Au lieu de nous perdre en conjectures et en longs discours, jetons un coup d'oeil (le gauche) sur ces vidéos éclairantes quant à l'échec du FN. (cliquez 'Lire suite' pour l'autre vidéo) Pendant que Jean-Marie fredonnait sa reprise de Balavoine - "la chicha, je te veux si tu veux de moi ; la chicha, que tu vives ici ou là-bas" *- Soral faisait un tabac et préparait déjà sa reconversion en gueulant "Oh je sais que tu n'as rien dit, C'est ton œil que je prends au mot, Souvent un seul regard suffit, Pour vous planter mieux qu'un couteau"
Samedi 28 avril 2007. Michel Polac, face à Daniela Lumbroso, revient sur les accusations de pédophilie. Après le départ de Mustapha*, Michel Polac sera t il à son tour suspendu de l’émission de Laurent Ruquier ?
*Ecarté pour "violence verbale" envers une assistante.
Bruno L. adossé contre un pilier du "Paquebot" déserté me fit un signe de la main. Il tenait un petit livre dont la couverture montrait un guerrier japonais au strabisme prononcé.
Je connaissais L. depuis l'Université de Caen où il militait déjà au FNJ et suivait les cours de civilisation japonaise de Gollnisch. "Akutagawa Ryûnosuke" me dit-il en brandissant le livre. "Dans le texte, cela va sans dire" répondis-je en le saluant. "Oui mais on trouve aussi de très bonnes traductions, celle de Mori chez Gallimard est excellente". "Je sais, je sais. Je me souviens vaguement d'une nouvelle ou un peintre assiste au sacrifice de sa fille brûlée vive, y trouve le modèle d'une réprésentation des enfers et se pend ensuite. C'est très léger, très badin".
"Arrête. Plus je lis ces histoires tirés du vieux fond littéraire japonais, plus j'y vois une légitimité de notre combat". "Vieux farceur, dis plutôt une consolation pour la raclée de ce soir!".
Du temps de nos études, il connaissait ma sympathie pour le CERES, la gauche du PS animée par Chevènement et Charzat. Depuis, le premier conseillait Royal et le second se livrait aux mascarades des baptêmes républicains. Et moi j'avais viré UMP.
"En tout cas nous n'avons pas en ce qui nous concerne de consolation à rechercher chez les classiques du Vide parfait".
"Ouich on peut dire que c'est le casse du siècle. A défaut d'avoir des idées, Sarkozy il sait voler celle des autres. Ton parti c'est pas un arbre qu'il devrait avoir pour symbole mais un coucou".
"Ouai bon. Tu disais quoi à propos de Ryûonosuke?".
"Bon tu connais l'histoire : un pauvre type, officier subalterne méprisé par ses collègues, ses supérieurs, ses subordonnés, trouve une compensation dans le désir jamais rassasié de pouvoir s'empifrer de gruau d'igname. Un grand ponte l'invite chez lui très loin de la caserne. En chemin il lui monte une sorte comédie où il attrape une renarde et ordonne à l'animal d'annoncer leur arrivée. Rendu au château le sous-off assiste à la préparation du gruau dans des chaudrons énormes. Il en vient à être rassasié avant même d'y avoir touché, au point de ne pas pouvoir avaler un bouchée du plat énorme qu'on lui apporte. Complètement affolé, l'apparition de la fameuse renarde lui sauve la mise, le maître des lieux ordonnant de servir du gruau à l'animal. Alors le pauvre type prend conscience de l'état misérable dans lequel il se trouvait jusque-là, méprisé par la terre entière et ne tenant que par son envie de gruau.
Akutagawa écrit “Libre de ne plus manger le gruau, Goi se sentit soulagé et les gouttes de sueurs de son visage se séchèrent peu à peu à partit du bout de son nez“.
"Oui je me souviens vaguement de tout ça. Et je crois même que la nouvelle se termine étrangement sur l'éternuement du type".
"Eh! Eh! Pas si étrangement que ça".
"Comment ça?".
"Et bien j'y viens justement". "Tu connais la tradition du koan chez les boudhistes zen?".
"Je crois oui, ces courtes histoires sans queue ni tête qui s'achèvent toujours par une sorte de révélation faite au disciple".
"Révélation? Pouah ! On est pas à Chretiens-Solidarité ici. Non je dirais plutôt aspiration vers le vide, vertige. Ce boulversement intérieur est provoqué par des riens : une question stupide, une exclamation, un bruit, un éternuement".
"Nous y sommes. Alors selon toi le pauvre Goi a une eu une révélation du type satori?".
"Oui si tu veux. Et ce changement qu'il a ressenti en lui, a été préparé".
"Par quoi?".
"Rappelle-toi. Juste avant ce boulversement, l'attention de tous était concentrée sur lui, puis l'arrivée de la renarde est venue le tirer d'un mauvais pas. Or dans la civilisation japonaise les renardes sont des créatures surnaturelle, ce sont des femmes qui se transforment animal, capable de rendre fous les hommes, des êtres qui assurent un passage, une communication entre le monde des vivant et autre chose au-delà. Bref des passeurs".
"Oui. Mais comment le fait de voir un renard laper un bol de gruau permet au pauvre type de dépasser sa condition?".
"Tu ne saisis pas? Le renard lui met sous le nez l'image parfaitement explicite de sa bassesse et de son ridicule. Le pauvre Goi se voit ainsi lui-même en animal lapant un bol de gruau. Et cette vision lui ouvre les yeux, le révèle à lui-même comme on dit chez Bernard Anthony. La renarde, animal passeur a parfaitement joué son rôle".
"Brillant. Mais Bruno, tu fais quoi dans ce parti de bras cassés?".
"Attends. Tu vas comprendre. En creusant cette lecture, je me suis dit que ça avait comme un goût de déjà lu quelque part. Et je me suis rappelé cette vieille histoire de Chrysippe le stoïcien".
"Racconte".
"Le vieux philosophe Chrysippe est assis sur un banc à Athènes par un calme soir estival. Il a posé les figues de son dîner à côté de lui sur le banc et se réjouit sereinement du plaisir qu'il aura à les déguster. La vieille servante lui apporte le vin pour accompagner son repas. Cependant un âne s'est approché du banc et s'est mis à manger les figues. Comme en effet l'âne lui avait dévoré ses figues, il dit en riant à la femme : “Donne maintenant à cet âne du vin pur pour faire passer les fugues“. En riant trop fort, il mourrut. C'est Diogène Laërce qui racconte ça".
"Je commence à voir le rapport".
"Oui. Là aussi on a un animal passeur qui montre au sage un image dérisoire de lui-même : un âne mangeant des figues. Le vieux Chrysippe a lui aussi une sorte de révélation brusque et de son néant, il en rit et il en meurt. Jusque-là le néant étant pour lui un thème de discours philosophique. En un instant c'est devenu une réalité qui "pèse rudement sur son âme".
"Très fort. Mais au fait. En quoi ces deux histoires sont-elles une raison de plus de rester avec le Borgne devenu myope et conduit pas une aveugle?"
"Bien trouvé, je la dirai à Martinez. Akutagawa a puisé sa nouvelle dans le vieux fond des contes écrits entre les XI et XIIIème siècles. Deux civiliations totalement inconnues l'une de l'autre ont su en des temps et des lieux différents décrire une même expérience humaine : le spectacle incongru d'un animal dévorant la nourriture qui était destiné à un homme. Et les conséquences de ce petit fait sont très semblables pour le Grec et le Japonais. Les deux hommes y ont vu une image de leur propre néant. Ces deux civilisations ont ainsi revélé sans le vouloir qu'il pouvait exister des exemples rares mais bien rééls d'une commune humanité sur certains points. Elles ne l'ont pas fait en prêchant les droits de l'homme, le métissage et l'unité du genre humain. Elles l'ont seulement suggéré de façon détournée à ceux qui sont capables de les mettre en parallèle.
