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31 juillet 2008

Tiens-toi bien!

Le film complet se trouve ici : http://www.renaud-camus.org/articles/lire.php3?article=127




Comment ne pas lui donner en partie raison. L'injonction "ne pas se prendre la tête" -sacro-saint commandement de la fête- c'est l'ordre d'oublier son héritage culturel.

Ceci dit, mes goûts littéraires m'incitent à ne pas oublier ce qui, à mon avis, fait aussi l'esprit français.
Ripaille, gaudriole et bonne blague ; sans rien ôter à la profondeur du propos.
Le roman de Renard, les farces du moyen-âge, Rabelais (sans parler de Verville), Brantôme, Molière, Maupassant, Pergault, Aymé, Pagnol, Brassens, Fallet etc..

Autant d'auteurs qui, si ils ne permettent pas de prendre la pose "aristo-branchouille" - elle aussi chère à l'époque -, sont des remèdes à la grisaille et à la bétise.

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Le dernier sketch de Semi-Kebab

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Bouh !

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29 juillet 2008

La vérité sort de la bouche des vieilles

Vidéo découverte sur le blog Le Grand Charles

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Le maitre !

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28 juillet 2008

Politiquement ché-bran

Le monde des idées ressemble aux trottoirs des stations balnéaires en été…Il est toujours exaspérant pour l’esprit critique d’y dénombrer chaque année la même ribambelle de coquets arborant avec un pâle dédain le look chic du moment. Il en va du prêt-à-porter comme du prêt-à-penser, des lunettes géantes, des franges, des chaussures pointues comme des slogans, des poses et des mots-clefs.

Politiquement incorrect ! Voilà un concept qui marche très fort depuis quelques saisons déjà…Il est le chic du chic, et son contraire, le politiquement correct, fait figure de ringardise la plus achevée.
Comme souvent dans la mode, il y a le pur-sucre, l’avant-garde, et la vilaine copie, le plagiat éhonté. Si chez les pédaloïdes techntonicisés, le pantalon slim est de rigueur, chez le néo-réac, le politiquement incorrect est une position obligatoire à observer vaille que vaille.
Ensuite viennent toutes les déclinaisons…

Car il y a dandy et dandy, néo-réac et néo-réac, et on peut subdiviser : il y a incorrection politique correcte, et incorrection politique incorrecte. Avançons-nous encore un peu, n’ayons pas peur des mots : il y a incorrection politique correcte correcte, incorrection politique correcte incorrecte, incorrection politique incorrecte correcte et incorrection politique incorrecte incorrecte…Compliqué ? N’oublions pas que la mode est le hobby de ces dames…

Parfois, il arrive qu’on se dispute la précieuse étiquette comme deux poufiasses se disputeraient un débardeur chez Pimkie…gare aux griffes ! Par exemple, le cirque israélo-palestinien et ses succursales déployées en Europe font que deux camps ennemis tirent vers eux la couverture du politiquement incorrect avec la plus véhémente jalousie. Selon Alain Finkielkraut, drapé dans sa collection automne-hivers, la critique du sionisme est la posture dominante, brandie par une gauche caviar toujours prompte à enfiler à peu de frais le costume de la résistance. Une fois la chose établie, Finkielkraut peut se dandiner à loisir dans la toge du grand-méchant-loup qui choque les bienpensants.
Pour un soralien de base, en revanche, l’ingrédient le plus fin du mets anticonformiste sera la dénonciation braillarde du crypto-sionisme qui gangrènerait toutes nos institutions.

Certains frappent même plus fort : l’élégant Dantec jubile quand son manteau pro-américain choque les béni oui-oui pleins de bons sentiments, qui ne veulent pas admettre quel joyeux feu d’artifice était la destruction d’Hiroshima et de Nagasaki…
D’autres encore seront les éternels victimes de la pensée unique, islamo-soviétisme qui se cramponne à la négation autiste du caractère intrinsèquement nazi de l’islam. Et certains, comme Semi-kebab, enfonceront le clou en décelant un complot sioniste jusque dans la consistance douteuse de leur défécation.

Ensuite viennent les ringards. Les « je vais encore me faire un tas d’ennemis, mais.. » lancés par un Alain Madelin plus punk que jamais, les « attention : ce qui suit va à l’encontre de la pensée unique » en exergue des clips de campagne de l’ump…Ruée générale sur le « on ne peut plus rien dire » de circonstance, on se l’arrache, hâtez-vous mesdames, c’est bradé !
Il y a deux techniques en vogue pour porter le politiquement incorrect : soit on en appose la marque sur une idée lambda…technique publicitaire classique : on dit que la lessive fait des miracles, et le simple fait de le dire suffit. Ainsi, selon les tendances, gagner beaucoup d’argent, écouter Mireille Mathieu, rouler en 4x4, porter une cravate, aimer Jacques Attali, deviendront des positions anticonformistes« je ne veux plus que « réussir » soit un mot coupable » nous dit l’américain…la messe est dite, la réussite sociale était avant lui conchiée par une société rétrograde, elle fera désormais son coming-out !

Deuxième technique : surenchérir dans la position qui fâche, histoire à coup sûr de se faire des ennemis. Pour l’ami Soral, par exemple, la banderole anti-ch'tis est un haut bijou de la subversion, et, partant, quiconque n’en goûte pas la fine astuce est un conformiste grotesque qui navigue entre BHL et Isabelle Alonzo…(Alors que chez nous, en province, le fait d’arme nous a plus avant conforté dans l’idée que le parisien est au choix un ped’ branchouille, une caillera débile ou un abruti endemolisé ,qui méprisent les « petits » provinciaux… « Paris, Paris, on t’encule ! » se chante toujours aussi bien sous la douche…).
Bref.
A ce compte, facile d’être à la mode : je déclare que Fourniret est génial, que cette idée est parfaitement anticonformiste et que, par conséquent, celui qui va à son encontre n’est qu'un encarté au PS abonné aux inrockuptibles.
Alors quid ? Comment démêler l’histoire ? Élisabeth Levy nous dit que l’antisémitisme est le nouveau chic bobo, la nouvelle parure des « modernes » chers à Kundera et à Finkielkraut, Soral nous dit le contraire…Quand tout le monde dit qu’il « dérange » les croyances établies comment s’y retrouver ?

N’ayez crainte, Ô mes frères, que je vois tout chamboulés…Le cégébé est là.
Le surfeur aime les vagues, le trublion aime le complexe, aussi convient-il de forger sa propre dialectique pour, patiemment, trier le bon grain de l’ivraie. Les sciences humaines nous apprennent à définir les concepts avant toute chose : le politiquement correct, si l’on est raisonnable, on le verra comme la pensée dominante, autrement dit la pensée de l’empire, autrement dit la pensée du plus fort. Et, puisque nous ne sommes pas monomaniaques, on ne cherchera pas à n’importe quel prix à s’inscrire dans le politiquement incorrect, juste pour y être…Laissons cela aux boutonneux, que diable !

Il suffit de trouver la bonne grille pour que les masques tombent.

Voilà pourquoi le cégébiste peut lire à la fois Finkielkraut et Soral, écouter du rap et du rif, manger des pâtes et du riz...
Voilà pourquoi le cégébiste n'est ni un bobo de gauche qui veut sauver les dauphins, ni un bobo de droite qui veut choquer sa mémé, voilà pourquoi le cégébiste n'est pas un animal de mode.

Voilà pourquoi, en somme, le cégébiste est de loin le plus malin.

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Big Daddy Kane en représentation exceptionnelle pour le CGB

En exclusivité pour le CGB, la plus grande légende du rap US bichonne le Mic, après 10 ans d'absence, et nous offre un concert exceptionnel uniquement pour le CGB.


Big Daddy Kane (né Antonio Hardy, le 10 septembre 1968) est un rappeur originaire de Brooklyn.

