31 août 2008

Claire Chazal Topless en plein JT

En vieille pro du métier (17 ans de JT), la Claire Chazal connait toutes les grosses ficelles pour appâter le chaland qui serait tenté par l'arrivée d'une petite jeune (quand même 42 ans au compteur la Ferrari). La Claire n'a pas hésité à dégrafer son soutien gorge en plein 20h entre deux reportages pour faire monter l'audimat (quel jolie métaphore) et conserver sa place !!

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Un mirage italien dans le désert Lybien

Accaparé sur le site NOVOPRESS

« Mémoire » à fort rendement : L’Italie va verser 5 milliards de dollars à la Libye en dédommagement de la colonisation

30/08/2008 – 15h00
BENGHAZI (NOVOpress) – En vertu d’un accord qui doit être signé aujourd’hui entre le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, la Libye va recevoir de l’Italie la somme de cinq milliards de dollars (près de 3,4 milliards d’euros), étalée sur les 25 prochaines années, au titre de dédommagements pour la période coloniale (1911-1943).

« L’accord portera sur un montant de 200 millions de dollars par an durant les 25 prochaines années sous forme d’investissements dans des projets d’infrastructure en Libye », a indiqué le chef du gouvernement italien à son arrivée à Benghazi, à 1 000 km à l’est de Tripoli, où il doit rencontrer Mouammar Kadhafi. « L’accord doit mettre fin à 40 ans de désaccord. C’est une reconnaissance concrète (bien concrète) et morale des dommages infligés à la Libye par l’Italie pendant la période coloniale », a ajouté le Cavaliere à la presse.

M. Berlusconi a également indiqué que seront notamment financés par son pays la construction d’une autoroute traversant la Libye d’ouest en est, de la Tunisie à l’Egypte, celle « d’un très grand nombre » de logements, l’installation d’entreprises italiennes en Libye, des bourses à des étudiants libyens en Italie et des pensions pour des mutilés victimes de mines anti-personnel posées par l’Italie pendant la période coloniale, ainsi qu’une coopération dans la lutte contre l’émigration clandestine, qualifiée par le chef du gouvernement italien « de lutte contre les commerçants de l’esclavage ». Un accord qui pourrait bien se révéler une défaite coûteuse contre ceux que l’on pourrait qualifier, pour paraphraser Silvio Berlusconi, de « commerçants de la mémoire » : si tous les peuples colonisés par Rome durant l’antiquité réclament eux aussi leur part du gâteau, le contribuable italien n’a pas fini de payer !


Paracelse's Edit : Ceux qui sauront lire entre les lignes comprendront que l'argent public italien sera détourné au profit d'entreprises italiennes, donc de mains privées, via le marché public Lybien. Toutefois, pas d'inquiétudes pour Kadhafi ! Il saura se découper une grosse part dans la galette des Rois en ayant lui-même placé la fève au bon endroit.



Kadhafi et Berlusconi : Deux chefs des tas de pognons qui ont le sens des « affaires équitable »

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Le morceau du jour qui te désinfecte le cortex à la pisse acide d'un réactionnaire intégriste

Bonobo - Between the lines featuring Bajka (Label Ninja Tune)

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30 août 2008

Back to the future in 1969

Pas mal ... mais si le mec peut nous donner les numéros gagnants de la super cagnotte de septembre là ça frisera le génie !

Vidéo vue sur le montondenis.com

Cette vidéo est très impressionnante : le 12 novembre 1969, l’émission Eureka propose un reportage (trouvé sur le site de l’INA), qui imagine la télévision de demain et invente Internet sans pouvoir le nommer ! E-mails, jeux en ligne, jeux en réseau, commandes par internet, télé haute-définition, VOD, visio-conférences, stylets et écrans tactiles… tout y passe, il manque juste le nom magique : Internet ! Avec une interview de Jean D’ARCY (Directeur de l’information audiovisuelle de l’ONU) : “Il va falloir trouver un nouveau mot pour définir cette nouvelle approche de l’image et du son, car la télévision implique la passivité face aux informations, ce qui ne sera plus le cas dans le futur” :


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Aimez-vous ou disparaissez !

Ségolène Royal a appelé vendredi à l'unité des socialistes en lançant "Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez!", à l'ouverture de l'université d'été du PS à la Rochelle.

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Non non rien n'a changé ...




... Tout, tout a continué

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Deux millions et demi d'Américains auront du mal à voter


Immobilier : les expulsions aux USA

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28 août 2008

Oscar




Des hordes de supporters hystériques ont exigé la parution de cette nouvelle en ces lieux...on a cédé.


Le 22 Mars au soir, Oscar descendit une à une les marches du plus pâle d’entre tous les bâtiments du centre ville de Nantes.
Ce soir là, à première vue - et ce malgré le ciel bas et la pluie- son humeur allait sereine, son esprit tranquille, quasi-paisible, et rien ne semblait annoncer la moindre irruption frénétique de stress et d’angoisse dont Oscar se savait parfois la malheureuse victime. Passée la porte cochère de l’austère édifice, un furtif coup d’œil circulaire balayant la chaussée de gauche à droite le rassura tout à fait.
Le cours Marc-Olivier Fogiel était désert, tout au plus quelques retardataires rasaient-ils les murs, quelques autobus assuraient-ils leurs dernières tournées, mais aucun danger, pensa-t-il, ne se profilait alentour.

Oscar prit bien soin de claquer derrière lui la porte de l’exsangue bâtisse, qui d’ordinaire fermait mal, et entama sa marche d’un bon pas, faisant ainsi défiler à diligente allure les immeubles -de facture contemporaine, tous- où siégeait doctement tout ce que la cité faisait d’administratif et de bureaucratique. C’est idiot, j’aurai dû prendre mon parapluie , pensa-t-il, perplexe, tandis que son regard parcourait quelques uns des vingt-huit écrans géants qui de part en part bordaient le cours.

Sur l’un d’eux, la publicité qui défilait indiquait, non sans bon sens :

LOL, la vi c tro le kif kan i fé bo.

Le message était clair, l’invitation affable, efficace : les tour-opérateurs une fois de plus n’usurpaient pas leur réputation d’excellents communicants. Oscar s’en félicita machinalement, puis se stoppa net… et se satisfit de s’en être félicité. Il venait inconsciemment, sans même s’être forcé, démettre un sentiment pour le moins encenseur à l’endroit d’une corporation d’élite : il venait de rendre gloire au digne, si digne labeur des annonceurs et des publicitaires.

Toute pensée involontaire allant dans le Bon Sens, après tout, reste une bonne nouvelle ; elle est à la fois le signe que le cerveau du consommateur se trouve en état de positive thinking, mais, plus encore, elle vient consolider son Capital-Positivattitude.
Oscar savait bien la haute importance de ce capital là…celui qui permet s’il est maximisé de faire corps avec son environnement, celui qui assure une insertion accrue à la société, mais par-dessus tout celui qui prémunit à force contre toute Bad Wave éventuelle…

Ah !…Bad Waves… Bad Waves…

Des Bad Waves, Oscar en avait par le passé émis, ça il n’était pas près de l’oublier.
Il y a cinq ans, par exemple, il avait suggéré devant deux collègues qu’il ne voyait pas bien en quoi l’enlèvement de Rosalie Coqencour par les anti-bonheurs devait donner lieu à une Commisération Nationale Obligatoire, alors que les Surrender Monkeys (désigne ceux qui n’ont pas cru à la Positivattitude et lui ont préféré le suicide ou la mutilation) n’ont le droit, eux, ni aux soins, ni aux funérailles.

Heurtés, ses collègues l’avaient bien-sûr dénoncé à son chef de service et s’étaient derechef inscrits, par principe de précaution, à l’hebdomadaire Stage de Positivattitude-Dropping dispensé généreusement par l’entreprise d’Oscar.
Tombée comme un couperet, la lettre de châtiment lui fut remise par son patron en
personne : vs avé fé 1 Bad Wave c pa cool vs alé devoir fer 1 taf d1téré général, stipulait-elle, pompeuse, martiale et lapidaire. Et La sanction fut rude : après être passé devant un intraitable conseil de discipline où siégeaient psychologues, directeurs des ressources humaines, consultants et autres managers, il se vit proposer un travail d’intérêt général chez Mac Donald’s. Il dut ainsi trois semaines durant consacrer gratuitement ses nuits au métier d’aurevoiràbientiste, dans le drive in de la rue Bernard Kouchner -métier qui consiste dans une entreprise de services à souhaiter à l’aimable clientèle une merveilleuse journée, les formules et l’attitude à adopter variant selon l’entreprise.
Mac Donald’s, fidèle au souci d’humanisme qu’on lui connait, avait opté pour le sobre

Une excellente journée à vous, en espérant vous revoir très bientôt, dit à la chaîne avec le sourire et en fixant le client droit dans les yeux.

Balayant sèchement le maussade souvenir, oscar poursuivit sa route en direction des ;bords de l’Erdre. Il se dit que sa petite pensée si positive et si impromptue, était pour la soirée une inauguration heureuse, ce qui en ce moment était loin d’être un luxe.