Nos civilisations métisées, uniformisées font l'inverse : elle commence par poser l'existence d'une humanité commune à tous les hommes ayant les même droits. Elles vous forcent d'y croire sous peine d'être traité de nazi ou de raciste. Elles créent un être purement idéal détaché de sa terre, de sa culture de sa civilisation et devenu un simple support juridique pour les droits de l'homme un peu comme dans un parfum un fixateur retient une essence.
Ce faisant elle veulent supprimer toutes les différences de culture, de race, de coutume qui s'affranchissent de ce modèle. Et bien sûr elles détruisent tout ce qui permettait justement de porter un regard différent sur les hommes et de reconnaître parfois de rares mais troublantes similitudes émanant de système de valeurs différents.
Il a existé des Grecs et des Japonais pour être boulversés de façon semblable au spectacle d'un animal dévorant la nourriture qui leur était destinée. La différence radicale des deux cultures et leur rapprochement sur une petite expérience ténue : cela seul peut plaider pour communauté d'esprit et de sentiment.
"Tu sais que tu pourrais écrire les discours de Sarko toi? A propos tu votera quoi le 6 mai?" "Au premier tour j'ai voté pour la vraie droite, au second je voterai pour la France"
Si vous croyez que je ne vous ai pas vu venir bande de petits salopards ! Cela fait un bon moment que ce blog vire à droite et il est temps que ça change nom de Dieu ! Ce n’est pas que cela me fasse plaisir mais je préfère et de loin choisir la gourde au gourdin. C’est pour cette raison que, sans trop me poser de question, je voterai Marie-Ségolène au deuxième tour.
Déjà parce que je suis un prolo et les prolos ça vote à gauche. Je ne verse pas, comme pas mal de mes potes qui n’ont pas beaucoup moins de dettes que moi, dans la pleureuse de l’injuste ISF ou pour le retour des têtes pensantes que sont Hallyday ou Sardou. Vous allez me dire que Ségo paye l’ISF elle aussi mais le problème n’est pas là.
En plus j’ai toujours aimé la science fiction en général et le Frankenstein de Mary Shelley en particulier. Aussi, je ne suis pas insensible au sourire hallucinant de fausseté de la mère Royal. Tout est refait chez cette femme, les idées comme le sourire et c’est fascinant. Comme le disait Philippe Murray :
C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien.
Je vais voter pour Ségo parce qu’avec elle on va bien se marrer et le monde entier avec nous. Je vois déjà les bourdes de niveau international sur la politique étrangère, l’économie, l’Europe et tout le bordel. En plus elle va nous sortir un gouvernement de son chapeau mon pote, je m’en tape déjà sur les cuisses ! Elle qui est plus machiste que Pasqua va nous créer des ministères idiots pour y mettre ses pseudo copines, pire que les Monty Python. Le meilleur d’entre nous et ses jupettes vont pouvoir allés s’endimancher ailleurs !
Je vais voter pour la cruche du Poitou parce que tout ce qui nous reste en France c’est notre spécificité de casse-burnes à gonfler tout le monde, les chinois, les ricains, les israéliens et le reste du monde avec notre politique étrangère de donneur de leçon, avec notre prétention droit de l’hommiste, avec notre arrogance culturelle même plus justifiée alors que si c’est le Sarko qui passe il ne nous restera pas même ça.
Si c’est Sarkozy qui passe on deviendra un pays comme les autres, suce boules des américains, des israéliens, des saoudiens. On deviendra l’Angleterre mais en moins bien parce que le Français n’oubliera jamais sa révolution et qu’il rallera jusqu’à en crever et ce même sous le joug du libéralisme. Sarko président c’est donner à un homme qui a trahi tous ses proches depuis qu’il a des poils pubiens un levier de pouvoir qu’il va s’empresser, dans son immense égocentrisme, d’aller astiquer devant plus fort que lui. On l’a vu avec Blair, il ne faut pas astiquer ses jouets devant plus fort que soi dans cette cour de récré pour grands garçons bouchers parce que le plus balaise finira par mettre une tarte au petit Sarko et lui piquer ses billes. Souvenez vous de Messier et de son joujou Canal +.
Enfin et pour finir, je vais voter pour Ségo parce que je serai heureux comme un pédé en prison de voir Sarkozy se prendre les pieds dans le tapis et s’étaler la tronche sur cette dernière ligne droite qu’il se croit toute tracée depuis maintenant deux ans que l’on voit sa sale gueule d’arriviste partout.
Je me couperais bien une couille rien que pour voir le faciès décomposé de Sarko devant ses militants s’il se fait coiffer au poteau par la Dame Tartine du PS. Imaginez un peu sa grosse tête voler en éclats comme un puzzle mille pièces qu’on balancerait du quinzième étage. Figurez vous le bruit délicieux de cette baudruche lorsqu’elle se dégonflera en une seconde. Si cela se passe le Hongrois va avoir la raie du cul qui fera gouttière sous son beau costume en alpaga, surtout lorsqu’il devra faire semblant d’être bon perdant. C’est avant tout l’espoir de cette divine vision, superbe comme un soleil à Austerlitz, qui me fera voter Royal.
Si vous vous promenez à Londres, près de Saint James Park, vous aurez peut être la chance de tomber, au milieu du fatras des statues patriotiques, sur un émouvant mémorial représentant un homme au regard triste, emmitouflé dans sa combinaison polaire. Sur le piédestal vous pourrez lire ces mots : Aurions nous survécu que je pourrais écrire des ouvrages entiers dont il serait impossible d'épuiser les richesses sur l'immense courage et l'endurance de mes compagnons qui auraient probablement fait tressaillir le coeur de n'importe quel anglais Ces derniers mots, le capitaine Robert Falcon Scott les écrira sur un bout de papier avant de mourir avec ses compagnons sous les neiges du pôle sud. Né le 6 juin 1868 dans le conté du Devon, Robert Scott était le fils d’un brasseur. Il quittera son foyer à l’âge de 13 pour s’engager comme midshipman dans la Royal Navy. Officier ingénieur spécialisé dans les torpilles, il va gravir peu à peu les échelons pour finir capitaine mais finira par se lasser de l’armée.
Le capitaine Robert Falcon Scott
En 1901 et sur la demande de Sir Clements Markham, président de la Royal Geographical Society, Scott va prendre la tête de la National Antartic Expedition à bord du navire Discovery. Il explorera la mer de Ross et baptisera les terres à l’est de la mer de glace du nom du roi d’Angleterre, Edward VII. Ils découvrirent le plateau polaire et pour la première fois au monde, des manchots Empereur furent photographiés. L’expédition se terminera en 1904 mais Scott et ses hommes ne parvinrent pas à atteindre le Pôle Sud. Cela va devenir l’obsession du capitaine qui, une fois retourné en Angleterre va tout faire pour financer une seconde expédition. Cela allait lui prendre huit longues années.
En effet, la population était plus intéressée par le pôle nord et regardait une seconde expédition en Antarctique comme dénuée d’intérêt. Mais Scott qui voulait plus que tout au monde être le premier homme à atteindre le pôle sud, en fit une obsession personnelle et son obstination finit par porter ses fruits. Après s’être marié et avoir eu un fils, Scott s’embarqua sur le navire Terra-Nova avec sa nouvelle équipe en juin 1910.
Le Terra-Nova
En chemin il apprit que le Norvégien Roald Admunsen, qui avait été battu dans sa course pour le pôle nord un an plus tôt par l’américain Robert Peary, avait lui aussi l’intention d’être le premier homme à rallier le pôle sud. Comme Scott, Admunsen s’était gravement endetté pour monter son expédition. Les deux hommes allaient s’engager sans se connaître dans un duel sans merci largement relayé par la presse sous le titre de « la course au pôle sud ».