Antonio Hardy grandit à Bed-Stuy, un quartier de Brooklyn. Sa carrière débuta en 1984 grâce à un certain Biz Markie sous le pseudonyme Big Daddy Kane, Kane qui signifie « King Asiatic Nobody's Equal ». Lui et Kane étaient de très bons amis et Biz fut très impressionné par son talent de rappeur et le présenta au producteur Marley Marl qui dirigeait le groupe « Juice Crew » dont Kane et Biz Markie compteront parmi ses membres les plus importants. En 1987, Big Daddy Kane signe un contrat chez « Cold Chillin ». Il enregistra son premier single « Raw » qui fut un véritable phénomène dans le rap underground. La même année, il sort Long Live The Kane son premier album, son premier classique, qui le propulsera au sommet du rap notamment avec le single « Ain't No Half-Steppin ». Un an plus tard, son deuxième album It's a Big Daddy Thing obtient un énorme succès. Sur cet album, il travailla avec le producteur Teddy Riley sur le titre « I Get the Job Done ». En 1990, Son nouvel album A Taste Of Chocolate obtient un très bon succès avec ses featurings avec Barry White, Camilla Shabazz (la fille de Malcolm X) ou encore Dolemite. Un an plus tard, son album Prince of Darkness ne réussit pas à suivre le succès des précédents. C'était beaucoup plus du genre RnB que du pur Rap que ses fans attendaient. Big Daddy Kane continua à être présent sur les scènes du showbiz en faisant des photos à moitié nu pour le livre de Madonna titré « Sex » et aussi pour le magazine Play Girl. En 1993, son nouvel album Looks Like A Job For n'eut, malheureusement, aucun succès. En 1994, il signe un contrat avec un autre label, « MCA Records » et sort un autre album intitulé « Daddy's Home ». Big Daddy Kane débuta une carrière dans le cinéma. Il joua notamment dans « Western Posse » ou encore dans « Meteor Man ». De 1994 à 1997 il se retira de la scène. Ce n’est qu’en 1998 qu’il réapparaît avec son dernier album « Veteranz Day » sur « Blackheart Records » qui passa totalement inaperçu. Un best of intitulé The Very Best Of Big Daddy Kane sort en 2001.

Big Daddy Kane reste l'une des plus grandes légendes du rap. Il joua un rôle important dans ce qui est considéré comme « l'âge d'or du rap ».

En 2006, il apparaît dans le documentaire musical de Michel Gondry : Dave Chappelle's Block Party.


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Fatal error

Au CGB on considère que diaboliser Val est un plaisir de fin gourmet ; gag sans cesse renouvelé de l'arroseur arrosé.
Nous ne le faisons même pas pour défendre ce vieux con de Siné, qu'il aille se palucher avec son pote Gloupier le Moche... Entre gentitouplins de haute souche mollardant sur plus "maudits" qu'eux(1).


Non, nous le faisons par pure bêtise et méchanceté...




(1)Voir le dernier billet non-publié de Siné où il se croit obligé de s'en prendre à l'ami chocolat

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27 juillet 2008

C'est bon pour le moral II



Il parait que mes chiffres sont faux...
Qu'à cela ne tienne.
Encore une occasion d'échafauder, à partir de chiffres faux, une théorie rigoureusement exacte et bien huilée, jugez plutôt...


Que conclure de l'écart hallucinant entre le revenu de certains et celui des autres? Que la pauvreté, mon bon monsieur, c'est mal et qu'il est grand temps de sauver les dauphins et les ours polaires? Qu'il faut sanctifier Ingrid?
Dites... M'a-t-on bien regardé?
Évidemment, avec une pareille grille d'analyse, on a beau jeu de dire que mon petit article sonne plus "huma" que "cgb". Mais qu'on se corrige... Ce que, cégébiste impeccable, j'entends montrer en exhibant le répugnant salaire de l'aristocratie cathodique, c'est quelle pièce à conviction la chose constitue, quelle preuve à charge contre l'époque elle est. Nos élites, ceux que l'on rétribue en euros sonnants, ceux que l'on flatte, ceux que l'on admire, nos princes, en sommes, sont, et la liste de noms en attestait parfaitement, de fieffés médiocres. Que nos lecteurs mal réveillés s'imaginent un village d'Astérix où Astérix, Panoramix et Obélix n'eussent été que des personnages secondaires, et où eussent régné en héros le marchand de poisson obèse, le barde dissonant et la pute qui se tape le vieux. Quelle aventure!


Eh bien voici l'idée: penser aux deniers que la cité consent donner aux uns et aux autres nous indique ses priorités. Ici, maintenant, la cité berce le pleutre, le minable, le vulgaire, le gras, l'inepte. Ailleurs, un autre jour, elle posait peu ou prou à sa cime d'autres élites. Dans mon monde, mes amis, toute la clique télévisuelle est envoyée en camp de travail, dans la joie, l'harmonie et la convivialité. Mon monde choie les Stakhanov et lâche ses Ramon Mercader dans les villes et campagnes. Mon monde récompense ses vrais héros et écorche le derme des félons de son fouet prodigue...Prodigue et bienheureux!
Dans mon monde, la sanction est proportionnelle à l'audimat du mécréant. Dans mon monde on châtie à tour de bras...Dans mon monde on s'amuse bien...
Demandez le programme.

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"La minorité c'est tout"

Toute la crasse du gauchisme... Fulgurance deuleuziene... "Les problèmes du tier-monde sont plus proches de nous que les problèmes du quartier"... Les nouveaux philosophes sont bien les enfants de Deuleuze, même si il faisait mine de les détester (la honte sans doute).
Aujourd'hui, si je me tourne vers Sarko et son troupeau de communicants, je constate qu'ils ont bien compris le message du vieil alcoolo: "la minorité c'est tout".


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Récession? Reiser et Choron avaient déjà LA solution

A l'américaine !

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YEAH!!!

Ca plairait à Philippe Val cette histoire...
Elle est à la fois philosémite, féministe et humaniste... Tout ce qu'il aime.
Ceci en revanche:

Sans doute moins...

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26 juillet 2008

Les bons gros mots croisés de l'été


C'est l'été, une odeur de fête et de gaz d'échappement ondoie sur la France superbe : la Seine s'ourle de palmiers citoyens, la femelle donne à voir ses cuisses, les piafs piaffent et les jeux ineptes envahissent le moindre périodique de bonne femme. Les membres du CGB, culturellement conscients et soucieux d'avancer sans renâcler sur le sentier radieux du progrès universel, avaient pensé prendre un temps d'avance sur la mode en vous exhibant leurs cuisses viriles ; mais les commandements du droit naturel et de la Philanthropie nous firent renoncer à cet audacieux projet. Nous avons donc pris langue avec Jack Lang, notre estimé parrain qui n'est pas le frère de Lang Lang, pour savoir que faire : une grille de mots croisés, nous souffla-t-on.

Sitôt fait. Le CGB a l'honneur de vous présenter ses bons gros mots croisés de l'été, validés par le monumental Djack dans un récent communiqué de presse :

"Au carrefour des savoirs, des plaisirs et des cultures, le CGB nous offre là une oeuvre remarquable de par sa liberté et sa modernité, démontrant de manière ambitieuse que la démocratie du goût, force vive du progrès et du renouveau culturel, n'a pas abdiqué ses prérogatives. J'ai fait confiance à ces hommes de talent, à leur désir lumineux de générer et de partager ensemble une culture originale, vivante et métissée. Oui, j'aperçois dans cette grille de mots croisés une surprenante faculté de création, capable de s'adapter pleinement aux évolutions technologiques qui bouleversent nos certitudes et notre appréhension de la beauté dans un monde mouvant. Pour y affermir le rayonnement de la France, il ne faut pas hésiter à abattre les murs nauséabonds de l'idéologie, à jeter de nouvelles perspectives, à lancer des ponts dans toutes les directions : la réacosphère a droit à sa propre culture. Je regrette toutefois de n'avoir pu entrevoir les cuisses du beau Gabriel Fouquet."

Cliquez ci-dessous pour voir nos charmants mots croisés à imprimer.



Qui aura le front de compléter la grille à temps gagnera une photo dédicacée de Peggy Corlin et/ou toute notre considération. Communication de la solution le 1er septembre 2008.

(Note du CGB : une extravagante partie de notre lectorat, pour son malheur, avait cru lire que la solution serait dévoilée non le 1er septembre, mais le 1er août 2008. C'est là pure folie. Où sont les preuves, messieurs ? N'écoutez pas ces vils affabulateurs : nos mensonges sont plus vrais que les leurs.)

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In & Out

La "réacosphère" a désormais son observatoire officieux qui répond au doux nom de A l'Extrême (l'Actualité de la Droite de la Droite, tout un programme ...)




Il y a ceux qui y sont et les autres ...

