27 avril 2015

Le son du jour qui boit du Coca

La polémique enfle sur les réseaux sociaux : Akhenaton a fait de la pub pour Coca. Au CGB, comme on n'a pas de face, on soutient le rappeur marseillais à 200 %. On lance d'ailleurs un AkhenaThon. Et qu'on ne nous parle pas de joker (fiscal?) : le don du cachet à des associations. Viles persifleurs !

Quand on arrive en ville

Pour pallier le déficit touristique de la Tunisie suite à l’attentat du musée du Bardo, la France a prêté ses meilleurs hommes-sandwichs. Objectif : donner l’envie d’avoir envie, à travers une campagne d’affiches où les peoples français clament haut et fort qu’ils continuent coûte que coûte à satisfaire leur besoin... de Djerba. Pour l'occasion, ils ont choisi ceux qui avaient la dalle !


Si on montre qu'on a peur, les Terroristes auront gagné ! Prochaines affiches : Philippe Douste-Blazy ? Jack Lang ?


23 avril 2015

Restriction durable et autres scènes de la vie future

[parquet vendu séparément

Ceci est une page de publicité : je viens d’éditer un livre disponible à l’achat ici, qui rassemble 18 histoires entrecroisées de « science-fiction des mœurs », entre essai et anticipation.

Restriction durable et autres scènes de la vie future : 108 pages qui vous feront aimer le futur mais pas trop ; elles dressent le tableau d’une époque où le présent utopique, poussant tous les domaines de la vie à leur maximum de nouveauté, n’a plus de nécessité d’envisager un avenir. Du rasoir trois-lames au rapport hommes-femmes en passant par l’enseignement de la grammaire, tout se réinvente, pas de domaine qui reste inexploré. Pourquoi ? Parce que « les mentalités évoluent ». C’est un ordre.

Le livre est donc disponible à la commande ici : clic !

Et puis je vais taguer "Livres fondamentaux", hein.

22 avril 2015

Et ils enfoncèrent le clou de la déshumanisation de masse

Pour que le radeau de la Méduse y sombre ?
Mercredi 22 avril. Libé a envoyé une Une de chez Une.
La Une : Pourquoi il faut légaliser l’immigration.
Une syntaxe qui ne questionne pas.
Une question qui ordonne.

Si l'immigration était illégale, ça se verrait.

Sur Rue 89, Daniel Schneidermann a repris en chœur : Immigration, et si on déverrouillait les têtes ?

Question : qui a allumé la mèche de ce pétage de plomb en bouquet final de feu d’artifice flanqué du sceau de festivus festivus, ce dégénéré fini ?

Réponse de Daniel :
Vous ne connaissez pas Emmanuelle Auriol ? Vous allez la connaître. Cette économiste de l’école de Toulouse (celle du Nobel Tirol) était citée dans un article du Monde de mardi. Et sa suggestion fait la une de Libé de ce mercredi matin : « Pourquoi il faut légaliser l’immigration ».
Et Daniel de reprendre, tel un perroquet évangéliste qui aurait pris un coup de chaud après 40 jours de désert, et vu la vierge après une biture au vin de messe bio, l’argumentation d’Emmanuelle Auriol.
« La réalité », dit Auriol, « c’est que l’Europe et les Etats-Unis manquent de migrants ». Première réaction : ouch ! Ça décoiffe. Décoiffé, Libé a choisi d’en faire sa une, très bien. A la lire de près, l’interview d’Auriol s’accompagne de propositions qui, elles aussi, feront discuter :
- vendre aux candidats migrants leurs visas d’immigration (partant du principe que l’argent sera mieux dans la poche des Etats que dans celle des passeurs) ;
- détruire au port les bateaux de ces derniers ;
- et combattre l’emploi de clandestins dans les pays d’accueil.
Encore une fois, les thuriféraires de l’idéologie du suicide assisté de masse, nous intiment de nous livrer pieds et poings liés à leur pourtant déclaré pire ennemi - ils sont de gôche : le marché.

