4 février 2016

Bruxelles Gare du Nord



Tu as grandi à Bruxelles, coincé entre la gare du Nord et le canal. Autre géographie, capitale de l'Europe en négatif, tour de Babel inversée. Peu de mentions dans le supplément « Ou sortir en amoureux ? », peu d’apparitions dans « Les endroits tendance où bruncher ce dimanche ». Beaucoup d’emmerdes, beaucoup de saleté. Tu as vécu sous et parmi les grandes barres d’immeubles, les rues crasseuses aux trottoirs défoncés, sous et parmi les musulmans, les arabes, les maghrébins, les bougnoules comme disait ton grand-père, un peu raciste, un peu perdu, et qui est mort dans son appartement de la rue des Plantes un soir d’hiver, un peu après Noël. Tu te souviens de la sensation d’étouffement, d’ennui et de tristesse qui te prenais quand ta mère t’emmenait chez lui, dans ce minuscule appartement qui sentait le renfermé, encombré de meubles trop grands trop gourds conçus pour d’autres maisons, d’autres époques, d’autres lieux. Tu revois les lourds rideaux poussiéreux, napthalins, qui pesaient dans ta main. Tu revois la cuisine étroite, au linoleum passé, aux meubles de formica épuisé, où ta mère se glissait pour faire du café. Tu revois ton grand-père, rencogné dans le fauteuil qu’il ne quittait pratiquement plus, au milieu de centaines de boîtes de médicaments,  brochures, romans de gare, dépliants publicitaires, journaux jaunis par le temps, porcelaines, plantes mortes, l’immense fatras étouffant que les vieux amassent autour d’eux et qui finit par recouvrir toute surface plane, contribuant à la claustrophobie du lieu, à l’esprit d’étouffement et de mort qui s’en dégage et qui te fait haïr cet endroit. Tu n’éprouves que répugnance pour ces visites – irrégulières, de loin en loin, allant s’amenuisant -, tu colles ton nez contre la fenêtre, trouvant un soulagement certain à ta nausée dans le contact glacé de la vitre sur ton front, sur ton nez. Tu regardes les racailles jouer au foot dans la rue, un peu plus âgés que toi, leurs rires bruyants, leurs cris, les insultes qu’ils échangent en glapissant, le bruit des ballons qui ricochent sur les voitures. Tu as grandi parmi eux. Dès les premières classes, dès la maternelle, tu étais parmi eux. A l’école primaire Emile Vandervelde, où tu es entré à l’âge de 6 ans, la moitié des élèves étaient, comme on dit maintenant, « issus de l’immigration ». Pourtant, à toi ils ne faisaient pas l'impression d'être des immigrés. Au contraire, ils semblaient bien plus que toi tenir cette ville, peupler cette géographie de pavés qui était censée être ton "milieu de vie". Tes camarades de classe n’étaient pas arrivés de quelque horizon lointain : ils avaient toujours été là. A eux la vie, qui braille et qui vente. A toi le silence. Leurs parents tenaient des boucheries et des boulangeries et des garages, ou alors ils trainaient dans les rues à ne rien faire, guère différents des poivrots de souche qui se rassemblaient début d’après-midi à La Maison basse afin de boire des bières et de discuter, encore et  encore, comme un disque rayé, des chances d’Anderlecht de remporter le titre cette saison.

28 janvier 2016

Vous êtes plutôt Christiane Obama ou Barack Taubira ?

Judge Dread
Ça y est. Ils ont vu une lumière dans la nuit. Celle du petit jour, de l’aurore, d’une aube nouvelle. « Nous ne livrerons pas le monde aux assassins d'aube. » 27 janvier 2016, Christiane Taubira a conclu son discours de passation des Sceaux par une citation d’Aimé Césaire. Évidemment. Normal. Téléphoné. On a tout juste échappé à Bob Marley quoi…

Ungern



« Va-t’en Satan, moi je marche à l’orient »

- Andreï Biely, Le Pigeon d’Argent

S’il y a une obsession féconde en Russie, c’est celle de l’Asie, qui a peuplé bon nombre de chimères et de craintes chez toute une série d’écrivains que plus personne ne lit aujourd'hui, Soloviev, Merejkovski, Biely, Pilniak, et que l’on retrouve aussi en filigranes, de temps à autre, chez Gogol et Dostoïevski, qu’on lit encore.