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Nos chers petits sauvageons

Ayant trainé mes semelles Nike dans un milieu d’arsouille, lors de mon épopée juvénile où j’étais légèrement délinquant, je vais vous conter la fabuleuse histoire de ma jeunesse racailleuse dans une cité limitrophe de la belle Parisienne.
Il y a de tout dans la délinquance de banlieue. De, la racaille par moutonnerie, parce que c’est de la bombe, c’est telmor, ça chiredé, à, la racaille qui plaque le gros bifton sur le frigo de sa mater comme dans le film, estampillé boboïtude, « La haine », en passant par celle purement crapuleuse. La majorité du sérail, essentiellement d’origine magrébine, se situe dans la première catégorie (j’ai même connu un fils de PDG de PME qui racaillait). Un plus petit nombre est Africain subsaharien ou papayou des îles et encore plus réduit se trouve le pedigree européen (souchien-chiens ou autres). Puis quelques asiatiques, mais alors là, c’est aussi rare qu'un coran sur la table de chevet de Philippe Val.
On possédait tous un point commun comme fondement, principe directeur. Ce déterminisme premier, c’était la connerie avec un grand C aussi majestueux qu’une lettrine d’un manuscrit ancien (il m’en reste quelques pans). J’en ai trimballé de la mentalité de demeuré, fier comme un paon avec ses ocelles exhibés. Oh, oui… ça, on peut le dire, j’ai exposé ma crétinerie sans hésitation… et putain, qu’est-ce que je l’ai chouchouté ! Autant que Blueberry d’Ilys si le miracle de coqueter avec Adriana Lima s’opérait (en lui souhaitant bonne chance).
Parce que là réside le fond du problème ! Ce n’est ni la pauvreté, ni la misère, ni le manque de structures, de respect… non, le problème, c’est la pure et grandiose connerie ! Ce taureau fougueux et incontrôlable qui s’excite à la moindre muleta écarlate de la transgression. Dès qu’une dinguerie pouvait être commise, elle s’exécutait dans la fraction de seconde suivante. Le code de ce virus est gravé au burin dans le marbre de l’inconscient, en tant que commandement numéro un de la charte universelle du petit merdeux.
Et ce n’était pas de la bonne vieille connerie malencontreuse… oh, non ! Mais de la connerie étudiée, réfléchie, dument planifiée avec des stratégies affutées à l’instar de l’état-major yankee pendant la première guerre du Golfe. Qu’est-ce qu’on a pu foutre le dawa ! Je me souviens encore de cette piquante beauté et de sa merveilleuse idée d’inviter un des nôtres pour ses dix-huit ans. Elle avait préparé avec soin sa petite fiesta en louant une salle à la mairie et rédigé ses sympathiques cartes d’invitation en éprouvant une exaltation mystique proche de Sainte Thérèse d’Avila. Elle avait absolument tout prévu pour que les réjouissances laissent une trace indélébile dans sa mémoire. Tout, sauf une chose… qu’une bande de névrosés à l’éducation d’Ostrogoth se radine au nombre d’une trentaine d’effectifs avec l’unique souhait de pécho de la cramouille et éventuellement de déstructurer un superhéros défenseur de ces dames. En clair, on ne visait pas les mêmes objectifs que la donzelle. On avait peloté comme des épileptiques. On avait siphonné les réserves d’alcool comme des moines défroqués éclusant la cave à picrate de l’abbaye de Fontfroide. On avait insulté tout le monde sans être atteint du syndrome de Gilles de la Tourette (encore que) et on avait dépouillé quelques bouffons qui rasaient les murs prêts à jeter un camarade dans nos paluches dans l’espoir de s’en tirer. Qu’est-ce qu’elle a pu en chialer des hectolitres de naïveté ! Et nous, on demeurait tout jouasse, tout guilleret. Elle aurait dû savoir que lorsque l’on invite un loup, il se déplace toujours avec la meute. Mais ça a dû lui échapper en cours de route, certainement sous l’effet de l’excitation ou de son éducation « Club Dorothée ».
Comme fait d’armes, on détenait entre autres : déféquer avec générosité son colombin dans les chiottes de McDonald’s et refaire la peinture avec (ça a quand même plus de gueule que José Bové ! Non ?) ; aller en boite de nuit en RER en fumant des bedos au grand dam de la clientèle excédée, faire peau de zob et regagner le quartier en flibustant une caisse pourrave ; se bichonner la monstrueuse pendant le cours de math ; narguer les pions gauchistes avec nos gros cônes cancérigènes ; jeu-concours à base de coup de pression et rafales de mandales sur des mollassons choisis au hasard de nos humeurs ; pelotage aléatoire de formes protubérantes ; dawa systématique comme seconde nature ; pugilat anarchique et intensif inspiré par notre passion pour les films de kung-fu Hong-Kongais ; et plein d’avenantes délicatesses que je vous épargne par oubli.
Mais ce genre d’anecdotes, c’est un verre d’eau pour un chasseur. À dix-huit ans, en tant que jeune pousse de banlieue, on a plus que deux lubies… tenir une chienne en laisse qui baisse les yeux et acquérir assez de pépètes pour se torcher avec. Alors, on a commencé à penser business et établir les contacts. On détaillait une savonnette de résine de cannabis de deux cent cinquante grammes en quelques jours, ce qui nous permettait de fumer à l’œil et d’amasser quelques billets (pas grand-chose). On se cotisait à quatre pour acheter un kilo afin de réduire le prix de chaque savonnette (depuis la fin des années 90, elles sont généralement de deux cents grammes, mais la qualité du produit a augmenté). Un an après, on a accaparé la marchandise par lot de cinq kilos qu’on distillait dans l’économie parallèle en deux semaines environ, et tout ça, pour gagner à peu près quinze mille cacahuètes par mois chacun. Mais j’étais con, je vous le rappelle, et j’ai des restes. Mais quinze milles à la vingtaine insouciante, c’est pas mal comme départ dans la vie, hein ? Sauf que la dure loi de la réalité se présenta un jour avec sa carte de visite flambant neuve. Cette dure réalité si bien formulée par Sir Winston Leonard Alexander Spencer Churchill alias le gros sybarite. « Man is a wolf to man… whore, Clémentine, where did you put my cigars and my whisky ? Motherfucker ! »
Et les loups s’avéraient voraces, exhibant leurs canines pointues et dégoulinantes de baves avec l’air de dire que la soupe est servie. Cave, raclées, flingue dans le bec. Pas plus explicite comme message… on a lâché la grosse galette… cinquante mille balles de nos poches, avec en prime une bonne grosse coulante et des railleries que j’entends encore en dolby surround.
Après cette leçon de vie à l’opposé du film « le Cercle des poètes disparus », certains, dont bibi, se sont apaisés. D’autres ont continué dans cette voie. Ils finiront pour la plupart subventionnés par nos impôts à entretenir leur musculature toute la journée entre quatre murs Floriacumois.
Tout ça pour dire qu’en règle générale, la connerie domine en banlieue plus que la nécessité de la délinquance et en outre l’un n’empêche pas l’autre. Mais, une chose m’inquiète depuis quelque temps. On avait beau redoubler d’ingéniosité dans la débilité et crapahuter sur des traverses pourries, on n’était pas des barbares, ni nous, ni la plupart des racailles que j’ai côtoyés. Mais depuis les émeutes de 2005, les comportements asociaux de nos chers sauvageons ont franchi un échelon significatif.
Je n’apprendrai à personne que l’environnement à une influence capitale sur la psychologie des individus. Nos tendres cités françaises, à part exceptions, ne sont pas miteuses, mais elles sont considérées comme telles par notre degré d’exigences consuméristes. Le gros des mentalités, dont la non-éducation a défriché le terrain, est largement influencé par la sous-culture rap et les films violents. Lorsque Joeystarr, au début des années 90, lançait des expressions pour trisomique décomplexé, comme « à base de Pow Pow Pow ! » ou « c’est de la bombe, baby ! », elles effectuaient le tour des quartiers à la vitesse d’un cheval au galop. Des purs sangs appartenant à l’écurie Godolphin de la famille Ben Rached Al-Maktoum. Ils sont stupides ces putains d’effets de style, mais au moins ne prêtaient pas à conséquences. Alors que depuis la fin des années 90 et exponentiellement, les textes de rap prennent une tournure nauséabonde. En gros, on y jacte de plus en plus de barbarie. Mais jugez plutôt ce refrain de Zehef du collectif d’érudits « Truand2lagalère », un exemple parmi des milliers :

Nique sa mère les grosses structures,
Nous, nous, on vient poser notre
culture,
C’est la loi de la dictature,
C’est l’écriture qui censure,
À tout moment, on te met sous filature,
On fait des blessures, des
brulures, de la fracture, de la torture, de la capture,
Et on te défigure,
Mélangez à ça : le rôle du cannabis et sa propension à la subjectivité, l’impunité des émeutes de 2005, la protection idéologique de l’antiracisme, la non-éducation de valeurs saines, un niveau zéro de la pensée, un gout prononcé pour la frime résultant d’un virilisme de gros dur et la popularité grandissante du Happy slapping. Dans combien de temps les inoculations des virus rapologiques aux textes ultraviolents provoqueront-t-elles réellement leurs effets ? Le carnaval de 2005 tient lieu de mise en bouche par rapport au grand cru qui se prépare. Va falloir produire de nouvelles technologies de karcher !