Le Marché, celui avec un M capital, l'ange noir qui sortilège au Progrès, ensorcelle au pas en avant, qui vous achète l'âme à grand renfort de nouveauté. Celui qui vous réduit à une stricte utilité de rouage, une conne pièce d'un puzzle produit en série, une vulgarité interchangeable à l’extrême, pour les siècles et les siècles.
Pour les siècles et les siècles ?
Pensent-ils ?

Encore une fois, la parole, que nenni, le dernier mot ! est à l’économiste, cet ingénieur autoproclamé systémique, cet apprenti sorcier en magie noire, ce fossoyeur/poinçonneur des lilas de l’humanité, cet héritier du mauvais calcul, cet ayant-droit des camps, ce VRP de la déshumanisation pour tous c’est maintenant ! Ce contremaître de l'autoréification.

L’Europe et les Etats-Unis - déjà gangrénés par le chômage mais là est un autre débat - manquent de migrants ?

Daniel :
L’Allemagne va manquer de main-d’œuvre : il manquera sept millions de salariés dans quelques années, dit Auriol (chiffre que reprenait par exemple BHL ce mercredi matin sur France Inter). Sept millions ? On ne sait pas d’où vient le chiffre, mais il est certain que la démographie allemande décline. François Hollande, chiche, vous invitez Emmanuelle Auriol au sommet extraordinaire de l’Union européenne jeudi ? Vous la présentez à Angela ?
L’Europe et les Etats-Unis manquent de migrants, c’est-à-dire de main d’œuvre, strictement de main d’œuvre.

Nous comprenons ainsi que quand les comédiens du Spectacle larmoient sur le naufrage d’un radeau de fortune rempli à sombrer de centaines de migrants, ces professionnels de la distraction et de la diversion ne se lamentent non sur le sort de frères humains disparus dans des conditions dantesques, mais bien sur celui de nos futurs esclaves à salarier dans le BTP, les cuisines des restos gastros, les escaliers de service des hôtels, ou les tranchées des voiries de toutes les collectivités territoriales de France, de Navarre et du putain de Kentucky. What a compassion !

Drame de l'émigration.
A noter qu'il n'y a jamais de drame de l'immigration (l'apartheid ?). Une fois le territoire national intégré, c'est-à-dire investi, c'est open bar.
Sid Ahmed Ghlam par exemple. Le Benny Hill du terrorisme qui voulait s'attaquer à une église à Villejuif - d'une pierre deux coups dans sa tête "d'étudiant" logé à 200 euros par le CROUS ? Il n'aura réussi qu'à exécuter une femme. Impardonnable : elle était belle.

Le droit de l’hommisme, cette perversion issue des droits de l’homme, ce fanatisme shooté au pathos et à l’hybris de l’égalité dans la soumission et la contrition, la flagellation! dont les journalistes de Libé et Daniel Schneidermann se posent comme les grandes figures – ah ces fous d’hédonistes qui croient faire peuple car se proposant ses avocats commis d’office (on ne sera jamais à une contradiction près) - tombe le masque.
Une nouvelle fois.
Une énième.
Le visage révélé est toujours le même : les traits sont ceux du bourreau.
Que le sourire soit à visage humain l’atteste.

Le droit de l'hommisme, c'est la déshumanisation pour tous, ici, ailleurs pourquoi pas ? mais surtout maintenant, ici et maintenant.

Alors adieu veaux, vaches, raloufs !
Adieu l’héritage ! Adieu la culture commune ! L’union et le partage, la solidarité !
Adieu Lévi-Strauss, adieu Malthus, pauvres fous aux cœurs cupides.
Adieu à la tempérance...

Pour continuer comme avant, il faudra faire table rase !
La compétitivité pour unique diapason dissonant. Le paradoxe pour tout sextant.

Célébrons ensemble le sens unique, celui qui nous conduira dans l’abîme !