Roald Admunsen
L’expédition de Scott était largement plus scientifique que celle d’Admunsen et l’anglais emportait avec lui énormément de matériel d’observation et d’analyse dans les domaines de la géologie et de la zoologie. Pour cette raison, et parce que le Terra-Nova, contrairement au Fram, le navire du Norvégien, n’avait pas une coque brise-glace, Scott allait établir son campement sur l’île Ross, à cent kilomètres au nord de celui d’Admunsen.
Après une année entière passée en analyses scientifiques et en édification de postes à vivres le long de la route à suivre, Scott et ses quatre compagnons allaient partir à la conquête du pôle sud. Les quatre camarades du capitaine étaient le lieutenant Henry Bowers, le docteur Edward Wilson, le sergent chef Edgard Evans et le capitaine de l’armée de terre Lawrence Oates).
De gauche à droite :E.Wilson, H. Bowers, R. Scott, E. Evans et L. Oates.
Contrairement au Norvégien, l’Anglais ne croyait pas aux chiens de traîneau groenlandais, et c’est avec de robustes poneys qu’il comptait tracter son équipement. Cette erreur d’appréciation allait coûter cher aux Britanniques.
Les poneys, bien que ferrés à glace, ne cessaient de s’enliser dans la poudreuses et très vite les Britanniques durent se résoudre à les abattre tous. Ils ne gardèrent que l’essentiel de leur équipement et durent tracter leur traîneau à la main. Leur courageuse progression fut épouvantable de fatigue et de souffrances et lorsque les cinq hommes arrivèrent enfin à l’extrême sud de la terre se fut pour y trouver la tente d’Admunsen surmonté du drapeau norvégien. A l’intérieur, l’orgueilleux Scott entra dans une colère noire lorsqu’il trouva une lettre de son rival le priant de prévenir le roi Haakon de Norvège de sa victoire. De premier homme à atteindre le pôle sud, le capitaine anglais se voyait relayé au rang de vulgaire postier.
Le corps brisé par la fatigue et le moral par la déception les cinq hommes prirent le chemin du retour. Ils se perdirent plusieurs fois en route ce qui les épuisa d’avantage. Evans, blessé dans une chute et complètement à bout de forces physiques et morales, se laissa mourir aux pieds du glacier Beardmore. Puis se fut Oates qui, ayant perdu l’usage d’un pied à cause de graves engelures, retarda horriblement la progression de ses camarades qui refusèrent de l’abandonner. Conscient qu’il mettait la vie des ses compagnons en danger il quitta la tente le matin du 17 mars 1912 sous prétexte de faire une promenade. Le blizzard l’avala et jamais son corps ne fut retrouvé. Scott, Wilson et Bowers continuèrent encore un peu.
Dernière lettre de Scott
On retrouva leur tente et leurs trois cadavres sous une congère six mois plus tard. Ils étaient morts à moins de vingt kilomètres du prochain dépôt qui aurait dû leur sauver la vie. Ils laissèrent des journaux, des lettres à leur famille et une note écrite par Scott pour les journaux.
Aurions nous survécu que je pourrais écrire des ouvrages entiers dont il serait impossible d'épuiser les richesses sur l'immense courage et l'endurance de mes compagnons qui auraient probablement fait tressaillir le coeur de n'importe quel anglais. Nous tiendrons jusqu'au bout mais nous devenons de plus en plus faibles et évidemment la fin ne peut pas être bien loin. C'est vraiment dommage mais je ne pense pas pouvoir écrire davantage. Robert F Scott, 29 mars 1912. PS: Pour l'amour de Dieu, prenez soin des nôtres
La nouvelle de la victoire d’Admunsen atteignit l’Europe avant la dépêche annonçant de la disparition de Scott et de ses compagnons. Aussitôt la tragédie devint l’objet d’un deuil national et le journal du capitaine, une fois publié, un best seller. La presse anglaise ne fut pas tendre avec Admunsen qui n’était coupable que d’avoir mieux préparé son expédition.
Mémorial du capitaine Scott à St James Park, Londres
Le Norvégien allait mourir à son tour sous la glace en 1928, dans l’Arctique cette fois, alors qu’il dirigeait une expédition afin de retrouver l’explorateur italien Umberto Nobile. Les deux hommes devaient périr chacun à une extrémité du globe.
Article illustré par le groupe britannique iLiKETRAINS
Off provenant de l’entretien donné par François Bayrou aux lecteurs du journal Sud Ouest le 16 mars 2007. Le président de l’UDF y évoque un “pacte secret” avec Nicolas Sarkozy.
Un magnifique “message d’amour” délivré par des membres super-actifs du MJS (sûrement des sous-marins du FNJ) après la victoire éclatante de Ségolène Royal au premier tour.
Derrière les mines réjouies et resplendissantes des sbires de L’Information Correcte(1), il n’était nul besoin d’être grand clerc, dimanche soir, pour deviner la satisfaction du devoir accompli et la conformité conforme des résultats sur le point de nous être livrés. Ils étaient heureux tous ces affidés de la Pensée Conforme. Le boulot de catéchisation qu’ils avaient abattu depuis des mois et des mois recevait enfin sa récompense avec la victoire du vote dit « utile ». Leurs Maîtres leur en seront certainement reconnaissants et il y avait donc de l’allégresse et de l’avancement dans l’air ce dimanche. La souillure impie du 22 avril 2002, ce ressurgissement de l’Histoire venait d’être lavé ; le réel, ce Mal effrayant, enfin liquidé. La basse besogne accomplie, il fut temps alors et sans délai de célébrer le triomphe civique ! Ces derniers temps, le peuple s’était si mal conduit. Ce peuple ignorant qui votait mal et qui ne comprenait rien à rien. Ce peuple imbécile qui avait mis Le Pen au deuxième tour en 2002 et qui avait dit NON au Traité Européen. Quel con ce peuple ! Alors quand le peuple vote mal, c’est-à-dire qu’il ne vote pas comme l’exigent les Grands Guides de la Révolution Néolibérale, eh bien, il faut le rééduquer le peuple, il faut le changer. Il faut qu’il accepte coûte que coûte le changement qu’on lui impose, expurger de sa conscience toute idée contraire aux intérêts du Parti Unique. Bien évidemment, dans notre pays, berceau des Droits de l’Homme, nul question de violence ou de répression. Non. Il suffit de le dépolitiser le peuple. Voilà son seul salut au peuple : la dépolitisation. Expurger de la campagne électorale tout débat contraire aux intérêts du Parti Unique, c’est-à-dire expurger tout débat réel. Eviter au deuxième tour toute confrontation contraire aux intérêts du Parti, c’est-à-dire éviter toute confrontation réelle. Et évidemment, comme à l’accoutumée, il s’agit, pour bien faire le boulot, de convoquer les artifices déjà éprouvés de la novlangue mystifiante : parer le procédé des oripeaux de son exact contraire.