Sinon comme jeunes dangereux, on a ça aussi.



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25 juillet 2008

CGBistes Assemble !!

Message de Gaby Fouquet's aux membres du CGB :




Promis au prochain 14 juillet on défilera !

Yeah !

Merci à Para et Kroulik pour leur contribution.

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Tour de France: Après le dopage, la diversité...

Cycliste, où l'art de pédaler dans la semoule !

Tout est parti d'un article du journaliste Mustapha Kessous, du Monde, paru aujourd'hui, et intitulé:


Morceaux choisis:

"Il existe un drôle de point commun entre l'Assemblée nationale et la Grande Boucle. Dans un lexique "politiquement correct", on dirait que le Palais-Bourbon et la petite reine manquent de diversité. En termes plus crus, ils renvoient l'image d'une France monocolore où les Noirs, les Maghrébins et les Asiatiques sont portés disparus. Même les deux émissaires africains du Tour –le Sud-Africain John-Lee Augustyn et le Kényan Christopher Froome, de l'équipe britannique Barloworld – sont blancs.

L'idéal "Black-Blanc-Beur" immortalisé par les Bleus en 1998 est dans le cyclisme encore de la science-fiction. Où sont donc les Noirs, les Arabes et les Asiatiques dans le peloton?"

Pee Wee va devoir abandonner le vélo, et se mettre à l'athlétisme...

A l'heure d'emmerdes récurrentes, Le tour de France devrait donc se poser la question de la diversité...

C'est la logique parfaitement absurde de notre ami Mustapha, qui s'ennuie en regardant passer cette France "monocolore" et terne. Déplore que les rares pédaleurs africains soient "blancs". Regrette que le peloton ne ressemble pas au onze de l'équipe de Domenech. Ah cette France ! Elle qui nous avait habitué à une si forte représentation de ses minorités...

Faut croire que tout part en couilles Mustapha ! Si en plus on a pas le droit de battre sa femme...

Décidément, ces blancs n'ont aucun respect !

Clarence, pas encore journaliste... Mais ça ne saurait tarder.

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C'est bon pour le moral!


PPDA gagne 45 000 € par mois. Une assistante maternelle gagne en moyenne 900 € nets.
Claire Chazal : 25 000 €… Un cuisinier : 1200 €.
Laurence Ferrari : 22 000 €… Une caissière 1080 €.
Thierry Gilardi : 23 000 €…Un boulanger 1300 €.
Arthur : 100 000 €… Une aide-soignante 1380 €.
Jean-Luc Delarue : 120 000 €… Un conducteur d’engins du BTP 1430€.
Emmanuel Chain : 30 000 €… Un mécanicien 1280 €.
Jean-Pierre Pernaut : 50 000 €… Un ouvrier agricole 1100 €.

Amen.

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Réconcilés par la génétique

Les amateurs de race pure, ceux qui veulent savoir si ils n'appartiendraient pas par hasard à une caste privilégiée de leur tribu, les amateurs du dieu Thor ou du roi David... sont enfin réconciliés : Ils fraternisent sur un site qui répond à leur angoisse existentielle.

Ce site s'appelle "IGENEA".
Une bonne hygiène raciale c'est important...
Les généalogistes ont du souci à se faire :

Peut-être avez-vous des racines celtes, vikings ou juives?

Avez-vous des racines juives? Etes-vous un Ashkénaze?
Etes-vous un Levi ou un Cohen?


Peut-être êtes-vous un Germain?

Peut-être êtes-vous Celte?

(Et Aryen? demandera l'innocent)

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24 juillet 2008

Mercato


En cette période estivale où les journalistes et les bloggeurs sont en vacances, le CGB n'a pas chômé...

Outre le sémillant Potiron 44/HB, adepte du beau jeu et de la littérature à l'estomac que nous avons transféré directement de la Beaujoire, c'est au tour du distingué Clarence Boddicker de devenir GangBanger (c'est mieux que blackboxer!).

Bienvenue à lui.

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A l'e.s.t plus rien de nouveau



A l'e.s.t plus rien de nouveau... Le pianiste Esbjorn Svensson, leader du power-trio emblème du nouveau jazz européen est mort le mois dernier à 44 ans.

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Olivier Maulin ou le romancier fifty-fifty



Ah... bande de saloupiots!! Le CGB vous gâte cet été à l'heure où toute la blogosphère est à l'arrêt ou en rediffusion!

Les cons qui vous affirment que l'été est la saison idéale pour faire de la lecture méritent d'être trainés nus par un pick-up sur l'autoroute un jour de canicule. Lire n'est pas une fête, ni un passe-temps, encore moins un hobby... c'est une ascèse.

Prenez Olivier Maulin, voilà un romancier mystique: en deux romans (En attendant le roi du monde et les Evangiles du Lac parus chez l'Esprit des Péninsules de Naulleau), cet ancien barman nous a livré les clés d'un nouveau monde fantastico-picaresque et antimoderne dans lequel Festivus festivus semble sévèrement corrigé par Nouvelle école et René Guénon.





D'Olivier Maulin, on retiendra d'abord le souffle épique de ses romans, le côté don quichottesque de son récit... Attention, nul place pour le roman initiatique à la Paulo Coelho chez Maulin, non... Maulin c'est l'orgie mystique, le Ragnarok... comme en témoigne les différentes scènes apocalyptiques qui ponctuent ses romans (mention spéciale pour la partouze finale dans En attendant le Roi du Monde ou la rencontre avec les esprits de la forêt dans les Evangiles du Lac).

Face au ridicule du monde moderne, Maulin répond par le carnavalesque dans ses romans, comme il le dit lui-même (entretien avril 2008 Chronicart):

"De toute façon, l'époque ne mérite pas mieux comme rébellion, une rébellion tarte à la crème, quoi, qu'on fait en se marrant."

Qu'il est doux dans ses romans de voir cette confrérie de paumés (Grutiers, nains à mobylette, serveuses) s'en prendre avec délectation à la Grande Parade à grand coups de schnaps!

Olivier Maulin c'est le remède ultime à la littérature germano-pratine et au mode de vie CSP+:

" Oui, les petites histoires nombrilistes, moi, ça me gonfle (...) Il y a un délire d'une certaine élite, qui s'est créé un monde qui n'existe pas. Ces conneries de commerce équitable et de bouffe bio, par exemple, c'est une immense tartufferie."

Ce jeune romancier, en plus d'être ésotérique, connait sur le bout des doigts l'espace dans lequel se déroule ses fictions (lire les descriptions hallucinées du vieux Lisbonne ou de la Haute Vallée des Vosges) pour mieux en tirer la substantifique moelle païenne...

De droite, Maulin? Voire de la Nouvelle droite ou Royaliste (il a participé au Politique magazine d'Hilaire de Cremier)? Il s'interroge en tout cas sur le bienfondé de certains aspects de notre humanisme:

" Il y a un côté antihumaniste quand l'humanisme devient lui-même un moyen de terreur. je n'ai rien contre les Droits de l'Homme, mais quand ils deviennent ce qu'ils sont aujourd'hui, comment y croire?"

En vérité, Olivier Maulin est à l'image d'un de ses personnages, fifty- fifty qui s'écriait dans les Evangiles du Lac:

"Le monde en développement ne connait pas la morale et ne peut la connaître, c'est ça qu'il faut vous dire. Et vous avez beau vouloir mettre des freins, le marché les explosera tous, un à un, méthodiquement. Regardez, l'État... même l'État: explosé par le marché! Il a abdiqué, ne contrôle plus rien, ne décide plus rien, c'est un fantôme, un crevard tentaculaire dont la seule occupation consiste dorénavant à emmerder les fumeurs. Toutes les digues mises en place par les naïfs cèdent les unes après les autres et le marché se répand, saccageant tout, détuirsant tous les avoirs et les traditions, réduisant à la misère des millions de gens par la force... Parce que la fameuse main du marché n'est pas invisible, cher ami, elle porte un treillis et des rangers."

Notre auteur alsacien c'est aussi fifty-fifty, 50% tradi/ 50% marxiste-fourieriste avec un petit côté Junger et son "Recours au forêts".

Dans tous les cas, au CGB, nous attendons avec impatience le troisième volet de cette trilogie ésotérique et picaresque écrite par un romancier à la fois célinien et blondiniste avec une pointe d'humour et de fantastique à la Marcel Aymé.