Pour les siècles et les siècles...

Le Titanic n'a jamais eu le temps de devenir Radeau de la Méduse. Les joies de la morbidité technique qui accélère exponentiel.
Le petit chat de Schrödinger est mort. C'est toujours bien la mesure qui perturbe le système.

Promiscuité, entassement, frustration partout, division, confrontations communautarées/religieuses, pestilence pour tous, dans l’Air, l’Eau, la Vie !

Daniel, en conclusion, qui nous rejoue faux un faux air, celui du mec qui aurait un coup d'avance. 
Le verrouillage le plus hermétique, ce n’est pas celui des frontières, qui resteront de toutes manières des passoires, c’est celui des têtes.
Les frontières sont des passoires ! Ouvrons les vannes !
Légalisons l'immigration illégale ! Le droit n'est-il pas souvent en retard sur le fait ? Après le Mariage pour tous, adoptez un pôvre nimmigré gentil bouana !

Faisons sauter toute idée de barrage. Toute idée de chez soi, c'est à dire toute idée de chez nous.

Ils te diront : Sitting Bull disait la Terre est à tous !
Non. Sitting Bull disait nous empruntons la Terre à nos enfants.
Il parlait de responsabilité, pas d'hystérie collective.
Déverrouillons les têtes, le reste suivra.
Ouais, c'est presque ça Daniel.

Coupons-en quelques-unes, et le reste suivra.

9 avril 2015

Chronique de l'étouffement ou étouffement chronique


De quoi qu’on pourrait causer ? 
L'écologie c'est pas maintenant
Collection Printemps/Eté CulturalGangBang

Du FN qui veut achever sa phase de dédiabolisation médiatique en se débarrassant du Diable en personne, celui qui ne se cache pas dans les Détail de l’Histoire

Nan.

Du défilé interprofessionnel anti austérité qui fait la fête dans les rues de Paris au son des sonos et des slogans éloquents dignes de vagissements primordiaux :
« Gna-gna. Gna-gna. Gna-gna-gna-gna-gna-gna ! »
Jean-Claude, syndicaliste de père en fils depuis 1969 : 

-       Bonjour Jean-Claude, expliquez-nous pourquoi vous participez au défilé anti-austérité ?
-       Avec les camarades, on est descendu dans la rue pour dire que attention, cette fois-ci, c’est la dernière fois qu’on le dit hein : ça va péter ! Au-cul-au-cul-aucune-hésitation ! On en a marre. On veut des sous, on veut de l’artiche. Ras-le-bol à riz des artichauts ! D’ailleurs on a sorti les barbecues ! On veut l'partage de la binouze, en chantant que Sarko et Hollande c’est les mêmes, et ya basta ! Si ça change pas, on reviendra le 1er mai alors attention les yeux c'est maintenant !
-       Votre message est donc ni Sarkosy, ni Hollande ? Qui soutenez-vous alors ? Sûrement pas Marine Le Pen, encore moins Cécile Duflot alors que vous bravez actuellement le seuil d’information un clope au bec. Oserions-nous avancer Jean-Luc Mélenchon, qui se réclamait récemment de la victoire de Syriza en Grèce, dans un contexte où Tsipras a déjà transformé ses promesses de campagne en tsatsiki ? Syriza c’est Seveso non ?…
-       Ecoutez, moi mon grand-père, il distribuait l’Humanité hein !
-       Oui ? A la sortie d’une mine ou d’une carrière après le travail ?
-       Oui. Euh nan, lui, sa carrière, c’était qu’il était fonctionnaire dans un bureau aux... aux PTT...
-       Ah d’accord... Dernière question. Avez-vous remarqué que la réfection du bureau du PDG de Radio France avait coûté peu ou prou le même tarif que celle de l’appartement de l’ancien Secrétaire Général de la CGT ?
-       Mais dites-donc, vous savez à qui vous parlez vous ? Je tiens tous les ans le stand Charente-Poitou à la Fête de l’Huma moi !