L'absence de complément d'objet
Livrer un paquet empoisonné mais avec un beau papier cadeau autour. Ainsi, après les résultats de ce premier tour, faut-il, à la place de « vote utile », entendre bien sûr « vote inutile », puisqu’il ne s’agit que de reprendre la partie déjà entamée, sans rien changer aux règles. Et quand bien même il serait utile ce vote, encore faudrait-il préciser « utile à qui ? » et « utile à quoi ? ». Cette seule absence du complément d’objet, travers d’une époque friande de formules creuses, suffit à jeter l’opprobre sur cette vilénie syntaxique. Et derrière les unes des quotidiens qui nous annoncent maintenant « Un vrai duel »(2) (Sud-Ouest), « Le vrai choix » (La Dépêche du Midi), un « Duel au sommet » (Le Figaro), « La France mobilisée »(3) (Le Bien Public), « C’est ouvert » (Le Parisien), « Et maintenant le grand débat » (Ouest France), un « Duel à l’ancienne » (Midi Libre), « Le sursaut » (La Nouvelle République) ou « Le choix » (La Provence), il faut évidemment entendre « Un faux duel », « L’absence de choix », un « Accord à la base », « La France démobilisée », « C’est fermé », « Et maintenant la petite entente », une « Lutte pas comme à l’ancienne », « La chute » ou « Aucun choix ». Car le duel est derrière nous, le travail est fait. La bicyclette France est en roue libre et file à grande vitesse vers le sacre du Naboléon et la phase terminale de sa transformation, c’est-à-dire de son anéantissement. Les folliculaires de tous bords se frottent les mains, le boulot sera moins compliqué et y’aura moins à bosser que s’ils avaient eu de l’inattendu du genre Bayrou-Le Pen. 15 jours tranquilles donc. Les papiers sont déjà prêts, on va ressortir la petite mise en scène des différences, des visions différentes, des projets différents, des choix de société forcément différents, des coupes de cheveux différentes. Et puis un bon audimat pour la mascarade télévisuelle du 2 mai où le petit gourou flirtera avec la cheftaine scout, le tout probablement Chabotté par le regard complaisant de La Dame Pluche du service public, Arlette la punaise-de-la Sacristie France Télévision.
Malheureusement !
En attendant ce Grand Spectacle encadré par les agents du Parti Unique, le peuple est d’ores et déjà pardonné. Il est venu nombreux. Il a répondu à la pelle… du 22 avril. Et cette fois il a bien voté. Tas de boue hier, il s’est changé en or aujourd’hui pour sa ruine à venir de demain. Mais qu’est-ce-que c’est qu’on nous chante là ? Un regain d’intérêt pour la politique ? Pour la quoi ? La politique ? Z’ont pas l’air de savoir ce que c’est, ces nouveaux Zélecteurs, bobos militantisés ou zivas citoyennisés qu’ont Zédifié le nouveau record de la plus faible abstention. Cette fois on les a pris par la main pour aller mettre leur petite chose dans la petite fente, l’utérus funéraire. Mais Z’ont pas l’air de savoir ce que c’est la politique -et c’est tout bénef’ pour le Parti Unique- sinon ils auraient compris qu’elle a déserté les partis sur lesquels précisément ils ont porté leurs choix (essentiellement PS et UDF, avec un peu d’UMP pour les plus paumés). C’est amusant de voir cette « France mobilisée » à l’heure où la politique a déserté la politique, à l’heure où il n’y a plus aucun intérêt à choisir entre UMP, PS ou UDF. Amusant de constater que partout l'on clame que les choses sérieuses vont vraiment commencer avec ce deuxième tour alors qu'en fait tout est déjà fini. La France avait déjà la lutte antifasciste de retard, on vient de constater qu’elle a également le geste citoyen de retard.
« UTILE » !!! Mais bien évidemment, cette militantisation et cette citoyennisation n’a pas consisté à faire des citoyens ou des militants comme on l’entendait encore il y a 30 ans, c’est-à-dire lorsqu’il était question d’amener les gens à réfléchir sur leur condition et sur l’état de la société et du monde dans lesquels ils évoluaient. Non non non. Il fallait que cette campagne passionne les gens, c’est-à-dire que littéralement elle suscite des passions et non pas des idées. Psychologisation ! Et ce sont les mêmes qui fustigent la stratégie populiste de la peur irrationnelle qui emploient le même procédé(4). Aujourd’hui, il ne s’agit même pas d’amener les jeunes électeurs et autre primo-votants à choisir, il s’agit qu’ils votent « UTILE » !!! C’est ce qu’a claironné l’UMPS à longueurs de colonnes du Monde et de Libé et au cours de la continuelle propagande télévisuelle qu’il a orchestré. Utile à qui ou utile à quoi, les adeptes de ce vote, les lili-bobos fraîchement militantisés ou les zivas rebellobédaveurs récemment citoyennisés, le savent à peine et ils préfèrent s’en tenir à « UTILE ». Mais en fait, ce n’est pas tout à fait exact. Outre l’intérêt objectif pour les portefeuilles du Parti Unique Transnationalisé, il y a quand même une utilité et une motivation à ce vote utile de la part de ceux qui s’y adonnent. Pour définir cette utilité et cette motivation concernant les zivas, je n’aurai qu’à me servir dans les colonnes d’un journal qui les caresse régulièrement dans le sens du poil. Mais je commencerai par les motivations des lili-bobos nouvellement militantisés et donc de leur intérêt pour la politique. Pour se faire, je vais reprendre ici, mutatis mutandis, un petit texte que j’avais écrit avant le premier tour.
- 2007 : l'objectif est enfin atteint. Après des années de lutte, l'Office Systémien pour la Pensée Correcte (l'OSPC) a réussi à faire en sorte que la politique n'existe plus en France et que la démocratie ne soit plus qu'un simulacre télévisuel encadré par les agents du Parti Unique, simulacre expurgé de toute idée et tout débat contraire aux intérêts du Parti. Le problème pour l'OSPC, c'est que, ça continue de causer politique un peu partout : dans la rue, dans les bistrots, dans les familles de la France d'en bas, chez le marchand de journaux, au marché le dimanche matin, à l'usine ou bien au mariage de la cousine. Et ceux qui causent entre eux sont loin de vouloir se laisser abuser par le Grand Spectacle. Ah si ces braves gens pouvaient être aussi dociles que les bobos militantisés du Parti Unique (l'UMPS), armées de jeannettes qui ont intégré que le dialogue horizontal (le débat participatif et citoyen comme y disent) n'a lieu d'être que s'il est le clone parfait du Grand Dialogue Vertical que dispense le petit gourou ou la cheftaine scout. Ah, si comme les cohortes féminisées du Parti Unique, persuadées qu'elles sont qu'au commencement était Le SMS, ces causeurs de comptoir pouvaient comprendre qu'aujourd'hui faire de la politique est, entre le dîner au resto japonais, la soirée hype et la séance de fitness, un loisir comme un autre. Un loisir qui a ses avantages puisque outre le fait de combattre la mauvaise conscience (générée notamment par les activités susmentionnées), il permet également de se sentir différents de ces causants du peuple qui eux se contentent de travailler, quand ils ont un boulot, d'aller se murger et discuter au bistrot et de regarder les séries françaises de TF1, comme de vulgaires consommateurs lobotomisés. Alors que c’est tellement plus chic et tendance de forger sa conscience politique en regardant les séries américaines de Canal+ et en lisant les rhéteurs de Télérama et des Inrockuptibles. Et la Politique aujourd'hui, c’est un loisir récompensé le soir de la victoire électorale, par le droit, comme à l'issue d'un match de foot, d'aller brailler toute la nuit le nom du gagnant sur les Champs Elysées. C’est la possibilité sans risque, puisqu’on a renoncé a avoir des idées, de s’amuser l’espace d’un instant au révolutionnaire anti-quelque chose et c’est surtout aussi, disons-le, un bon moyen de draguer quelques meufs (enfin chez les gens dont il s’agit ici, c’est plutôt draguer quelques keums).-
Supplément d’âme, pose mondaine, loisir ludique, telles semblent être les motivations de ces nouveaux citoyens du XXIème siècle. Et concernant l’aspect sportivo-festif susmentionné, je ne résiste pas à l’envie de vous livrer la photo et le titre d’un papier tiré de mon Sud-Ouest local du jour et qui illustre parfaitement cette ridicule hystérie psychodramatique.