A la demande de Paracelse, voici les présentations de l'éditeur

Les Evangiles du lac:

Pierre Martineau, trentenaire, parisien râleur et désœuvré dont la vie part en eau de boudin, se retrouve le temps d’un week-end dans un village d’une vallée post-industrielle des Vosges alsaciennes à l’invitation d’un couple d’amis. Il y rencontre Suzy Fuchs, une jeune fille qui entretient des rapports particuliers avec la nature et se croit investie d’une mission de conservation des croyances antiques à laquelle elle s’emploie de manière tragico-burlesque. Mystérieusement attiré par elle, le jeune homme plaque sa vie parisienne et vient s’installer dans la vallée. Bientôt rejoint par d’autres personnages de sa trempe, il sera initié tant bien que mal aux croyances de Suzy, qu’assiste l’énigmatique Petit Louis, son lieutenant, un peu simple d’esprit.

Deuxième volet d’un triptyque, après En attendant le Roi du Monde, Les Évangiles du lac participent de la même volonté de redonner un sens au monde, en posant pour principe qu’il est mû par des forces spirituelles échappant à l’homme. Les personnages, des marginaux en rupture de ban, insatisfaits du monde tel qu’il est, se réfugient dans le rêve. Opérant en démiurges, ils n’en parviennent pas moins à créer de la réalité là où elle n’existait plus et attendent sereinement que cette réalité l’emporte sur l’illusion morbide d’un monde désenchanté. Le messianisme de Suzy en Alsace renvoie à celui de Lucien à Lisbonne. Il est dorénanvant suggéré qu’en divers points de la planète, une internationale des élus (ou des paumés), dont Lucien, douze ans après sa disparition, est lui-même devenu un mythe, travaille à poser les conditions d’un renouveau spirituel de l’humanité qui permettra le retour des temps héroïques.


En attendant le roi du Monde:

Romain fait le désespoir d’Ana. “Pas assez citoyen du monde”, selon elle. Qui décide en conséquence de traîner son compagnon jusqu’au Portugal sous prétexte d’en faire un “très excellent immigré” dans ce “pays d’avenir”. Las !, plutôt que d’apprendre la langue de Camoëns, l’homme de sa vie préfère s’entretenir avec les mouettes, lorgner sur les charmes généreux de la voisine et s’acoquiner avec une bande d’illuminés : royalistes dans l’idéal, ratés magnifiques, truands sympathiques, vétérans de la guerre en Angola et apprentis-chamans. À une certaine époque, pas si lointaine, Lucien et Romain, grutiers funambules et anti-héros par excellence, auraient été marxistes révolutionnaires ; ils se contentent aujourd’hui de faire les cons. Ce roman de la tradition revisitée sur un mode humoristique, burlesque, parodique et parfois grinçant n’en questionne pas moins en profondeur notre moderne condition.

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23 juillet 2008

Bernard Stiegler interviewé par Taddeï

Une interview de Bernard Stiegler très intéressante sur plusieurs thèmes : la médiacratie, la subsistance, l'existence, la consistance, le désir, le capitalisme culturel, etc.



Bernard Stiegler interviewé par Taddeï 1/3
envoyé par prince_de_conde







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Babeth vs Natacha









Le CGB ouvre une nouvelle série d'articles intitulés "Cultural Clash" ou la confrontation de deux figures intellectuelles/ médiatiques voire celle de 2 thématiques brulantes ...

Une fois n'est pas coutume au CGB, nous allons commencer par les Dames avec le match Elisabeth Lévy la causeuse contre Natacha Polony la néorépublicaine... ou le choc des anciennes contre les modernes!




A ma gauche, nous avons la papesse du politiquement incorrect, la contemptrice en chef d'Homo festivus, l'empêcheuse de penser en rond... j'ai nommé Élisabeth Lévy.

A ma droite, nous avons la socialiste orwellienne, la néorépublicaine bouffeuse de féministes à la mord-moi-le-noeud, le hussard de la Ve République... Natacha Polony.

A priori, beaucoup de choses semblent rapprocher les deux donzelles: même éditeur (J-C Lattès), même engagement auprès de Jean-Pierre Chevènement en 2002 (Babeth avec la fondation du 2 mars et Natacha en tant que candidate aux législatives et membre actif du Pôle républicain), même patron qui les a repérées (Jean-François Kahn), même bourse littéraire (Bourse Cioran), mêmes influences intellectuelles (Jean-Claude Michéa, Philippe Muray, Christopher Lasch).

Et pourtant... car il y a un pourtant, on a l'impression que Natacha et Babeth ne s'entendent pas... Babeth après avoir enterré ses illusions républicaines en 2002/2003 et sabordé la Fondation du 2 mars (ou Marc Bloch) s'est réfugiée dans l'antimodernisme et a inventé la critique des médias conservatrice via le site Causeur qu'elle partage avec des vieilles gloires du pasquaïsme (Basile de Koch) et la branche souverainiste de feu la fondation.

De 11 ans sa cadette, Natacha n'est pas passée par les affres de la gauche caviar (Globe Hebdo) comme Babeth et ne semble pas avoir jeté aux orties la profession de foi de la fondation du 2 mars:

"L'indignation ne suffit pas. Seul le travail intellectuel, garant d'une réflexion rigoureuse et indépendante, permettra de penser les mutations que vit notre civilisation et de replacer l'idée d'intérêt général au cœur du débat public et l'action politique."

Natacha Polony à l'instar de Julien Landfried fait partie de ces nouveaux républicains straight qui gardent "leurs fondamentaux" pour mieux attaquer de front la globalisation et la culture du narcissisme. En moins de 5 ans, cette agrégée de lettres classiques a autant commis d'ouvrages que Babeth sur son seul nom (Babeth étant spécialiste des livres écrits à 4 mains) attaquant de front les pédagogistes dogmatiques à la Meirieu (Nos enfants gâchés) ou les féministes en peau de lapin comme Agacinski (L'Homme est l'avenir de la femme).

Babeth, depuis la disparition de feu Philippe Muray et sa brouille avec Taguieff s'est mise sous le patronage d'Alain Finkielkraut... Oubliant les injonctions à la République et au Peuple (on se souviendra du dernier grand colloque de la Fondation du 2 mars en novembre 2003 "l'Espace de l'impossible" qui avait lieu dans les palaces de Deauville... l'idéal pour parler à la "common decency"), Babeth cultive désormais un aristocratisme tout camusien dans son causeur et s'amuse à interviewer quelques anciens amis comme Jean Clair, Marcel Gauchet, Philippe Raynaud, Peter Sloterdijk, Jean-Claude Michéa pour Le Point.

Tricarde dans la plupart des médias (France-Cul, France 3, RTL) Elisabeth Lévy n'a pu vendre son personnage volcanique, effronté et un brin provocateur sexuellement que cinq années avant d'être mise au placard par le système médiacrate. Certains pensent déjà à Natacha dans le rôle de la Passionaria républicaine, espérons qu'elle ne se fera pas étriller comme son illustre consœur/rivale.

Verdict du CGB: malgré sa "jeunesse" Natacha s'avère plus "technique" (plume ciselée, culture impeccable) dans la lutte... contrairement à Babeth, hargneuse et puncheuse ( invectives et mauvaise préparation des dossiers) qui s'est finalement essoufflée au point d'être instrumentalisée par ceux qu'elle combattait.





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Nous moquer de 68 et de Mao le progressiste?

Ce n'est pas le genre du CGB, nous ne sommes que recueillement et piétisme.

Le pasteur Miller nous guide...

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22 juillet 2008

La dictature de la petite bourgeoisie

Le texte qui suit relève d'une interprétation et d'une extrapolation personnelles faites à partir de l’ouvrage de Renaud Camus (La dictature de la petite bourgeoisie, Privat, 2005). En tant que tel, il ne prétend pas restituer fidèlement la pensée et les intentions de l’auteur et il ne saurait se substituer à une lecture intégrale du livre.

***

Nous vivons sous une dictature, celle de la petite bourgeoisie. Renaud Camus s’emploie à nous le démonter tout au long de ce livre-entretien.
Mais quelle est donc cette dictature, de quoi est-elle faite, quelles sont ses armes ? Et le mot dictature n’est-il pas un peu fort ?

D’abord, la petite bourgeoisie nous impose une dictature parce qu’elle prétend parfaitement coïncider avec la société, ses attentes, ses aspirations. Parce qu’elle est en train de devenir la classe unique. Parce que tout ce qui n’est pas conforme au modèle qu’elle prétend incarner, tout ce qui oppose une résistance à sa façon de penser ne peut même pas être envisagé ni discuté et par retour la rend elle-même indiscutable.

La petite bourgeoisie détient la vérité, sait ce qui est bon pour la société. Elle est la société, elle est le monde.

