23 novembre 2014

Réunion intensive à l'Elysée


Ce sont des photos que personne ne croyait vraiment possible et qui sont ce matin dans le CGB Dimanche de cette semaine grâce à son correspondant em-bed-ded !!
François Hollande et Julie Gayet surpris sur une terrasse du Palais de l'Elysée.
Voici comment le journal présente ces photos:
"Depuis le début de leur liai­son, François Hollande et Julie Gayet ne sont jamais appa­rus ensemble en public.
Pour autant, leur histoire a conti­nué de s’écrire, et quelle plus belle preuve que les clichés que CGB Dimanche vous offre en exclu­si­vité dans son nouveau numéro.
Atta­blés sur la terrasse des appar­te­ments prési­den­tiels, le couple profite d’un tendre moment de "compli­cité" comme il en vit souvent derrière les murs de l’Ely­sée.
Julie Gayet y est d’ailleurs comme chez elle : la comé­dienne y dort plusieurs fois par semai­ne…"

Au delà du fait qu'il s'agit des premières photos de François Hollande et Julie Gayet ensemble, ces photos posent une nouvelle fois des questions sur la sécurité du Président.
Si François Hollande a pu être repéré et photographié, on peut imaginer qu'une personne mal intentionnée aurait pu également visé le Président avec une arme.
Alors le Président prend-il des risques ou est-il mal protégé ?
Cette question devrait également faire parler dans les prochaines heures..


OK pour une cravate de notaire de travers ???


19 novembre 2014

La destitution de Yannick Noah, on parie ?

C’est peut-être l’un des retournements les plus spectaculaires de l’histoire médiatique auquel nous assistons en ce moment : depuis quelques jours, subrepticement, les médias commencent à s’autoriser à penser que Yannick Noah ne serait pas la « personnalité préférée des Français » ! Vous lisez bien : Yannick Noah, finalement, ne serait pas la « personnalité préférée des Français » contrairement à ce qui était établi depuis 1945 par les accords de Yalta.

[spécimen]

Lentement, les articles de presse bourgeonnent et laissent entendre, l’air de rien, que la tournée de Yannick tourne au fiasco. « Le chanteur ne fait plus recette » (Le Figaro). « La tournée discount de Yannick Noah » (Libération). « Yannick Noah en concert mardi, il reste des places » (Ouest France). 

J’ignore si la cote d’amour du public pour Yannick Noah est réellement en train de chuter. Ce qui est sûr, c’est que celle des médias, elle, fout mystérieusement le camp. YannicKohLanta est en train de perdre son collier d’immunité ! C’est la véritable information, avant même celle que les spectacles de l’artiste n’attirent plus les foules.

Pourquoi se mettre soudainement à éventer les difficultés d’un artiste qui était jusque-là intouchable ? Le système médiatique sait pourtant protéger l’art en voie de marginalisation quand il le veut bien : il y a quelques semaines de cela, au moment précis où le théâtre qui jouait la pièce de BHL s’apprêtait à la déprogrammer 2 mois avant la date prévue faute de public, le Point titrait que le spectacle « affichait complet ».

Défendre l’UE en 2014 :
 une vraie prise de risque artistique
 

Yannick Noah lui-même ne semble pas faire le rapprochement entre ce lâchage et ses récentes réaffirmations publiques d’amitié à Dieudonné. Pour lui, la raison de ses difficultés serait à chercher dans ses récents engagements contre le FN et pour François Hollande ! Logique : dans une France qui cède aux sirènes du populisme primaire, le péquin moyen sanctionne les artistes trop ouverts. Les néo-nazis qui jusque-là se pressaient à ses concerts, auraient pris ombrage de ses idées civiques, et déserteraient à présent les salles ! Elémentaire mon cher Watson.