S’ils ont des motivations en communs avec leurs coreligionnaires bobos, les zivas citoyennisés ont de petites spécificités que nous dirons « identitaires ». Pour exemplifier, je livre donc des extraits commentés d’un journal qui n’est jamais en reste lorsqu’il s’agit de célébrer la jeunesse française métissée- multiculturelle-des banlieues-du droit à la différence-de l’arc-en-ciel-Benetton-des free parties-de la Culture-des rappeurs artistes-discriminés-des minorités visibles-des artistes intermittents plasticiens de toutes les couleurs du monde-de l’arc-en-ciel-jeunesse yannicknoahisée et slamisée mais méprisée par la majorité silencieuse réactionnaire-qui travaille et dort-de la France profonde-des beaufs-qui est pétainiste-facho-raciste - ces extraits, vous l’avez peut être déjà deviné, sont tirés de l’aliénant journal fantoche Libération(5).
Des djeuns bien comme il faut
« Cap sur Ris-Orangis, en Essonne. Sandrine 23 ans et Mamoudou 23 ans, viennent de «voter utile» en glissant leur bulletin Ségolène Royal. Pour elles «voter et s’inscrire sur les listes électorales est un devoir» depuis 2002. S’inscrire et voter eut été plus logique. « Depuis 2002 » : merci Jean-Marie d’avoir suscité ce sursaut démocratique ! A Levallois Perret (Hauts de Seine). « Arnaud, la petite trentaine, vient de voter mais il n’est pas content de lui «J’ai voté Sarko, mais malgré moi. Car seules les idées de Bayrou m’ont séduit, mais je ne le vois pas gouverner sans majorité à l’Assemblée» » . J’avais parlé plus haut des paumés qui votent Sarko. « sans majorité à l’Assemblée ». Pour ce que ça change concernant la vie des français, ce n’était pas la peine qu’il se creuse le gazier ! « Sadok, 29 ans, et son beau-frère Yaya, 35 ans, viennent de voter «pour la candidate la moins pire : Ségolène». «Elle parle pour les femmes, les jeunes» dit Sado. «Elle parle à tout le monde, elle ne fait pas la différence entre les Français et les étrangers» ». Dans les faits, on sait bien que cette politique d’indifférenciation porte à traiter les français aussi mal que les étrangers. Yaya rajoute : «Nous, les Algériens, nous sommes en lien avec les français depuis quatre générations. Alors, qu’est ce que ça veut dire Français d’origine algérienne ?». Moi je me demande qu’est-ce-que ça veut dire tout ce charabia. « Abdélatif, étudiant en master de maths. «La mère, quand elle a vu Le Pen-Chirac à la télé, elle a dit qu’il fallait aller voter. Elle n’est pas française, elle ne peut pas » ». Je ne sais pas comment bossent les journalistes de Libé mais ce papier, visiblement fait à l’arrache, est complètement décousu. « Samir, étudiant en marketing : «Je vote pour contrer le FN et minimiser les dégâts» ». Merci Jean-Marie pour susciter tant de vocations ! « Un autre aurait voulu voter pour un Arabe : «Y’a bien des trotskistes, des campagnards…Alors pourquoi pas ?» ». Un nouveau parti politique : le parti des Arabes !? « D’autres ne s’embarrassent guère de la confidentialité. «Eh Fatima ! Sans indiscrétion, tu votes pour qui déjà ?» hurle une jeune fille à sa copine d’un isoloir à l’autre. Fatima a voté Royal. La copine va reposer son bulletin Bayrou pour prendre un Royal .» » Regard amusé et attendri du journaleux de Libé. Rien de grave tant qu’elle vote comme il faut !
Le conditionnement est parfait, ils obéissent au doigt et à l'oeil
Et enfin, pour finir, un grand merci donc à Jean-Marie, sans qui cette mobilisation citoyenne aurait été beaucoup plus difficile. Merci à Neuneuil le Monstre qui lui, au contraire de Nounours, réveille les petits adeptes de la coolitude, les fait sortir de leur hall d’immeuble ou de leur bac à sable comme lors de la fameuse Quinzaine de 2002, leur fait chausser leurs rollers antifascistes et, le temps de quelques mots appris par cœur, les célèbres « nazis », « fachos » ou autres « racistes » répétés en boucle et hurlés la bave aux lèvres, les fait se sentir exister, leur donne la satisfaction d’oeuvrer dans le camp du Bien. Merci à Jean-Marie pour permettre à tous ces torrents de haine, de bêtise et de frustration de ne pas se déverser sur ceux qui le mériteraient. Merci de permettre que tous ces petits inquisiteurs hystériques, brandissant au ciel le petit manuel du gogochiste antifasciste(6), ne soient même pas capables d’articuler un semblant de raisonnement. Le conditionnement est parfait, ils marchent au doigt et à l'oeil, en roue libre. Les pédagos libertaires du ministère de l'Education et de l’Animation, ont bien relayé les médias, ils ont fait du bon boulot. Bravo, c'est très professionnel. Il y eut un mouvement dans l'histoire de l'humanité où il s'est agi de faire sortir le peuple de son ignorance, de l'éclairer, de lui apporter le savoir et la culture afin qu'il marche vers l'autonomie et puisse être conscient de sa condition et revendiquer ainsi ses droits. Tous les mouvements sociaux du XXème ont bénéficié de ce long travail d'émancipation des esprits. Nous pouvons constater que la marche arrière est enclenchée depuis longtemps, l'ignorance est à l'ordre du jour, la bêtise et la soumission font loi. Le réflexe conditionné reprend la main comme aux pires époques, celle où tout un Reich marchait derrière son Führer, celle où tout où tout un peuple marchait derrière son Grand Timonier. Créer le vide, le cerveau disponible, pour pouvoir mieux l'occuper à sa guise : tel est la devise des élites du capitalisme financier mondialisé. Et de nos jours les proies sont si faciles...
La Bayrou Parade !