Pour simplifier grossièrement, cette obsession de l’orient prenait d’une part le visage de la peur : la crainte diffuse de cette Asie qui avait déjà déferlé sur la Russie et qui menaçait de l’engloutir à nouveau, ouvertement (dans l'Antéchrist, Soloviev prophétise de nouvelles invasions mongoles à la Black & Mortimer et le Secret de l'espadon) ou insidieusement (la Kitaïzatzia de Merejkovski, « l’enchinoisement » qui guette chacun d’entre nous, et qui transforme notre sang rouge et viril en une insipide sanie jaune).

L’absence de frontière claire entre l’Europe et l’Asie, le souvenir des invasions mongoles, la russophobie occidentale qui traitait les Russes de « tatars » et de « fils d’Attila »[1] : tout cela contribuait à créer chez les Russes une hantise de l’engloutissement oriental, une crainte du déferlement asiatique qui guettait: cette peur envahissait tout et s’infiltrait jusque à Pétersbourg, pourtant le point d’ancrage de la Russie à l’ouest, l'ancre dont la raison d'être était de l'empêcher de dériver dans la steppe.

D’autre part, et pour les mêmes raisons (enracinement géographique de l’empire en Asie, héritage mongol, mépris des occidentaux qui déniaient aux Russes leur appartenance à la famille indo-européenne), ce rapport à l’Asie prenait aussi la forme d’une fascination dévorante, qui s’accompagnait de la conviction que le destin réel de la Russie se trouvait à l’Est, que c’était là et uniquement là qu’elle trouverait sa voie. Pour les orientalistes influents à la Cour, et ils étaient nombreux, l’antique prophétie bouddhique qui annonçait un sauveur venu du nord s’incarnait dans le Tsar, le « grand tsar blanc » qui, dans un curieux mélange de mysticisme et de géopolitique, devait apporter le salut aux peuples de Mongolie, du Tibet, du Xinjiang et de Chine, convertissant dans un même mouvement l’Asie à la Russie et la Russie à l’Asie.

Cette obsession de l'Asie s’est incarnée en 1920 dans un épisode obscur, éphémère et absurde, la fameuse geste du baron Roman Fedorovitch von Ungern-Sternberg.

26 janvier 2016

De quel droit ?

Au printemps dernier, de promenade dans le parc du château de Versailles, remontant du Hameau de la Reine par une merveilleuse journée, je suis tiré de mes flâneries par cette scène de plage faisant irruption au détour d’un fourré, au beau milieu d’un carré de jardin :
  
IMG_6296 

La marotte de la bronzette est impérieuse. Au moindre rayon désormais, quel que soit l’endroit mais de préférence là où c’est inopportun, on tient à imposer son torse à la vue du plus grand nombre, comme s’il était urgent de saloper le peu de solennité ou de beauté qu’il reste dans le monde. Le semi-nudiste a beau avoir vécu toute sa vie dans une société d’habillés, il ne semble pas effleuré par l’idée qu’il fait là quelque chose d’innovant.

Mais après tout, sur ce sujet et sur tant d’autres, de quel droit jugerais-je ces personnes ? Pourquoi ma façon de profiter du lieu serait meilleure que la leur ? Si c’est comme cela qu'ils souhaitent vivre le moment, où est le mal ? Le parc n’est-il pas assez grand pour que toutes les sensibilités s’y expriment ? En quoi cette pose nuit-elle au panorama d’ensemble, et qui me dit que le voyageur qui a parcouru des milliers de kilomètres pour apprécier le lieu n’est pas également sensible à la beauté de ce torse malingre ?