Bon. Ouais bah non...
Et rien à fiche des chiffres : les organisateurs est la police et la police sont les organisateurs.

De quoi qu’on pourrait causer alors deux sec sans dec ?
De l’air faisandé qui cocotte minute à Paris ? 
Encore ?!!!
Ouais, encore.

Le Parisien, aujourd’hui en France : Pour la troisième journée d'affilée, le seuil d'alerte à la pollution de l'air sera dépassé en Île-de-France vendredi. 

Pour la préfecture de Paris, le coupable est identifié, logé, mais il court toujours, et c’est pas en Vélib, même gratuit, qu’on le rattrapera.
« La situation anticyclonique actuelle ne favorise pas la dispersion des agents polluants. »
L'anticyclone des Açores ! Tous les soirs en gardav chez Evelyne Dhélia. Cette crapule très défavorablement connue des services de police météorologique, dont sa limière à ongle en chef, Ségolène Royal, qui en appelle, non pas à une danse de la pluie - ce qui serait bien au moins le minimum - mais au respect de la liberté individuelle, favorisant ainsi ce qu'elle est censée combattre, le libéralisme pollueur ;  tel un psychiatre qui expertiserait le profil d'un pédophile avant de le déclarer bon pour le service de professeur des écoles. 

Mais qu'on se rassure et rassérène. Pendant que la Ministre de l’Ecologie, l'ex-concubine, nous dit qu’en substance, le droit de chacun à asphyxier son prochain est les deux mamelles du Vivre Ensemble, tandis qu'elle proclame la non assistance à personne en danger pour tous, un autre sujet fait débat aux terrasses des cafés parisiens : l’interdiction de fumer dans les terrasses fermées. 

Voilà.

On criminalise les mots, on dépénalise les actes, on contraventionne les petits écarts, on ferme les yeux sur les cataclysmes. Bref.

Dans Une Vie sur Terre, Baudouin de Bodinat enjoint chacun à se demander ce que lui retranche toute avancée technique ; à questionner la moindre facette de la grosse boule disco du Progrès. Bref.

Céline parlait de la Seine comme d’un gros égout qui montre tout.
Que dirait-il de la chape d’air lourd qui s’abat sur Paris avec une fréquence qui fait comme le coude de départ d’une courbe exponentielle ? 

Humez donc courgettes à mandibules ! Ach Pariiii ! Il est frais mon crabe ! Les courant d'air colportent ! La métastase Universalis ! La bonne évangile libéraliste ! Le ciel est bleu comme une décharge ! Ciel ! à ciel ouvert ! Pam sur les pifs ! Gorges bibendums ! poumons chambre à air ! assaisonnées tabasco les châsses ! C'est l'coup d'pompe ! Les fanés respirent V8 ! Vroum Vroum ! Atchoum ! ça vrombit de l'haleine mazout, ça exhale glaviots ! Le plein d'enclume dans les bronches ! ça danse comme des apaches autour du Totem Total ! Achtung ! No go ozone macht frei ! Du pétrole pour les ânes !
Allez ! de l’air les pompistes asthmatiques eh navets à flûtiots et tam-tam de l'Afrique... Mouches, fourmis volantes pollinisatrices de poison ! Têteurs de toxique ! Particules ! Poussières !
Il neige de la mort sur les moribonds.
Et y rigolent, y défilent, y croient qu'y vivent... encore... 
Crachats, glaires, miasmes mignons...

De l’air !...   

Il aurait dit de l’air.
Tout court.
Et c’est méchant de l’air... 

Demain, ils disent qu'il va faire beau...  Et merde. 

8 avril 2015

France, Big Brother. Pan dans ton œil !