Ensuite, c’est une dictature parce qu’elle ne laisse plus aucun espace dans lequel on pourrait lui échapper. Parce qu’elle recouvre l’ensemble du champ culturel de SA culture. Parce qu’elle recouvre l’ensemble du champ langagier de SON langage.

Sa force vient du fait qu’elle n’est pas directement palpable, visible. Elle agit en douce, l’air de rien. Elle n’a pas besoin des « défroques officielles du pouvoir » ni des « oripeaux de la dictature » car elle installe insidieusement en chacun de nous un tyran.

Ce tyran en nous est un zélateur du « soi-mêmisme », il nous répète en boucle qu’ « il faut absolument être soi-même » et pour cela, qu’il faut en finir avec l’altérité, c’est-à-dire en finir avec l’héritage, l’hérédité, le patrimoine et sa transmission, c’est-à-dire en finir avec la culture. Ce « soi-mêmisme » c’est la philosophie de la parole donnée qui n’engage plus à rien. C’est le règne du soi-mêmiste « sans vergogne, sans honte, sans respect ».

Le fanatisme démocratisant et anti-élitiste de cette dictature proclame que ce reniement de la (Haute) Culture est la condition de l’égalité et de la culture pour tous. Mais à trop vouloir cette égalité, ce fanatisme ne fait que renforcer les conditions d’une inégalité plus profonde encore. Car son « égalitarisme antihéréditaire » empêche précisément et à première vue paradoxalement, « l’insoumission au destin passif, l’inasservissement à la fatalité, que celle-ci soit psychologique, économique, intellectuelle ou sociale ». Le lecteur se demande alors comment un tel paradoxe est possible.

Renaud Camus aborde alors la question de la formation et de l’éducation des individus. Le creuset culturel, les processus conduits par les institutions culturelles, éducatives et familiales sont les champs d’application privilégiés de la nouvelle idéologie. Car ces champs sont lieux de la rencontre de l’autre, car la dictature de la petite bourgeoisie est avant tout culturelle et intellectuelle.

Et se dessine alors le paradoxe : ces lieux et ces processus, relookés, remaniés, repensés, remodelés, désennoblis, déringardisés, désacralisés, assainis, moralisés et modernisés par l’idéologie de la petite bourgeoisie, ces lieux et ces processus qui sont par nature censés pousser les individus vers le meilleur, vers le plus haut, sont devenus aujourd’hui, au nom de l’égalité, une matrice vidée de toute culture, de tout héritage et donc de tout véritable accès à une altérité autre que l’ersatz pathétique et stérile qui consiste à avoir du respect pour les individus d’une autre couleur de peau, de la tolérance pour les handicapés et de la compassion pour les pauvres. Une conception de l’altérité xénophile, sentimentaliste, misérabiliste et en même temps antihéréditaire. Quelle puissance de l’idéologie ! Et quelle impossibilité d’accès à l’autre elle met en place ! Comme s’il était possible qu’on aime l’autre tout en se détestant soi-même, c’est-à-dire tout en rejetant l’autre qui est en nous. Cette absence d’extérieur, ce défaut d’une sortie préalable de soi-même ne peut donc amener l’individu soumis à l’idéologie de la petite bourgeoisie qu’à buter dans ce qu’il est déjà, qu’à demeurer dans le déjà-là-toujours-présent et ainsi à n’aimer l’autre qu’à la seule condition que cet autre soit comme lui ou en voie de l’être, en voie d’assimilation. La dictature de la petite bourgeoisie produit les touristes jouisseurs et irresponsables de demain, les futurs colons occidentaux.

Et tout ceci donc –suprême paradoxe- au nom de l’égalité.

Déstratification de l’intelligence, dé-hiérarchisation de la culture. Au nom de l’égalité. Arasement anti-élitiste. Indifférenciation. Au nom de l’égalité. Et alors les différences ne sont plus qu’économiques. Et alors l’ignorance règne et fusionne en une classe, unique et déculturée, toutes les anciennes hiérarchies, toutes les anciennes classes désormais laminées, broyées, filtrées, restructurées, délocalisées et finalement bientôt totalement converties au catéchisme de la dictature. Il n’y a alors plus de riches. Il n’y a que des parvenus.

On remarquera pour finir la parfaite concordance de cette idéologie avec les grands projets politiques du moment : abolition des frontières, implantation en France d’un cosmopolitisme communautariste, intégration du pays à une technostructure supranationale.
Car en vue de la réussite de ces beaux projets, il est fermement recommandé à l’hôte, au sujet de l’expérimentation soviético-européiste de mettre sous le tapis (voire six pieds sous terre) tout ce qui pourrait relever d’une quelconque revendication de sa culture, de son héritage, de son patrimoine séculaire.

Et les vigilants de la petite bourgeoisie sont là pour veiller à ce que personne ne déroge à la règle. Et leurs condamnations sans appel sont faites pour notre bien disent-ils, pour éviter le retour de la barbarie. Odieux chantage, affreuse innocence dont il suffirait de se moquer si elle ne contenait en elle et hors d’elle tous les germes et les moyens d’une barbarie plus barbare encore. Il faut donc d’urgence commencer par trouver ce qu’il convient de faire pour chasser l’affreux petit diable qui s’installe en chacun de nous.

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L'empreinte de l'eugénisme sur l'époque

L'histoire de l'eugénisme intéresse peu. Une histoire qui gène tout le monde, une histoire oubliée, riche en alliances inédites. Qui s'éloigne du mythe officiel d'un mal absolu naissant spontanément du cerveau d'Hitler.
Une histoire que ferait bien de connaître les politiques tentés à nouveau d' "améliorer la race" en prônant le métissage obligatoire, le mélange forcé, et l'euthanasie des inutiles - vieux et malades.

Parcourons ensemble le petit livre passionnant qu'André Pichot a écrit à ce sujet: La société pure.

Voici une bref géographie historique de l'eugénisme.

L'eugénisme va se développer parallèlement au darwinisme et à la génétique.
Une grande peur va en effet planer dans certains milieux du début du XXème: si la sélection naturelle n'opère plus dans nos sociétés civilisées, la race est en voix de dégénérescence, il faut donc établir un processus de sélection artificiel, il faut "sauver l'espèce".
C'est en 1907 qu'est voté en Indiana la première loi eugéniste, suivi par d'autre... L'Europe n'a pas encore franchi le pas, mais en Angleterre des associations militent pour l'instauration de l'eugénisme, et les grands théoriciens de l'eugénisme seront anglais ( Galton, Pearson etc..) mais ne parviendront jamais à entrainer leur gouvernement dans cette voie.

Aux états-unis, berceau de l'eugénisme donc, on essayent de théoriser l'hérédité du nomadisme, du génie, de l'alcoolisme, des maladies ; l'hygiénisme de Pasteur s'opposant à l'eugénisme qui voudrait voir en chaque maladie une tare congénitale. De riches magnats financent les centres de recherches. Sans ces milliardaires, ces théories n'auraient jamais pu avoir un tel succès.

Les politiques suivent les avis des chercheurs et commencent à légiférer. Ils interdisent d'abord les mariages interraciaux, ceux des alcooliques, des anormaux, des épileptiques...

On se met ensuite à stériliser.
La machine est lancée, bistouri et violence au menu.
Castrés, les syphilitiques, les condamnés à vie (on ne sait jamais), les débiles mentaux, les dépressifs, les diabétiques, les hémophiles...
On émascule à la tête du client... Bizarrement se sont les pauvres qui sont touchés (pour la petite histoire, un grand eugéniste américain était lui-même épileptique).

Faisons une pause vidéo, se sont exactement les mêmes théories eugénistes qui se cachent derrière ce petit extrait tiré d'une comédie qui entend démontrer qu'en laissant les "beaufs" se reproduire, le monde court à sa perte.



Le boom de la castration aux états-unis se situe dans les années... 30.
De tous les états, c'est la Californie qui est à la pointe de l'eugénisme et qui entretiendra des rapports étroits avec les eugénistes nazis. 19042 stérilisations en 1949.

En Europe, on répugne d'abord à stériliser son monde.
Se crée alors les écoles de surdoués, c'est l'eugénisme dit "positif".
Dans les années 30 certains pays d''Europe décident d'imiter les Etats-Unis, aidés par la bienveillante fondation Rockefeller -très impliquée dans le développement de l'eugénisme - qui soutient les travaux d'eugénistes européens.

La société française d'eugénique n'a eu que peu de succès puisque la France n'a jamais connu de législation eugénique, en partie grâce à son attachement aux travaux de Pasteur.
Sous Pétain, la fondation d'Alexis Carrel (qui servit de tête de turc à tout une administration médicale qui maltraitait les malades mentaux) fut hébergée par la fondation Rockfeller, Vichy ayant "oublié" de mettre des locaux à sa disposition...