23 janvier 2016

Des grosses pipes


Si on m’avait dit qu’un jour je prendrais un peu de mon temps pour écrire sur un « liquide vaisselle » (dont le nom-baragouin est déjà en soi un programme d’abrutissement), j’aurais pouffé avec la dernière énergie. J’aurais invoqué les grandes causes, les problèmes capitaux, les enjeux existentiels, Dieu et ses mystères, l’avenir du genre humain, la haute connaissance et, me drapant dans une ambition toute juvénile, j’aurais clamé un « ça, jamais » ! qu’on eût entendu jusqu’à Marseille. Et pourtant, c’est en ravalant mes prétentions que je viens ici, devant vous, la queue basse, gloser sur une merde.

Le BHV est une entreprise comme les autres : elle ne pense qu’au fric. Son DG a récemment déclaré qu’à ses yeux, ouvrir le dimanche est la moindre des choses : ça vous pose un homme. On trouve bien des trucs inutiles au BHV, notamment des bouteilles de produits chimiques pour laver la vaisselle (traduction en français de « liquide vaisselle »), dont une vient de se faire remarquer, non pas par son efficacité, non pas par sa douceur environnementale, mais par une vulgarité digne du plus gras des supporters de foot. J’explique :

14 janvier 2016

Carte de voeux et condoléances

bonne chance euh bonne année
Bonne chance... euh, bonne année !
Plus de 30 000 euros pour une carte de voeux, c'est déjà une chose pour le 1er Ministre de l'austérité et de la déglingue sociale.

Que Publicis soit le prestataire extérieur en est une autre.
Quand on trait le contribuable on ne compte pas.
Valls aurait pu tout aussi bien commander 4 000 cartes de voeux à l'UNICEF plutôt qu'aux Madmen en toc bling-bling de la station Champs-Élysées.
ça aurait eu de la gueule. ça aurait fait un beau coup de Com.

Mais que le choix de visuel se soit porté sur des confettis bleus, blancs, rouges, là, on a envie de dire c'est le bouquet, enfin la gerbe.

Passons sur la Marianne rouge et le fond noir/nuit noire.

Le hasard n'existe pas. Que des actes manqués. Réellement inversés.
"L'exigence et l'espoir... c'est la République" 
Une exigence en carton et un espoir en confettis.

C'est très bien ainsi, très fidèle à la réalité du 1er Ministre de l'état d'urgence.

Effectivement, car les confettis sont plus qu'appropriés pour polaroider le réel de l'instant présent.
Ils sont bleus, blancs, rouges.
Normal : la Nation ayant été mise en miettes, son drapeau, on en a fait des confettis.
Des confettis qui pleuvent tout autour de Marianne.
La Marianne de la République.
La Marianne de la place de la République.
Cette statue devenue totem de recueillement funéraire de masse.
Mortuaire.
Un gisant qui marche debout.
La tête dans une conflagration de confettis.

Les pubards de Publicis qui ont créé cette insanité, les hauts-fonctionnaires, conseillers en communication, le Premier Ministre Manuel Valls, tous ces simulacres d'élite qui ont validé cette obscénité festiva festiva, ne tombent décidément jamais le loup - au bal masqué ohé ohé.

Dans le monde réellement inversé, nous ne voyons que sourires à visages humains.

He les mecs, au cas où vous n'auriez pas compris : la fête est finie.

Meilleurs voeux 2016. 
Culturalgangbanguement vôtre.

10 janvier 2016

Crânes rasés et doudounes vertes

7762039702_communique-de-l-action-antifasciste-paris-banlieue 


Le film « Un Français », sorti l’année dernière, retraçait la vie d’un skinhead repenti. Une chronique des Inrocks expliquait que, le film se déroulant sur la période de 30 dernières années, « les plus grands moments de l’histoire de l’extrême droite en France sont traités, des affrontements entre punks et skinheads dans les années 80 à la récente Manif pour Tous en passant par le 1er mai 1995, jour où Brahim Bouarram fut noyé dans la Seine par des skinheads ».