Merci encore donc à La Bête Immonde d’avoir préparé l’opinion pour le règne du Naboléon qui vient de lui rafler un million de voix au passage. Et les maccarthystes de l’info télévisuelle, toujours à quatre pattes devant leurs Maîtres, de se féliciter du taux de participation, c’est-à-dire de se féliciter du résultat engendré par cette participation. En félicitant abondamment les électeurs pour leur exceptionnelle mobilisation, c’est bien envers leur propre mobilisation et leur propre dévouement pour le système que ces courbeurs d’échine ne tarissent pas d’éloges. Du beau travail. Domestication et infantilisation. Entrée dans une nouvelle ère ! L’électeur nouveau, à l’instar des programmes des candidats, à l’instar des candidats eux-mêmes, matières sans contour, contenus sans forme. L’électeur nouveau. Réceptif. Docile. Enthousiaste. Festif. François Bayrou l’a dit dimanche soir : la politique française a "changé", elle ne sera "plus jamais comme avant". Il eut été évidemment plus juste de dire : « elle ne sera plus jamais ». A moins que…
(1) Les visages comblés des Elise Lucet-Killer Transsexuel, Audrey Pulvar-La Discriminée, du Blier-Moustache de Backroom, et ceux non moins ravi des PéPéPédés-L’Accomplissement de ma vie est d’avoir niqué Sharon Stone, celui un poil plus éveillé que d’ordinaire de Chazal-Lit Conne Qu’Est Bonne, du Cayrol-Le sondeur pour dames aux cheveux pétrolhannés, ceux hilares de la Lolo Ferrari-Pétasse Generation, de la toujours en Ruth Elkrieff accompagnée du toujours dans le coma Olivier Mazerolles et de tous les autres Puja(adada)distes de l’info. (2) Comme on nous vend des yaourts en précisant avec de « vrais fruits », on nous vend aujourd’hui une élection présidentielle en précisant avec un «vrai duel ». La seule conclusion de bon sens à tirer étant qu’évidemment, dans cette grande surface expurgée de tout réel, Tout est faux ! (3) « La France mobilisée », c’est-à-dire pour les journaleux du Bien Public, les innombrables nouveaux votants métissés et féminisés qui sont venus sauver La France outragée, la France brisée, la France martyrisée mais pour mieux la rendre résignée, pour mieux lui faire courber l’échine ! Toutes ces nouvelles brebis idiotes qui sont maintenant la seule France, la vraie France, la nouvelle France éternelle, c’est-à-dire La France qui ne se bat plus, celle qui ne pense plus, celle qui ne résiste plus. (4) Un exemple flagrant de cette tartufferie étant celui de la LCR. Parmi les multiples paradoxes qui émaillent sa stratégie politique, il est intéressant de relever celui qui consiste à fustiger d'une part l'instrumentalisation de 'la peur de l'autre' à des fins électorales et à marteler d'autre part l'idée qu'il faut avoir peur de la droite et du Front National. Lorsqu'il joue sur la peur, Besancenot, sous son air de gentil ado joufflu qui fait la morale, utilise donc précisément le ressort qu'il abhorre. (5) Paroles d’électeurs recueillies dansLibération, 23 avril 2007 Je glisse ici la chute d’un article de Sud-Ouest intitulé « Le front au bord de la crise de nerf », chute que ne renieraient pas les folliculaires culturo-mondains de Libépour signifier leur mépris des petites gens. Elle donne ceci : « A 21 heures, il [Jean-Marie Le Pen] revenait sur le podium […]. La bouche accusait un pli d’amertume. « Même quand il se trompe, le peuple est respectable et doit être aimé. » Il veut une soirée joyeuse. Dieudonné entre en scène. Et tout le monde danse sur Gilbert Montagné et Le Soleil des Tropiques.» Voilà, une leçon de tolérance, que cette Régine Magné, moderne modernante et accessoirement journaliste auteure de cet article, ferait bien de méditer au lieu ponctuer ses papiers d’une raillerie insidieuse et condescendante envers les petites gens et leurs soirées joyeusement populaires. (6) Une philosophie qui tient en une demi-page d'insultes, avec les célèbres "facho" "raciste" et "antisémite". Ca suffit, faut pas trop leur encombrer la tête avec des idées.
Avec un score historique de 1.94% le parti Communiste Français doit retrouver un nouvel élan pour reconquérir son électorat ! Le CGB, dans son extrême générosité, propose un nouveau président pour remplacer Marie-George Buffet …
Si le Parti Socialiste reprend des couleurs avec une Ségolène Royal au-dessus des 25%, ses compagnons de l'ex-gauche plurielle se retrouvent avec des scores dignes d'un groupuscule trotskyste. S'ils souffrent évidemment de la campagne de vote utile lancée par le système, là n'est pas la seule raison d'une débâcle que l'on pouvait considérer comme annoncée. Avec 1,8% pour le Parti Communiste et 1,5% pour les Verts les petits partis de gouvernement ont peut-être connu leur dernière campagne présidentielle.
Les Verts/ Dominique Voynet Le parti des années 90 celui dont on attendait trop, l'avenir de la gauche. On peut leur concéder une victoire, c'est que l'écologie est aujourd'hui un sujet repris par tous les grandes structures politiques et préoccupe les français. Mais les Verts, eux, stagnent désespérément et surtout à l'occasion de ce premier tour régressent dangereusement, minés par de trop récurrentes querelles intestines, guerres de tranchées entre l'aile gauchiste et l'aile lili-bobo les Verts se retrouvent avec moins de 2% des votes. Trop d'ambitieux et pas assez de vrais leaders. Les Verts sont devenus inaudibles, d'où le succès du discours d'un Hulot dans l'opinion. Nicolas Hulot avait la bonne idée de ne parler que d'écologie, pas du conflit Israëlo-Palestinien ou du mariage gay. Cette année, les Verts ont envoyé Dominique Voynet (sénatrice PS) au casse-pipe après avoir été plusieurs fois désavouée par son parti. Dans sa structure actuelle, les Verts ne peuvent espérer mieux qu'un rôle de sous-fiffres du PS. Dany le multicolore (Daniel Cohn-Bendit, ex Dany le rouge puis Dany le Vert), lui, verrait d'un bon oeil un rapprochement avec l'UDF qui récupère tranquillement les électeurs lili-bobo qui ont découvert qu'on pouvait voter à droite très facilement à l'occasion du second tour 2002 et ont remis ça cette fois sans cas de conscience. Il va falloir se dépêcher pour les leaders écologistes de se recycler en Mr, Mme Ecologie dans la structure des grands partis avant disparition complète.
Parti Communiste / Marie-Georges Buffet Avant d'aller plus loin, je souhaite adresser mes plus sincères condoléances à ce qui fut le Parti Communiste Français. Une minute de silence. Moscou nous regarde. .... Voilà, c'est fait. Qu'est ce qui a bien pu pousser la camarade Buffet à aller vers ce qui s'annonçait comme une nouvelle déculottée ? Il y a du masochisme là-dessous. Le PC est mort, le PC a fait 3% à la dernière présidentielle, le PC vient de descendre encore plus bas.Prochain objectif (avec Clémentine Autain ?) : le vote négatif. Vidé de son électorat populaire, abandonné par les intellectuels, complice de la trahison de la gauche au milieu des années 80, ringardisé par Besancenot avec là aussi pour seul programme la posture anti-fasciste et le vote des immigrés. Difficile de motiver le prolétaire avec de telles revendications. Sans ambition, sans programme, sans chance. Finalement le PC a pris un gros risque en se présentant,, celui de faire un score si faible que le PS ne prendra même plus la peine de nouer des alliances pour un hypothétique gouvernement. Et c'est bien ce qui va se passer. Si le PS arrive à s'entendre avec l'UDF il n'aura plus besoin des archaïques cocos à l'odeur de merguez-frites. Voilà où mène 25 ans de compromissions avec le pouvoir, tout ça pour un ministre par-ci, un député par là. C'est maigre pour un parti qui au début des 80's faisait encore tremblé l'establishment. Souhaitons leur beau temps pour le premier mai et que le muguet soit beau cette année. Peut-être une saine reconversion pour les camarades.
La visite à domicile … musclée avec les « amis » de Ségolène Royal !
Les conseils prodigués par le site des « amis de Ségolène Royal » pour convaincre son entourage sont pour le moins dignes de la série télé Les Sopranos. Après le démarchage à domicile, il semblerait que l’équipe chargée de la communication de campagne socialiste ait décidé de franchir un nouveau seuil de persuasion !
Ainsi dans la première version (cf image), corrigée suite aux réactions suscitées sur la toile, il était préconisé aux militants socialistes d’ « intimider par [leur] présence physique dans le bureau de vote » le malheureux indécis ou de lui « demander les bulletins restant par précaution » à la sortie de l’isoloir !
A ce rythme là, on va bientôt apprendre que les 2 otages français en Afghanistan ont été capturés par la MJS !
(Membres de la MJS à la sortie d'un bureau de vote ...)