Il faut dire d’abord qu’Oscar n’allait pas bien.

Il faut dire aussi que ces derniers temps, Oscar faisait de drôles de rêves, confinant presque à la subversion ou ayant à tout le moins, et à sa grande frayeur, tous les symptômes de la Bad Wave Inconsciente.
La nuit qui précédait, par exemple, il avait rêvé qu’il couchait avec un poney.
L’idée est déjà tout à fait inquiétante si l’on considère en quelle haute estime les animaux et leur intégrité psychologique sont tenus par le gouvernement… Mais comble de l’horreur, il fumait une gauloise sans filtre, buvait force vin blanc et se tenait étendu sur son lit tandis que l’animal s’empalait sur son sexe en dessinant des vas-et-viens mathématiquement réguliers. Puis, au moment précis où le quadrupède parvenait à l’orgasme, vrombit à plein régime un air de musique celtique frénétiquement rythmé, et débarquèrent dans la chambre une horde de schtroumpfs cubiques, ivres de triomphe et d’orgueil.

Bien sûr, Oscar avait conservé le manuel d’interprétation des rêves étudié à la Guy Carlier High School, en classe de terminale ; il ne trouva malheureusement pas trace de poneys sexuels ni même de schtroumpfs cubiques…Tout au plus l’entrée « Bad health habits » précisait-elle : kan vou révé de taba ou b1 dalkol c ke vou ète D nostalgik de la France imobilist’ donc peut etr vou ète racist’, consulté 1 psy on sé jamé…

Ainsi, de rêves subversifs en songes malsains, Oscar craignait de plus en plus être inconsciemment animé de Bad Intentions, être en proie à un certain mauvais esprit qui à terme risquait de le mettre en danger, tant sur le plan professionnel, social, que familial…
Il aurait bien sûr pu s’inscrire à l’un de ces séminaires de self-management où l’on vous apprend avec une énergie bienveillante à gérer votre entreprise individuelle, mais Oscar était sans le sou, son travail d’ingénieur lui procurant tout juste de quoi payer les termes d’un 10 mètres carrés en proche banlieue. Il ne s’en plaignait pas, d’ailleurs, attendu que ce sort là était le lot de toute la classe moyenne-supérieure, qui arrondissait ses fins de mois le soir et le weekend dans divers travaux de force ou de nettoyage.
Mais toute la singularité d’Oscar tenait dans la chétivité de sa morphologie…

Il était, et ça tombait bien mal, tout simplement inapte aux travaux physiquement ingrats ; aussi dut-il pour survivre, et ce après maints cas de conscience, opter pour une solution des plus radicales… surmonter sa couardise manifeste pour plonger à pieds joints dans les arcanes du grand-banditisme : voilà ce qu’il en était, voilà à quoi il était acculé, voilà quel lot de soucis venait accroître plus avant son angoisse . N’est-il pas dit que, si souvent, nécessité fait loi…
Oscar en avait pris acte, et tête baissée il avait plongé.
C’est un ancien voisin qui l’avait mis sur le coup…après avoir été présenté aux bonnes personnes, après enquête sur son pédigrée et sa fiabilité, Oscar se fit peu à peu cheville ouvrière d’un mouvement bien funeste.

Sa tâche, modeste mais ô combien dangereuse, consistait à faire la mule : il acheminait la nuit des paquets dont il ignorait presque tout, mais qu’il devinait contenir de quoi l’envoyer croupir pour un bon moment du côté de Guantanamo si d’aventure il se faisait arrêter.
Ce soir là justement, Oscar faisait transiter l’un des fameux paquets du centre ville jusqu’au quartier du petit port, proche des anciennes universités. Il avait donc, après avoir remonté le cours Marc-olivier Fogiel, à longer l’Erdre en toute discrétion, raser le commissariat George W. Bush, traverser le pont Jacques Attali, se faufiler derrière les centres commerciaux, pour enfin rejoindre son contact et lui remettre le précieux colis. Oscar, en arrivant au canal Patrick Bruel, se décrispa plus encore, réalisant qu’il était déjà à mi-chemin, et que tout jusque là s’était fait sans encombre.

La sympathie qu’il entretenait pour son lieu de destination ajoutait certainement à son optimisme… C’est vrai, il faut le dire, que les anciennes universités sont un site qui vaut le détour : après la fermeture des chaires de lettres et de sciences humaines, peuplées préhistoriquement de ce que jadis les gens appelaient des hippies, on a désinfecté et rénové les lieux pour y installer ce que la gastronomie américaine fait de plus épatant. Est ici concentrée toute la gamme de la restauration moderne, de KFC en passant par Burger King ou Buffalo Grill, jusqu’à l’indétrônable et sanctifié Mac Donald’s, tout y est. Ce qui plaisait surtout à Oscar, d’ailleurs, c’était le décor, directement inspiré du style de Las Vegas…

Linoleum brillant, boules à facettes, lampes stroboscopiques, machines à sous, cow-boys en trompe l’œil, statue de la Liberté en plastique, musique moderne et rythmée, tout y est fait pour qu’on s’y sente bien. Et puis, il est indéniable que l’endroit est parfaitement sécurisé, le moindre de vos faits et gestes y est filmé et analysé dans sa plus infinie précision, et un entier bataillon de Ronald Boys (service d’ordre que Mac Donald’s met gracieusement à la disposition de l’aimable clientèle de toutes les galeries commerciales) reste prêt à intervenir dès le plus petit incident.

Le guide Michelin avait d’ailleurs après son inauguration distingué le site de la note de 18/20 à la rubrique « sécurité », ce qui dans le barème du périodique caresse pour le moins l’excellence. Le reporter avait même précisé, dithyrambique : lé anci’N facs 2 Nantes c tro 2 la bal ya pa 2 rakaille . Ce qui, de facto, était et reste absolument exact.

Du temps d’Oscar, de la racaille, à Nantes, il y en avait quand même un peu... Il est important ici de noter que l’époque était embryon, qu’elle était le probe et digne sortir de plusieurs siècles d’obscurantisme retors, et qu’à ce titre elle était moins parfaite que les temps que nous-autres vivons. Les progrès aéronautiques ont fait que nos problèmes de violence, du moins sur Terre, sont assez minimisés, mais sachons qu’il n’en allait naguère pas tout à fait ainsi. La plèbe était ordonnée par ethnie dans l’extrême banlieue, et se répartissait par blocs
communautaires hostiles entre eux, partant du périphérique sud-est jusqu’à la délaissée Saint-Nazaire, devenue depuis des lustres un no man’s land sinistre, funèbre théâtre de tous les affrontements tribaux. Au moment, d’ailleurs, où eut cours l’histoire que l’on vous conte, les journaux télévisés évoquaient déjà les tensions naissantes entre coréens et Belges…Les uns avaient fuit en masse un énième tremblement de terre, les autres étaient venus trouver refuge à l’ouest après les fameux pogroms anti-francophones, et leurs contentieux mutuels tournaient principalement autour de diverses affaires d’armes et de drogues.

Parfois, les bagarres débordaient sur la ville, auquel cas la Police Urbaine et les Ronald Boys intervenaient prestement, usant au besoin d’armes létales, ce qui rassurait tout de même un peu les positive citizen qui, comme Oscar, peuplaient la première couronne. Arrivait fréquemment aussi que des bandes entières tentent une incursion dans les villes pour y dépouiller les consommateurs de leurs biens, mais elles étaient presque toujours stoppées avant le premier périphérique, et en aucun cas ne parvenaient ni au confortable quartier Monselet, ni à Boboland, lieux, déjà à l’époque et de loin, les plus protégés de la ville.

Boboland…

Tandis qu’il longeait, son paquet à la main, l’imposant commissariat central bâti tout à la gloire d’un antique président des Amériques, Oscar se laissa comme à son habitude bercer dans le confort de son désir le plus secret et le plus ardent…
Ah ! Brûlants candélabres de Boboland ! Parfums de bohème, pays de Cocagne, Dolce Vita plénière ! Oscar se laissait bien souvent aller à rêver de l’endroit, de ses jardins, de ses vélos… voire, pourquoi pas, d’un opulent studio sur place…
Il conservait même précieusement chez lui une brochure publiée par la Bobo-agency, agence mondiale spécialisée dans le cultural-standing. Le prestigieux dépliant déclinait élégamment les diverses qualités de ses produits : Boboland sa déchir sarace, ya tro de kultur, avec pl1 d’ar contempor1, dé super bar lounge, dé conférence d’astrologi ou de philo, en + c hyper sécurisé grace a la klotur éléctrik tou autour, vené abité la c tro 2 la bal .

Oscar, à l’occasion d’une formation de self-développement gracieusement offerte par son entreprise, avait même eu le privilège de passer une après-midi entière dans l’auguste quartier. Ces quelques heures de bonheur intégral, à flâner sur l’avenue Bernard-henry Lévy ou le boulevard Jack Lang en goûtant ad libitum l’éclat des vitrines Dior, Hermès ou Cacharel, avaient été pour lui un formidable bol d’air.

