Des barbelés autour de mon pavillon, cool je me sens plus en sécurité. En espérant qu’une loi interdise de chanter les coqs le matin parce que ca dérange l’honnête mongol… heu citoyen que je suis.

Par contre les lois anti cagoule ca devrais être général, l’autre jour afin de protéger sa vie, j’ai tiré une boule en plastoc par mégarde avec mon boomshot sur un mec en cagoule qui était en bande, c’était un flic dis donc. Bouuu sont tellement bien déguiser en civil casseur que je l’avais pris pour un black block, heureusement pour nous les flics casseurs ca n’existe pas…

Anonyme a dit…

Quelqu'un peut m'indiquer un chemin pour se barrer de ce pays?

Même cultivateur de topinambours à Tchernobyl serait plus doux que de supporter la crasse ambiante de ce pays que je n'ai même plus envie de nommer.

Anonyme a dit…

Bravo pour le choix de la photo. Tout pouvait laisser deviner la suite...

Anonyme a dit…

En même temps, essayez donc de trouver une photo où il n'a pas l'air qu'il a , notre pauvre président...

Anonyme a dit…

"La France des bords de Loire, elle se lit dans "Mon oncle Benjamin", "Les fleurs bleues" ou dans le "voyage", quand Ferdin' est à Toulouse. Elle s'écoute dans les chansons de Brassens et se laisse voir dans "Les valseuses", "Alexandre le bienheureux" ou "Un singe en hivers".

Pas vraiment du Ronsard et Du bellay... Un de ces jours, faudra quand même nous faire une carte à la façon strangemaps.wordpress.com

Jacques a dit a dit…

Le voyage au bout de la nuit et Mon oncle bejamin valent probablement Ronsard et Du Bellay, n'en déplaise aux snobs.

Anonyme a dit…

Jacques, tu vois le mal partout, on causait bord de Loire avec l'Amiral, riens de plus. Mais si tu veux on peut causer des bouquinistes des bords de Seine.

auberon_seigneur_des_elfes a dit…

« sarkolâtres, sarkoliques ou autres sarkophiles »

Il est toujours plaisant de nommer l'ennemie et de l'affubler de qualificatifs péjoratifs, pour autant il existe un terme -que je croyais avoir inventé d'où mon empressement de vous l'apprendre- pour désigné le sarkozysme et ses suppôts : c'est le néologisme SARKONNARD, il existe même un site de gauchistes qui en font des t-shirts (en tissus hyper fin de Chine et en taille « trop large XXXL »).
Ces gauchistes anticapitalistes n'en manque pas une pour faire de la tune.

-K- a dit…

Dans les usines en France on ouvre des clubs de Sarcocus à la pelle.

Anonyme a dit…

Tous passe, tout lasse...

Clarence Boddicker a dit…

"La France dont vous parlez n'existe plus. Elle est encore à reconstruire."Pour le premier point, excellente deduction. Par contre, pour la reconstruction, ca me parait serieusement hors de propos tant les fondamentaux sont desormais caduques et les plans du projet, systematiquement detruits par stupidite politique/economique.

Tout fout le camp comme dirait l'autre !

Clarence, le salut est ailleurs

Anonyme a dit…

L'autre - s'il a bien compris - confirme: tout fout le camp... et par certains cotés, comme le disait encore un autre un peu plus haut, y a pas vraiment à s'en plaindre.