Finis les temps de non-parole et les débats complices entre amis : jusqu’à dimanche soir, la télévision cesse de diffuser toute propagande officielle. Elle se contente donc de nous servir des séries policières ou hospitalières américaines, des jeux d’argent, des magazines pipoles ou automobiles, du foot, des filles en maillot de bain qui bougent leur arrière-train sur de la musique, Alain Minc sur Direct 8 pour débander, du pathos en gros plan, des documentaires sur notre planète menacée, Franz-Olivier Giesbert sur France 5 pour vraiment se sentir menacé, des téléfilms dramatiquement dramatiques, des reportages sur le terrorisme islamiste, les sérial-killers ou la pédophilie, Très chasse très pêche, Michèle Alliot-Marie sur LCP aujourd’hui, le directeur du CRIF demain, sur LCP toujours Abstention zéro l’émission stalinienne qui vous ordonne de voter et vous dit pour qui, sans bien sûr parler des journaux télévisés qui vont émailler de leur objectivité partiale ce week-end préélectoral.
Ainsi, en cette veille de scrutin, afin de pas ne déroger pas à cette impartialité de rigueur et pour être tout à fait dans l’esprit citoyen de la chaîne LCP, mon programme se propose de vous livrer quelques extraits du Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau, ouvrage publié en 1762 et qu’en certaines occasions, il est toujours bon de reparcourir.
LIVRE I –Chapitre 7 (« Du Souverain ») : En effet chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu'il a comme citoyen. Son intérêt particulier peut lui parler tout autrement que l'intérêt commun; son existence absolue et naturellement indépendante peut lui faire envisager ce qu'il doit à la cause commune comme une contribution gratuite, dont la perte sera moins nuisible aux autres que le payement n'en est onéreux pour lui, et regardant la personne morale qui constitue l'Etat comme un être de raison parce que ce n'est pas un homme, il jouirait des droits du citoyen sans vouloir remplir les devoirs du sujet, injustice dont le progrès causerait la ruine du corps politique. […] quiconque refusera d'obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps: ce qui ne signifie autre chose sinon qu'on le forcera d'être libre […]
LIVRE I –Chapitre 9 (« Du domaine réel ») : […] le droit que chaque particulier a sur son propre fond est toujours subordonné au droit que la communauté a sur tous, sans quoi il n'y aurait ni solidité dans le lien social, ni force réelle dans l'exercice de la souveraineté.
LIVRE II –Chapitre 3 (« Si la volonté générale peut errer ») : Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépens de la grande, la volonté de chacune de ces associations devient générale par rapport à ses membres, et particulière par rapport à l'Etat; on peut dire alors qu'il n'y a plus autant de votants que d'hommes, mais seulement autant que d'associations. […]Enfin quand une de ces associations est si grande qu'elle l'emporte sur toutes les autres, vous n'avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique; alors il n'y a plus de volonté générale, et l'avis qui l'emporte n'est qu'un avis particulier.
LIVRE II- Chapitre 6 (« De la loi ») : De lui-même le peuple veut toujours le bien, mais de lui-même il ne le voit pas toujours. La volonté générale est toujours droite, mais le jugement qui la guide n'est pas toujours éclairé. Il faut lui faire voir les objets tels qu'ils sont, quelquefois tels qu'ils doivent lui paraître, lui montrer le bon chemin qu'elle cherche, la garantir de la séduction des volontés particulières, rapprocher à ses yeux les lieux et les temps, balancer l'attrait des avantages présents et sensibles, par le danger des maux éloignés et cachés.
LIVRE II- Chapitre 9 (« Du peuple ») : Comme la nature a donné des termes à la stature d'un homme bien conformé, passé lesquels elle ne fait plus que des géants ou des nains, il y a de même, eu égard à la meilleure constitution d'un Etat, des bornes à l'étendue qu'il peut avoir, afin qu'il ne soit ni trop grand pour pouvoir être bien gouverné, ni trop petit pour pouvoir se maintenir par lui-même. Il y a dans tout corps politique un maximum de force qu'il ne saurait passer, et duquel souvent il s'éloigne à force de s'agrandir. Plus le lien social s'étend, plus il se relâche, et en général un petit Etat est proportionnellement plus fort qu'un grand. Mille raisons démontrent cette maxime. […] Ce n'est pas tout; non seulement le gouvernement a moins de vigueur et de célérité pour faire observer les lois, empêcher les vexations, corriger les abus, prévenir les entreprises séditieuses qui peuvent se faire dans des lieux éloignés, mais le peuple a moins d'affection pour ses chefs qu'il ne voit jamais, pour la patrie qui est à ses yeux comme le monde, et pour ses concitoyens dont la plupart lui sont étrangers. Les mêmes lois ne peuvent convenir à tant de provinces diverses qui ont des moeurs différentes, qui vivent sous des climats opposés, et qui ne peuvent souffrir la même forme de gouvernement. Des lois différentes n'engendrent que trouble et confusion parmi des peuples qui, vivant sous les mêmes chefs et dans une communication continuelle, passent ou se marient les uns chez les autres et, soumis à d'autres coutumes, ne savent jamais si leur patrimoine est bien à eux. LIVRE II- Chapitre 11 (« Des divers systèmes de législation ») : […] à l'égard de l'égalité, il ne faut pas entendre par ce mot que les degrés de puissance et de richesse soient absolument les mêmes, mais que, quant à la puissance, elle soit au-dessous de toute violence et ne s'exerce jamais qu'en vertu du rang et des lois, et, quant à la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre. Ce qui suppose du côté des grands modération de biens et de crédit, et du côté des petits, modération d'avarice et de convoitise. Cette égalité, disent-ils, est une chimère de spéculation qui ne peut exister dans la pratique. Mais si l'abus est inévitable, s'ensuit-il qu'il ne faille pas au moins le régler? C'est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l'égalité que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir.
LIVRE III- Chapitre 4 (« De la démocratie ») : D'ailleurs que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement? Premièrement un État très petit où le peuple soit facile à rassembler et où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres; secondement une grande simplicité de moeurs qui prévienne la multitude d'affaires et les discussions épineuses; ensuite beaucoup d'égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l'égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l'autorité; enfin peu ou point de luxe; car, ou le luxe est l'effet des richesses, ou il les rend nécessaires; il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion.
LIVRE III- Chapitre 15 (« Des députés ou représentants ») : Sitôt que le service public cesse d'être la principale affaire des citoyens, et qu'ils aiment mieux servir de leur bourse que de leur personne, l'Etat est déjà près de sa ruine. Faut-il marcher au combat? ils payent des troupes et restent chez eux; faut-il aller au conseil? ils nomment des députés et restent chez eux. A force de paresse et d'argent ils ont enfin des soldats pour asservir la patrie et des représentants pour la vendre. C'est le tracas du commerce et des arts, c'est l'avide intérêt du gain, c'est la mollesse et l'amour des commodités, qui changent les services personnels en argent. On cède une partie de son profit pour l'augmenter à son aise. Donnez de l'argent, et bientôt vous aurez des fers. Ce mot de finance est un mot d'esclave, il est inconnu dans la cité. Dans un État vraiment libre les citoyens font tout avec leurs bras et rien avec de l'argent. Loin de payer pour s'exempter de leurs devoirs, ils paieraient pour les remplir eux-mêmes. Je suis bien loin des idées communes; je crois les corvées moins contraires à la liberté que les taxes.
LIVRE IV. Chapitre 1 (« Que la volonté générale est indestructible ») : Enfin quand l'Etat près de sa ruine ne subsiste plus que par une forme illusoire et vaine, que le lien social est rompu dans tous les cours, que le plus vil intérêt se pare effrontément du nom sacré du bien public alors la volonté générale devient muette, tous guidés par des motifs secrets n'opinent pas plus comme citoyens que si l'Etat n'eût jamais existé, et l'on fait passer faussement sous le nom de lois des décrets iniques qui n'ont pour but que l'intérêt particulier.