C’est vrai qu’au fond, Oscar se démarquait de ses collègues par une certaine sensibilité à l’art et à la bohème…on pouvait par exemple trouver sur son PC certaines playlists comme l’élitiste André Rieux c tro la class, quelques e-books comme l’historique La vi de BHL raconté par Arielle Dombasle , ou encore un ou deux films de Valeria Bruni-Tedeshi, intemporels témoignages de la lointaine, lointaine époque où les choses commencèrent tout juste à aller dans le Bon Sens…

Bien sûr, de tels goûts en faisaient un personnage un peu atypique…dans son milieu
professionnel on se tournait d’avantage vers le fonctionnel : football, informatique, consommation, nouvelles technologies, automobile, sécurité…Alors, Oscar parfois se sentait bien seul… mû d’estime pour un si haut degré de poésie, rares étaient ses alter-égos possibles, surtout en classe moyenne supérieure.

Ainsi, l’affaire était entendue : si par chance il gagnait un jour au mondial-million, il irait s’installer à Boboland. Monselet, évidemment, c’est aussi très bien, très protégé et très calme, mais c’est tout de même très particulier. Le quartier reste majoritairement peuplé par la
bizness class de longue lignée qui n’a pas su trouver la force nécessaire pour revendre les vielles bâtisses familiales, et a à cela préféré les doter d’un intérieur chic et contemporain.
Les façades de facture haussmanniennes, signe ostensible d’un certain passéisme, complexaient d’ailleurs beaucoup les habitants du quartier, qui ont néanmoins pallié à ce standing handicap par une habile pirouette : malins, ils ont rebaptisé toutes les artères, leur allouant les noms des plus éminents progressistes : ici peut-on donc flâner rue Jean-François Copé, errer avenue Daniel Cohn-Bendit, divaguer boulevard Nicolas Sarkozy ou encore papillonner cours Arnaud Montebourg. Finalement, les plus fins observateurs faisaient correspondre la sociologie respective de Boboland et de Monselet à certains habitus politiques : dans le premier habitaient les démocrates, dans le second les républicains, et la messe était dite.

Oscar était donc politiquement conforme à ses gouts, son cœur ayant toujours battu pour la sensibilité la plus cool. De fait, son penchant souligné pour les textes éternels de U2 ou Yannick Noah –antiques et illustres musiciens classiques- en avaient fait par la force des choses un pacifique viscéral et acharné. Les républicains, apôtres des doctrines libéral-sécuritaires, voulaient mater la racaille par les armes et le fouet, quand, à contrario, leurs opposants démocrates, nourris au dogme libéral-libertaire, entendaient gérer le problème en
excentrant les classes dangereuses dans des parcs fermés. Du temps d’Oscar, ce sont
ces derniers qui administraient la province de France : la racaille était mise de côté, mais en toute courtoisie et tout pacifisme, point de jeux de mains, point d’armes. Etaient même organisés des safaris humanitaires dans les ghettos pour lutter contre la famine, la drogue, l’alcool et le suicide de masse.
C’était cela qui plaisait à oscar, cette douceur. C’était du reste le seul point de programme qui
différenciait les deux écoles politiques, mais la ferveur d’Oscar pour la paix était si ferme qu’il n’envisageait pas un seul instant voter autre chose que démocrate.
Classant toute ces données en bon ordre tandis qu’il arpentait l’avenue Francis Lalanne qui menait droit aux anciennes facultés, Oscar se désespéra de ce qui faisait ses contradictions. Sa dévotion sans fin pour ses idées, son envie d’être cool, son ambition à rester dans le bon sens étaient résolument authentiques, mais sans cesse étaient-elles contredites…
Contredites par exemple par la désuétude sordide de son prénom, à l’heure où ses collègues s’appelaient tous Dylan ou Steven…

Contredites aussi par son physique chafouin, son caractère timoré, allant contre l’idéal type du fun…Mais contredites surtout par son activité macabre, par sa génuflexion devant d’ignobles individus. Pour qui travaillait Oscar ? Pour qui livrait-il ses paquets ? Il fallait bien se rendre à l’évidence : pour des ordures, des anti-jeunes, anti-cool, anti-fun, anti-fiesta…anti-bonheur ! Il faisait le troisième couteau pour d’atroces gredins, des gens qui refusaient en bloc le Bon Sens et la Positivattitude, c’était tout vu…tout vu et si insupportable pour lui !

Oscar pâlit. Il traversa les galeries des anciennes facultés, remonta la rue François Hollande, traversa la place Benjamin Castaldi, longea l’institut Philippe De Villiers, laissa sur sa gauche le jardin d’enfants Olivier Besancenot et marcha à pas lent les quelques mètres qui le séparaient de l’immeuble de son destinataire.

Ah, ça, j’aurai du prendre mon parapluie , songea-t-il, perplexe.

*

L’homme tira une énorme bouffée sur sa cigarette, et s’empressa de recracher la fumée par la fenêtre. Putains d’enculés de merde pensa-t-il, considérant nonchalamment le complexe des anciennes facultés où trônait, vainqueur, un Ronald Mac Donald en polyester de huit mètres de haut. Il brûlât son mégot dans l’âtre froid de sa cheminée, puis aspergea la pièce de déodorant d’intérieur.
Anxieux, ses trois camarades buvaient à la paille un rarissime Saint Estève dissimulé dans des briques d’Oasis.

_ Mais qu’est-ce qu’il fout cette andouille ? demanda l’un d’eux.
_ Du calme, tonna l’homme, notre zozo est régulier, on les aura nos amuse-gueules, ne vous en faites pas.

Trois mouches volèrent, une brise fine passa par la fenêtre, la pluie tomba à verse…et à la porte on frappa.

Quatre coups, cadencés comme pour un code.

Chacun pointa nerveusement son arme vers l’entrée et, avec la plus extrême prudence,
l’homme ouvrit. Sur le palier apparut un trentenaire rabougri. Si jeune et si pâle, le garçon au physique étréci était trempé comme une soupe. Il tendit sans mot dire à l’homme un discret paquet, murmura un freluquet et inaudible à la prochaine, puis tourna les talons et dévala quatre à quatre les escaliers de l’immeuble. L’homme afficha un rictus satisfait, apporta le colis sur la table, regarda ses compères puis d’un coup de couteau défit la ficèle qui saucissonnait le paquet.

A l’intérieur, il y en avait quatre…quatre objets fabuleux.

Il tendit à ses amis chacun le sien, et tous sourirent et s’absorbèrent dans l’admiration langoureuse de leur brûlant trésor.
Ils savaient ce que pareille détention leur faisait encourir, mais, à cet instant précis ils s’en fichaient, ils s’en foutaient pas mal…Ils risquaient leur vie pour posséder puis dévorer ce que la société tient désormais pour les plus fertiles semis du Mal, mais à bien y regarder c’était bien cela : ils s’en foutaient.

Chacun tenait fermement son petit rectangle tout de carton et de papier, en silence.
Sur celui de l’homme était inscrit : La lenteur.
Sur celui du premier camarade : Le mariage de Figaro.
Sur celui du deuxième camarade : Voyage au bout de la nuit.
Sur celui du troisième camarade : Le Horla.

L’homme regarda par sa fenêtre, fixa la silhouette du frêle livreur qui au loin disparaissait, et murmura, langoureux :

_ C’est ça couillon… à la prochaine…

*

Oscar se sentit mieux, comme soulagé. Il prit le temps de savourer le retour. Au beau milieu de la place Benjamin Castaldi, une fée nue au fessier callipyge montée sur écran géant ventait les mérites d’une marque de yaourts. Oscar se dit qu’avec l’argent de sa livraison, il pourrait s’en acheter des yaourts…
Ce n’était pas exclu.

Oh, oui, il pourrait certainement s’acheter quelques yaourts.

Quelques yaourts callipyges.

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La Maison Poulaga


Maison Poulaga - La Rotisserie Nationale

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A quoi peut-on bien "assimiler" Madonna?

Pas facile...
Elle est toujours si élégante et raffinée.


Un peu comme nous au CGB...