En URSS, des organisation eugénistes se sont aussi créées. "L'eugénisme bolchévique" était né. Il rencontre une vive opposition, on tente alors un eugénisme lamarckien, la race supérieur, c'est le prolétaire, on propose d'inséminer des femmes sélectionnées... Staline s'y oppose...
On tombe de Charybde en Scylla: la doctrine officielle se sera Lyssenko.

Détail amusant: un certain Muller, opposant à Lyssenko, chassé d'URSS, sera financé aux États-Unis et son projet y verra le jour après sa mort: une banque de sperme de grands hommes.
En revanche, son idée d'utiliser des animaux comme mère porteuse n'est toujours pas à l'ordre du jour... Patience...

L'Allemagne à présent...
Comme vous le constatez, Hitler n'a pas sortie l'eugénisme de son chapeau.
Krupp, le fils du riche industriel avait fait en sorte de promouvoir l'hygiène raciale depuis le début du siècle. La Fondation Rockefeller va ensuite largement financer les travaux des eugénistes allemands (dont certains étaient socialistes).

En 1927, des eugénistes, dont Richard Goldschmidt (contraint ensuite d'immigrer au USA), réussirons presque à faire passer une première loi eugéniste.
Les nazis à partir de 34 légifèrent et stérilisent les débiles mentaux congénitaux, les schizophrènes, les maniacodépressifs, les épileptiques, ceux atteint de la chorée de Huntington, les aveugles, les sourds, les malformés.
Seulement, cette loi a simplement été calquée sur la législation californienne.
Il est vraisemblable qu'elle serait passée sous la pression des associations eugénistes s
ans avoir besoin d'Hitler,
Elle existait déjà en Suisse, au Danemark et au Canada. En suède, ça continuera jusque dans les années 60, il y aura 60000 stérilisation eugénistes entre 35 et 76.

On remarquera aussi que cette loi était moins "dure" que les lois américaines puisqu'elle ne visait que les maladies supposées héréditaires, et pas la criminalité.

La spécificité allemande sera la création de Lebensborn, fondés par Himler, des fermes humaines de production et d'élevage d'enfants "Aryens". Dont la seule équivalence historique serait peut-être à chercher du coté des haras esclavagistes américains.

Les allemands ont aussi donné dans l'euthanasie (état nazi?), cher aux progressistes de ce début du XXIème siècle. Les médecins, déjà à l'époque, donnaient leur accord.
Hitler, là encore, n'avait rien inventé, des sociétés qui faisaient la promotion de l'euthanasie avait déjà fleuries un peu partout aux Etats-Unis et en Europe, il n'a fait que mener des idées à leur terme.
En 24 on déposait un projet de loi dans ce sens au Danemark, de même qu'au parlement du Nebraska en 37..


En Allemagne pourtant, ça s'accéléra durant la guerre, secrètement ils vidèrent les hôpitaux psychiatriques, nom de code : opération: T4.

Seulement, des médecins, des familles et l'église catholique (déjà) protestèrent.
L'évêque de Münster, Clemence August von Galens dénonça en aout 41 l'extermination des malades psychiatriques et porta plainte pour meurtre. On n'osa pas arrêter l'évêque, les centres furent fermés, mais les prêtres qui avaient diffusé son sermon furent déportés.
On continua néanmoins à euthanasier les enfants malformés et puis on finira par reprendre les euthanasies de façon "sauvage", moins systématiques et plus variées .

Etrangement après-guerre, on cherchera toujours à minorer le chiffre de ces victimes là du nazisme. Les exécutants furent très légèrement ou pas du tout condamnés. Il est vrai que l'eugénisme se garde bien d'être incorporé à la définition de ce qu'est un "crime contre l'humanité". Et puis les victimes étaient allemandes, malades...

Les responsables nazis calculèrent un gain de 885439800 marks par rapport à une espérance de vie de dix ans... Tremblez petits vieux de notre temps, certains génies à l'ubiquité nomade se livrent à l'instant même à de pareils calculs... Et salivent en pensant aux points de croissance qu'on pourrait gagner...


Epilogue : la fondation Rockefeller s'est convertie dans le contrôle de la population mondiale, l'eugénisme ayant été invalidé par la génétique moléculaire. La terre est à présent menacée par l'homme, la terre dégénère, il faut la sauver... Retrouver une terre pure... Toujours la même chanson.

Aujourd'hui, je pense que je serais morte. Une nouvelle extermination tuerait deux fois plus d'enfants, parce que les êtres sont devenus plus mous, et parce que la terre est polluée. On ne survivrait plus en mangeant des feuilles.

Misha Defonseka dans un entretien au nouvel Obs


Je vais m'arrêter là, lisez ce livre, notre société fait l'autruche quand il s'agit d'évoquer cette question de l'eugénisme, c'est la boite de Pandore de la modernité, une idéologie qui a considérablement imprégnée nos mœurs à notre insu.







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De quoi BHl est-il le nom?


Le lapin malin nous a déniché le dernièr étron de béhachèle...On ne résiste pas au plaisir de vous le livrer, revu et corrigé par le lapin malin, puis par le potiron farceur.

De quoi Siné est-il le nom ? , par Bernard-Henri LévyLE MONDE 21.07.08 13h53 • Mis à jour le 21.07.08 13h53


"Cette affaire est tout de même extraordinaire (ndp: bien vu).Voilà un humoriste (ndp:un collègue, donc) - Siné - qui donne à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale et qu'il préfère "une musulmane en tchador" à "une juive rasée" (sic).Voilà un directeur - Philippe Val - qui rappelle au chroniqueur le pacte fondateur qu'est, pour Charlie Hebdo, leur journal, le refus catégorique de toute forme d'antisémitisme ou de racisme et qui lui demande, en conséquence, de s'excuser ou de s'en aller.Et voilà la blogosphère, puis la presse, qui, au terme d'un renversement des rôles ahurissant, transforment l'affaire Siné en affaire Val et, au lieu de pointer, analyser, stigmatiser, le dérapage du premier ne s'intéressent plus, soudain, qu'aux "vraies" raisons, forcément cachées, nécessairement obscures et douteuses, qui ont bien pu pousser le second, voltairien notoire, apôtre déclaré de la liberté de critique et de pensée, défenseur en particulier des caricaturistes de Mahomet, à réagir, cette fois, en censeur offusqué (la main du "lobby" ? celle de Sarkozy lui-même ? un règlement de comptes inavoué et dont l'humoriste ferait les frais ? tout y est passé, jusqu'à la nausée...).A ce degré de confusion, la mise au point s'impose - et, sine ira et studio, sans colère ni enthousiasme, le rappel des principes simples que l'on a, dans cette empoignade, tendance à perdre de vue.

1. La critique voltairienne des religions, de toutes les religions, est une chose - saine, bien venue, utile à tous et, en particulier peut-être, aux croyants eux-mêmes. Le racisme, l'antisémitisme, (ndp: pourquoi distinguer racisme et antisémitisme?) en sont une autre - odieuse, inexcusable, mortelle pour tout le monde et que l'on ne saurait, en aucun cas, confondre avec la première.La distinction n'était pas si nette chez Voltaire qui était, comme chacun sait, raciste et antisémite (ndp: pourquoi distinguer racisme et antisémitisme?). Elle l'est depuis Voltaire, chez les meilleurs de ses héritiers et, en particulier, dans le journal de Philippe Val. Les vraies Lumières ? Les Lumières de notre temps ? Critiquer les dogmes, pas les personnes.Bouffer du curé, du rabbin, de l'imam - jamais du "Juif" ou de l'"Arabe".( ndp: Ah. Du chrétien, en revanche? pourquoi cette omission?) Etre solidaire, bien entendu, de caricaturistes qui se moquent du fanatisme et le dénoncent - mais s'interdire, fût-ce au prétexte de la satire, la moindre complaisance avec les âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race. C'est une ligne de démarcation. Soit, à la lettre, un principe critique. Et c'est là, dans le strict respect de cette ligne, qu'est, au sens propre, la pensée critique.