Prenons-en le pari, c’est la thèse officielle qui sera retenue et rapportée dans les prochains jours. Le bad buzz médiatique ira se renforçant, on continuera à s’étonner innocemment de « la tournée ratée de Noah », et ce sera un signe supplémentaire que la France moisie va décidément mal. Si le possédé abjure, il pourra revenir.

« Tu m’aimes ? / Oui. / Reste, reste dans mon bateau. / Tu m’aimes ? / Non. / Tombe, tombe au fond de l’eau. »

17 novembre 2014

Appel aux cons : le CGB sur Facebook !

Ce n’est un secret pour personne : le CGB connaît une désertion constante de son lectorat depuis sa création. Aussi, pour répondre à quelques demandes éparses, décision a été prise de lancer la page Facebook du CGB !

Pourquoi une page Facebook ?
  • Pour toucher un lectorat plus jeune, débarrassé de toute conscience politique et à même d’acheter des T-shirts, mugs et produits dérivés, 
  • Pour fédérer les citoyens en pleine possession de leur indépendance d’esprit, en prise avec la réalité et prêts à faire la révolution à partir de montages photo scatologiques, 
  • Pour monnayer la liste de ces « fans » nuisibles à la République auprès du ministère de l’Intérieur. 

N’hésitez plus, rejoignez-nous !

Si nous atteignons le seuil de 50 000 fans d’ici la fin de l’année, nous pourrons nous libérer de nos chaînes et envisager de poser les bases d’une vie autarcique en communauté.

13 novembre 2014

Viva la muerte


Certaines grandes villes organisent à présent leur « zombie walk ». Il s’agit de grimer la population en macchabées et de la faire déambuler dans l'espace public.
« Tous ceux qui souhaitent vivre quelques heures dans la peau d'un zombie ou d'une victime sont les bienvenus ! », nous invite joyeusement la municipalité !
Façon moderne de conjurer l’angoisse de la mort ? Peut-être. En recherchant des photos sur internet, on constate que les déguisements sont poussés assez loin, qu’ils tiennent plus du réalisme de la chair et de la pourriture que du symbolisme rituel.

   

A mon sens, le phénomène serait plutôt à rapprocher de celui qui pousse par exemple des marques de prêt-à-porter grand public à se faire l’étendard de la mort et de l’esthétique macabre. Kooples ou l'apologie du couple de gisants, tête de mort à la boutonnière, stérile, blafard et dévoré de l’intérieur par son propre narcissisme.

Le fait qu’une société entière soit à ce point fascinée par la décrépitude ne me semble pas anodin. Le fait que des générations entières s'habillent en squelette ne me semble pas anodin. Le fait que la télévision propose tous les soirs de la semaine, sans exception, au moins un programme fondé sur le meurtre, les affaires sordides, les tueurs en série, les morts-vivants, les poils et le sperme laissés dans un cadavre… me semble non pas anodin mais symptomatique.

Une fois encore, tout est question d’échelle : des communautés occultes, des sorcières, des fans de séries noires, des aficionados du death metal… il y en a toujours eu. La nouveauté réside dans l’extension de ces passions à la foule.

6 novembre 2014

La révolte des produits

Antibarrages, Rémi Fraisse, dreadlocks
Bal chez les antibarrages : un mort
Ça a chicoté à Nantes, Rennes, Toulouse, un peu Paris – zont pas pu à Paris : curieusement, c’est plus aisé d’arrêter des dreadloquedus que des kaï-kaï dans les manif étudiantes.

L’extrême gauche attaque. Agite. Une entreprise de séduction à coup de défonce de mobilier urbain - fait pour ça comme dirait l’autre, être foncedé. Rémi Fraisse est mort ; les punkàchiens sont en deuil. Les politiques dénoncent leur violence extrême. Extrême car lynchant de l’abribus comme si ça défilait à la Gay Pride ou la Techno Parade. Extrême car trinquant avec les CRS à coup de Molotov cocktail. Extrême car foulant au pied la démocratie. Sauf que la démocratie, justement... On l’a retrouvée nue dans la rue, des propos incohérents plein la bouche ; manifestement, victime d’actes de torture, de barbarie, probablement violée par tous les orifices, en mode GangBang.