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Géorgie : petit rappel de vaccin


Durant les années 90, la Géorgie, un État convoité, au nord de l’Arménie et au sud de la Russie, est une partie d’échec entre les deux mastodontes de l’ex-guerre froide. Sur son territoire, les oléoducs véhiculent le pétrole russe. Les Américains veulent construire un oléoduc entre l’Azerbaïdjan et la Turquie. Ils y pratiquent une politique dite de reflux (rollback) à l’encontre des Russes, du même acabit que celle menée à l’encontre de la France en Afrique.
La Géorgie, dirigée par Édouard Chevardnadze, suivant les modèles de l’Ukraine et l’Azerbaïdjan, décida de rompre les accords de défense avec la Russie pour se rapprocher de l’OTAN. L’Arménie resta dans le giron russe. En 1999, le premier ministre et le président du Parlement avaient été assassinés.
Finalement, Chevardnadze fit machine arrière et se rapprocha de nouveau de la Russie. Une révolution play-back fut alors organisée. La presse fut inondée d’informations tronquées, parlant de fraudes électorales, évoquant la lassitude de la population, et énonçant la corruption.
Puis des groupes de jeunes et d’adultes manifestèrent dans la rue. Ils représentaient le peuple mécontent, qui voulaient vraiment « le changement », car les politiciens au pouvoir étaient « corrompus » et « répressifs ».
Après avoir été contraint au départ, Chevardnadze expliqua à la presse russe : « C’est Georges Soros (spéculateur milliardaire) qui a créé les groupes de jeunes Khmara (Assez !). Il prenait des jeunes, à quinze ans, et les formait en deux mois. » Un des dirigeants de l’opposition avait suivi un séminaire spécial à Belgrade à « l’institut de la liberté » financé par Soros et l’USAID, pour y apprendre les techniques de la révolution de velours.
Les révolutions de velours consistent à enrôler des jeunes issus du pays à « révolutionner », ainsi que quelques personnalités, puis les former au leadership et aux techniques de guérilla urbaine soft (manifestations, discours, occupations des locaux étatiques, etc.). Ces pseudo-révolutions sont assistés d’une vaste campagne de propagande contre le gouvernement visé à travers le monde et relayés par des médias « pirates » au sein du pays à « révolutionner ». Le processus prévoit aussi une opération de corruption pour bloquer le recours à l’armée par le gouvernement incriminé. Certaines institutions étatiques sont aussi parfois corrompues.
Le 23 novembre 2003, suite à la révolution des Roses, avec en tête de cortège Mikheil Saakachvili, Chevardnadze est poussé à la démission de son poste. Nino Bourdjanadze, présidente du parlement et membre de l'opposition, devient présidente de la Géorgie par intérim. La cour suprême de Géorgie annule le résultat des élections parlementaires. L’élection présidentielle anticipée organisée le 4 janvier 2004 consacre Mikheil Saakachvili à la présidence de la Géorgie. Le 28 mars 2004, ses partisans remportent largement les élections parlementaires.

Saakachvili : je crois en la démocratie. La preuve, mon pote, c'est Georges W Bush !

Chevardnadje, un homme-sandwich !


Georges Soros, illuminati jésuito-reptilien et dignitaire suprême des mondes infernaux du bas astral, qui, quand il ne balance pas la sauce sur les marchés de devises en spéculant à la baisse jusqu'à ce qu'un pays tout entier se ramasse, a pour hobby de financer des révolutions « sympatoches » !

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27 août 2008

Club pour artistes à pistonner

Après "l'origine du monde", "le nombril de Paris"... pour être poli.

Un Disneyworld babylonien de l'art contemporain s'érige à présent dans la capitale.

>>http://www.104.fr/

INAUGURATION DU CENTQUATRE
rendez-vous samedi 11 octobre 2008 de 14h30 à 2h pour de grands moments, artistiques et festifs !

le 104 qui, contrairement à ce que son nom indique, n'est pas le successeur du 122 (One-Two-Two)... Quoique...

D'un coté des trous-du-cul "créateurs" du monde entier, -stakhanovistes du néant, nourris et blanchis comme au kolkhoze - de l'autre des bobo-badauds buvant des expressos-citron comme à L.A. ...

Ne riez pas, ça existe.



Pour que les "dupontlajoie" ne gueulent pas trop, il y a une "maison des petits" qui s'étend sur l'immensité d'un rectangle de 9,5 x 14 mètres... Soit 133m² sur 39000m²... On se fout pas de votre gueule hein, les enfants!
Ouiiiiin!!!!

Des fêtes versaillaises ne manqueront pas d'y être organisées...
Ce "lieu magique" est condamné à être une réussite "magique".



Pensez donc, tous les ingrédients de la doxa sont là:
multiculturel, jeune, branché, festif, commerçant, ludique, pas "prise de tête"...

Ducon et Duconne seront donc au "RDV du 104", je vous le prédis, au garde à vous, le doigt sur la couture du jean troué à 600€, prêts à faire du shopping (de sextoys à "tirage limité"?), trouvant ça "géniâââl" et tellement "drôle et décalé", contemplant les artisans du rien comme on contemple les mystères de la création... Faisant chauffer la CB comme chez Mickey.


Au fait, combien coûte cette nef du progrès?
Allez, un peu de magie...
Abracadabri...
Contribuable...
Tourne-toi...
Merci.

102 millions d’euros

Et simplement en subventions de fonctionnement:

4 462 500 € (SOURCE)

Christophe Girard, chargé de la culture à la mairie de Paris, incapable de reconnaitre un morceau de musique classique chez JF Zygel mais grand amateur de mobiles en tôles rouillées ou de sculptures en merde de poule, va bientôt inaugurer ces édicules...


Comment veux-tu... Comment veux-tu que je...



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Un scoop dévastateur



Depuis déjà quelque temps, le CGB vous a habitué aux scoops de premier choix, là où les torchons officiels et les sites web d’informations soi-disant indépendants échouent à merveille. Poursuivant cette logique, un jour où l’autre, on nous considérera comme des incontournables de la toile. L’interview proposée aujourd’hui, qui restera gravé dans les annales du vrai journalisme d’investigation, est un raz de marée, une apocalypse nucléaire, une dévastation totale. J’ai hésité à la publier, allant même planquer mon papelard dans un coffre sécurisé d’une banque privée prestigieuse d’un quartier de la haute bourgeoisie parisienne (en territoire ennemi et ça m’a couté bonbon). Ces derniers jours, des yeux ont poussé derrière ma tête à l’affut de tout danger potentiel. D’habitude, j’évite ce genre de contexte et de sa pression résultante. Au fil de l’entretien, et peut-être dès le début, vous reconnaitrez la personnalité jusqu'à pulvériser le moindre doute sur son identité. J’en suis persuadé. Cela dit, je passerai sous silence son nom pour rester inattaquable par les voies judiciaires. Quant au reste, j’en cours le risque… je savais à quoi m’en tenir lorsque je suis devenu de la crème cégébienne. Le CGB possède des agents insoupçonnables infiltrés dans tous les réseaux de pouvoirs souterrains. Notre œil scrutateur fixe les arcanes occultes de la politique, de la finance et des médias. La semaine dernière, un de mes contacts m’a proposé une rencontre « qui ne se refuse pas » avec « Témoin X », dont l’identité m’a estomaqué sur le moment. La taupe m’a exposé brièvement la nature des révélations qui seront évoquées. Depuis, des nuits blanches ont peuplé mes journées, excité par cette occasion en or rarissime.
Voici le compte-rendu littéral de ce moment fracassant, ainsi bien sûr que l’interview.