Guest star CGB, nouvelle rubrique au CGB ! Une rubrique pour vous faire profiter des textes qu'on reçoit, propositions diverses, avis et points de vue.
Le principe en est simple : vous avez un texte à proposer au web mondial, une fusée poétique, un solo halluciné, un argument solide, un fait divers joliment troussé, un récit historique, une révélation, une illustration ou toute autre forme qui vaille le coup d’être vue (et commentée) ? Envoyez-la-nous par mail, on la fourre dans notre algorithme infaillible, on la soumet à un impartial jury reflétant la diversité et le transsexualisme, on la juge selon la charte européenne des droits universels, on la passe au détecteur d’amalgames et, selon leurs conclusions, on la publie ici-même ou on la balance au panier. Cette rubrique peut évidemment constituer une première étape pour une collaboration plus soutenue…
Pour inaugurer la rubrique, l’ami Pic de la Farandole, qui a déjà publié deux ou trois textes chez nous dans le passé, nous propose une fiche de lecture à sa manière.

La rédaction.

***

 Ami lecteur, si tu n'es pas réac bon teint, calamiteux passéiste qui préfère la blanquette de veau à la cuisine moléculaire, plutôt que lire ce petit texte tu gagneras à prendre un laxatif. Camarade théoricien du complot comme moi, pas convaincu que "le mariage pour tous" soit une avancée sociale mais plutôt une histoire de tuyaux de poil, réfractaire à Monsanto grand empoisonneur devant l'éternel, suspicieux envers les labo pharmaceutiques, j'en passe et des meilleurs car je doute parfois même de la couleur de cheval blanc d'Henri IV, lis donc, inconnu mal pensant, le livre: La France, Big Brother, de Laurent Obertone, Editions du Ring, 2015.


Ainsi tu comprendras pourquoi Danny boumboum est le Ch’ti préféré des français. Pourquoi ta fille doit montrer sa culotte à la télé-réalité. Hollywood girl, l'île de la Tentation. Apothéose "Questions pour un champion ". Ce ne sont plus des culottes mais des cerveaux qui défilent ! Que nos grands-pères aient été chairs à canon, on peut en tirer une fierté, mais que nos filles soit chairs à pistons, on n'y trouvera guère d'honneur.
Adieu Dunkerque, Adieu Tamanrasset. La nouvelle France : Les Ch’tis versus les Marseillais. Ecoute, Camarade Complotiste, entend César te dire comme à moi
"Endemol, il me casse les couilles, Peuchère! Et à toi, il ne te fait rien?"
Là-dessus, Escartefigue ajoute: "Môôssieur, Môôssieur Endemol, la Marine Française elle vous dit merde!
" Réac et puritain, moi ? J’ai toujours un condom dans mon morlingue si d'aventure une dame s'en ressent pour un tour de bascule. Mais je cultive plus l'alcôve que la place publique. Juste réac!

Il n'est jamais facile ni bon de tenter de résumer ou de" réduire à", néanmoins je te propose : "Pour exister le réel doit avoir un ausweis en règle" : page 91 du livre. Controversé, Dérapage, Populiste notoire ! Les Oukasistes en chef ont une panoplie d'anathèmes prêts-à-fuser afin de réduire à néant celui qui pense MAL, qui pense tout court quoi. La "liberté d'expression", pour laquelle on t'enjoint de te battre, devant laquelle tu dois te prosterner, sera accordée en dernière miséricorde à celui qui dérape, pour qu'il fasse son autocritique, du mea-culpa grand format, s'il est du système. Sinon, hallali complet. Canossa, une blague, balade de santé ! L'URSS ressuscitée : BFM.TV. (Bobards Fariboles Mensonges TV) I. Télé. (Inquisition Télé), Audrey Pulvar, dite Torquémadame… Ostracisé des médias, Goulag du Silence après les tribunaux d'exception, comme l'est par exemple "Le Petit Journal" du procureur débile Yann Barthès. Lui comme Mongibaux et Mornet, si ses maîtres et sa bêtise le requièrent, peut condamner le résistant puis le vichyste tout en gardant le sourire idiot des imbéciles.
Barthès n'est rien, seulement le symbole de la lâcheté et du carriérisme de ces télévisants sans culture ni honnêteté. Une figure de peu et de proue : Che Gué-sancenot, facteur, Neuilly, LCR. Coqueluche, rougeole des bobos médiatiques, (merdiatiques selon les réseaux asociaux, ceux que je préfère) nous concocte la Révolution où il se rendra en hélicoptère, celui de Drucker Michel, son grand ami, folle équipée où ils sont en compagnie de Joey Star. Le voyant décoller vers son destin, sa femme, Stéphanie Chevrier, versera une larme. Madame Stéphanie est patronne, rien de moins ! Je croyais, benêt que je suis, qu'il n'aimait pas le patronat, le Che de la Ligue et des Salons. Moi, j'ai rien contre les tôliers, le mien parfois il m'emmène à la chasse.