A propos du barrage du Tarn, les politiques : « Ils contestent un projet voté par tous les élus locaux, un projet adoubé par le suffrage universel. » Ou encore : « Ces gens contestent tout projet, pourtant nécessaire à l’avenir de la France. » Tralala dans l’air. « Ils contestent un projet voté par tous les élus locaux, un projet adoubé par le suffrage universel. » Ah ? Mais c’est tout le contraire d’un gage de probité ça. Plutôt le gage d’une corruption totale. Si on peut à coup sûr regretter que les Rémi Fraisse et consorts ressemblent, tout sauf à leurs dreads défendant, à des caricatures vivantes, la réponse du système, comme toujours, pue la mort. Et une grenade offensive dans ton cul, une. Mais qui ose parler de violence extrême ? Ceux qui dégoupillent des armes de guerre ?

5 novembre 2014

L'art sera officiel ou ne sera pas !

En exclusivité, le CGB s'est procuré le flyer officiel de l'exposition Chocolate factory de l'immense Paul McCarthy , le protégé de Flamby et Suzi One : l'artiste républicain du XXI e siècle.





(Que Druillet me pardonne, j'avais besoin de toute sa grandiloquence pour évoquer le plug anal sacré de la République)

4 novembre 2014

L'arroseur arrosé

Une bonne caméra cachée devrait toujours s’achever par un coup de poing.

Qu’elle soit drôle ou pas, réussie ou pas, la caméra cachée repose sur un principe qui est l’humiliation du « pauvre » par la masse hilare. En gros : on te crache à la gueule, mais on s’empresse aussitôt de t’annoncer que c’est « ok » parce que c’est « pour rire ». C’est pour rire mon gars ! Soumets-toi à l’empire télévisuel de la dérision et ferme-la. Tout va bien. C’est pour rire. Essuie-toi la face et passe ton chemin…

Toute caméra cachée devrait s’achever par un coup de poing et c'est l'un des attraits de cette vidéo, mais ce n’est pas le seul :


L’histoire : un type à caméra veut vérifier si les Canadiens de la rue sont islamophobes suite à l’attentat d’Ottawa. Il fait une caméra cachée où il alpague un musulman habillé en djellaba (qui est son complice) en pleine journée, afin de tester la réaction des passants.

On imagine aisément son espoir vis-à-vis « l’expérience » : qu’un ou plusieurs badauds se rallient à sa cause et commencent à bousculer le musulman en le traitant de terroriste... Mais le monde est plein de surprises et au lieu de ça... c’est un jeune qui, irrité par ses allusions racistes, vient lui claquer un coup de poing dans la face.

Le plus merveilleux est sans doute dans la conclusion que tire l'étudiant en SVR 2ème cycle (Sciences et Vie Réelle) de l'expérience : il repart, nez en sang, mais malgré tout heureux et rassuré de constater que « les Canadiens sont tolérants » ! En effet : ils n’ont pas pris à parti la victime qu’il leur désignait du doigt.

2 novembre 2014

L'atonalisme contre les heures sombres


Lecteur, je te conseille furieusement de prendre cinquante-neuf minutes de ton temps pour regarder la vidéo ci-dessous. C'est un document exceptionnel. Il traite de la musique atonale, autrement appelée musique moderne, autrement appelée musique contemporaine. Il en traite d'une façon à la fois savante et simple, démonstrative et drôle, ce qui est extrêmement rare, et en fait tout l'intérêt.

En avril 2013, Jérôme Ducros donne une conférence au Collège de France : l'atonalisme. Et après ? Il y développe une analyse et une critique de la musique atonale en utilisant les ressources de sa propre expérience, celles du corpus atonal, et une belle dose d''ironie. Il y démontre de façon claire et implacable que l'atonalisme est une impasse. Son idée est tout entière contenue dans le titre de sa conférence : constatant les limites de l'expérience atonale (et ne jetant certainement pas celle-ci aux orties), il prédit le "retour" prochain de la musique tonale.