Nous avons rendez-vous dans un hôtel miteux de Malakoff à la périphérie proche de Paris dans la banlieue sud. Au téléphone, Témoin X m’avait expliqué que la récente DCRI (direction centrale de la sécurité intérieure) surveille tous les établissements luxueux. Je suis arrivé une demi-heure à l’avance pour bien repérer les lieux en cas de complication imprévue. La chambre pue la moisissure. La blanchisseuse est une salope à qui je ferai bouffer les draps dégueulasses en forçant à coup de tatane. Le mobilier vétuste se compose d’un lit, d’une table de chevet, d’une petite table et de deux chaises, et d’une armoire. Même pas un téléphone.
Je prépare le matos de pointe : un calepin, un crayon à papier, une gomme, un rouleau de ruban adhésif, un enregistreur vocal et un Beretta neuf millimètres. Elle m’avait ordonné de proscrire tout système d’enregistrement quelconque. Je prends le flingue, enlève le cran de sureté et le scotche avec son holster sous la vieille table mitée et crasseuse, le canon pointé vers la porte. Je plaque le mouchard numérique à côté du calibre et le fixe à son tour. Vite… j’astique les meubles à l’aide de plusieurs kleenex trempé avant d’accueillir mon hôte, habitué à un autre style de convenances.
TOC, TOC… toc… toc… TOC.
Le code convenu ! J'enclenche le bouton record du mouchard, puis j’attrape ma flasque de bourbon et m’en envoie une franche rasade dans le gosier pour redoubler de courage. Je file vers la lourde, prends une profonde inspiration, puis l’ouvre avec une discrétion assurée.
Témoin X se faufile à l’intérieur avec la furtivité d’un adepte du ninjutsu. Elle porte tout l’attirail des célébrités féminines qui veulent passer incognito dans une foule : lunette noire, un fichu sur la tête, grand châle usé et enroulé autour du cou, et fringues sobres aux couleurs lugubres. Elle a l’air apeurée comme un fugitif en cavale, avec à ses trousses toutes les puissances de sécurité de la nation, des forces spéciales ultra-secrètes de l’armée jusqu’au garde champêtre. Je la rassure en lui posant une main sur l’épaule.
— NE ME TOUCHEZ PAS ! m’aboie-t-elle d’une voix tonnante et impérieuse, tout en éjectant ma patte d’un geste virulent.
— Excusez-moi. Je n’aurai pas dû.
— J’aimerais que ça dure le plus rapidement possible. Je voudrais éviter que quelqu’un s’aperçoive de mon absence.
— Très bien, alors commençons sans perdre une minute. Asseyez-vous, je vous en prie.
Elle se calme enfin et se met sur son séant. Je vois à sa moue que sa chaise lui provoque un inconfort éprouvant. Elle enlève son camouflage devenu pour l’instant superflu. Je la trouve aussi magnifique que sur les photos, ni plus ni moins. On a beau la détester, mais je comprends pourquoi sa beauté a su en faire bander plus d’un. Elle nous l’a souvent prouvée la gourgandine.
— Comme vous le voyez, j’utiliserai que le matériel ici sur la table. Rien d’autre, mentis-je effrontément.
— Je vous fais confiance comme à notre ami commun.
— J’avoue qu’une grande stupeur m’a saisi quand il m’a entretenu sur le sujet que nous allons évoquer.
— Je comprends… et croyez bien que j’éprouve de la difficulté à me confier à un inconnu.
— Je n’en doute pas… alors, commençons au plus vite.
— Bien, j’écoute vos questions.
Je saisis le crayon à papier, ouvre le calepin et attaque l’interrogatoire minutieusement préparé.
— J’aimerais d’abord que l’on débute par votre rencontre. Bien sûr, les médias en ont fait leurs choux gras pendant de longues semaines, mais vous savez les sources officielles… de plus, on a eu droit qu’à des détails insignifiants.
— En vérité, tout est faux. Notre rencontre est une fable pour les gogos, et de nos jours ça fourmille, orchestré par nos agences de communications respectives. En fait, à la base, cette entente vise l’objectif d’entretenir la stabilité de l’image traditionnelle de son poste particulier auprès du p… public. L’offre s’avérait alléchante, car j’y trouvais mon compte aussi bien d’un point de vue financier que pour la voie royale de la gloire. Au début, ma réputation en a pâti, mais je m’en moque fichtrement. La plupart des femmes auraient accepté sans se poser de questions. Ensuite, grâce à une propagande récurrente, une majorité du p… public a commencé à s’habituer peu à peu. Je n’en dis pas un peu trop, là ?
— Vous vous doutez bien que les internautes devineront très vite vos identités respectives. L’important est de rester discret sur les noms, les lieux, les dates et les dénominations de fonction professionnelle. D’accord ?
— OK.
— Allez-y continuer.
— Donc, je disais que le public, au bout d’un moment, accepte tout avec un bon bourrage de crâne.
— Au-delà du contrat, est-ce que cette nouvelle situation s’avère bénéfique ? Quels sont les privilèges ? Est-ce parfois oppressant ?
— Il y a une chose de très appréciable… tout devient gratuit. Comme le rêve d’un enfant qui fantasme sur l’idée de se retrouver seul sur cette planète avec tous les biens matériels à son unique et entière disposition. Et puis aussi, les gens vous octroient une déférence et des dithyrambes sans commune mesure. C’est très agréable quand vous êtes narcissique.
Elle remarque mon étonnement que j’ai laissé entrevoir à cause de sa soudaine franchise et de son cynisme.
— Vous croyez quoi ? La motivation première de ce genre de métiers, loin devant l’argent qui vient en second, est d’être considéré par une partie de ses contemporains comme des demi-dieux. Quoi de plus jouissif dans la vie ? C’est aphrodisiaque. Rien que les causes humanitaires, devenues incontournables dans nos milieux, ont pour but le narcissisme. L’humanisme demeure le pinacle d’une image médiatique éblouissante. La fée clochette qui vous transforme en « humain admirable » de sa baguette enchantée. Une sorte de grand œuvre alchimique, mais seulement en apparence. Peu de célébrités semblent conscientes de ce fait. La majorité se ment à elle-même, mais derrière tous ses sentiments mielleux trône le flamboyant et majestueux narcissisme.
— Je m’en doutais !
— Ensuite, votre vision de la chose compte. Si vous êtes sur le mode : bien ou mal ? Vous vous trompez de question. La juste interrogation est : bon ou mauvais pour soi ? Ça évite ou nettoie la culpabilité.
— Un point de vue intéressant… mais le narcissisme laisse aussi des dégâts psychologiques effroyables lorsque les gratifications s’évanouissent. C’est à double tranchant.
— Certainement, mais on lui résiste à grand-peine. Mais là, on s’éloigne du sujet… pour les côtés désagréables, on est contraint de contrôler en permanence son comportement et la moindre de ses paroles. Le pire reste le voyage protocolaire à l’étranger qui vient en prime se greffer à cette attention stressante. C’est épuisant. Seuls des as de la communication réussissent leurs prestations à coup sûr.
— Vous vous en sortez plutôt bien jusqu’à présent.
— Merci, vous êtes charmant. J’ai été formé à bonne école.
— Et les paparazzis, les journaux People, les fans ?
— Lorsque vous savez dealer avec eux, tout se passe pour le mieux. Une photo soi-disant volée de temps en temps ravit tout le monde. Le photographe touche, les journaux vendent et toi, tu entretiens ta célébrité, puis tu ramasses ton cash. Derrière, tu portes plainte pour sauver l’honneur et tu gagnes à tous les coups, car c’est prévu ainsi. Les journaux allouent des budgets conséquents rien que pour le judiciaire. Même nos avocats jubilent. Le système est bien huilé. On a parfois de vraies photos volées, mais ce sont de moindres tracas par rapport au bénéfice perçu sur l’ensemble. Pour les fans, certains sont trop engageants, un peu lourds et cassent le trip, mais j’ai toujours échappé au cas du psychotique qui fantasme une appartenance exclusive.
— OK, maintenant, venons-en au vif du sujet. Parlez-moi de lui !
Elle se sent soudain mal à l’aise et perd de sa confiance dans son regard.
— Bien, puisqu’on est là pour ça, me dit-elle un peu pâle, mais faisons vite… je vous en prie.
— Par précaution, appelez-le monsieur N. Ne vous en faites pas, si vous oubliez, je rectifierai à la rédaction de l’article.
— Monsieur N. ? Pourquoi ?
— Juste un kiff !
— OK, donc j’ai rencontré monsieur N. à une réception que donnait monsieur S., comme convenu, début décembre de l’année dernière. Comme je l’ai déjà dit à la presse, ses orientations politiques se situent à l’opposé des miennes, je racontais la vérité. Encore que je me trouve dans l’autre courant principal, plus par tradition de mon milieu de base que par conviction. Mais, en tout cas, nous avons comme point commun la même origine sociale… mi-bourgeoise, mi-aristocratique. Il n’est pas mon genre d’homme, mais je me suis laissé prendre au jeu. Et puis, ce qu’il représente envoute littéralement et sa confiance en lui inébranlable m’a séduite. Ce mélange fascine souvent les femmes. En clair, ce qui était au départ un contrat de bonne entente professionnelle est devenu réalité. Du moins, au début. Ensuite, les jours heureux se sont gâtés assez vite dès qu’on s’est marié le 2 février dernier pour se transformer en cauchemar au fur et à mesure.
— Comment ça s’est passé ?
— Un soir, lors de nos ébats conjugaux, il m’a proposé de jouer à des jeux un peu spéciaux avec lui, dit-elle en fuyant mon regard et en perdant de son éloquence jusqu’ici infaillible. Il me l’a demandé le plus naturellement et le plus tendrement possible, presque suppliant. Comme j’aime la nouveauté et que je suis un peu maso, j’ai acquiescé. Au début, les distractions demeuraient innocentes.
— C'est-à-dire ?
— Ben, des agréments classiques de couples en confiance qui tournent à la pornographie, parfois jusqu’à la salacité. Mais un jour, il s’est énervé, car d’après lui, je n’y mettais plus du mien. Ce qui était vrai, parce que ces séances malsaines, ça va un moment. Il m’a giflé et maitrisé, puis a commencé à nouer une corde autour de mon corps… euh… pour… euh… me bonder !
— Vous voulez faire une pause pour reprendre vos esprits ?
— Non, on a plus le temps. Juste un verre d’eau si vous avez ?
— Je n’ai sur moi que ma flasque de bourbon et je vous déconseille l’eau du robinet de cet hôtel.
— D’accord, mais un tout petit peu.
— Tenez, lui dis-je en lui donnant le remontant.
Elle le vide d’un trait.
— Ça va mieux ?
— Pas vraiment.
— Allez, encore un effort, c’est la dernière ligne droite. Donc les jeux ont tourné aux pratiques SM ? C’est ça ?
— Oui et de plus en plus répugnantes avec le temps. Il a commencé à m’appeler « Lassie, la chienne » et à me faire laper un bol d’eau pendant qu’il m’enfonçait des objets spéciaux dans mes deux orifices pourtant étroits.
— Comme quoi ?
— Les détails ont-ils vraiment de l’importance ?
— Au CGB, nous avons une règle d’or : rien ne doit être caché à nos lecteurs ! Déjà qu’ils ne comprennent pas tout…
— Ben, au début, il m’introduisait de simples godemichets… euh… mais ensuite des objets de plus en plus bizarre et parfois symbolique. D’un saucisson qu’il avait ramené du salon de l’agr… euh… à la pompe de son vélo de course… euh... en s’amusant à l’actionner avec frénésie, en passant par… euh… son bras de mannequin qui lui sert à y déposer toutes ses montres de grands luxes. Un jour, il m’a même introduit dans mon rectum une copie du traité simplifié de Lisbonne roulé en forme de tuyau… sniff… en chantant la chanson de Charles Trenet « Douce France ». J’éviterai de vous raconter ce dont j’ai dû endurer le soir de sa célèbre altercation publique dans une manifestation très populaire. Ainsi que… euh… le refus de la ratification d’un certain traité par un p… public étranger, conclut-elle en se répandant en une longue plainte déchirante.
— Allez, encore juste un petit effort.
Des larmes coulent sur son rimmel et laissent des trainées bleuâtres sur ses joues fardées. Elle ressemble à une petite fille infortunée qu’on a envie de consoler. Je ne la perçois plus comme avant. J’entreprends inconsciemment la tentative d’un geste de tendresse à son endroit, mais me ravise aussitôt.
—… sniff… un jour, il a convoqué son conseil des m… dans nos appartements privés et il m’a offert à ses convives… comment ils disent en banlieue, déjà ?
— Une tournante. Il vous a fait tourner.
—… sniff… voilà, il m’a fait tourner comme une vulgaire banlieusarde… moi, de descendance aristocratique ! Mais le comble de l’horreur se produisit le soir du 14 juillet. Il m’a… sniff… il m’a… sniff… scarifié… sniff… à l’aide d’un stylo à plume de sa collection… sniff… le message suivant…
Elle soulève son chemisier et me dévoile son abdomen torturé d’une inscription au caractère croûteux et sinueux : NUCLEARISER LA RACAILLE.
— On va s’arrêter là, lui dis-je en restant stupéfait devant autant de révélations époustouflantes, bien au-delà du topo pourtant alarmant de mon contact.
— Merci… sniff… c’est un malade…
Je repose mon crayon, mes doigts en compote et la main ankylosée par tout ce travail acharné, mais qui en valait la peine.
— C’est normal. Ne vous inquiétez pas, je vous assure l’anonymat.
— Je m’en fous maintenant. J’ai envie de mourir !
— Ne dites pas ça ! Pourquoi ne divorcez-vous pas ?
— Je ne peux pas. Il sait des choses sur moi que je préfère taire à jamais !
— Ah, bon ?
— Ne comptez pas sur ce scoop là !
— Désolé… un réflexe. Prenez un amant pour le faire chier !
Elle me fixe soudain de ses yeux écarquillés, l’air interloqué. Cette idée ingénieuse commence à germer dans son esprit troublé.
— Mais oui ! La voilà la solution !
Elle me regarde gratifiante.
— Et pourquoi pas vous ? De plus, vous êtes un homme du peuple sans origine sociale digne d’intérêt, ce qui le fera doublement criser !
— Oh là, on se calme !
— Même si physiquement vous ne cassez pas des briques, vous n’êtes pas non plus repoussant. Je vous paierai gracieusement s’il le faut. Et puis, une relation sexuelle saine ne me fera pas de mal… que je retrouve enfin ma dignité, me dit-elle en commençant à déboutonner son chemisier comme si ça allait de soi et que je n’avais pas mon mot à dire.
— Non, s’il vous plait, madame, ne faites pas ça.
L’idée restait toutefois alléchante, mais aussi annonciatrice de réactions en chaine cauchemardesques.
— Si vous le désirez, je vous taille une pipe ! J’en ai besoin, par pitié ! J’ai envie de me glisser à nouveau dans la peau d’une femme normale !
Vous connaissez sans doute le sketch de l’ange et du démon qui trônent au-dessus de chaque épaule et illustrent les bonnes et mauvaises pensées. Et bien, moi, je les ai vus, mais réellement vus.
L’ange me dit :
Ne commets pas ce péché ! Tu ne te le pardonneras jamais et soupèse les conséquences irréversibles de cet acte répréhensible par la morale chrétienne, même si la foi est absente de ton coeur !
À cela, le démon répondit :
On s’en bat la fourche de ton éthique religieuse ! Mais vas-y, mon salaud, ne te fais pas prier. Fais-toi pomper le nœud, mon n’veu ! Imagine un peu, lustré buccalement et goulument par la P… D… de F… ! Le rêve de tous les fils de pute avec une bite en âge de dégoupiller !
— Non, je ne peux pas !
Témoin X, insatisfaite par cette réponse, m’agrippe l’objet convoité par une prise ferme et solide comme si elle pratiquait la varappe.
Repousse-la, repousse-la… ne sombre pas dans ses noirs desseins… le diable la possède ! me dit l’esprit de lumière.
N’écoute pas cet éternel puceau et déchire-la comme le mâle dominant que tu es ! Au stade où elle en est, tu peux même la fourrer là où on prend la température, si tu vois ce que je veux dire ! Tu verras, c’est magique ! Allez, au boulot, mon brave. On ne fait jamais attendre une dame ! me répond le suppôt de l’enfer.
Je me lèche les babines. Qu’est-ce que je fais ? Je fonce ou pas ? Après mure réflexion et après avoir jaugé le pour et le contre, ma décision est prise et irrévocable…