La grande histoire de l'extrême droite française, pour les Inrocks, c'est donc 1980-2013. Maurras, l’OAS, Dreyfus, les Cagoulards ou la poignée de main Pétain-Hitler peuvent aller se rhabiller. Les Inrocks ne sont pas seuls d’ailleurs : beaucoup de gens sont aujourd’hui saisis par une peur authentique de la menace fasciste. J’avoue, penaud (et je le regretterai peut-être le jour où je croupirai au fond des geôles d’une nouvelle Gestapo), que je suis beaucoup moins touché par cette peur que mes contemporains. La dernière fois que j’en ai frémi, je devais avoir 17 ou 18 ans. Depuis plus rien. 

Je ne peux me défaire de cette idée qu’au fond, le fascisme a vécu entre 1922 et 1945. Il faut dire que l’actualité des dernières années est toujours allée dans le sens d’un dégonflement de baudruche à chaque fois que la menace fasciste a pointé son nez. De Merah à Méric, du tireur fou Abdelhakim Dekhar à l’agression homophobe de Wilfred pendant les manifestations du mariage gay, le scénario est toujours le même : on espère de tout son cœur que le coupable en cavale est un skinhead homologué, un xénophobe pure souche, un catholique intégriste... La République monte sur ses grands chevaux. Le signalement est donné : « crâne rasé, doudoune verte ». Alerte rouge ! Finalement le sanguinaire s’avère avoir une capuche, celui qu’on prenait pour l’innocent dévoré par l’hydre nazie s’avère être lui-même l’agresseur, le tireur d’extrême droite s’avère d’extrême gauche... et curieusement tout le monde trouve cela beaucoup moins intéressant. Le soufflé retombe. On se remet de son émoi et on attend avec espoir la prochaine histoire vraiment nazie telle que son imagination la rêve.

Puisque les médias peuvent déformer la réalité et générer par exemple un « sentiment d’insécurité » dans des villages où il n’y en a pas, pourquoi ne pas imaginer qu'il puisse exister un écart, une disproportion, entre la place que prennent les mises en garde, les discours, discussions et lois contre le fascisme ou le racisme, et le nombre de faits véritablement racistes ou fascistes qu’il est possible de constater au quotidien ? Si je dénombre les scènes authentiquement racistes auxquelles j’ai assisté dans ma vie à titre personnel, je peux utiliser les doigts d’une main. Elles étaient en général le fait d’un ivrogne de rue ou d’un vieil oncle à la fin d’un repas. Voilà bien longtemps également que je n’ai pas croisé un néo-nazi en bonne et due forme. En recherchant une illustration pour cet article, j'apprends d'ailleurs par Slate qu'il n'y aurait que 400 spécimens répertoriés dangereux en France.



Sur ce sujet je suis assez jospiniste, finalement ; je prends le fascisme et l’antifascisme contemporains en grande partie pour du théâtre. Pourtant, chacun peut mesurer que l’extrême droite progresse. Les gens sont-ils de plus en plus nombreux à épouser le national-socialisme ? La haine de la démocratie ? Pas que je sache. Si "l'extrême-droite progresse", c'est peut-être en partie parce que sa définition s’est élargie au fil des ans, et que de fait de plus en plus de gens et d'opinions s’y trouvent comptabilisés. 

Hier, vous étiez facho si vous pensiez qu’un noir valait moins qu’un blanc, si vous portiez une cagoule du Klu Klux Klan, si vos convictions étaient antiparlementaires ou si vous considériez la violence comme une solution. Aujourd’hui, les règles d’admission sont moins contraignantes et les occasions innombrables : vous pouvez être fasciste si vous êtes pour la fin de la monnaie unique, antisémite si vous commettez un bras d'honneur à la façon d'un certain humoriste, raciste si vous jugez que l’immigration créé des complications sociales ou politiques, ou si vous persistez à croire que chacun vient au monde avec un sexe déterminé...