LIVRE IV. Chapitre 2 (« Des suffrages ») : Je réponds que la question est mal posée. Le citoyen consent à toutes les lois, même à celles qu'on passe malgré lui, et même à celles qui le punissent quand il ose en violer quelqu'une. La volonté constante de tous les membres de l'État est la volonté générale c'est par elle qu'ils sont citoyens et libres. Quand on propose une loi dans l'assemblée du peuple, ce qu'on leur demande n'est pas précisément s'ils approuvent la proposition ou s'ils la rejettent, mais si elle est conforme ou non à la volonté générale qui est la leur; chacun en donnant son suffrage dit son avis là-dessus, et du calcul des voix se tire la déclaration de la volonté générale. Quand donc l'avis contraire au mien l'emporte, cela ne prouve autre chose sinon que je m'étais trompé, et que ce que j'estimais être la volonté générale ne l'était pas. Si mon avis particulier l'eût emporté, j'aurais fait autre chose que ce que j'avais voulu, c'est alors que je n'aurais pas été libre. Ceci suppose, il est vrai, que tous les caractères de la volonté générale sont encore dans la pluralité: quand ils cessent d'y être, quelque parti qu'on prenne il n'y a plus de liberté.
Réconcilions au moins une fois les catholiques fervents et les modernistes ; simplifions les procédures d'adoption ; reprenons une coutume vieille comme le monde, pratiquée par toutes les civilisations et acceptée par toutes les religions.
L'exposition des enfants non désirés n'est pas un crime comme l'avortement, c'est une ordalie, un acte de piété, de dévotion : les chrétiens intégristes et pro-vie l'accepteront volontiers, eux qui n'hésitent pas à confier leur progéniture aux bons soins aquatiques de l'abbé Cottard.
L'exposition des enfants séduira tout autant les progressistes qui y verront une formidable occasion de mixité et d'ascension sociale, une vraie chance donnée aux déshérités et aux exclus de devenir rois tels Sargon d’Akkad ou Cyrus, fondateurs de religions comme Moïse, héros mythiques comme Pâris, Œdipe, Persée ou Krishna, ou bien ministre de l'intégration comme Azouz Begag.
Azouz Begag sauvé des eaux devient gardien de moutons à l'UMP
L'exposition plaira enfin aux nietzschéens, sociaux-darwinistes, ultra-libéraux et fans de la Star'Ac pour qui ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
Nous, réactionnaires gréco-romains demandons au futur gouvernement d'inscrire à son programme de politique familiale l'abolition de l'avortement et son remplacement par l'exposition des nouveaux-nés.
Des 4 candidats qui peuvent encore prétendre au second tour, le béarnais François Bayrou est celui qui a l’image la plus lisse. Alors que Ségolène Royal a dynamité un à un les éléphants du PS, que Nicolas Sarkozy se trimballe depuis une semaine une réputation de fou sanguinaire, et que Jean Marie Lepen n’a jamais caché ses hobbies durant la guerre d’Algérie ; l’actuel président de l’UDF n’a pas encore l’image d’une machine à tuer !
Gageons que son petit stage chez les para comblera cette "lacune" …
Chapeau bas à l’Italien Marco Spitoni qui a réalisé ce petit bijou chez lui, avec son ordi et sans une thune. Quand on voit le niveau de la production cinématographique nationale, cela laisse bien rêveur. Régalez vous !
Plus que trois jours. Et enfin nous connaitrons les finalistes de la Star Academy républicaine. Quels candidats parmi Jean-Marie, Nicolas, François et Marie-Ségolène, les Français renverront-ils à l'anonymat ? Pour l'occasion, des petits malins comptent faire leur pub en annonçant à l'avance la tendance des résultats, Guy Birenbaum, l'Organe ou le faux journaliste Morandini comptent ainsi sur leurs blogs/sites respectifs informer leurs lecteurs en avant-première. Ce qui ne manque pas de faire scandale. On en appelle ici aux valeurs républicaines, là à la déontologie journalistique, aux règles bafouées. Pourtant il y a plus grave dans une élection présidentielle, en matière de déontologie, que l'annonce prématurée des résultats. Il y a ceux qui n'hésitent pas à écrire leurs articles avant d'en avoir pris connaissance.
21 avril 2002, la gueule de Le Pen apparait sur les écrans. C'est lui qui affrontera Chirac au second tour. Le candidat socialiste en profite pour se retirer définitivement de la politique. Énorme onde de choc. On en appelle au sursaut citoyen blabla, front républicain blabla. On va bouffer de l'anti-fascisme pour quinze jours.
22 avril 2002, 7 heures du mat, je suis chez mon vendeur de cancer en paquets de 20 préféré et en profite pour jeter un oeil sur les différentes "une" des journaux et hebdomadaires. Alors que tous poussent des cris de vierge, appelant à faire barrage à la bête immonde, Marianne le journal de Jean-François Kahn, affiche en une un couillu : Peut-on réélire Supermenteur ?.
Bonne question
Et c'est vrai que la question mérite d'être posée. Et ce malgré la présence de l'extrême-droite au second tour. Après tout Chirac n'est-il pas le symbole même de la dégénérescence de la classe politique française ? Corruption, affairisme, faux électeurs, justice douteuse, affaire Mery, mensonges, promesses électorales jamais tenues. Si un homme, à égalité avec Mitterrand certes, est responsable du désamour de la population française pour sa classe dirigeante au point d'offrir en plus d'une abstention record quasiment 20% à un aventurier populiste, c'est bien Chirac. Alors lui principal responsable de la situation devrait se voir accordé un vote massif et sans question du simple fait que son adversaire représente un épouvantail à belles âmes ? Non. Seul Marianne, au lendemain de cette énorme surprise qu'est l'élimination de Lionel Jospin, ose mettre les pieds dans le plat.
Bien une fois cela posé voyons ce que propose l'hebdo de JFK sous la plume de son directeur. C'est en fin de son édito (que vous retrouverez en intégralité en fin de post) : Donc, bien que certains d'entre nous préférerons voter blanc, il nous apparaît que, faute de mieux, et sans aucune illusion, il nous faut donner cette fois, sa chance à Lionel Jospin !.
Lionel Jospin ? Coquille ? Non pas du tout. Jean-François Kahn, qui aime tant donner des leçons de déontologie à ses petits camarades journalistes, a en fait écrit son édito avant les élections. Les 3 articles traitant du premier tour (édito JFK, l'article de François Darras "les vrais leçons du premier tour" et le prophétique "Maintenant, les socialistes vont utiliser les affaires" de Daniel Bernard) ont tous été écrits avant de connaitre les résultats du vote. Pourtant tout y est, l'analyse de l'abstention massive, les scores bas des deux partis poids-lourds, la montée des extrêmes (mais ils n'avaient pas imaginé à quel point) et les futures stratégies d'entre deux tours avec notamment un pronostic de ticket Jospin/Fabius pour la gauche. Une analyse en profondeur d'un évènement qui ne s'est pas encore déroulé. Il fallait oser.
Je crois que n'importe où ailleurs que dans notre pays cela aurait fait un énorme scandale et les auteurs des articles incriminés auraient démissionné. Mais pas en France. J'ai toujours été étonné que cela n'ait pas fait plus de bruit, serait-ce une pratique courante dans les rédactions ?. L'affaire se règle avec l'envoi à tous les distributeurs de l'ordre de retirer de la vente le numéro, mise au pilon et réimpression avec léger battage de coulpe à l'appui d'un nouveau numéro. Et c'est tout. Seule vraie conséquence, Marianne parait maintenant le samedi.
Il ne doit pas rester beaucoup d'exemplaires de celui-ci que je garde religieusement et auquel je pense chaque fois que JFK vient grenouiller sur les ondes ou dans la boîte à cons.
Pour le plaisir voici les articles de Jean-François Kahn et de François Darras. A faire circuler dans les écoles de journalisme.Collector. (cliquez pour agrandir)