Le lendemain, après avoir rédigé au propre mon article, je file vers la banque déposer ma bombe non conventionnelle.

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Taggeurs = p'tites bites

Qu'est-ce qu'on apprend en surfant sur la Bobosphère 2.0?

Le ferrailleur Richard Serra a réussi à fourguer ses bouts de tôle à la Mairie du VIIIe... Des panneaux rouillés ont été entreposés au jardin des Tuileries, gâchant irrémédiablement la perspective.

Jardin qui avait déjà accueilli l'araignée tout droit sortie du plafond de Louise Bourgeois(e):




Et ma bobote de se la jouer Christine Angot... De s'angoisser pour l'intégrité physique des calamiteuses carcasses...

Les promeneurs, face à cette minéralité brutale, se sentent-ils ramenés à l'âge de pierre? Ou font-ils seulement les malins pour divertir leur famille ou leurs amis?

En effet, des passants sans accréditations ont vaguement laissé des "zézette je t'aime" tracés au Tipex dedans l'oxydation.



Oh, les zyva boyz, les yo, les Attilas urbains en tout genre...
Tageurs/graffeurs/graveurs/salopeurs universels...

...AUX ARMES!


Pas un coin qui n'échappe à votre rage de marquer votre territoire d'un coup de peinture... Pas un pan de mur épargné par votre irrépressible besoin de lever la patte... Et là... Rien?


P'TITES BITES!







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Le morceau du jour qui burine le baba de Saakashvili

Boris Vian - Complainte du progrès

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26 août 2008

Le plus grand éditorialiste de France parle du CGB

Ce matin en allant au boulot, je m'apprêtais à m'endormir tranquillement en écoutant l'édito d'Alain Duhamel (aka le sosie officiel d'Adolf Hitler depuis 1974), quand soudain çà :

Ce n'est pas un monopole, on sait bien que les radios vont beaucoup plus vite, beaucoup plus loin, et beaucoup plus libres. On sait bien que la presse écrite a beaucoup plus de place, et quelquefois plus de qualité. On sait bien que Internet aujourd'hui, c'est une sorte de critique pas toujours responsable, mais corrosif, qui n'existe pas là-bas
...

Mais mais putain Alain est train de parler du CGB !!! Merci Alain.



Sinon le reste de son intervention c'est de la grosse branlette médiatique : "Laurence Ferrari est devenue en fait, la femme française la plus influente en politique." Sacré Alain !!

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Great Russia





Bernard ne mâche pas ses mots... Bernard est un défenseur des droits de l'homme qui aurait pu faire Robert Mesnard dans une autre vie!

Les vilains russes vont procéder à un nettoyage ethnique ce soir en Ossétie du Sud... c'est le grand Bernard qui l'affirme... L'Histoire retiendra Kouchner comme le plus grand opposant à la barbarie poutinienne.




Le précédent du Kosovo a laissé des traces (les jocrisses vous diront bien sûr que "ce n'est pas la même chose") et la Russie a usé du minoritarisme eurocrate pour proclamer l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Elle peut encore se foutre de la gueule de la petite Europe avec d'autres républiques sécessionnistes comme le Haut-Karabagh ou la République moldave de Transnistrie.

Voilà, on était bien tranquille à Paris-Plage en train de comater sur les performances de Laure Manaudou et pam! Poutine nous gâche la fête (enfin techniquement c'est Saakachvilii qui a démarré les hostilités).

L'affaire est si grave que nos médiacrates ont oublié les sujets sur les retours des vacances et les cartables trop lourds pour mettre en exergue l'info internationale (désolé Lolo Ferrari l'info non anxiogène, ce sera pour plus tard).

Parce que la Russie a décidé de ne plus se plaisanter, la preuve: ils mettent directement en cause l’accord d’avril dernier entre la Russie et l’OTAN pour le transit par la Russie de ravitaillements et d’équipements de l’OTAN destinés à l’Afghanistan (source dedefensa.org) et bombent le torse face au nain européen (la "puissance" d'après-l'histoire) et les USA en pleine déconfiture (pays actuellement dirigé par une femme noire soit Condie Rice).