Conséquemment, forcément, l’extrême droite progresse.

4 janvier 2016

Incontinences

Dans-la-rue-sous-la-pluie-avec-son-Starbucks

Parmi les nouveautés qui ornent les trottoirs, nous trouvons ces urbains qui promènent sur eux en permanence leur petit godet-thermos contenant un thé ou un café. C’est ainsi qu’un matin, alors que les portes de votre métro s’ouvrent, vous tombez nez à nez avec un type tenant à la main sa petite boisson chaude. Impression désagréable d’avoir poussé par erreur la porte de la cuisine d’un inconnu en plein petit-déjeuner…

Le consommateur est appelé à développer son incontinence : il lui faut son Banania maintenant, pas avant ni après, de la même façon qu’un gamin ne sachant pas anticiper son besoin se fait dessus à la seconde où il a envie. Cette incontinence se manifeste plus largement dans la nouvelle façon de consommer la musique. Tout comme les abonnements UGC vous incitent à consommer du cinéma dès que vous avez un moment et non quand quelque chose qui vous semble valoir le coup se présente, la musique dématérialisée propose l’écoute à la demande (c’est-à-dire tout le temps), l’accès infini aux playlists, compils, Jukebox et best of en continu… Et voilà que tout le monde troque l’encombrant format CD contre le lecteur numérique, transportable, connecté à la bibliothèque universelle de la production musicale. On me dira que c’est bien pratique, et certainement économique aussi. Mais un charnier aussi, c’est bien pratique ! Les tongs, c’est pratique ! Le gaz sarin, c’est pratique ! Face à l’argument pratique et économique, nous voilà seul à entretenir des scrupules devant l’acte de transférer le patrimoine musical de toute une vie dans l’immatérialité d’un damné téléphone, à conserver de l’affection pour l’objet physique de la musique…

C’est que notre réticence n’est nullement une question d’affection ou de nostalgie mais plutôt de conception de la musique. Nous n’avons jamais considéré la musique comme une chose qui se doive écouter tout le temps et autant que possible. Nous ne croyons pas que les plages de temps inoccupé doivent se combler par un fond sonore, quelle que soit sa qualité, ni que la vie doive être un long parcours à travers une galerie marchande à ambiance musicale. Nous réservons au contraire la musique à certains moments privilégiés, comme un bon champagne ou un produit de valeur. A certains moments où nous pouvons nous y consacrer. Nous n’avons jamais écouté « de la musique » mais plutôt une œuvre, un album dans son entièreté et dans sa progressivité, dans l’histoire qu’il occupe au sein de la discographie d’un artiste. Nous avons pour cela besoin de saisir l’objet musical, de le choisir parmi les autres et de l’en retirer.

Je garde à ce sujet le souvenir ému et terrifié d’un collègue avec qui j’avais à effectuer de fréquents trajets en transports, et qui avait cette effarante capacité, aussitôt assis sur le strapontin, à s’injecter de la musique dans les oreilles et à s’endormir sur le champ, quelle que soit l’heure de la journée, pour se réveiller intuitivement pile au moment où nous atteignions la destination. Il rattrapait ainsi jusqu’à une heure complète de sommeil dans la journée, mais quel terrifiant spectacle que ce pantin endormi, ce cerveau en mode on/off mobilisable sur demande, anesthésiable sur commande par de la musique en péridurale – musique dont il se croyait évidemment féru du fait qu’il en ait à disposition en permanence, à tout moment et tout endroit de la journée. Gastronome de la merde… J’ai toujours eu un œil, une fois qu’il se fut levé pour descendre, à l’endroit de la banquette qu’il avait occupée. De crainte qu’il nous l’ait laissée humide.

Les nouveaux TER de la SNCF sont trop larges. Que pourrait-on raboter d’autre en France ?

Annonce Gogole: Faites de l'argent rapide et facile. Formation manager globe trotter sous 24h