Il file un mauvais coton, le genre humain et sa démocratie, des Grecs préfèrent l'Aube Dorée au Grand Soir. Crépuscule de l'internationale. Rien de personnel contre Che préposé des PTT, mais faut bien dire qu'il BigBrotherise à donf, un beau spécimen du système. Il n'est pas un crabe dans le panier juste un ide. (Ide = poisson rouge en trois lettres des cruciverbistes et du bocal ) Les féministes détestent Poutine mais semblent adorer Strauss khan, du moins leur lourd silence le laisse penser N'est pas du système qui veut. De Caunes, grand mamamouchi de Canal+, peut insulter le pape mais si tu brocardes la Taubira, il te clouera au pilori. Blasphème contre Taubira verboten ! Grosse Punition ! Néanmoins, Big Brother dans sa grande mansuétude, nouveau crédo, te permettra : "de rester toi-même". Big Brother calmera tes inquiétudes de vilain petit garçon pas sage, grâce à lui : Tu comprendras qu'un islamiste n'est pas un musulman mais un djihadiste. Un musulman ne peut pas être un intégriste, à cause que islam = religion de tolérance et d'amour et que : amalgame et vivre ensemble ne font pas bon ménage.  
Amalgame nous vient de l'arabe : amal al-jamāa (« se rassembler ou se mélanger », « coït »), ou peut-être aussi du grec ama, (« ensemble »), et gamein, (« marier »).
Si tu as un chapeau, c'est le moment de le manger. Une cuillère pour Besancenot, une cuillère pour le recteur de la mosquée de Paris qu'enfourne narquois Big Brother. Islam de France, Tintin au pays de la burka.

1950, Vietnam bataille la RC4, encerclé en compagnie du 1er BEP, le capitaine Feaugas fait charger ses Tabors en leur demandant de chanter La Fatiha, 1ere sourate du coran. Big brother n'aime pas cet islam-là.
 Les pages sur la presse écrite, la presse webée, sont édifiantes. De Plenel à Bergé, tu verras le gros Goebbels aujourd'hui faire pâle figure devant ces nouveaux maîtres de la pensée totalitaire. Moi je ne suis qu'un laboureur de mots, j'ai la pensée qui colle au sol. Ce livre, lui, te mèneras sur un promontoire d'où tu verras ce monde médiatique et politique tel qu'il est, sans les brouillards de la pensée unique, de la pensée inique.

Dans un livre en 2005, un dissident au soviétisme, Vladimir Boukovski, 12 ans de prison en URSS, commente l'Europe de Bruxelles : "J'ai vécu votre futur".