Cette crise géorgienne nous montre la volonté de la Russie de continuer l'histoire (comme dit Védrine) et de bâtir un monde multipolaire. On ne saurait donc se fier aux cris d'orfraies de nos vertueuses capitales et aux hotels- reportages de BHL. Mieux vaut multiplier ses sources d'informations.


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Péter la gueule aux connards !

Au seuil de la rentrée littéraire qui promet d'être palpitante, j'ai eu un petit coup de coeur pour l'ouvrage d'un jeune auteur qui fête cette année ses 80 ans. Gageons que cet ouvrage provoquera des remous dans le landerneau des enculés mondains de l'édition nouvelle génération pour connards et putes à frange .

Dans cet ouvrage, le travail de Michel Clouscard consiste à dévoiler la collusion du libéralisme et de la pensée freudo-marxiste en vue d’imposer à la société française le nouveau mode de production capitaliste lié au marché du désir. Lorsque paraît « Néo-fascisme et idéologie du désir », les théories freudo-marxistes sont très à la mode et Clouscard s’empressera de montrer qu’elles ne sont qu’une caution libertaire du libéralisme. En effet, sous couvert de produire une rupture avec la société de consommation, la pensée freudo-marxiste présentée comme émancipation transgressive s’avèrera n’être qu’une des conditions majeures du développement de cette même société de consommation. En effet, son escamotage des rapports de classe témoignera d’une profonde allégeance à la nouvelle société du capitalisme avancé et à la nouvelle exploitation que cette dernière opère sur le prolétariat. La fonction première de cette idéologie du désir fut donc de briser la société traditionaliste et de promouvoir de nouvelles conduites libidinales, ludiques et marginales qui, tout en prétendant lutter contre lui, permirent la relance et l’expansion du capitalisme. Il s’est agi de cacher une terrible réalité : le redéploiement du capitalisme, loin d’intégrer le prolétariat à cette nouvelle société, n’a fait que l’en exclure encore un peu plus pour permettre à la classe dominante et notamment à la nouvelle petite-bourgeoisie, celle dont font partie les adeptes du freudo-marxisme, une nouvelle consommation libertaire et parasitaire. Les uns (le prolétariat) produisent le superflu, les autres (bourgeoisie, petite-bourgeoisie), grâce à l’exploitation de cette production, consomment le superflu. L’idéologie du désir, servant donc les intérêts de ceux qui la portent et la promeuvent, se charge de faire la publicité pour cette consommation parasitaire et ses nouvelles conduites qui impliquent le gaspillage.

Le freudo-marxisme est donc la proposition d’une forme particulière, d’un modèle particulier se proclamant universel et normatif et qui permet de gérer les moeurs d’une façon libertaire et progressiste pour camoufler l’oppression économique. C’est une révolution économico-esthétique qui systématise « la consommation transgressive pour atteindre la croissance maximale, implanter la réaction par le désordre moral, dissoudre les institutions de la Nation pour que le fonctionnement des multinationales devienne à la fois infrastructure et superstructure, seule instance productrice de la marchandise et du style de sa consommation, pour qu’enfin esthétique, marchandise, éthique soient une seule et même chose et règnent sur les individus massivement schizophrénisés, livrés aux dispersions transcendantales et aux participations panthéistes, par le plus fantastique déploiement de médias, de jeux, de drogues et de fêtes. »


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25 août 2008

Le meilleur des Mondes




Jack Lang

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CGB reader 's digest selection 2008



Comme chaque année, le CGB a reçu via son service de presse, la totalité des 676 romans et 500 essais (à la louche) qui sortent en cette rentrée 2008...

Ami lecteur afin de te faire économiser du temps et de l'argent (la rentrée ou l'obsolescence programmée du produit culturel), les éminents lecteurs professionnels du CGB (organisés en pool au sein d'un open space) te livrent ici... le peu d'ouvrages à retenir.




A tout seigneur tout honneur, on commencera par le chouchou de Zefa, Emmanuel Todd qui livrera le 30 septembre une reflexion capitale sur le devenir de nos démocraties dans Après la démocratie (Gallimard) ou les causes l’élection de Nicolas Sarkozy à travers ses facteurs lourds: le vide religieux, la nouvelle stratification sociale, l’impact destructeur du libre échange, et surtout la volonté des oligarques de dissoudre le peuple...

Le CGB continue avec l'habituelle sortie de l'opuscule debrayen... Le camarade Régis publie le 28 août aux éditions du CNRS Face aux tribus ou la trahison des clercs face aux narcissismes identitaires.

Le "fait religieux" sera aussi de la partie avec une discussion entre Marcel Gauchet, Olivier Roy, Paul Thibaud et Alain Houziaux dans La religion est-elle l'opium du Peuple?(éditions de l'atelier, mi-octobre).

Pas de Dany Robert-Dufour cette année... En revanche Jean-Claude Michéa sera bien présent avec son nouvel opus La double pensée (Flammarion, 1er octobre... à lire également sa contribution dans le n°31 de la revue du MAUSS, "L'homme est-il un animal sympathique?)" L'ombre d'Orwell sera pourtant présente en cette rentrée avec la publication d'un essai De la décence ordinaire aux éditions Allia dans lequel le philosophe des motels Bruce Bégout explore la notion de Common decency comme il l'écrit lui-même: "Ce n'est pas Orwell qui est desesperé, c'est le monde, qui est , de plus en plus, désespérant". Les éditions Agone rééditeront dans une traduction toute neuve, les chroniques d'Eric Blair dans A ma guise- Chroniques (1943-1947).

Au rayon économie, signalons Jean-Luc Gréau (auteur du déjà remarqué l'Avenir du capitalisme ), et sa Trahison des économistes(Gallimard le 11/09) qui tentera de répondre à l’absence de débat de fond sur la politique économique.

Antoine Compagnon (auteur d'une remarquable étude sur les antimodernes) se posera lui l'épineuse question: Que reste-il de la culture française? (Denoël, le 25/09).

Enfin William T. Volmmann s'intéressera, dans une enquête aux 4 coins du monde, aux damnés de la planète dans Pourquoi êtes-vous pauvres? (Actes Sud, le 03/09).

Il est grand temps de passer au 676 romans ou "fictions" qui jalonnent ce happening commercial que l'on appelle "rentrée littéraire"... aux milieux des autofictions, des mains dans la culotte de ma soeur, de la provoc' à deux sous (came et prostitution sont à la mode), les experts du CGB ont retenu le style de Pierre Mérot dans son Arkansas peuplé de clones de Michel Houellebecq (Rober Laffont le 25 août), la délicate nostalgie de Benoît Duteurtre et ses Pieds dans l'eau (Fayard, 25 août), le constat amer d'un échec républicain de Christian Authier (Une belle époque, Stock, 20 août) et la précision glaciale de Jérome Leroy dans La minute prescrite pour l'assaut (Mille et une nuits, 27 août) qui valent 100 fois plus que le fameux projet XXX de chez Flammarion!

Les poids-lourds étrangers c'est à dire là où la fiction a encore droit de cité seront bien présents avec le mythique Thomas Pynchon et son Contre-jour (Seuil) ou Manuel Rivas avec Eclat de l'abîme (Gallimard)...

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Le morceau du jour qui balance et click click


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Satan aide Batman à se maquiller

Sacré Batman, de plus en plus con...





Et là il boit une bignouse ce salaud cornu! En mattant des gonzesses! (Satan est une fausse blonde)

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24 août 2008

Rock the casbah

Pour éviter les amalgames fâcheux, et transcender la tolérance d'esprit universelle qui anime chaque membre du CGB et nos lecteurs, voici une petite vidéo de Jackie Salloum, qui après l'article: "Péter la gueule aux bougnoules", prouve ô combien ceux-ci avaient déjà bien pris, en particulier du côté hollywoodien !

Planet of the arabs




Vous aussi, soutenez l'effort de nos troupes en Afghanistan, en parrainant l'un des soldats proposé par la liste de Zefa !

Ceci était un communiqué pour "bien vivre ensemble dans une meilleure compréhension".

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We Got Him !!

Avis aux amateurs qui seraient tentés par un trollage systèmatique des commentaires sur le CGB. Le dernier qui s'est amusé à ce petit jeux a vu sa vie se briser en milles morceaux : sa voiture a explosé devant lui, sa femme a divorcé pour se casser avec le facteur, ses enfants ont été placés (la plus grande de 18 ans a été vendue comme esclave à Kroulik), son patron l'a viré manu militari et il va faire un petit séjour d'une cinquantaine d'années à Fleury-Mérogis (section des violeurs pédophiles). A bon entendeur salut !



Au CGB on sait se faire respecter !

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Devenir membre du CGB : un privilège solaire

Un lecteur nommé Bayrem nous demandait récemment comment on pouvait devenir membre du CGB. Je vais dans cette perspective rappeler brièvement quelques principes essentiels.