Comme tu t’en doutes, lecteur, Jérôme Ducros est, depuis lors, régulièrement traité de nazi. On l’a comparé aux pires monstres du siècle passé et, si personne n’a osé évoquer Dracula, c’est probablement parce que nous ne connaissons pas précisément les goûts du Comte pour la musique. Comme chaque fois avec les avant-gardes, nous sommes obligés de constater que la critique est non seulement impossible mais aussi interdite. Interdite sous peine de se voir traîner dans la boue, de se voir attaqué bassement par les défenseurs auto-proclamés de la liberté. Interdite surtout parce qu'elle suppose le risque d’une mise à l’écart de la vie professionnelle et sociale : qui voudrait continuer de fréquenter un nazi ? Qui lui donnerait du travail ? La seule critique autorisée est donc celle qu’on pratique entre soi, la critique de surface qui ne remet jamais réellement les choses en cause.
Curieux renversement des valeurs : l’art contemporain est né de la volonté de faire table rase du passé, il s’est développé au nom du droit à la déconstruction des valeurs anciennes, il a pris la liberté comme valeur fondamentale mais, sitôt qu’un insolent à la moindre velléité d’appliquer ce programme à l’art contemporain lui-même, il est réduit au rang des nazis. Si on critique vraiment l’art contemporain, non pas comme un beauf qui ne comprend rien mais grâce aux secours de la grande culture, à la manière d’un Jean Clair par exemple, c’est qu’on est nazi. A croire que pour les idolâtres de l’art contemporain, les nazis ont le monopole de la critique !

A part sa vanité absolue, ce qui étonne le plus, dans ce genre d’accusation, c’est le gouffre qui la sépare de la réalité constatable. On peut reprendre les arguments de Jérôme Ducros un à un, on ne trouvera rien qui puisse l’apparenter à ce que les nazis pensaient de l’art moderne. Nulle part il n’est dit quoi que ce soit qui puisse faire penser que Ducros souhaiterait qu’un sort horrible soit fait aux musiciens de l’atonalisme, nulle référence à des déportations, à des procès de lèse bon goût, à la fameuse « dégénérescence » de l’art, nulle proposition d’un art nouveau et formidable censé relever le moral du peuple, rien. Il reconnaît ses mérites à l’atonalisme mais, à l’inverse de ses bigots, il en démontre les limites. C’est un genre de crime, définir la limite, qu’un moderne conséquent ne saurait pardonner.


22 octobre 2014

Faut-il donner une tribune publique aux extrêmes ? Oui mais pas à n’importe lesquels.


C’était l’autre matin, sur France Inter. Le ton était grave, il était question de ces médias qui invitent les Zemmour et autres provocateurs extrémistes qui excitent les foules alors que la période est déjà suffisamment trouble comme ça. Sur le plateau, on convenait que ces émissions ne faisaient pas ça méchamment mais par pur opportunisme, par stratégie médiatique pour obtenir du clash, du buzz, un regain d’audimat… Mais tout de même : cela ne finissait-il pas par libérer une parole dangereuse, fétide, qui pourrait bien gnagnagna ?

Ces médias ne devaient-ils pas se montrer responsables ?

Le lendemain, même radio, autre sujet : on commente les propos du Pape envers les homosexuels. Apparemment les homosexuels auraient - tenez-vous bien - « des qualités à offrir ». Alors ? L’Eglise serait-elle en train d’évoluer ? De rattraper le 21ème siècle ? Pour en discuter ce matin, accueillons… Pierre Bergé !

« Nous avons un auditeur en ligne... Bonjour Pierre B., posez votre question. »

Les nouveaux TER de la SNCF sont trop larges. Que pourrait-on raboter d’autre en France ?

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