2. La question n'est pas de savoir si tel ou tel - en l'occurrence Siné - "est" ou "n'est pas" antisémite (ndp: ah bon). Et l'on se moque bien des brevets de moralité que croient bon de lui octroyer ceux qui, comme jadis pour Dieudonné ou, plus tôt encore, pour Le Pen, disent le connaître "de longue date" et savoir "de source sûre" que l'antisémitisme lui est étranger.Ce qui compte ce sont les mots(ndp: en somme, mieux vaut un salopard bien propre sur lui qu'un brave type un peu gauche...). Et ce qui compte, au-delà des mots, c'est l'histoire, la mémoire, l'imaginaire qu'ils véhiculent et qui les hantent. Derrière ces mots-là, une oreille française ne pouvait pas ne pas entendre l'écho de l'antisémitisme le plus rance. [ndk:le français a un mauvais fond, c'est bien connu... de BHL.]Derrière cette image d'un judaïsme tout-puissant auquel un Rastignac contemporain se devrait de faire allégeance, elle ne pouvait pas ne pas reconnaître l'ombre de notre premier best-seller antisémite national : "Les Juifs, rois de l'époque", d'Alphonse Toussenel (1845) [ndk: présent dans chaque foyer français, c'est bien connu...]. C'est ainsi. C'est affaire, non de psychologie, mais d'acoustique, donc de physique, de mécanique [ndk: voir de génétique]....Et quand on est face à ça, quand on voit un vieil humoriste - qui, en effet, ne sait sans doute pas vraiment ce qu'il dit - (ndp: attaque ad hominem, invalidée par le jury) manipuler des chaînes signifiantes qui ont toujours, partout, avec une régularité implacable, mis le feu dans les esprits, la juste attitude n'est pas de minimiser, ratiociner, discuter à perte de vue des dosages respectifs, dans l'énoncé incriminé, du poison de la haine et de l'excipient gentiment ricaneur - elle est de déclencher, sans attendre, ce que Walter Benjamin appelait les "avertisseurs d'incendie".

3. L'antisémitisme - comme, naturellement, le racisme - (ndp: pourquoi distinguer racisme et antisémitisme?) est un délit qui ne souffre ni circonstances atténuantes ni excuses. La chose devrait aller de soi. Hélas, ce n'est pas le cas. Car il y a une excuse au moins qui, depuis l'affaire Dreyfus, semble marcher à tous les coups et instaurer une sorte de clause de la haine la mieux autorisée.

C'est celle qui consiste à dire : non à l'antisémitisme, sauf s'il s'agit d'un grand bourgeois, officier supérieur de l'armée française. Ou : non à l'antisémitisme sauf si l'enjeu est un symbole du Grand Capital, un banquier juif, un ploutocrate, un Rothschild. Ou : sus à l'antisémitisme, cette peste des âges anciens que le progressisme a terrassé - sauf s'il peut se parer des habits neufs d'un antisarkozysme qui, lui non plus, ne fait pas de détail et ne recule devant rien pour l'emporter.Ainsi parlait Alain Badiou quand, dans un livre récent, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, il s'autorisait de sa juste lutte contre l'"immonde" pour réintroduire dans le lexique politique des métaphores zoologiques ("les rats"... "l'homme aux rats"...) dont le Sartre de la préface aux Damnés de la terre avait pourtant démontré, sans appel, qu'elles sont toujours la marque du fascisme (ndp: Tiens donc! Quid des fables de La Fontaine?).Et ainsi pensent aujourd'hui, non seulement les "amis" de Siné pétitionnant à tour de bras en sa faveur, mais tous ceux qui, sous prétexte que le Rastignac qu'il avait en ligne de mire était le propre fils du Président honni, sont comme tétanisés et interdits d'indignation - vieux reste d'antidreyfusisme ; dernière perle lâchée par l'huître d'un guesdisme dont la doctrine était qu'il y a un bon usage, oui, des pires maladies de l'esprit ; misère.

4. S'il y a bien un argument que l'on a honte d'avoir à entendre encore dans la bouche de ceux qui trouvent qu'on fait à Siné un mauvais procès, c'est celui qui plaide : "Siné est un vieux libertaire, un attardé de l'anarchisme, un rebelle - comment voudrait-on que cet homme-là trempe dans cette saloperie ? comment ose-t-on confondre sa révolte tous azimuts avec cette passion ciblée qu'est la fureur antisémite ?"Eh bien justement. Cet argument est lamentable car il ignore tout des ambiguïtés d'une tradition dont une des spécialités a toujours été, justement, de passer de la rage tous azimuts à sa concentration antisémite : les anarcho-syndicalistes du début du XXe siècle ; les partisans de l'action directe proposant, soixante-dix ans plus tard, de "jeter" les Juifs sur "le fumier de l'Europe" (Ulrike Meinhoff, dirigeante de la Bande à Baader)...Cet argument est pitoyable car il fait, ou feint de faire, comme si l'esprit de révolte, le non-conformisme, étaient un imparable vaccin contre ces tentations funestes : c'est faire bon marché du courant dit, précisément, des "non-conformistes des années 1930" et de l'énergie qu'il mit à fournir à l'antisémitisme de son temps ses armes et ses raisons (il convient, sur le sujet, de lire et de relire le classique de Jean-Louis Loubet del Bayle)...Cet argument est dénué de sens, enfin, car il laisse supposer qu'un homme de gauche, un progressiste, serait immunisé, par nature, contre le pire : or on sait que, s'il n'avait, ce pire, qu'une vertu, ce serait de brouiller, pulvériser ce type de frontière et de provoquer, de gauche à droite, un chassé-croisé sémantique permanent, vertigineux, terrible (des fameuses "sections beefsteak", brunes dehors, rouges dedans, nées de l'entrisme communiste dans les organisations de masse hitlériennes jusqu'au recyclage, par l'islamo-gauchisme (ndp: terme fleuri! Du même fût, est-on autorisé à parler de "judéo-droitards"?) d'aujourd'hui, des scies de l'ultradroite, les exemples, hélas, abondent)...

5. Un tout dernier mot. Il faudrait, ânonne l'opinion (ndp: on sent l'ami du peuple...A-t-on prévu des étables pour cette opinion qui "ânonne"...Mais surtout: on nous dit plus haut que la métaphore animale est "toujours la marque du fascisme"...), veiller à ne pas tomber dans le conformisme d'un politiquement correct, voire d'une police de la pensée et du rire, dont le seul effet sera d'empêcher les humoristes d'exercer leur libre droit de se moquer de tout et de tous. Soit. Sauf que, là aussi, il faut s'entendre. Et oser, surtout, poser la question. Et si "politiquement correct" était aussi le prédicat d'un discours et, en la circonstance, d'un humour qui s'interdirait le racisme, l'antisémitisme, (ndp: Bis repetita placent) l'appel au meurtre ?Et si cette volonté de rire de tout et de tous, tranquillement, sans entrave, exprimait juste la nostalgie du bon temps de la blague à l'ancienne, bien grasse, bien salace, quand personne ne venait vous chercher noise si l'envie vous prenait de vous lâcher contre les "ratons", les "youpins", les "pédés", les femmes ?[ndk: il a oublié les handicapés et les nègres!]Et si les temps, précisément, avaient changé (ndp: exactement observé...)et qu'il appartenait aux humoristes, non moins qu'aux écrivains, aux artistes, de prendre acte de ce changement en admettant qu'on ne rit plus aujourd'hui, ni tout à fait des mêmes choses, ni tout à fait de la même manière, qu'au temps des années 1930 ou 1950 ?Allons, Siné. Tu as encore le choix ( ndp: comme dans tout dérapage policier, un fonctionnaire zélé en vient au tutoiement). Ou bien la répétition, le stéréotype, le même éternel retour du même humour de cabaret qui ne te fait, j'en suis sûr, plus rire toi-même - mécanique plaquée sur du vivant, ignominie couplée avec du cliché, gâtisme assuré. Ou bien changer de disque, inventer, te libérer et faire de ton humour l'aventure d'une liberté retrouvée et ajustée aux libertés du jour - jeunesse à volonté, talent, modernité.Je ne pense pas qu'on en ait "trop fait" sur cette affaire Siné. Aussi minuscule qu'elle semble, c'est une de ces "sécrétions du temps" dont Michel Foucault disait qu'elles n'ont pas leur pareil pour refléter, condenser, télescoper, l'esprit et le malaise d'une époque."


Ndp:

Exposé qui témoigne d'une réelle volonté de bien faire, et qui manifeste quelques efforts de plume;

Cependant:

Vous tentez, sur la forme, de briller bien au dessus de vos capacités, ce qui fatalement vous fait basculer dans l'esbroufe. Ayez la plume plus modeste.

Vous semblez absolument étranger aux plus élémentaires règles de ponctuation, votre travail est haché par une obsession de la virgule, relisez-vous!

Vous multipliez les contresens et les omissions, vous vous embourbez dans une citatiomanie qui vous nuit, vous dérivez in fine lentement mais sûrement vers le hors-sujet.


Conscient de votre bonne volonté, le jury consent à la clémence et octroie à votre exposé la note généreuse de 03/20.

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