Devenir membre du CGB est un long processus initiatique qui mène à la connaissance de la Vérité et de l'Essence éternelle et infinie. Il ne s'agit pas de se tourner et de se retourner sur un lit d'agonie, mais de s'éveiller et de se mettre debout. Le futur jeune cégébien doit accéder au monde de l'Être, au supra-monde et ceci par la médiation du Rite et de la Fidélité. Au terme de cette initiation, la virilité spirituelle des prétendants est évaluée par les Maîtres de la Tradition-Mère à l'aune de la Grâce Efficiente. Cet accès du disciple à l'Ordre Rédempteur donne lieu à un rituel très particulier qui révèle enfin à l'initié l'état héroïco-ouranien de son être.

Durant son initiation, l'individu a besoin d'aide. Cette aide il la trouve dans le mantra polaire : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon REVOLVER".
L'acception étymologique du mot révolution, RE-VOLVERE est de revenir au point d'origine, après la fermeture du cycle. Dans ces conditions la Révolution doit être avant tout spirituelle et culturelle. Ce mantra est donc transcendant dans son origine mais immanent à la chaîne initiatique et aux rituels destinés à cette fin. C'est donc à la fin du processus métaphysiquement revivificateur que l'initié reçoit toute la lumière du Seigneur Universel et de l'Esprit Absolu. Son maître intérieur lui révèle alors sa complète appartenance à la Dynastie Solaire Cégébienne et il peut alors se considérer comme membre du CGB.





Nous vous proposons également ici en vidéo un extrait d'une étape fondamentale de l'apprentissage, celle de la maîtrise de la force originelle qui fait revenir (RE-VOLVERE) au point d'origine.




Cher lecteur j'espère que cette réponse vous satisfera et qu'elle vous incitera à vous plonger dans notre ouvrage dont la couverture figure au début de cette note et qui s'intitule "Visions et Instructions" (Temps du Silence Editions, préface de Pascale Clark), lequel ouvrage donne de plus amples détails sur l'acquisition de la puissance transformatrice et purificatrice des vertus cégébiennes.

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Péter la gueule aux bougnoules !



Il en aura fallu du temps mais ça y est, les terroristes sont passés à l’action, il nous ont vraiment déclaré la guerre ces salopards. Ouais. Ces égorgeurs de femmes et de moutons viennent de dézinguer dix de nos gars. Les bougnes enturbannés sont donc à nos portes et ils menacent désormais nos villes et nos villages et le monde tout entier. Ces racailles extrémistes vont bientôt débouler chez nous avec leurs chameaux, leurs kebabs et toute la smala.

C’est pas le moment de dormir les amis ni de faire son tiercé-quarté-quinté plus ! Car il faut pas se laisser faire par ces hordes de sauvages. Faut leur montrer qui on est à ces troglodytes qui veulent nous envahir. Gare à leurs steaks ! Faut leur montrer qui c’est le patron, on est chez nous merde à la fin ! Enfin bon là bas en Afghaquistan, ok ils sont un peu chez eux. Enfin pas tout à fait parce que c’est des talibans et ils vivent comme des crasseux dans les montagnes. Donc c’est pas des gens civilisés et donc il faut leur apporter la civilisation qu’on a nous. Parce qu’il faut pas avoir peur de le dire, La France c’est quand même autre chose que l’Afghaniran. Déjà t’as qu’à voir comment ils s’habillent les afghaniens. On dirait des manouches! Donc voilà on va pas se laisser emmerder par des métèques à moitié sauvages. Non vraiment, ils savent pas encore à qui ils ont affaire ces saloperies de polygames qui lapident les femmes. Nous c’est la France, la patrie des droits de l’homme et de la femme, le pays du haut débit et du plan Vigipirate. Donc on va pas se laisser faire par des bandes d’arriérés à moitié anthropophages. On va se défendre, ils vont voir ce que c’est un pays civilisé, on va leur apprendre ce que c’est la démocratie à ces trafiquants de drogues et d’organes. Alors en plus quand j’entends ici des tarlouzes du genre Besancenot qui veulent qu’on baisse notre froc, qui disent qu’il faut rentrer à la maison, j’ai envie de leur exploser la gueule à ces taffioles de gauchistes. Ces cons vont même jusqu’à dire que les ordures de talibans seraient des résistants et des patriotes qui défendent leur pays contre une invasion et qu’ils ont le droit de faire ça. Résistants mon cul oui ! C’est vraiment n’importe quoi et c’est vraiment dégueulasse de défendre ces espèces de hippies islamistes qui en plus sont sûrement à moitié pédophiles ! Combien de fois faut leur dire à ces peaux de bites pacifistes que les crasseux de talibans sont tout simplement des arabes islamistes et comme tous les arabes islamistes il faut qu’on leur pète la gueule parce que c’est à cause d’eux si c’est le merdier dans le monde. Et c’est aussi parce qu’ils sont antisémites qu’il faut leur en remettre une bonne dose.
Donc voilà, les bougnes viennent de massacrer dix braves gentils soldats français qui avaient fait 10000 bornes pour apporter la paix et la démocratie. On peut dire merci pour l’accueil ! Quand tu vois leur sens de l’hospitalité tu comprends déjà qu’ils sont vraiment pas comme nous ces gens-là. Ils sont pas aussi arabes que les autres arabes parce qu’ils sont un peu blancs aussi mais enfin ils vivent dans des grottes et ils bouffent n’importe quoi. Je comprends pas comment on peut défendre de telles saloperies qui ne veulent même pas bouffer des rillettes.
Donc, il y a danger. Faut que les français se le disent et qu’ils s’arrêtent de se prendre la tête pour des conneries du genre pouvoir d’achat ou sécurité sociale. Le plus grave en 2008 c’est les bougnoules et tous les barbus du même genre. Notre président il l’a bien compris lui, c’est pas un cave, et il sait que la France doit continuer la lutte pour la liberté et la démocratie. Parce que si on les laisse faire ces crevures de talibans, on pourra dire adieu à notre liberté et à notre démocratie. Alors ok ils ont fait la peau à dix des nôtres, et bien ni une ni deux, le Président ils leur en renvoie une douzaine dans la gueule à ces trouducs et pas des trisboules qu’il envoie le Président non, pas des squatteurs de chiottes non non, c’est le fin du fin, le must, le haut de game, le corps d'élite, uniquement du sévèrement burné.
Avec eux ça va défourailler grave et les bougnoules d’Afghanistan et d’ailleurs ont qu’à bien se tenir.

Voilà donc la troupe de choc, tous des justes, tous des futurs héros de la République.


Bérédoir (a.k.a Edouard Baer)


Durab (a.k.a Patrick Bruel)


Ma Glaire (a.k.a Magloire Delcros-Varaud)


Shabite (a.k.a Raphaël Glucksmann)



Fouille-merde (a.k.a Marc-Olivier Fogiel)



Tata Yoyo (a.k.a Caroline Fourest)


Gaytapan (a.ka. David Guetta)


Petite chose (a.k.a Vincent Delerm)



Trouduc à g. (a.k.a Mikaël Benayoun)


Prépuce (a.k.a Jean Sarkozy)


Vivel Dop (a.k.a Sinclair)


Minigoy (a.k.a Arthur Essebag)


Nono (a.k.a Arno Klarsfeld a.k.a Nicolas eh ben il est gentil)


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23 août 2008

Le morceau du jour qui évite les tirs amis

Lefties Soul Connection-Organ Donor


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Francoise Laborde rote en direct du 20h

C'est décidé devant ce scandale qui frise le bon gros populisme à la Sarkozy, le CGB demande illico presto la démission de la rédaction de France2 et celle de Patrick de Carolis en sus, ainsi que le retour de l'ORTF. De plus le CGB ne paiera plus la redevance !!!

... Comment ça Beboper on l'a jamais payée ??? ...

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22 août 2008

Le morceau du jour qui fait mouiller Christine Angot

Brian Culberston - Nice and slow

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Barack à frites (Mc Cain)

Sans doute aiguillés par leurs conseillers en communication respectifs, Obama et McCain ont établi le top 10 de leurs chansons favorites de tous les temps. A la lecture de ce classement, on peut se dire qu'un type qui écoute Neil Diamond ne peut pas être foncièrement mauvais...

BARACK OBAMA
1. Ready or Not Fugees
2. What's Going On Marvin Gaye
3. I'm On Fire Bruce Springsteen
4. Gimme Shelter Rolling Stones
5. Sinnerman Nina Simone
6. Touch the Sky Kanye West
7. You'd Be So Easy to Love Frank Sinatra
8. Think Aretha Franklin
9. City of Blinding Lights U2
10. Yes We Can will.i.am

JOHN McCAIN
1. Dancing Queen ABBA
2. Blue Bayou Roy Orbison
3. Take a Chance On Me ABBA
4. If We MakeIt Through December Merle Haggard
5. As Time Goes By Dooley Wilson
6. Good Vibrations The Beach Boys
7. What A Wonderful World Louis Armstrong
8. I've Got You Under My Skin Frank Sinatra
9. Sweet Caroline Neil Diamond
10. Smoke Gets In Your Eyes The Platters


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