Pic de la Farandole

26 mars 2015

« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation » : l’anthologie de la semaine

AirParif AirPériph
Plein soleil sur l'IDF
Je me lève.
Je suis bousculé.
Comme d’habitude.
Comment ça va chez vous ?
Moyen. Comme 42,86% des jours selon AirParif, l’institut qui chaque jour note l’empoisonnement de l’air à Paris comme à l’Ecole des fans. 
Indice de pollution du jour : entre 50 et 74.
Taux d’humidité dans l’air élevé. Ouf, il va pleuvoir selon Météofrance.
Rassuré.
Pas au point de ne pas illico refermer les fenêtres.
Comme tous les jours, j’ai eu l’intention de renouveler l’air de mon milieu confiné.
Dix secondes de bouffées de fournaise.
Dix secondes d’air décharge, raréfié.
Dix secondes d’absence.
Dix secondes d’apnée.
Dix secondes de fumées de l’infernale fonderie de notre petit Paradis qui n’est pas aux cieux.
Dix secondes de gaz d’échappement en mode hits from the bang.
_ Comment tu fais pour arrêter de fumer sans patch, sans vapoteuse ?
_ Je respire in Paris connard.

24 mars 2015

Les gens qu'on aime : Gérard Lauzier

La BD n’est pas le 9ème art. Ni même le 10ème. Je ne suis pas de ceux qui veulent absolument qu’elle ait à « gagner ses titres de noblesse »…

La BD, pour moi, n’a pas d’autre place à tenir que celle qu’elle occupait dans la chambre de mon oncle, vieux garçon qui vécut jusqu’à ses 40 ans dans l’appartement de ses parents. C’était un placard dissimulé au fond d’une thurne empestée par l’odeur de cendrier, où s’entassaient des monceaux d’albums en tous genres. Enfants, c'est là qu'on allait puiser quand on était de visite et que les adultes s’apprêtaient à prendre un café un peu trop long.

Il y avait des aventures de femmes-à-poil, des Rahan, des Frank Margerin… Un peu de tout, pas mal de mauvais, pas encore néanmoins de ce genre BD qu’on pourrait appeler « nazi fantasy » et qui constitue 70 % de la production actuelle : nazis du passé, nazis du futur, nazis de l’espace, nazis ressuscités, « et que ce serait-il passé si les nazis avaient gagné », « et si ma tante en avait on l’appellerait Goebbels », etc.

Et puis il y avait les Tranches de vie, de Lauzier.


Si à l’époque, l’érotisme des pages fut sans doute ce qui accrocha mon intérêt, j’eus l’occasion de revenir des années plus tard savourer le fond, les dialogues et surtout ce point de vue, certainement unique dans le milieu de la BD et rare ailleurs : à l’aube des années 80, un croquis à la fois moqueur et amer de l’échec des idéologies de la décennie précédente. 

Socialisme, réformisme, capitalisme yuppie, révolution sexuelle, vie en communauté… Les Tranches de vie, ce sont les petites histoires réalistes et quotidiennes de personnages qui se prennent le retour de boomerang de leurs égarements idéologiques. Papas permissifs dont la fille ramène une loque à la maison, rebelles juvéniles à 2 sous, maoïstes reconvertis dans la pub… Tout y passe et si l’inventaire de Lauzier n’est plus à faire aujourd’hui, si le constat semble évident à toutes les oreilles, il peut néanmoins surprendre par sa précocité. En termes d’analyse socio-politique, tout est déjà là ou presque. Il y a la ruine de la gauche par le jeunisme, le malaise socialiste dépeint avant même 1981, l’opposition caduque entre la gauche et la droite, le chantage au fascisme au-delà du raisonnable… Il y a la péremption du militantisme, il y a Houellebecq, il y a Muray, il y a tout Soral ou plutôt seulement la partie réfléchie… Le tout avec une justesse, peut-être même une tendresse, qui laisse imaginer que l’auteur lui-même en est passé par toutes ces phases…

Les Tranches de vie de Lauzier constituent la seule parcelle d’héritage profitable laissé par mon oncle. Il est mort des années plus tard, en quasi-clochard, ne laissant à sa fraterie que des dettes, minables elles aussi, liées à des crédits à la consommation… et ces 4 tomes de BD que je fus seul à préempter.

Les nouveaux TER de la SNCF sont trop larges. Que pourrait-on raboter d’autre en France ?

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